Texte à méditer :  "Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes, c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres." Nelson Mandela   
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Bienvenue sur ADIP - TOGO

Bienvenue sur le site de l'Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple
(A. D. I. P.)
Son Idéal :
REMETTRE L’HOMME AU COEUR DE LA SOCIETE EN RECONSIDERANT
            LA POLITIQUE ET L’ECONOMIE A PARTIR DE L’HOMME

Ses Valeurs :
PATRIOTISME - EQUITE - SOLIDARITE - LIBERTE - TRAVAIL

 Ses Ambitions :
  • - LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
  • - L’EDUCATION
  • - LA PROTECTION SOCIALE
  • - LA SECURITE DES BIENS ET DES PERSONNNES
  • - LA BONNE GOUVERNANCE
  • - L’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE  L’ECONOMIE POUR  LA  DEMOCRATIE
  • - LA PROMOTION DE LA FEMME
  • - LA  SOLIDARITE  ENTRE  LES  GENERATIONS
  • - LA JUSTICE
  • - L’INTEGRATION AFRICAINE DES PEUPLES LE PARTENARIAT MONDIAL POUR
  • - UN DEVELOPPEMENT DURABLE.
Dernières dépêches :
2012, année d’espoir pour tous les Africains et en particulier pour tous les Togolais.
 
Togolaises, Togolais, chers Africains et sympathisants,

Que cette année 2012 qui débute, soit pour chacun d’entre nous, une année de bonheur, d’espérance, de santé et de prospérité. Avec courage, dignité et détermination, nous devons lutter afin de préserver nos libertés individuelles et collectives, chèrement acquises.
 
 L'Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple (ADIP) s’engage à continuer résolument à dénoncer toutes les injustices faîtes à l’Afrique. Ces injustices sont faîtes en particulier au peuple togolais avec la complicité du régime dictatorial RPT depuis maintenant plus de 40 ans et depuis 2005, ce système abject est incarné par Faure Gnassingbé.
 
L'ADIP réitère son appel solennel  aux  démocrates vrais (partis politiques d’opposition, société civile, personnalités, intellectuels, …) à œuvrer pour une union sacrée. Nous félicitons et encourageons le FRAC pour sa résistance depuis les élections volées de 2010. A la jeunesse togolaise, aux étudiants, … nous apportons notre soutien dans toutes leurs légitimes revendications.
 
Le Togo tout comme les autres pays francophones, n’étant pas encore un Etat indépendant et encore moins un Etat de droit, une union sacrée pour libérer avant toute chose notre pays s’impose. Ceci afin de pouvoir enfin  définir ensemble des conditions propices à l’expression démocratique du peuple souverain, de poser les bases saines pour le développement économique et de se choisir des représentants du peuple respectueux de la loi fondamentale, respectueux des institutions et des droits de l’Homme. Sans cette union sacrée, aucune des actuelles élections truquées ne sortira le continent et/ou le Togo de sa situation humiliante…
 
L'Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple (ADIP) nous invite à nous informer afin de mieux connaître nos droits et devoirs garantis par notre constitution, malgré tout.
 
Face à toutes les injustices faîtes à l’Afrique francophone et au Togo en particulier, à savoir :
-       la mise en place du franc CFA, hypothéquant la souveraineté de nos Etats et bridant tout développement de nos pays,
-       les assassinats politiques ou destitutions de présidents défendant les intérêts de leur pays et les assassinas d’opposants politiques,
-       la mise ne place, le soutien et le maintien de dictatures, aujourd’hui devenue héréditaires dans nos pays notamment au Togo,
-       la prise d’otage de nos institutions, avec une assemblée nationale artificiellement majoritaire, empêchant toute vraie réforme, une cour constitutionnelle à la solde du pouvoir annonçant des résultats complaisants d’élections truquées, au mépris de la volonté du peuple souverain,
-       l’ institution structurelle et généralisée de la corruption,
-       le pillage systématique de nos matières premières parfaitement orchestré par la France,
-       etc
 
L’ADIP invite tous les panafricains à s’unir pour dénoncer le franc CFA et ses méfaits contre l’Afrique et à exiger de la France, l’abandon immédiat de sa politique africaine. Politique, contraire à la déclaration universelle des droits de l’Homme et non respectueuse  de la souveraineté des Etats d’Afrique francophone. ADIP invite toutes les diasporas africaines à adapter la lutte, en particulier, à la diaspora en France à s’organiser pour peser dans les débats pendant la campagne présidentielle des 26 avril et 07 mai 2012 prochains.
 
Chers Africains, chers compatriotes, avec dignité et détermination, battons-nous pour une vie meilleure.  Aucun sacrifice n’est aussi grand que celui pour la liberté. Bravons avec dignité et courage les obstacles,  afin que les enfants  de nos enfants puissent dire de nous qu'au moment de l'épreuve  nous avons refusé d'abandonner la route, que nous n'avons ni reculé, ni fléchi et que les yeux fixés sur l'horizon et forts de la grâce de Dieu, nous avons porté ce grand don de liberté et l'avons transmis sain et sauf aux générations futures.
 
Chers compatriotes, avec courage et détermination, défendons les intérêts du peuple Togolais souverain.
 
Vive le Togo,
 
Vive l’Afrique libre et indépendante.
 
Bonne et heureuse année 2012 à tous
 
Fait à Paris le 08 janvier 2012
Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple
A.D.I.P.
 


www.youtube.com
F.A.U.R.E, Il est temps ! Cela fait 60 jours que nous, togolais fatigués par la dictature du RPT, avions sommé Mr Faure Essozimna Kodzo Gnassingbé de restitu...

Les militants du FRAC adhèrent à un grand mouvement social contre Faure Gnassingbé

Militants, responsables et sympathisants se sont une fois encore retrouvés en nombre à la plage de Lomé, ce samedi 12 mars 2011.

Vue partielle de la foule (Sam Djobo en t-shirt blanc)

Même si l’objectif, selon les responsables de ce regroupement, est de dénoncer le projet de loi sur les manifestations publiques, le Frac a réussi à faire adhérer la masse à un mouvement social pour « déloger Faure Gnassingbé », le chef de l’Etat togolais de la présidence.

Comme s’ils allaient à un champ de bataille, les militants du Frac ont levé leurs doigts pour exprimer leur adhésion totale à une mobilisation sociale qui serait en préparation pour faire partir Faure Gnassingbé. C’était à l’appel de Claude Amégnavi du Parti des Travailleurs, allié du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC).

Celui-ci a fait lecture d’une note de certains togolais qui disent adresser un ultimatum à Faure Gnassingbé pour quitter la Présidence « au plus tard le 26 Avril 2011 à 23h 59 minutes pour ouvrir la voie à l’indépendance réelle et véritable de notre pays le Togo ». « Votre départ n’est pas une option mais une exigence. Nous ne vous demandons pas de démissionner mais vous informons que vous êtes destitué. Ceci est une chance pour vous de quitter le pouvoir dans la tranquillité et d’éviter au peuple plus de souffrance et de tribulation. Saisissez la cette chance, car ni la violence, ni le mensonge, ni la corruption ne peuvent freiner la volonté d’un peuple en mouvement », a poursuivi Claude Améganvi dans sa lecture.

Devra-t-on rappeler que jeudi 10 mars 2011, alors que l’appel à manifester du FRAC a été reportée à la huitaine, des policiers ont été déployés sur les artères de la capitale, principalement dans les quartiers réputés acquis à l’opposition. Le ministre d’Etat, porte-parole du gouvernement Pascal Akoussoulèlou Bodjona s’est évertué à travers plusieurs médias à expliquer cette loi que l’ANC qualifie de « scélérate ».

Au cours de ce traditionnel meeting du FRAC, Sam Djobo, le collaborateur de Kofi Yamgnane de Sursaut-Togo a annoncé le retour du Président du parti pour le même jour. Une annonce qui, selon les militants du FRAC, est une véritable bouffée de courage qu’ils viennent de recevoir.

Notons que le gouvernement a fait adopter un projet de loi sur les manifestations publiques, restreignant les droits. Aussi, un communiqué datant de 1998, interdit toutes manifestations les jours ouvrables. Tout porte à croire qu’il y aura de l’électricité en l’air jeudi 17 mars prochain.

La foule des manifestants du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) a diminué ce samedi 26 février d’un point de vue quantitatif. Difficile de savoir quel en était la raison mais toujours est-il que la mobilisation fut moins forte que samedi 19 février dernier. Les principaux leaders du FRAC furent absents, exception faite des ténors de l’ANC dont Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Kodjo Delava. L’Addi de Gogué et le PSR d’Abi Tchesa ont envoyé les seconds couteaux. La foule est en majorité orange, la couleur de l’ANC et la seule banderole au lieu de meeting porte la mention : Alliance nationale pour le changement (ANC).

La foule constituée en majorité de femmes des différents marchés de Lomé et du Golfe, est issue des différentes sections ou sous-sections de l’ANC. Un maillage de la Commune de Lomé et du Golfe qui reste pour le moins impressionnant.

Parmi les ténors, Robert Olympio, député étiqueté UFC à l’Assemblée et pourtant membre du Bureau national de l’ANC, est le premier à prendre la parole. Après avoir loué le courage des peuples de Tunisie et d’Egypte, il affirme tout son soutien aux Libyens, qui meurent en masse et courageusement sous les balles criminelles de Kadhafi.

Il a ensuite parlé des forces de l’ordre, de leur situation de pauvreté extrême. Il a par la suite déploré la faiblesse de la société civile togolaise, notamment des syndicats, en faisant référence à la suppression récente des indemnités de départ à la retraite. « Ailleurs, on aurait assisté à une levée de boucliers de la part des syndicats. Ici, c’est silence radio », a-t-il dit.

Puis vient Mme Atakpaméto Haden, la solide nonagénaire militante de l’ANC. Elle fustige l’hypocrisie des partis politiques de l’opposition qui refusent de soutenir l’ANC ou en tout les démarches du FRAC.  Elle s’alarme du délitement des complicités actives et agissantes entre les partis politiques de l’opposition et dit que dans le passé, les liens familiaux étaient très forts.

L’ex membre du Conseil des sages de l’UFC qui n’a pas suivi Gilchrist Olympio dans son alliance avec le RPT, garde tout de même les relents de dénigrement qui existaient à l’UFC. « En réalité, ils ne veulent qu’à la seule occasion d’occuper les devants de la scène », affirme-t-elle. Avant d’ajouter avec une pointe d’ironie corrosive : « ces gens retors ne doivent pas diriger un mouvement de libération nationale ».

On dira peut-être que ce sont là des élucubrations d’une vieille militante mais ces propositions sont à prendre au sérieux, elles témoignent d’une certaine mentalité…

La danse de Claude Ameganvi

Claude Ameganvi est un homme politique protéiforme. Il peut être souterrain comme un vrai marxiste-trotskyste, et il fonctionne dans ce cas comme un vrai militant d’extrême-gauche ; il peut être exubérant, médiatique, très peuple, en dansant sur le rythme d’ «Allaga », une chanson des guerriers ; et dans ce cas quand il tient le micro, ses propos sont comme des flèches.

Appelé cette fois sur le podium, il y vient avec son bâton rebelle, en réalité la canne, peinte en orange, de Mme Haden.  Très méthodique, il ne manque pas de faire un recadrage du débat : pour lui, tout est clair, il faut « dégager » Faure Gnassingbé du pouvoir. Après avoir fait un bref rappel historique de la date du 26 février, qui correspond à la date de  la manifestation des femmes de Lomé le 26 février 2005 pour exiger la démission de Faure Gnassingbé, il dit expressément que la lutte doit se concentrer sur le départ de Faure Gnassingbé. Puis,  il égrène la liste nominative des martyrs, les personnes fauchées ce 26 février 2005 ; en tout huit personnes : une étudiante et quatre femmes,  un chauffeur qui a eu un œil exorbité par une balle après avoir traversé une partie de sa tête.

De façon méthodologique, le leader du parti des travailleurs donne cette liste macabre, avec des détails révoltants, pour montrer que l’histoire de ce pouvoir n’est jalonnée que d’assassinats politiques en tous genres.

Et il demande aux manifestants de se rappeler la date de la présidentielle du 04 mars 2010. « Si vous faites le calcul, ça fait un an que nous lui demandons de partir pour avoir volé la victoire de Jean-Pierre Fabre », dit-il avec détermination.

Puis Claude Ameganvi dresse le portrait de Faure Gnassingbé : un  voleur,  un assassin multirécidiviste,  un putschiste, dit-il. «Savez-vous que sur 100F Cfa de phosphate, c’est seulement 50Fcfa qui revient à l’Etat du Togo », annonce-t-il. Avant d'ajouter : « Ce n’est pas maintenant que Faure Gnassingbé a commencé à voler. Il le faisait avant d’arriver au pouvoir quand il était auprès de son père comme conseiller des affaires financières », a-t-il affirmé.

Puis il annonce ce qui se passera quand on aura « dégagé » Faure Gnassingbé du pouvoir. Voici les chefs d’accusation : Haute trahison pour le coup d’Etat perpétré le 05 février 2005, assassinats politiques en masse et crimes contre l’humanité, Vol, détournement de fonds publics. «Nous prendrons tout cet argent pour développer le pays », rassure Claude Améganvi.

Jean-Pierre Fabre contre le dialogue inclusif de Faure

Très inspiré ce samedi, Jean-Pierre Fabre est revenu sur l’histoire des assassinats  politiques connus sous le règne d’Eyadema & fils. Après avoir évoqué au passage l’invitation au dialogue du Président Faure Gnassingbé par l’intermédiaire de Pascal Bodjona, ministre en charge de l’administration territoriale, il a exprimé le refus de l’ANC d’aller à des discussions « qui ne vont mener à rien ».

« Depuis 1963, nous avons commencé les dialogues dans ce pays et ça n’a abouti à rien », assure-t-il. « L’histoire nous le dit et les récents dialogues nous le montrent que le RPT ne respecte jamais les accords ni ne fait aucune concession », assure-t-il de nouveau. Il a montré la duplicité et la fourberie du pouvoir des Gnassingbé.

Puis, amer, il dit : « si ces gens sont toujours au pouvoir, c’est parce que nous sommes faibles, c’est parce que nous ne sommes pas assez forts.  Si nous perdons toujours, ça dépend de nous aussi. Nous sommes trop faibles, il est temps d’agir », a-t-il ajouté.

(La rédaction de MO5 reviendra demain sur le dialogue inclusif de Faure Gnassingbé et les velléités au sein du FRAC et de l’ANC).

Marche du FRAC ce samedi : Claude Ameganvi met la pression pour un soulèvement populaire PDF Imprimer
Écrit par Sepe DZAKE   
Samedi, 26 Février 2011 20:46

La foule des manifestants du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) a diminué ce samedi 26 février d’un point de vue quantitatif. Difficile de savoir quel en était la raison mais toujours est-il que la mobilisation fut moins forte que samedi 19 février dernier. Les principaux leaders du FRAC furent absents, exception faite des ténors de l’ANC dont Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Kodjo Delava. L’Addi de Gogué et le PSR d’Abi Tchesa ont envoyé les seconds couteaux. La foule est en majorité orange, la couleur de l’ANC et la seule banderole au lieu de meeting porte la mention : Alliance nationale pour le changement (ANC).

La foule constituée en majorité de femmes des différents marchés de Lomé et du Golfe, est issue des différentes sections ou sous-sections de l’ANC. Un maillage de la Commune de Lomé et du Golfe qui reste pour le moins impressionnant.

Parmi les ténors, Robert Olympio, député étiqueté UFC à l’Assemblée et pourtant membre du Bureau national de l’ANC, est le premier à prendre la parole. Après avoir loué le courage des peuples de Tunisie et d’Egypte, il affirme tout son soutien aux Libyens, qui meurent en masse et courageusement sous les balles criminelles de Kadhafi.

Il a ensuite parlé des forces de l’ordre, de leur situation de pauvreté extrême. Il a par la suite déploré la faiblesse de la société civile togolaise, notamment des syndicats, en faisant référence à la suppression récente des indemnités de départ à la retraite. « Ailleurs, on aurait assisté à une levée de boucliers de la part des syndicats. Ici, c’est silence radio », a-t-il dit.

Puis vient Mme Atakpaméto Haden, la solide nonagénaire militante de l’ANC. Elle fustige l’hypocrisie des partis politiques de l’opposition qui refusent de soutenir l’ANC ou en tout les démarches du FRAC.  Elle s’alarme du délitement des complicités actives et agissantes entre les partis politiques de l’opposition et dit que dans le passé, les liens familiaux étaient très forts.

L’ex membre du Conseil des sages de l’UFC qui n’a pas suivi Gilchrist Olympio dans son alliance avec le RPT, garde tout de même les relents de dénigrement qui existaient à l’UFC. « En réalité, ils ne veulent qu’à la seule occasion d’occuper les devants de la scène », affirme-t-elle. Avant d’ajouter avec une pointe d’ironie corrosive : « ces gens retors ne doivent pas diriger un mouvement de libération nationale ».

On dira peut-être que ce sont là des élucubrations d’une vieille militante mais ces propositions sont à prendre au sérieux, elles témoignent d’une certaine mentalité…

La danse de Claude Ameganvi

Claude Ameganvi est un homme politique protéiforme. Il peut être souterrain comme un vrai marxiste-trotskyste, et il fonctionne dans ce cas comme un vrai militant d’extrême-gauche ; il peut être exubérant, médiatique, très peuple, en dansant sur le rythme d’ «Allaga », une chanson des guerriers ; et dans ce cas quand il tient le micro, ses propos sont comme des flèches.

Appelé cette fois sur le podium, il y vient avec son bâton rebelle, en réalité la canne, peinte en orange, de Mme Haden.  Très méthodique, il ne manque pas de faire un recadrage du débat : pour lui, tout est clair, il faut « dégager » Faure Gnassingbé du pouvoir. Après avoir fait un bref rappel historique de la date du 26 février, qui correspond à la date de  la manifestation des femmes de Lomé le 26 février 2005 pour exiger la démission de Faure Gnassingbé, il dit expressément que la lutte doit se concentrer sur le départ de Faure Gnassingbé. Puis,  il égrène la liste nominative des martyrs, les personnes fauchées ce 26 février 2005 ; en tout huit personnes : une étudiante et quatre femmes,  un chauffeur qui a eu un œil exorbité par une balle après avoir traversé une partie de sa tête.

De façon méthodologique, le leader du parti des travailleurs donne cette liste macabre, avec des détails révoltants, pour montrer que l’histoire de ce pouvoir n’est jalonnée que d’assassinats politiques en tous genres.

Et il demande aux manifestants de se rappeler la date de la présidentielle du 04 mars 2010. « Si vous faites le calcul, ça fait un an que nous lui demandons de partir pour avoir volé la victoire de Jean-Pierre Fabre », dit-il avec détermination.

Puis Claude Ameganvi dresse le portrait de Faure Gnassingbé : un  voleur,  un assassin multirécidiviste,  un putschiste, dit-il. «Savez-vous que sur 100F Cfa de phosphate, c’est seulement 50Fcfa qui revient à l’Etat du Togo », annonce-t-il. Avant d'ajouter : « Ce n’est pas maintenant que Faure Gnassingbé a commencé à voler. Il le faisait avant d’arriver au pouvoir quand il était auprès de son père comme conseiller des affaires financières », a-t-il affirmé.

Puis il annonce ce qui se passera quand on aura « dégagé » Faure Gnassingbé du pouvoir. Voici les chefs d’accusation : Haute trahison pour le coup d’Etat perpétré le 05 février 2005, assassinats politiques en masse et crimes contre l’humanité, Vol, détournement de fonds publics. «Nous prendrons tout cet argent pour développer le pays », rassure Claude Améganvi.

Jean-Pierre Fabre contre le dialogue inclusif de Faure

Très inspiré ce samedi, Jean-Pierre Fabre est revenu sur l’histoire des assassinats  politiques connus sous le règne d’Eyadema & fils. Après avoir évoqué au passage l’invitation au dialogue du Président Faure Gnassingbé par l’intermédiaire de Pascal Bodjona, ministre en charge de l’administration territoriale, il a exprimé le refus de l’ANC d’aller à des discussions « qui ne vont mener à rien ».

« Depuis 1963, nous avons commencé les dialogues dans ce pays et ça n’a abouti à rien », assure-t-il. « L’histoire nous le dit et les récents dialogues nous le montrent que le RPT ne respecte jamais les accords ni ne fait aucune concession », assure-t-il de nouveau. Il a montré la duplicité et la fourberie du pouvoir des Gnassingbé.

Puis, amer, il dit : « si ces gens sont toujours au pouvoir, c’est parce que nous sommes faibles, c’est parce que nous ne sommes pas assez forts.  Si nous perdons toujours, ça dépend de nous aussi. Nous sommes trop faibles, il est temps d’agir », a-t-il ajouté.

(La rédaction de MO5 reviendra demain sur le dialogue inclusif de Faure Gnassingbé et les velléités au sein du FRAC et de l’ANC).

Marche du FRAC ce samedi : Claude Ameganvi met la pression pour un soulèvement populaire PDF Imprimer
Écrit par Sepe DZAKE   
Samedi, 26 Février 2011 20:46

La foule des manifestants du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) a diminué ce samedi 26 février d’un point de vue quantitatif. Difficile de savoir quel en était la raison mais toujours est-il que la mobilisation fut moins forte que samedi 19 février dernier. Les principaux leaders du FRAC furent absents, exception faite des ténors de l’ANC dont Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Kodjo Delava. L’Addi de Gogué et le PSR d’Abi Tchesa ont envoyé les seconds couteaux. La foule est en majorité orange, la couleur de l’ANC et la seule banderole au lieu de meeting porte la mention : Alliance nationale pour le changement (ANC).

La foule constituée en majorité de femmes des différents marchés de Lomé et du Golfe, est issue des différentes sections ou sous-sections de l’ANC. Un maillage de la Commune de Lomé et du Golfe qui reste pour le moins impressionnant.

Parmi les ténors, Robert Olympio, député étiqueté UFC à l’Assemblée et pourtant membre du Bureau national de l’ANC, est le premier à prendre la parole. Après avoir loué le courage des peuples de Tunisie et d’Egypte, il affirme tout son soutien aux Libyens, qui meurent en masse et courageusement sous les balles criminelles de Kadhafi.

Il a ensuite parlé des forces de l’ordre, de leur situation de pauvreté extrême. Il a par la suite déploré la faiblesse de la société civile togolaise, notamment des syndicats, en faisant référence à la suppression récente des indemnités de départ à la retraite. « Ailleurs, on aurait assisté à une levée de boucliers de la part des syndicats. Ici, c’est silence radio », a-t-il dit.

Puis vient Mme Atakpaméto Haden, la solide nonagénaire militante de l’ANC. Elle fustige l’hypocrisie des partis politiques de l’opposition qui refusent de soutenir l’ANC ou en tout les démarches du FRAC.  Elle s’alarme du délitement des complicités actives et agissantes entre les partis politiques de l’opposition et dit que dans le passé, les liens familiaux étaient très forts.

L’ex membre du Conseil des sages de l’UFC qui n’a pas suivi Gilchrist Olympio dans son alliance avec le RPT, garde tout de même les relents de dénigrement qui existaient à l’UFC. « En réalité, ils ne veulent qu’à la seule occasion d’occuper les devants de la scène », affirme-t-elle. Avant d’ajouter avec une pointe d’ironie corrosive : « ces gens retors ne doivent pas diriger un mouvement de libération nationale ».

On dira peut-être que ce sont là des élucubrations d’une vieille militante mais ces propositions sont à prendre au sérieux, elles témoignent d’une certaine mentalité…

La danse de Claude Ameganvi

Claude Ameganvi est un homme politique protéiforme. Il peut être souterrain comme un vrai marxiste-trotskyste, et il fonctionne dans ce cas comme un vrai militant d’extrême-gauche ; il peut être exubérant, médiatique, très peuple, en dansant sur le rythme d’ «Allaga », une chanson des guerriers ; et dans ce cas quand il tient le micro, ses propos sont comme des flèches.

Appelé cette fois sur le podium, il y vient avec son bâton rebelle, en réalité la canne, peinte en orange, de Mme Haden.  Très méthodique, il ne manque pas de faire un recadrage du débat : pour lui, tout est clair, il faut « dégager » Faure Gnassingbé du pouvoir. Après avoir fait un bref rappel historique de la date du 26 février, qui correspond à la date de  la manifestation des femmes de Lomé le 26 février 2005 pour exiger la démission de Faure Gnassingbé, il dit expressément que la lutte doit se concentrer sur le départ de Faure Gnassingbé. Puis,  il égrène la liste nominative des martyrs, les personnes fauchées ce 26 février 2005 ; en tout huit personnes : une étudiante et quatre femmes,  un chauffeur qui a eu un œil exorbité par une balle après avoir traversé une partie de sa tête.

De façon méthodologique, le leader du parti des travailleurs donne cette liste macabre, avec des détails révoltants, pour montrer que l’histoire de ce pouvoir n’est jalonnée que d’assassinats politiques en tous genres.

Et il demande aux manifestants de se rappeler la date de la présidentielle du 04 mars 2010. « Si vous faites le calcul, ça fait un an que nous lui demandons de partir pour avoir volé la victoire de Jean-Pierre Fabre », dit-il avec détermination.

Puis Claude Ameganvi dresse le portrait de Faure Gnassingbé : un  voleur,  un assassin multirécidiviste,  un putschiste, dit-il. «Savez-vous que sur 100F Cfa de phosphate, c’est seulement 50Fcfa qui revient à l’Etat du Togo », annonce-t-il. Avant d'ajouter : « Ce n’est pas maintenant que Faure Gnassingbé a commencé à voler. Il le faisait avant d’arriver au pouvoir quand il était auprès de son père comme conseiller des affaires financières », a-t-il affirmé.

Puis il annonce ce qui se passera quand on aura « dégagé » Faure Gnassingbé du pouvoir. Voici les chefs d’accusation : Haute trahison pour le coup d’Etat perpétré le 05 février 2005, assassinats politiques en masse et crimes contre l’humanité, Vol, détournement de fonds publics. «Nous prendrons tout cet argent pour développer le pays », rassure Claude Améganvi.

Jean-Pierre Fabre contre le dialogue inclusif de Faure

Très inspiré ce samedi, Jean-Pierre Fabre est revenu sur l’histoire des assassinats  politiques connus sous le règne d’Eyadema & fils. Après avoir évoqué au passage l’invitation au dialogue du Président Faure Gnassingbé par l’intermédiaire de Pascal Bodjona, ministre en charge de l’administration territoriale, il a exprimé le refus de l’ANC d’aller à des discussions « qui ne vont mener à rien ».

« Depuis 1963, nous avons commencé les dialogues dans ce pays et ça n’a abouti à rien », assure-t-il. « L’histoire nous le dit et les récents dialogues nous le montrent que le RPT ne respecte jamais les accords ni ne fait aucune concession », assure-t-il de nouveau. Il a montré la duplicité et la fourberie du pouvoir des Gnassingbé.

Puis, amer, il dit : « si ces gens sont toujours au pouvoir, c’est parce que nous sommes faibles, c’est parce que nous ne sommes pas assez forts.  Si nous perdons toujours, ça dépend de nous aussi. Nous sommes trop faibles, il est temps d’agir », a-t-il ajouté.

(La rédaction de MO5 reviendra demain sur le dialogue inclusif de Faure Gnassingbé et les velléités au sein du FRAC et de l’ANC).


Marche du FRAC ce samedi : Claude Ameganvi met la pression pour un soulèvement populaire PDF Imprimer
Écrit par Sepe DZAKE   
Samedi, 26 Février 2011 20:46

La foule des manifestants du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) a diminué ce samedi 26 février d’un point de vue quantitatif. Difficile de savoir quel en était la raison mais toujours est-il que la mobilisation fut moins forte que samedi 19 février dernier. Les principaux leaders du FRAC furent absents, exception faite des ténors de l’ANC dont Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Kodjo Delava. L’Addi de Gogué et le PSR d’Abi Tchesa ont envoyé les seconds couteaux. La foule est en majorité orange, la couleur de l’ANC et la seule banderole au lieu de meeting porte la mention : Alliance nationale pour le changement (ANC).

La foule constituée en majorité de femmes des différents marchés de Lomé et du Golfe, est issue des différentes sections ou sous-sections de l’ANC. Un maillage de la Commune de Lomé et du Golfe qui reste pour le moins impressionnant.

Parmi les ténors, Robert Olympio, député étiqueté UFC à l’Assemblée et pourtant membre du Bureau national de l’ANC, est le premier à prendre la parole. Après avoir loué le courage des peuples de Tunisie et d’Egypte, il affirme tout son soutien aux Libyens, qui meurent en masse et courageusement sous les balles criminelles de Kadhafi.

Il a ensuite parlé des forces de l’ordre, de leur situation de pauvreté extrême. Il a par la suite déploré la faiblesse de la société civile togolaise, notamment des syndicats, en faisant référence à la suppression récente des indemnités de départ à la retraite. « Ailleurs, on aurait assisté à une levée de boucliers de la part des syndicats. Ici, c’est silence radio », a-t-il dit.

Puis vient Mme Atakpaméto Haden, la solide nonagénaire militante de l’ANC. Elle fustige l’hypocrisie des partis politiques de l’opposition qui refusent de soutenir l’ANC ou en tout les démarches du FRAC.  Elle s’alarme du délitement des complicités actives et agissantes entre les partis politiques de l’opposition et dit que dans le passé, les liens familiaux étaient très forts.

L’ex membre du Conseil des sages de l’UFC qui n’a pas suivi Gilchrist Olympio dans son alliance avec le RPT, garde tout de même les relents de dénigrement qui existaient à l’UFC. « En réalité, ils ne veulent qu’à la seule occasion d’occuper les devants de la scène », affirme-t-elle. Avant d’ajouter avec une pointe d’ironie corrosive : « ces gens retors ne doivent pas diriger un mouvement de libération nationale ».

On dira peut-être que ce sont là des élucubrations d’une vieille militante mais ces propositions sont à prendre au sérieux, elles témoignent d’une certaine mentalité…

La danse de Claude Ameganvi

Claude Ameganvi est un homme politique protéiforme. Il peut être souterrain comme un vrai marxiste-trotskyste, et il fonctionne dans ce cas comme un vrai militant d’extrême-gauche ; il peut être exubérant, médiatique, très peuple, en dansant sur le rythme d’ «Allaga », une chanson des guerriers ; et dans ce cas quand il tient le micro, ses propos sont comme des flèches.

Appelé cette fois sur le podium, il y vient avec son bâton rebelle, en réalité la canne, peinte en orange, de Mme Haden.  Très méthodique, il ne manque pas de faire un recadrage du débat : pour lui, tout est clair, il faut « dégager » Faure Gnassingbé du pouvoir. Après avoir fait un bref rappel historique de la date du 26 février, qui correspond à la date de  la manifestation des femmes de Lomé le 26 février 2005 pour exiger la démission de Faure Gnassingbé, il dit expressément que la lutte doit se concentrer sur le départ de Faure Gnassingbé. Puis,  il égrène la liste nominative des martyrs, les personnes fauchées ce 26 février 2005 ; en tout huit personnes : une étudiante et quatre femmes,  un chauffeur qui a eu un œil exorbité par une balle après avoir traversé une partie de sa tête.

De façon méthodologique, le leader du parti des travailleurs donne cette liste macabre, avec des détails révoltants, pour montrer que l’histoire de ce pouvoir n’est jalonnée que d’assassinats politiques en tous genres.

Et il demande aux manifestants de se rappeler la date de la présidentielle du 04 mars 2010. « Si vous faites le calcul, ça fait un an que nous lui demandons de partir pour avoir volé la victoire de Jean-Pierre Fabre », dit-il avec détermination.

Puis Claude Ameganvi dresse le portrait de Faure Gnassingbé : un  voleur,  un assassin multirécidiviste,  un putschiste, dit-il. «Savez-vous que sur 100F Cfa de phosphate, c’est seulement 50Fcfa qui revient à l’Etat du Togo », annonce-t-il. Avant d'ajouter : « Ce n’est pas maintenant que Faure Gnassingbé a commencé à voler. Il le faisait avant d’arriver au pouvoir quand il était auprès de son père comme conseiller des affaires financières », a-t-il affirmé.

Puis il annonce ce qui se passera quand on aura « dégagé » Faure Gnassingbé du pouvoir. Voici les chefs d’accusation : Haute trahison pour le coup d’Etat perpétré le 05 février 2005, assassinats politiques en masse et crimes contre l’humanité, Vol, détournement de fonds publics. «Nous prendrons tout cet argent pour développer le pays », rassure Claude Améganvi.

Jean-Pierre Fabre contre le dialogue inclusif de Faure

Très inspiré ce samedi, Jean-Pierre Fabre est revenu sur l’histoire des assassinats  politiques connus sous le règne d’Eyadema & fils. Après avoir évoqué au passage l’invitation au dialogue du Président Faure Gnassingbé par l’intermédiaire de Pascal Bodjona, ministre en charge de l’administration territoriale, il a exprimé le refus de l’ANC d’aller à des discussions « qui ne vont mener à rien ».

« Depuis 1963, nous avons commencé les dialogues dans ce pays et ça n’a abouti à rien », assure-t-il. « L’histoire nous le dit et les récents dialogues nous le montrent que le RPT ne respecte jamais les accords ni ne fait aucune concession », assure-t-il de nouveau. Il a montré la duplicité et la fourberie du pouvoir des Gnassingbé.

Puis, amer, il dit : « si ces gens sont toujours au pouvoir, c’est parce que nous sommes faibles, c’est parce que nous ne sommes pas assez forts.  Si nous perdons toujours, ça dépend de nous aussi. Nous sommes trop faibles, il est temps d’agir », a-t-il ajouté.

(La rédaction de MO5 reviendra demain sur le dialogue inclusif de Faure Gnassingbé et les velléités au sein du FRAC et de l’ANC).

Marche du FRAC ce samedi : Claude Ameganvi met la pression pour un soulèvement populaire PDF Imprimer
Écrit par Sepe DZAKE   
Samedi, 26 Février 2011 20:46

La foule des manifestants du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) a diminué ce samedi 26 février d’un point de vue quantitatif. Difficile de savoir quel en était la raison mais toujours est-il que la mobilisation fut moins forte que samedi 19 février dernier. Les principaux leaders du FRAC furent absents, exception faite des ténors de l’ANC dont Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Kodjo Delava. L’Addi de Gogué et le PSR d’Abi Tchesa ont envoyé les seconds couteaux. La foule est en majorité orange, la couleur de l’ANC et la seule banderole au lieu de meeting porte la mention : Alliance nationale pour le changement (ANC).

La foule constituée en majorité de femmes des différents marchés de Lomé et du Golfe, est issue des différentes sections ou sous-sections de l’ANC. Un maillage de la Commune de Lomé et du Golfe qui reste pour le moins impressionnant.

Parmi les ténors, Robert Olympio, député étiqueté UFC à l’Assemblée et pourtant membre du Bureau national de l’ANC, est le premier à prendre la parole. Après avoir loué le courage des peuples de Tunisie et d’Egypte, il affirme tout son soutien aux Libyens, qui meurent en masse et courageusement sous les balles criminelles de Kadhafi.

Il a ensuite parlé des forces de l’ordre, de leur situation de pauvreté extrême. Il a par la suite déploré la faiblesse de la société civile togolaise, notamment des syndicats, en faisant référence à la suppression récente des indemnités de départ à la retraite. « Ailleurs, on aurait assisté à une levée de boucliers de la part des syndicats. Ici, c’est silence radio », a-t-il dit.

Puis vient Mme Atakpaméto Haden, la solide nonagénaire militante de l’ANC. Elle fustige l’hypocrisie des partis politiques de l’opposition qui refusent de soutenir l’ANC ou en tout les démarches du FRAC.  Elle s’alarme du délitement des complicités actives et agissantes entre les partis politiques de l’opposition et dit que dans le passé, les liens familiaux étaient très forts.

L’ex membre du Conseil des sages de l’UFC qui n’a pas suivi Gilchrist Olympio dans son alliance avec le RPT, garde tout de même les relents de dénigrement qui existaient à l’UFC. « En réalité, ils ne veulent qu’à la seule occasion d’occuper les devants de la scène », affirme-t-elle. Avant d’ajouter avec une pointe d’ironie corrosive : « ces gens retors ne doivent pas diriger un mouvement de libération nationale ».

On dira peut-être que ce sont là des élucubrations d’une vieille militante mais ces propositions sont à prendre au sérieux, elles témoignent d’une certaine mentalité…

La danse de Claude Ameganvi

Claude Ameganvi est un homme politique protéiforme. Il peut être souterrain comme un vrai marxiste-trotskyste, et il fonctionne dans ce cas comme un vrai militant d’extrême-gauche ; il peut être exubérant, médiatique, très peuple, en dansant sur le rythme d’ «Allaga », une chanson des guerriers ; et dans ce cas quand il tient le micro, ses propos sont comme des flèches.

Appelé cette fois sur le podium, il y vient avec son bâton rebelle, en réalité la canne, peinte en orange, de Mme Haden.  Très méthodique, il ne manque pas de faire un recadrage du débat : pour lui, tout est clair, il faut « dégager » Faure Gnassingbé du pouvoir. Après avoir fait un bref rappel historique de la date du 26 février, qui correspond à la date de  la manifestation des femmes de Lomé le 26 février 2005 pour exiger la démission de Faure Gnassingbé, il dit expressément que la lutte doit se concentrer sur le départ de Faure Gnassingbé. Puis,  il égrène la liste nominative des martyrs, les personnes fauchées ce 26 février 2005 ; en tout huit personnes : une étudiante et quatre femmes,  un chauffeur qui a eu un œil exorbité par une balle après avoir traversé une partie de sa tête.

De façon méthodologique, le leader du parti des travailleurs donne cette liste macabre, avec des détails révoltants, pour montrer que l’histoire de ce pouvoir n’est jalonnée que d’assassinats politiques en tous genres.

Et il demande aux manifestants de se rappeler la date de la présidentielle du 04 mars 2010. « Si vous faites le calcul, ça fait un an que nous lui demandons de partir pour avoir volé la victoire de Jean-Pierre Fabre », dit-il avec détermination.

Puis Claude Ameganvi dresse le portrait de Faure Gnassingbé : un  voleur,  un assassin multirécidiviste,  un putschiste, dit-il. «Savez-vous que sur 100F Cfa de phosphate, c’est seulement 50Fcfa qui revient à l’Etat du Togo », annonce-t-il. Avant d'ajouter : « Ce n’est pas maintenant que Faure Gnassingbé a commencé à voler. Il le faisait avant d’arriver au pouvoir quand il était auprès de son père comme conseiller des affaires financières », a-t-il affirmé.

Puis il annonce ce qui se passera quand on aura « dégagé » Faure Gnassingbé du pouvoir. Voici les chefs d’accusation : Haute trahison pour le coup d’Etat perpétré le 05 février 2005, assassinats politiques en masse et crimes contre l’humanité, Vol, détournement de fonds publics. «Nous prendrons tout cet argent pour développer le pays », rassure Claude Améganvi.

Jean-Pierre Fabre contre le dialogue inclusif de Faure

Très inspiré ce samedi, Jean-Pierre Fabre est revenu sur l’histoire des assassinats  politiques connus sous le règne d’Eyadema & fils. Après avoir évoqué au passage l’invitation au dialogue du Président Faure Gnassingbé par l’intermédiaire de Pascal Bodjona, ministre en charge de l’administration territoriale, il a exprimé le refus de l’ANC d’aller à des discussions « qui ne vont mener à rien ».

« Depuis 1963, nous avons commencé les dialogues dans ce pays et ça n’a abouti à rien », assure-t-il. « L’histoire nous le dit et les récents dialogues nous le montrent que le RPT ne respecte jamais les accords ni ne fait aucune concession », assure-t-il de nouveau. Il a montré la duplicité et la fourberie du pouvoir des Gnassingbé.

Puis, amer, il dit : « si ces gens sont toujours au pouvoir, c’est parce que nous sommes faibles, c’est parce que nous ne sommes pas assez forts.  Si nous perdons toujours, ça dépend de nous aussi. Nous sommes trop faibles, il est temps d’agir », a-t-il ajouté.

(La rédaction de MO5 reviendra demain sur le dialogue inclusif de Faure Gnassingbé et les velléités au sein du FRAC et de l’ANC).

( www.mo5togo.com )

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Écrit par Sepe DZAKE   
Samedi, 26 Février 2011 20:46

La foule des manifestants du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) a diminué ce samedi 26 février d’un point de vue quantitatif. Difficile de savoir quel en était la raison mais toujours est-il que la mobilisation fut moins forte que samedi 19 février dernier. Les principaux leaders du FRAC furent absents, exception faite des ténors de l’ANC dont Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Kodjo Delava. L’Addi de Gogué et le PSR d’Abi Tchesa ont envoyé les seconds couteaux. La foule est en majorité orange, la couleur de l’ANC et la seule banderole au lieu de meeting porte la mention : Alliance nationale pour le changement (ANC).

La foule constituée en majorité de femmes des différents marchés de Lomé et du Golfe, est issue des différentes sections ou sous-sections de l’ANC. Un maillage de la Commune de Lomé et du Golfe qui reste pour le moins impressionnant.

Parmi les ténors, Robert Olympio, député étiqueté UFC à l’Assemblée et pourtant membre du Bureau national de l’ANC, est le premier à prendre la parole. Après avoir loué le courage des peuples de Tunisie et d’Egypte, il affirme tout son soutien aux Libyens, qui meurent en masse et courageusement sous les balles criminelles de Kadhafi.

Il a ensuite parlé des forces de l’ordre, de leur situation de pauvreté extrême. Il a par la suite déploré la faiblesse de la société civile togolaise, notamment des syndicats, en faisant référence à la suppression récente des indemnités de départ à la retraite. « Ailleurs, on aurait assisté à une levée de boucliers de la part des syndicats. Ici, c’est silence radio », a-t-il dit.

Puis vient Mme Atakpaméto Haden, la solide nonagénaire militante de l’ANC. Elle fustige l’hypocrisie des partis politiques de l’opposition qui refusent de soutenir l’ANC ou en tout les démarches du FRAC.  Elle s’alarme du délitement des complicités actives et agissantes entre les partis politiques de l’opposition et dit que dans le passé, les liens familiaux étaient très forts.

L’ex membre du Conseil des sages de l’UFC qui n’a pas suivi Gilchrist Olympio dans son alliance avec le RPT, garde tout de même les relents de dénigrement qui existaient à l’UFC. « En réalité, ils ne veulent qu’à la seule occasion d’occuper les devants de la scène », affirme-t-elle. Avant d’ajouter avec une pointe d’ironie corrosive : « ces gens retors ne doivent pas diriger un mouvement de libération nationale ».

On dira peut-être que ce sont là des élucubrations d’une vieille militante mais ces propositions sont à prendre au sérieux, elles témoignent d’une certaine mentalité…

La danse de Claude Ameganvi

Claude Ameganvi est un homme politique protéiforme. Il peut être souterrain comme un vrai marxiste-trotskyste, et il fonctionne dans ce cas comme un vrai militant d’extrême-gauche ; il peut être exubérant, médiatique, très peuple, en dansant sur le rythme d’ «Allaga », une chanson des guerriers ; et dans ce cas quand il tient le micro, ses propos sont comme des flèches.

Appelé cette fois sur le podium, il y vient avec son bâton rebelle, en réalité la canne, peinte en orange, de Mme Haden.  Très méthodique, il ne manque pas de faire un recadrage du débat : pour lui, tout est clair, il faut « dégager » Faure Gnassingbé du pouvoir. Après avoir fait un bref rappel historique de la date du 26 février, qui correspond à la date de  la manifestation des femmes de Lomé le 26 février 2005 pour exiger la démission de Faure Gnassingbé, il dit expressément que la lutte doit se concentrer sur le départ de Faure Gnassingbé. Puis,  il égrène la liste nominative des martyrs, les personnes fauchées ce 26 février 2005 ; en tout huit personnes : une étudiante et quatre femmes,  un chauffeur qui a eu un œil exorbité par une balle après avoir traversé une partie de sa tête.

De façon méthodologique, le leader du parti des travailleurs donne cette liste macabre, avec des détails révoltants, pour montrer que l’histoire de ce pouvoir n’est jalonnée que d’assassinats politiques en tous genres.

Et il demande aux manifestants de se rappeler la date de la présidentielle du 04 mars 2010. « Si vous faites le calcul, ça fait un an que nous lui demandons de partir pour avoir volé la victoire de Jean-Pierre Fabre », dit-il avec détermination.

Puis Claude Ameganvi dresse le portrait de Faure Gnassingbé : un  voleur,  un assassin multirécidiviste,  un putschiste, dit-il. «Savez-vous que sur 100F Cfa de phosphate, c’est seulement 50Fcfa qui revient à l’Etat du Togo », annonce-t-il. Avant d'ajouter : « Ce n’est pas maintenant que Faure Gnassingbé a commencé à voler. Il le faisait avant d’arriver au pouvoir quand il était auprès de son père comme conseiller des affaires financières », a-t-il affirmé.

Puis il annonce ce qui se passera quand on aura « dégagé » Faure Gnassingbé du pouvoir. Voici les chefs d’accusation : Haute trahison pour le coup d’Etat perpétré le 05 février 2005, assassinats politiques en masse et crimes contre l’humanité, Vol, détournement de fonds publics. «Nous prendrons tout cet argent pour développer le pays », rassure Claude Améganvi.

Jean-Pierre Fabre contre le dialogue inclusif de Faure

Très inspiré ce samedi, Jean-Pierre Fabre est revenu sur l’histoire des assassinats  politiques connus sous le règne d’Eyadema & fils. Après avoir évoqué au passage l’invitation au dialogue du Président Faure Gnassingbé par l’intermédiaire de Pascal Bodjona, ministre en charge de l’administration territoriale, il a exprimé le refus de l’ANC d’aller à des discussions « qui ne vont mener à rien ».

« Depuis 1963, nous avons commencé les dialogues dans ce pays et ça n’a abouti à rien », assure-t-il. « L’histoire nous le dit et les récents dialogues nous le montrent que le RPT ne respecte jamais les accords ni ne fait aucune concession », assure-t-il de nouveau. Il a montré la duplicité et la fourberie du pouvoir des Gnassingbé.

Puis, amer, il dit : « si ces gens sont toujours au pouvoir, c’est parce que nous sommes faibles, c’est parce que nous ne sommes pas assez forts.  Si nous perdons toujours, ça dépend de nous aussi. Nous sommes trop faibles, il est temps d’agir », a-t-il ajouté.

(La rédaction de MO5 reviendra demain sur le dialogue inclusif de Faure Gnassingbé et les velléités au sein du FRAC et de l’ANC).

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Écrit par Sepe DZAKE   
Samedi, 26 Février 2011 20:46

La foule des manifestants du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) a diminué ce samedi 26 février d’un point de vue quantitatif. Difficile de savoir quel en était la raison mais toujours est-il que la mobilisation fut moins forte que samedi 19 février dernier. Les principaux leaders du FRAC furent absents, exception faite des ténors de l’ANC dont Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Kodjo Delava. L’Addi de Gogué et le PSR d’Abi Tchesa ont envoyé les seconds couteaux. La foule est en majorité orange, la couleur de l’ANC et la seule banderole au lieu de meeting porte la mention : Alliance nationale pour le changement (ANC).

La foule constituée en majorité de femmes des différents marchés de Lomé et du Golfe, est issue des différentes sections ou sous-sections de l’ANC. Un maillage de la Commune de Lomé et du Golfe qui reste pour le moins impressionnant.

Parmi les ténors, Robert Olympio, député étiqueté UFC à l’Assemblée et pourtant membre du Bureau national de l’ANC, est le premier à prendre la parole. Après avoir loué le courage des peuples de Tunisie et d’Egypte, il affirme tout son soutien aux Libyens, qui meurent en masse et courageusement sous les balles criminelles de Kadhafi.

Il a ensuite parlé des forces de l’ordre, de leur situation de pauvreté extrême. Il a par la suite déploré la faiblesse de la société civile togolaise, notamment des syndicats, en faisant référence à la suppression récente des indemnités de départ à la retraite. « Ailleurs, on aurait assisté à une levée de boucliers de la part des syndicats. Ici, c’est silence radio », a-t-il dit.

Puis vient Mme Atakpaméto Haden, la solide nonagénaire militante de l’ANC. Elle fustige l’hypocrisie des partis politiques de l’opposition qui refusent de soutenir l’ANC ou en tout les démarches du FRAC.  Elle s’alarme du délitement des complicités actives et agissantes entre les partis politiques de l’opposition et dit que dans le passé, les liens familiaux étaient très forts.

L’ex membre du Conseil des sages de l’UFC qui n’a pas suivi Gilchrist Olympio dans son alliance avec le RPT, garde tout de même les relents de dénigrement qui existaient à l’UFC. « En réalité, ils ne veulent qu’à la seule occasion d’occuper les devants de la scène », affirme-t-elle. Avant d’ajouter avec une pointe d’ironie corrosive : « ces gens retors ne doivent pas diriger un mouvement de libération nationale ».

On dira peut-être que ce sont là des élucubrations d’une vieille militante mais ces propositions sont à prendre au sérieux, elles témoignent d’une certaine mentalité…

La danse de Claude Ameganvi

Claude Ameganvi est un homme politique protéiforme. Il peut être souterrain comme un vrai marxiste-trotskyste, et il fonctionne dans ce cas comme un vrai militant d’extrême-gauche ; il peut être exubérant, médiatique, très peuple, en dansant sur le rythme d’ «Allaga », une chanson des guerriers ; et dans ce cas quand il tient le micro, ses propos sont comme des flèches.

Appelé cette fois sur le podium, il y vient avec son bâton rebelle, en réalité la canne, peinte en orange, de Mme Haden.  Très méthodique, il ne manque pas de faire un recadrage du débat : pour lui, tout est clair, il faut « dégager » Faure Gnassingbé du pouvoir. Après avoir fait un bref rappel historique de la date du 26 février, qui correspond à la date de  la manifestation des femmes de Lomé le 26 février 2005 pour exiger la démission de Faure Gnassingbé, il dit expressément que la lutte doit se concentrer sur le départ de Faure Gnassingbé. Puis,  il égrène la liste nominative des martyrs, les personnes fauchées ce 26 février 2005 ; en tout huit personnes : une étudiante et quatre femmes,  un chauffeur qui a eu un œil exorbité par une balle après avoir traversé une partie de sa tête.

De façon méthodologique, le leader du parti des travailleurs donne cette liste macabre, avec des détails révoltants, pour montrer que l’histoire de ce pouvoir n’est jalonnée que d’assassinats politiques en tous genres.

Et il demande aux manifestants de se rappeler la date de la présidentielle du 04 mars 2010. « Si vous faites le calcul, ça fait un an que nous lui demandons de partir pour avoir volé la victoire de Jean-Pierre Fabre », dit-il avec détermination.

Puis Claude Ameganvi dresse le portrait de Faure Gnassingbé : un  voleur,  un assassin multirécidiviste,  un putschiste, dit-il. «Savez-vous que sur 100F Cfa de phosphate, c’est seulement 50Fcfa qui revient à l’Etat du Togo », annonce-t-il. Avant d'ajouter : « Ce n’est pas maintenant que Faure Gnassingbé a commencé à voler. Il le faisait avant d’arriver au pouvoir quand il était auprès de son père comme conseiller des affaires financières », a-t-il affirmé.

Puis il annonce ce qui se passera quand on aura « dégagé » Faure Gnassingbé du pouvoir. Voici les chefs d’accusation : Haute trahison pour le coup d’Etat perpétré le 05 février 2005, assassinats politiques en masse et crimes contre l’humanité, Vol, détournement de fonds publics. «Nous prendrons tout cet argent pour développer le pays », rassure Claude Améganvi.

Jean-Pierre Fabre contre le dialogue inclusif de Faure

Très inspiré ce samedi, Jean-Pierre Fabre est revenu sur l’histoire des assassinats  politiques connus sous le règne d’Eyadema & fils. Après avoir évoqué au passage l’invitation au dialogue du Président Faure Gnassingbé par l’intermédiaire de Pascal Bodjona, ministre en charge de l’administration territoriale, il a exprimé le refus de l’ANC d’aller à des discussions « qui ne vont mener à rien ».

« Depuis 1963, nous avons commencé les dialogues dans ce pays et ça n’a abouti à rien », assure-t-il. « L’histoire nous le dit et les récents dialogues nous le montrent que le RPT ne respecte jamais les accords ni ne fait aucune concession », assure-t-il de nouveau. Il a montré la duplicité et la fourberie du pouvoir des Gnassingbé.

Puis, amer, il dit : « si ces gens sont toujours au pouvoir, c’est parce que nous sommes faibles, c’est parce que nous ne sommes pas assez forts.  Si nous perdons toujours, ça dépend de nous aussi. Nous sommes trop faibles, il est temps d’agir », a-t-il ajouté.

(La rédaction de MO5 reviendra demain sur le dialogue inclusif de Faure Gnassingbé et les velléités au sein du FRAC et de l’ANC).

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AU MEETING DU FRAC DE CE 26 FEVRIER 2011, LA PRESSION MONTE POUR RECLAMER UN SOULEVEMENT POPULAIRE.
Marche du FRAC ce samedi : Claude Ameganvi met la pression pour un soulèvement populaire    
Togo: « Faure Gnassingbé démission, Faure Gnassingbé dégage »
 «Faure Gnassingbé démission ! Faure Gnassingbé dégage!» Ce thème doit faire écho dans les autres villes du Togo pour que la mobilisation atteigne son paroxysme afin que Faure démissionne et dégage pour la liberté du peuple. Dorénavant, nous ferons tous les jours nos manifestations. Nous serons dans la rue jusqu’à ce que Faure quitte le pouvoir »....Les Togolais sont toujours confrontés à des injustices dans tous les domaines. Nous disons aujourd’hui que « Faure Gnassingbé démissionne » et il va démissionner. Bientôt nos manifestations ne vont plus s’arrêter seulement aux samedis mais vont s’étendre sur les jours ouvrables.

Lire l'article complet
 sur www.letogolais.com

 

« Faure Gnassingbé dégage ! », le chant des militants du FRAC

 

Marche de protestation du FRAC de samedi

Les manifestants demandent la démission de Faure Gnassingbé

« Faure Gnassingbé démission, Faure Gnassingbé dégage ! », le chant des militants du FRAC

Les militants du FRAC ont battu à nouveau les pavés ce samedi 12 février 2011. Ils ont d’abord condamné les tentatives de musellement de certains médias privés par le pouvoir, notamment la fermeture des radios X-Solaire, Providence et Métropolys. Mais pour l’essentiel, ils ont demandé le départ de Faure Gnassingbé. En témoigne les slogans scandés par la quasi-totalité des manifestants présents à ce rendez-vous. « Faure Gnassingbé démission, Faure Gnassingbé dégage », ont-ils chanté de Bè Kondjindji à la plage en passant par le Pavé NDA, le Marché de Bè, le Boulevard Félix Houphouët-Boigny, l’Immeuble FIATA, le Bd Circulaire, Deckon, Avenue Maman N’Danida (vers le Grand Marché), Cinéma Rex, Avenue du 24 Janvier et le Bd de la Marina.

Au total, ils étaient environ 15 000 Togolais, selon certains observateurs, à prendre part à cette manifestation placée sous le signe de la mobilisation du peuple togolais pour dénoncer la persistance des violations des Droits et Libertés des citoyens et exiger la levée immédiate des interdictions arbitraires et abusives qui frappent les médias privés, notamment les radios X Solaire, Métropolys et Providence ainsi que le journal Tribune d’Afrique.

Trois interventions pertinentes ont été enregistrées au cours du grand meeting qui a eu lieu à la plage. Professeur Komi Wolou du PSR est pour sa part revenu sur la gestion catastrophique des ressources financières du pays : « Faure Gnassingbé a acheté une voiture à 1 milliard alors que le Centre Hospitalier Universitaire de Lomé n’a pas de scanner. En trois mois, il a dépensé près de 3 milliards dans les voyages, alors que seulement 6 milliards sont prévus dans le budget pour l’augmentation des salaires ». Et à lui d’ajouter : « Le Togo est mal gouverné. Si un pays est géré de cette manière cela aboutit forcement à la situation que nous avons vécue en Tunisie, en Egypte et qui finira par arriver au Togo. » Jean-Pierre Fabre, le président de l’ANC a de son côté invité tous les Togolais à soutenir les medias qui font l’objet de musellement de la part du pouvoir : « Nous ne devons pas laisser les journalistes seuls dans cette lutte. Nous devons être solidaires avec eux », a-t-il dit.

Claude Améganvi, le leader du Parti des Travailleurs a d’abord fait l’historique de la lutte politique au Togo : « Le 21 novembre 1966, le peuple togolais s’était levé pour demander la démission du Président Nicolas Grutnisky. Ce dernier était sur le point de démissionner quand l’Ambassadeur de France au Togo, Claude Roustain lui a demandé de rester pour ne pas prêter à une contagion en Afrique ». Pour lui, la marche de ce samedi 12 février va en soutien à la révolution égyptienne. « Nous saluons la détermination qui a fait démissionner le dictateur Moubarak », s’est-il réjoui avant d’annoncer que pour le bon aboutissement de la révolution togolaise, « dorénavant nous ferons tous les jours nos manifestations ».

Jean-Pierre Fabre est également revenu sur la même question en insistant sur l’organisation des manifestations tous les jours pour faire partir Faure Gnassingbé du pouvoir.

Olivier GLAKPE

Réactions des responsables du FRAC

Claude Améganvi, Secrétaire Général du Parti des Travailleurs

« Aujourd’hui, notre marche va en soutien à la révolution égyptienne. Nous saluons leur détermination qui a fait démissionné le dictateur Hosni Moubarak. Il y a 6 ans, quelque chose s’est produit au Togo. Après la mort de feu Eyadéma Gnassingbé en février 2005, les gens se sont retrouvés en coalition le 12 février. Le premier meeting qui devait se tenir à Fréau Jardin aujourd’hui place Anani Santos a été un calvaire pour les Togolais. Des Togolais au nombre de douze ont trouvé la mort puisque tués par les forces de l’ordre. D’autres encore ont été séquestrés au siège du RPT. La marche de ce jour relève un thème essentiel qui est « Faure Gnassingbé démission ! Faure Gnassingbé dégage ! » Ce thème doit faire écho dans les autres villes du Togo pour que la mobilisation atteigne son paroxysme afin que Faure démissionne et dégage pour la liberté du peuple. Dorénavant, nous ferons tous les jours nos manifestations. Nous serons dans la rue jusqu’à ce que Faure quitte le pouvoir ».

Prof Komi Wolou, Porte-parole PSR

«  C’est une réalité que nous étions les premiers au Togo à demander le départ d’un gouvernement illégitime. C’est nous qui avions tracé la voie aux peuples tunisien et egyptien. Si le peuple demande à un président de quitter le pouvoir, ce n’est pas une parole de fantaisie mais il y a des faits qui justifient le désir de ce peuple. Au Togo, tout porte à croire que les intérêts du régime RPT priment sur ceux du peuple. A preuve, lors des élections du 04 mars 2010, le régime RPT a déployé une somme faramineuse pour la campagne de son candidat. Il y a un peu plus d’un an, le président Faure a acheté une voiture à hauteur d’un milliard de francs alors qu’au même moment, nos hôpitaux ne disposent pas de scanner. Pire encore au cours de l’année 2010, les chiffres ont révélé qu’en trois mois, Faure Gnassingbé a dépensé près de trois milliards (3.000.000.000) de francs pour ses voyages qui à la fin n’ont rien apporté aux Togolais. Si six milliards ont servi, nous dit-on, à augmenter le salaire de près de quarante mille fonctionnaires togolais alors que Faure seul dépense trois milliards en trois mois pour ses voyages, c’est la preuve que le Togo est mal gouverné. Si un gouvernant se comporte ainsi, cela aboutit forcément à la situation que nous avons vécue en Tunisie, en Egypte et qui finira par arriver au Togo. C’est clair que le régime en place au Togo ne répond plus aux attentes des Togolais. C’est au vu de ce constat que le peuple doit se mobiliser pour le faire partir »

Jean-Pierre Fabre, président ANC

«  Je parlerai de trois petits points. Premièrement, je dénonce le musellement de la presse qui est devenue légion au Togo. Les trois radios notamment X Solaire, Métropolys et Providence qui sont fermées par l’ART&P doivent susciter en nous indignation et révolte. Nous devons être solidaires avec ces radios et par-delà tous les médias qui oeuvrent pour la cause du peuple. Plus jamais, nous n’allons plus laisser que les médias fassent objet de musellement. Bientôt les journalistes comptent organiser une manifestation. J’exhorte tout le monde à sortir massivement pour les accompagner et les soutenir dans leur démarche afin que le musellement de la presse disparaisse au Togo et pour que règne la liberté de presse. Deuxièmement, nous devons saluer la lutte égyptienne. Depuis 1952 jusqu’à ce jour, l’Egypte a été dirigé par trois militaires notamment Nasser, Sadate et Moubarak. Ce dernier a été un dictateur. Mais seulement dix-huit (18) jours ont suffi au peuple égyptien à le chasser du pouvoir. C’est en cela que la lutte du peuple est invincible. En troisième point, les Togolais sont toujours confrontés à des injustices dans tous les domaines. Nous disons aujourd’hui que « Faure Gnassingbé démissionne » et il va démissionner. Bientôt nos manifestations ne vont plus s’arrêter seulement aux samedis mais vont s’étendre sur les jours ouvrables. Nous sommes décidés à faire partir ce régime tout comme Ben Ali et tout récemment Hosni Moubarak

 

Alors qu’au Maghreb et dans le reste de l’Afrique un vent de la libération gronde, la France reste sourde.

 

Communiqué, le 17 février 2011

Le vent de liberté qui souffle sur les pays d’Afrique du Nord est source d’espoir pour des populations qui entendent se débarrasser de leurs régimes autoritaires. En Afrique subsaharienne, ces aspirations sont d’autant plus fortes que de nombreuses dictatures y perdurent avec le soutien de la France.

Au nom de la fumeuse théorie dite « de la stabilité », que la révolution pacifique tunisienne vient d’invalider définitivement, la diplomatie française s’entête depuis des décennies à soutenir des régimes honnis de leur population et prédateurs des ressources de leur pays. Ce soutien est multiforme : validation de coups d’Etat ou d’élections truquées, soutien diplomatique, militaire ou policier, aide publique complaisante, etc.

Pas plus qu’elle n’a vu venir la révolution tunisienne la diplomatie française ne semble prête à entendre les aspirations des peuples qui, un peu partout en Afrique, réclament leur liberté.

Les déclarations de la ministre des Affaires étrangères en faveur d’une aide française au maintien de l’ordre en Tunisie et le scandale soulevé par ses liens avec des dignitaires du régime de Ben Ali, ne sont qu’une illustration parmi des dizaines d’autres de la permissivité et de la complicité des autorités françaises à l’égard des dictatures en Afrique. L’arbre qui cache la forêt, sans doute, car c’est bien dans l’indifférence générale que l’ambassadeur de France au Congo-Brazzaville vient de décorer de la Légion d’honneur, au nom de Nicolas Sarkozy, le bras droit du dictateur Denis Sassou Nguesso1, tandis qu’au Gabon, le matériel de maintien de l’ordre fourni par la France sert à réprimer les militants et les étudiants contestant le régime Bongo. Où se trouve aujourd’hui la "nouvelle Tunisie" que la France ne voit pas ? Où est le "prochain Ben Ali" que la France continuera de soutenir jusqu’au bout ?

- Au Congo Brazazaville où Denis Sassou Nguesso arrivé au pouvoir en 1977 s’y maintient par la force, la guerre, en dilapidant les richesses du pays ?

- Au Burkina Faso où Blaise Compaoré2, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1987 et auteur de graves actes de déstabilisation de la sous-région est présenté par la France comme un homme de paix ?

- Au Tchad, où Idriss Déby, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat et dont le maintien avec l’appui de l’armée française entretient la multiplication des rebellions armées ?

- Au Cameroun où Paul Biya, en place depuis 1982, a modifié la constitution afin de rester au pouvoir, au prix de dizaines de morts parmi ceux qui s’y opposaient ?

- Au Togo, où le fils Eyadema, arrivé au pouvoir dans le sang en 2005 perpétue un régime en place depuis 1967 ?

- Au Gabon, où Ali Bongo a succédé à son père et utilise les mêmes méthodes de corruption et de répression ?

- Au Maroc, où l’armée a ouvert le feu sur des réfugiés sahraouis tandis que la France ne cesse de s’opposer à l’extension de la mission de la MINURSO à la surveillance du respect des droits de l’Homme et à la protection de la population sahraouie ;

- En Libye, en Algérie, à Djibouti (où le président Guelleh a modifié la constitution pour briguer un 3ème mandat), dictatures soutenues par la France où les populations ont commencé à se soulever ?

- En Centrafrique, où le putschiste Bozizé vient de se faire « réélire » au terme d’une mascarade électorale  ?

- En Mauritanie et à Madagascar où la France a appuyé des processus de légitimation des récents putschs ?

Cette question a été récurrente dans les débats du Forum Social mondial de Dakar où des dizaines d’intervenants africains ont pu livrer leurs témoignages sur le soutien français apporté à leur régime. Jamais la banderole « Arrêtons le soutien aux dictateurs, soutenons les peuples africains » que Survie déplace à chaque événement depuis une décennie n’aura été aussi pertinente et n’aura suscité autant d’enthousiasme qu’à Dakar, durant ces quelques jours où le vent de révolte venu de Tunisie et d’Egypte a libéré la parole et entretenu l’espoir. Au Maghreb comme dans le reste de l’Afrique et du monde, il faut en finir avec les dictatures soutenues par la France.



Les jeunes Togolais doivent prendre en main leur destin en imposant le changement maintenant. Ne plus laisser la lutte seulement aux frères de Lomé...

La diaspora Togolaise doit aussi soutenir plus activement Jean Pierre FABRE et le FRAC pour mener la lutte jusqu'au bout.

Nos exigences:

-le départ de Faure Gnassingbé

-la dissolution de l'assemblée nationale et de la cour constitutionnelle

-la dissolution de la constitution actuelle, provisoirement remplacée par celle de 1992.

-la Prise du pouvoir par Jean Pierre FABRE avec une mise en place d'une assemblée constituante formée de tous les corps de l'Etat, de tous les représentants des partis politiques et de la société civile pour 6 mois.

Période probatoire suivie d'un référendum pour une nouvelle constitution puis des élections législative et municipale. Puis les élections présidentielles à deux tours devant intervenir à la fin du mandat du président FABRE.

Vive la liberation du Togo

Vive le peuple Togolais souverain

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Pour une insurrection du Peuple contre l’occupation en Côte d’Ivoire

Pour une insurrection du Peuple contre l’occupation en Côte d’Ivoire

Tout est aujourd’hui établi par les forces étrangères pour plonger la Côte d’Ivoire dans un chaos social, économique et financier. La Côte d’Ivoire, déjà divisée de fait en deux depuis 2002 que les forces d’occupation françaises se sont positionnées sur son sol, semble se diriger vers un éclatement en deux Etats distincts… exactement comme en Corée. Depuis l’imposition des forces Licorne et des forces de l’ONUCI par la France sur le sol ivoirien, dans une occupation de fait qui vient de se confirmer avec des pouvoirs souverains de « certification » dont se réclame aujourd’hui le fonctionnaire de l’ONU Choi Young-jil, le Peuple ivoirien s’est vu dépouillé de sa souveraineté par ces forces étrangères. La France a plongé tellement profondément ses tentacules dévastateurs en Côte d’Ivoire qu’aujourd’hui tout espoir de survie de ce pays dans son unicité passe absolument par le départ des troupes d’occupation de son sol. Parce que l’armée FDS-CI ne peut pas être utilisée pour chasser ces troupes étrangères, le Peuple ivoirien doit comprendre qu’il n’y a que lui, et lui seul, qui pourra faire partir les troupes françaises Licorne et les troupes de l’ONUCI de son territoire. Le Peuple doit exercer sa souveraineté lui-même sur ce point. La solution pour ce faire, heureusement bien connue des Ivoiriens et aujourd’hui entrain de victorieusement imposer des changements en Tunisie ou en Egypte, est connue.

Par Ndzana Seme

BALTIMORE 02/06/2011 – La crise électorale en cours, porteuse du danger d’une guerre civile facile à se transformer en génocide contre le Peuple ivoirien, a été orchestrée par des étrangers. Dans une insulte sans précédent aux institutions établies par le Peuple souverain, un fonctionnaire des Nations Unies s’est subitement auto-investi le 3 décembre 2010 des pouvoirs souverains le plaçant au-dessus de la Constitution de Côte d’Ivoire.

Le sieur Choi Young-jil, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, de complicité avec deux ambassadeurs occidentaux, a profité de ce que la Commission électorale indépendante (CEI) n’a pas pu atteindre le consensus nécessaire sur les résultats provisoires du deuxième tour des élections présidentielles du 28 novembre 2010, pour rejeter la décision du Conseil constitutionnel proclamant le candidat Laurent Gbagbo vainqueur et pour « certifier » plutôt comme vainqueur le candidat Alassane Ouattara sur la base de résultats fictifs.

Depuis le 3 décembre 2010 que le sieur Choi a commis cette offense contre la souveraineté de Côte d’Ivoire, les Ivoiriens vivent dans l’anxiété et la peur d’une potentielle guerre. Ils ne peuvent pas mener tranquillement leurs activités à cause des multiples sanctions de la « communauté internationale ».

Tout semble aujourd’hui établi pour plonger la Côte d’Ivoire dans un chaos social, économique et financier.

Telles que les choses se présentent, la Côte d’Ivoire, déjà divisée de fait en deux – un Nord se réclamant des rebelles des Forces Nouvelles (FN) et un Sud contrôlé par le pouvoir du Peuple ivoirien – depuis septembre 2002 que les forces d’occupation françaises se sont positionnées sur son sol, semble se diriger vers un éclatement en deux Etats distincts… exactement comme en Corée. Cette division est-elle l’objectif caché que la « communauté internationale » cherche à imposer si le Sud ivoirien ne se soumet pas à sa domination ?

Le mépris du Peuple ivoirien par la France de 2002 à ce jour

Chacun peut essayer de suivre les média internationaux et même locaux pour constater que depuis que cette crise électorale a éclaté, un candidat clame son droit d’être président « élu par le peuple » parce que les dirigeants de l’ONU, la France, les Etats-Unis, les pays occidentaux et certains pays d’Afrique l’ont dit, ce qui est repris sur toutes les colonnes des journaux et dépêches à travers le monde.

Et pour résoudre le problème de Laurent Gbagbo – l’autre « élu par le peuple » parce que la Conseil constitutionnel et la Constitution du pays l’ont ainsi proclamé – qui refuse d’obéir aux injonctions de cette « communauté internationale », les médiateurs commissionnés ici et là prônent le dialogue, demandent une solution par les acteurs ivoiriens eux-mêmes, sinon par certains Ivoiriens investis d’autorités. Un panel de chefs d’Etats commis par l’UA vient de créer une grande polémique difficile à résoudre, parce que le Peuple ivoirien ne veut pas voir Blaise Compaoré, celui qui assure depuis le coup d’Etat de 2002 les bases arrière des forces rebelles qui ont divisé le pays, figurer dans un tel panel.

Ce qui est étrangement absent parmi toutes ces propositions de solutions, c’est la demande d’une solution par le Peuple ivoirien, que tous les acteurs reconnaissent pourtant, même du bout des lèvres, comme le souverain du pays. Curieux Souverain que ce Peuple ivoirien qui n’est consulté par personne sur des problèmes aussi sérieux que l’actuelle crise grave ! Le Souverain n’est-il pas le juge suprême ?

Quand il est proposé un recomptage des votes afin de trouver une solution à travers des preuves concrètes au sujet des atteintes à l’expression du Peuple commis le 28 novembre, un barrage d’oppositions s’érige aussitôt à partir de l’Hôtel du Golf (où Alassane Ouattara et son « gouvernement » sont réfugiés) suivi par le Secrétaire général de l’ONU, sous prétexte que le « peuple a déjà parlé » et que l’on ne peut pas revenir sur un réexamen du processus électoral.

Contre les propositions d’une enquête sur ce processus électoral et le recomptage des votes, Alassane Ouattara et Ban Ki Moon n’y voient rien d’autre qu’une « grave injustice ». Ils demandent que soient par tous les moyens acceptés les résultats lus par Youssouf Bakayoko sans l’accord de la CEI, tout simplement parce que de tels résultats, aussi fictifs qu’ils soient, ont été « certifiés » par Choi et reconnus par Ban et la « communauté internationale ».

Pour eux, non seulement le « peuple a déjà parlé », et n’a donc plus rien d’autre à dire, mais aussi personne ne doit plus vérifier si le peuple a véritablement choisi Ouattara. La crise de Côte d’Ivoire nous montre ainsi jusqu’à quel point certains individus, groupes et intérêts se servent de nos jours des élections pour imposer aux peuples dits souverains des choix et des leaders qu’ils ont adoptés d’avance.

Dans d’autres pays francophones, comme le Cameroun, le Gabon, le Togo, la Centrafrique, le Tchad, le Burkina Faso et bien d’autres, la France a conseillé à ses suppôts au pouvoir des méthodes infaillibles des fraudes électorales afin que ses hommes fantoches se maintiennent au pouvoir dans des apparences de démocratie. En Côte d’Ivoire, elle vient de nous montrer qu’elle peut aussi utiliser efficacement l’un de ses suppôts de l’opposition et, appliquant les mêmes méthodes de fraudes, l’imposer tout aussi à la tête d’un pays.

En clair, pour connaître quel candidat la France supporte en Afrique, il suffit de savoir le camp de quel candidat a exécuté des fraudes électorales d’un type particulier.

En réponse à l’appel à l’insurrection lancé en 2000 par Laurent Gbagbo, le Peuple ivoirien descendit dans la rue et réussit à éjecter du pouvoir le Général Robert Guei. La France vit échouer pour la seconde fois en quelques mois de période électorale ses plans montés pour imposer son homme Alassane Ouattara, d’abord pour le faire accepter comme candidat, ensuite pour le faire imposer par Robert Guei sous prétexte d’élections contestées.

L’amertume de la France éclata moins de 2 ans plus tard, lors du coup d’Etat de 2002 monté par son homme de main du Nord, celui-là qui en 1987 leur offrit sur un plateau d’argent la tête du patriote et rebelle Thomas Sankara, à savoir Blaise Compaoré qui, se fondant sur le faux prétexte tribal, conseilla, entraîna et arma les fomentateurs du coup d’Etat aujourd’hui connus comme les Forces nouvelles, le tout sous la coordination et le financement conjoints d’Alassane Ouattara et de la France.

Lorsque les forces armées nationales, au départ surprises par une telle attaque massive contre les institutions ivoiriennes par une multitude de bandes armées, reprirent le dessus et s’apprêtaient à écraser cette rébellion hors du commun, la France profita de ce désordre créé par elle-même pour imposer la loi de ses troupes Licorne sur le sol ivoirien.

Au lieu de se limiter à jouer le rôle de « force impartiale » qu’elle avait annoncé être, l’on vit la France appliquer platement « Le loup et l’agneau » de Molières, en inventant notamment une attaque par l’armée ivoirienne qui aurait tué 9 soldats de Licorne (dont personne n’a jamais vu les corps) pour justifier sa décision de détruire toute la flotte aérienne de l’armée ivoirienne en marche pour en finir avec la rébellion du Nord.

Parce que le Peuple ivoirien se révolta contre cette attaque française contre son armée, les soldats de Licorne opérèrent une descente à Abidjan, tirèrent sur la foule des manifestants non armés, tuèrent des dizaines et blessèrent des milliers d’Ivoiriens.

Laurent Gbagbo n’eût la vie sauve lors de cette crise de septembre 2004 que grâce au Peuple ivoirien, qui se constitua en bouclier humain autour du Palais présidentiel, en demandant aux forces Licorne de passer d’abord sur leurs milliers de cadavres avant de pouvoir tuer Gbagbo.

Ce n’est que face à un tel bouclier humain, et après l’échec d’au moins trois commandos envoyés pour assassiner Gbagbo – dont certains éléments déclarèrent à notre source s’être étrangement perdus trois fois de suite dans un rayon de quelques kilomètres du Palais présidentiel – que Jacques Chirac ordonna enfin le retrait des forces Licorne.

Depuis ces événements de 2004, la France fait tout pour torpiller le gouvernement de Laurent Gbagbo et pour imposer les Forces nouvelles comme une force politique placée à égalité avec le gouvernement de Gbagbo.

Depuis l’imposition des forces Licorne et des forces de l’ONUCI par la France sur le sol ivoirien, dans une occupation de fait qui vient de se confirmer avec des pouvoirs souverains de « certification » dont se réclame aujourd’hui le fonctionnaire de l’ONU Choi Young-jil, le chef de cette ONUCI, le Peuple ivoirien s’est vu dépouillé de sa souveraineté par ces forces étrangères.

L’unité du pays sera reconquise par le Peuple ivoirien ou ne le sera pas

La France a plongé tellement profondément ses tentacules dévastateurs en Côte d’Ivoire qu’aujourd’hui tout espoir de survie de ce pays dans son unicité passe absolument par le départ des troupes françaises de son sol.

Parce que les troupes de l’ONUCI obéissent à la France, qui manipule leur patron qu’est le Secrétaire général de l’ONU grâce à son pouvoir de membre du Conseil de Sécurité, ces troupes de l’ONUCI sont elles aussi des forces ennemis pour le Peuple ivoirien. Les forces de l’ONUCI doivent également quitter le sol ivoirien pour tout espoir de fin de crise.

Il se passe que le Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, a justement demandé que les troupes Licorne et les troupes de l’ONUCI quittent le sol ivoirien. La réponse n’a pas tardé, à travers une résolution du Conseil de sécurité qui rejetait sa demande souveraine et ordonnait plutôt une augmentation de ces troupes de 2000 hommes supplémentaires.

Après cette résolution du CS de rejection de sa décision, il ne reste plus à Laurent Gbagbo qu’à ordonner à l’armée du pays, les FDS-CI (Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire), de faire partir les forces Licorne et ONUCI du sol ivoirien par la force.

Mais parce que depuis le coup d’Etat de 2002, Laurent Gbagbo fait tout pour éviter que le sang ivoirien continue de couler comme le souhaitent les forces extérieures, en s’engageant souvent dans des négociations qui lui ont valu le nom de « boulanger », parce qu’il a souvent dû réviser des concessions à lui arrachées mais qui étaient contraires à la Constitution ou aux intérêts des Ivoiriens, le Président ivoirien ne peut pas actuellement ordonner aux FDS-CI de chasser par la force armée les forces de Licorne et de l’ONUCI.

Parce que l’armée FDS-CI ne peut pas être utilisée pour ainsi rétablir la souveraineté du Peuple sur la Côte d’Ivoirien sur son territoire, il ne reste plus qu’une seule solution, heureusement bien connue des Ivoiriens et aujourd’hui entrain de victorieusement imposer des changements en Tunisie ou en Egypte, c’est l’insurrection générale du Peuple souverain contre l’occupation de son territoire par des forces étrangères.

Le Peuple ivoirien doit savoir que son ennemi principal, la France, s’est bien préparé contre l’éventualité d’une insurrection générale des Ivoiriens, en mettant en place des stratégies bien huilées de guerre psychologique, en présentant des leaders populaires comme Blé Goudé, non pas comme les patriotes ivoiriens qu’ils sont, mais plutôt comme des terroristes anti-étrangers. Elle présente les patriotes ivoiriens comme des « milices du dictateur Laurent Gbagbo ».

La France et leur suppôt Alassane Ouattara se sont déjà essayés ces dernières semaines sur ce terrain d’appel à l’insurrection générale, avec leurs appels pour les villes mortes ou pour aller prendre la RTI et le premier ministère à mains nues afin d’aller les donner à Ouattara.

En jouant ainsi d’avance cette carte de l’insurrection populaire, qu’ils savent que Laurent Gbagbo sait mieux utiliser que tous, non seulement ils voulaient tester la popularité réelle de Ouattara – et ils ont constaté que de popularité il n’en a point parce que les Ivoiriens ont globalement ignoré tous ses appels -, ils ont surtout voulu montrer que le Peuple ivoirien est tellement divisé entre deux camps farouchement opposés que tout appel à l’insurrection générale par Gbagbo finira par un génocide. Ce qui reste encore à démontrer.

Mais comme dans toute guerre, ce n’est pas l’ennemi qui vous dit comment vous devez l’attaquer, le Peuple ivoirien ne doit pas se laisser duper ou intimider par la guerre psychologique que lui mène la France à travers les média étrangers et la fameuse « communauté internationale ».

Le Peuple ivoirien doit comprendre qu’il n’y a que lui, et lui seul, qui pourra faire partir les troupes françaises Licorne et les troupes de l’ONUCI de son territoire. Le Peuple doit exercer sa souveraineté lui-même sur ce point.

Partout où se trouvent les troupes, les bureaux ou les domiciles des forces armées de Licorne et de l’ONUCI, leurs dirigeants et leurs éléments, le Peuple ivoirien doit organiser un siège de longue durée.

Les Ivoiriens doivent aller aux lieux des manifestations les mains nues et bien équipés contre les intempéries et la faim, afin de tenir le siège pendant des semaines, voire des mois.

Les manifestants ivoiriens doivent demander une seule chose aux troupes Licorne et ONUCI : se diriger vers l’aéroport le plus proche ou le port le plus proche. Toute autre forme de négociation doit être totalement rejetée par les manifestants.

S’il arrive qu’un Ivoirien soit tué lors d’un telle insurrection générale contre l’occupation armée de leur pays, une telle tuerie doit être considérée comme une attaque contre la Côte d’Ivoire entière par des forces étrangères.

Les FDS-CI doivent, non seulement assurer la logistique et l’approvisionnement des manifestants pendant l’insurrection générale, mais surtout assurer leur sécurité. Les FDS doivent en particulier protéger le Peuple manifestant contre toute attaque par les forces de la rébellion à la solde de l’étranger ou par des groupes locaux instrumentalisés par la France, Alassane Ouattara et d’autres intérêts hostiles étrangers ligués contre le Peuple insurgé.

Les média, ainsi que les manifestants eux-mêmes, doivent assurer la couverture des événements de l’insurrection générale. Les grands média étant contrôlés par la « communauté internationale » liguée contre le Peuple ivoirien, l’Internet et les communications par satellite doivent être abondamment utilisés par tous pour convoyer les faits et les images à tous les coins de la planète.

Et, quoi qu’il arrive, si le Peuple ivoirien reste ferme et ne cède à aucune concession, les forces d’occupation de la Côte d’Ivoire appelée Licorne et ONUCI quitteront le sol ivoirien et la souveraineté du Peuple sera rétablie.

Côte d`Ivoire : l`avion de Blaise Compaoré n`atterrira pas à l`aéroport d`Abidjan, menace un leader pro-Gbagbo

Publié le dimanche 6 février 2011   |  Xinhua

ABIDJAN – Le leader les “jeunes patriotes” (jeunes pro-Gbagbo) de Côte d’Ivoire Charles Blé Goudé a déclaré samedi à Abidjan que l’avion de Blaise Compaoré, membre du panel des Chefs d’Etat désignés par l’Union africaine pour gérer la crise ivoirienne, n’atterrira pas à l’aéroport d’Abidjan.
Charles Blé Goudé qui animait un meeting de mobilisation de ses “troupes” a jugé “inacceptable” la présence du chef d’état burkinabé au sein du panel.
“Nous lui avons confié une mission en tant que facilitateur de la crise militaro politique ivoirienne. Cette mission a duré trois ans et il doit en rendre compte au préalable”, a expliqué M Blé Goudé, devant des milliers de jeunes acquis à la cause de Laurent Gbagbo.
“Le panel doit rencontrer Blaise Compaoré et l’interroger”, a-t- il martelé, estimant que “le facilitateur est aujourd’hui devenu le complicateur.”
Pour le leader de la jeunesse pro-Gbagbo, les Ivoiriens doivent arrêter de pleurnicher sur les informations parfois alarmantes qu’ils apprennent sur le compte de Laurent Gbagbo.
“Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon a dit que le panel permettra à Ouattara d’exercer pleinement son pouvoir”, a-t-il dénoncé, avertissant que “le panel ne viendra pas pour réécrire les lois ou réécrire la constitution de Côte d’Ivoire”.
“Tout ce qui doit être fait doit être conforme aux lois en Ivoire”, a-t-il souligné, affirmant que “c’est Gbagbo qui est dans la vérité”.
De l’avis de Charles Blé Goudé, l’Union africaine n’a fait que répondre au message de Laurent Gbagbo du 31 octobre demandant la mise sur pied d’un comité d’évaluation pour faire la lumière sur les résultats de l’élection présidentielle.
“L’idée émise par Gbagbo vient d’être adoptée par l’UA, et le panel per au monde entier de savoir ce qui se passe en Côte d’Ivoire”, a-t-il conclu.
La Côte d’Ivoire se trouve toujours dans un imbroglio politique après le second tour de l’élection présidentielle ayant opposé Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara.
Chacun des deux candidats s’est proclamé président de la république et a constitué un gouvernement.
Après plusieurs missions de médiation et à l’issue du 16ème sommet de l’UA , l’institution régionale a décidé de la mise sur pied d’un panel constitué des présidents mauritanien, sud-africain, tanzanien, tchadien et burkinabé.
Ceux-ci devraient se rendre en Côte d’Ivoire en vue du règlement de la crise post électorale et disposent pour cela d’un délai d’un mois pour rendre leurs conclusions.
Avant l’arrivée des Chefs d’Etat, un comité d’experts est attendu dimanche à Abidjan pour évaluer la situation. Fin

 
 

Le temps de la révolution en Afrique.
Où sont les « révolutionnaires » de l’Afrique subsaharienne ?

Les peuples sont en ébullition au Maghreb et la révolution y est en marche. En Afrique noire, c’est le calme plat alors que dictature, corruption, répression, humiliations, brimades, privations et tous les abus y sont légion, souvent à un degré plus élevé et sur une période plus vaste. Au Maghreb comme en Afrique subsaharienne, l’Occident apporte son soutien aux régimes tyranniques contre le peuple qui a été immobilisé durant des décennies par un appareil militaro-policier équipé et formé par les soins de qui on sait. Là-bas, ces régimes anti-peuples sont maintenus à coup de chantage d’un islamisme prétendu radicalement anti-occidental pendant que le sous-sol pétrolier et gazier est vidé tout comme les richesses de l’Afrique subsaharienne. Pourtant, là-bas, malgré tout ceci, le peuple se soulève...enfin.

La révolution est en marche : La Tunisie d’abord. L’Egypte, actuellement. Même si les Occidentaux et leurs sous-fifres Israéliens tentent d’agiter le chiffon rouge des Frères Musulmans, personne n’est aveugle pour constater que ce chantage ne marche et ne marchera plus face à un peuple qui a décidé de vivre désormais. Le fameux rempart des dictateurs sanguinaires et ultra-corrompus à maintenir dans le "monde arabe" coûte que coûte contre l’islamisme et la bande à Al-Zawahiri et Ben Laden n’est que le dernier argument de ceux qui n’ont plus d’arguments face à un peuple qui exige publiquement la liberté, le respect et du pain.

En Afrique subsaharienne pendant ce temps, et pour le moment, c’est le grand silence. Nous "révolutionnaires africains" sommes en Occident. Nous vivons en Europe, au Canada, aux Etats-Unis… Nous avons choisi la voie du départ au lieu de celle du maintien des énergies sur place. Nous voulons éviter l’accident final à nos vies, à nos petites vies et sauver notre peau individuelle. Certes, le risque est énorme sur le terrain, mais peut-il en être autrement si notre mission est vraiment d’être aux côtés de notre peuple ?

Partir, en fin de compte, c’est grave. Mais là où le bât blesse encore plus gravement, c’est qu’une fois arrivés en Occident, des "révolutionnaires" s’installent et finissent par se noyer dans les eaux troubles du quotidien, éloignés de tout effort de mobilisation continue et coalisée. Pire encore, beaucoup encouragent le reste des « militants » restés au pays à quitter et à « venir s’installer en Occident » où, estime-t-on avec aplomb, il vaut mieux vivre ou mourir. Toute tentative de rassemblement de fond est piétinée et sabotée au profit d’un "militantisme" individuel plat ou de gigantesques coquilles vides qui ne peuvent que dévoiler les vraies intentions. La flamme s’étiole puis les « combattants » sombrent dans le consumérisme le plus vil. Beaucoup ne se sentent plus concernés par le sort de l’Afrique – encore qu’il faudra savoir si nombre l’aient une fois été - et s’il leur arrive de se plaindre de quelque chose, c’est du fait qu’on leur refuse les papiers ou qu’on leur montre du racisme. Or, ceci s’explique par cela. Il n’y aura de respect pour les Africains nulle part au monde tant que l’Afrique sera dans cet état catastrophique, abandonnée au pillage des multinationales, véritables promoteurs des pantins appelés « dirigeants africains ».

Et là, indexer la Françafrique ne suffira plus. Pointer le néocolonialisme ne suffira plus. Se lamenter de la trop forte capacité de nuisance de la France, des Etats-Unis, de l’Angleterre...et de l’implication de leur outil onusien dans "nos affaires intérieures" ne suffira plus non plus. Au plus vite, il faut former la masse, l’instruire des câbles souterrains qui immobilisent notre peuple, le pousser à abandonner cette voie de la résignation et du consentement à la souffrance instituée par les religions dites révélées et imposées à lui avec certaines spécificités particulières, et enfin, construire un leadership crédible, responsable et capable de porter le grand bouleversement nécessaire en Afrique subsaharienne et de la reconstruire sous l’impulsion absolue des forces endogènes avec seule mission, la résolution de nos problèmes .

Quand on est contre le néocolonialisme et ses branches, on les combat méthodiquement. La dénonciation seule ne suffit pas et c’est ce que nous montrent la Tunisie et l’Egypte ces derniers jours.

Quand on est opposé à la tutélisation outrancière de son pays, l’écrire sur internet, c’est bien. Mais se mobiliser avec des idées fortes et claires et pousser la masse à l’auto-organisation pour la révolution est encore mieux. Quand on est contre les tyrannies africaines soutenues par l’Occident et par nombre de "puissances émergentes" ou lorsqu’on souffre de leurs affres, partir et s’abriter en Occident, peut être vu comme une forme de solution. Faire le tour des villes et villages occidentaux pour ramasser les anciens lits, les anciennes télévisions, les voitures d’occasion, les comprimés inutilisés voire périmés, les ordinateurs abandonnés...et les envoyer en Afrique peut être pris pour une forme de solution. Mais quelles solutions ??

Le temps est donc arrivé de rompre avec les révolutions sur internet depuis les salons lointains - encore qu’il faille utiliser internet à des fins organisationnelles, ce qui est loin d’être le cas actuellement - pour une véritable révolution en Afrique noire à l’image de celle en cours au Maghreb qui nécessite une présence ou, tout au moins, une connexion et une structuration des forces sur le terrain.

Komla KPOGLI

Web, http://lajuda.blogspot.com


Egypte : La rue oblige Hosni Moubarak à annoncer des réformes et un nouveau gouvernement    
Écrit par Sophie Lawson   
Samedi, 29 Janvier 2011 07:54

La révolte tunisienne fait décidément des émules. Devant l’ampleur de la mobilisation populaire qui ne faiblit pas depuis quatre (4) jours, et ce malgré le couvre-feu, le président égyptien Hosni Moubarak  est finalement apparu dans la nuit d’hier 28 janvier sur la chaine télévisuelle nationale pour annoncer des réformes  en faveur  de la démocratie et la formation d’un nouveau gouvernement pour ce jour. Il ne compte pas, pour l’instant, lâcher le gouvernail du pays.

« Nous allons prendre de nouvelles mesures pour plus de démocratie, plus de liberté, réduire le chômage et améliorer le niveau de vie de la population », a-t-il affirmé. Mais pour l’heure, l’internet et les réseaux de la téléphonie mobile restent coupés. « Moubarak, dégage ! », scandent hier encore les manifestants qui affrontent les forces de l’ordre, les mains nues. La journée a connu une répression sanglante avec une trentaine de tués et plusieurs centaines de blessés. L’armée a remplacé la police dans plusieurs villes du pays.

Au pouvoir depuis presque 30 ans, Hosni Moubarak, 83 ans,  s’est montré inflexible sur la sécurité. « Je ne tolèrerai  pas ces actes qui font peur à la population », a averti le président égyptien qui dit comprendre les aspirations des ses concitoyens.

Reste à savoir si cette annonce  carotte-bâton réussira à calmer l’ardeur des manifestants. Le pouvoir du vieux Moubarak est dans la tourmente.

( www.mo5togo.com

Communique de Presse de la Diaspora aux USA
 
Après la cérémonie de prestation de sement du nouveau président de la république gabonaise, son excellence Monsieur. André M’ba Obame et l’annonce officielle de son gouvernement, la diaspora gabonaise aux USA, exige la démission pure, simple et immédiate d’Ali Bongo Ondimba, eu égard aux résultats de l’élection présidentielle de 2009 qui a vu la victoire incontestée du candidat André M’ba Obame.
 
La diaspora Gabonaise aux USA prend a temoin le peuple gabonais et la communauté internationale sur les dérapages commis ces derniers temps et les mauvais traitements dont fait l’objet le nouveau chef de l’État gabonais qui réside à priori au siège de la représentation de l’O.N.U à Libreville, au Gabon. La diaspora Gabonaise suit attentivement la situation tendue qui prévaut au Gabon et met en garde le régime policier d’Ali Bongo Ondimba sur les violations des droits de l’homme.
 
Le peuple gabonais a le droit de protester pacifiquement, de circuler, de s’exprimer librement sur les abus d’un pouvoir machiavélique, de se reunir et de réclamer l’obéissance à la constitution gabonaise. Nous demandons au peuple gabonais de rester vigilent et de continuer le combat pour un Gabon libre, démocratique et prospere.
 
 
 
Enfin, la diaspora gabonaise aux USA, par ses responsables condamnent avec force toute tentative de museler, d’emprisoner ou d’assassiner le nouveau chef de l’État gabonaise et les membres de son gouvernement.
 
 
 
Pour large diffusion à la presse
 
Pour le Porte Parole de la Diaspora Gabonaise aux USA
Alain P. AMBAMANY
Téléphone: 646-744-5633

Meeting à Paris avec Jean-Pierre Fabre dimanche 30 Janvier et grande marche du FRAC samedi 29 janvier à Lomé

 

 

Objet : Meeting

A l’attention de la Diaspora togolaise et des amis du Togo

Chers compatriotes, chers amis,

A l’occasion du séjour en France de Monsieur Jean-Pierre Fabre, Président de l’Alliance nationale pour le changement, la Fédération internationale de l’ANC vous invite à participer au meeting qui aura lieu le :

Le Dimanche 30 Janvier 2011 de 15h30 à 18h précises

Au 27 avenue de Choisy

Métro ligne 7 porte de choisy, dans le 13è

Bus 47, 83, 62, PC ou tramway

Cette séance se déroulera selon l’ordonnancement suivant :

1. Présentation des membres du Bureau de la Fédération internationale de l’ANC

2. Allocution du Président national de l’ANC

3. Débats

4. Questions diverses

Nous vous remercions d’avance pour votre ponctualité et pour votre participation effective à cette importante séance.

Antoine Bawa, Coordonnateur du comité de réflexion


FRONT REPUBLICAIN POUR L’ALTERNANCE ET LE CHANGEMENT (FRAC)

ANC, SURSAUT-TOGO, ALLIANCE, PSR, ADDI

COMMUNIQUE

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Sursaut-Togo, l’Alliance, le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), constitués en Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), remercient les populations togolaises pour leur mobilisation et les invitent à prendre massivement part à la grande marche du

• Samedi 29 janvier 2011

à travers les rues de Lomé pour :

-  exiger le rétablissement dans leur droit, des neuf (09) députés de l’ANC arbitrairement exclus de l’Assemblée Nationale suite à un complot ourdi par Abass BONFOH, Aboudou ASSOUMA et Gilchrist OLYMPIO,

-  dénoncer les hold-up électoraux systématiques et exiger que la vérité des urnes soit respectée en remettant le pouvoir à celui que le peuple togolais a souverainement élu le 04 mars 2010.

Cette marche, suivant l’itinéraire ci-dessous, sera suivie d’un grand meeting à la Plage.

Bè Kondjindji – Pavé NDA – Marché de Bè – Boulevard Félix Houphouët Boigny – Immeuble FIATA – Bd Circulaire – Deckon – Ave Maman N’Danida (vers le Grand Marché) – Cinéma Rex – Ave du 24 Janvier – Bd de la Marina – Hôtel Palm Beach (Plage).

Fait à Lomé, le 26 janvier 2011

Pour le FRAC

Le Secrétaire National

à la Communication de l’ANC

Eric DUPUY


26 janvier 2011


France-Afrique : le cauchemar
Le Gabon sur les rangs… en attendant la suite.

 

Tel est pris qui croyait prendre, pourrait-on dire de l’ONU et de la France dans leur jeu morbide et inconséquent en passe de leur éclater à la gueule. Le retour à Libreville de M. Mba Obame qui selon les indiscrétions relatées dans le film "France-Afrique" de Patrick Benguet, serait le véritable gagnant des dernières élections gabonaises qui ont vu consacrer le fils Bongo, et sa prestation de serment comme président de la république gabonaise dans la journée du 25 janvier 2011 vont poser de sérieux problèmes à la soi-disant communauté internationale. En sus il faut tenir compte du peuple tunisien qui refuse les manigances françaises visant à garder le anciens du régime Ben Ali, maîtres du gouvernement de transition, et les troubles qui sur secouent l’Egypte.

 On dit souvent que celui qui s’amuse à mettre la main aux fesses des autres, court le risque de ramener la merde. Cet adage semble bien aller à la France qui après la Côte d’Ivoire, la Tunisie, et maintenant le Gabon, le Togo, et la Guinée jouant les réservistes en plein échauffement pour le moment, le Sénégal, le Bénin, le Cameroun étant quant à eux sur les bancs, risque de passer de mauvais moments sur le continent.
Effet d’avalanche ou boule de neige la France est en train de prendre un coup de froid sous le soleil africain et comme de prémonition l’hiver dans l’hexagone est dur mettant à rude épreuve le pays par des blocages causés dans les transports et autres.
On se croirait revenu dans les années 90, sauf que cette fois-ci une donne semble avoir changé les Africains devront aller jusqu’au bout de leur revendication et ne plus accepter que des soi-disant opposants adoubés par les pouvoirs préfectoraux installés par la France, prennent les devants pour aller à de quelconques négociations.
Sarkozy lui-même dans la conférence de presse pour sa prise de présidence du G8/G20 a dit que l’on ne négociait pas avec les hors-la-loi.

A le prendre au mot, le décor est planté, et tous ceux qui sont hors-la-loi dans leur pays c’est-à-dire dans des situations contraires à la volonté des peuples des-dits pays, peuvent commencer à trembler, car ils n’auront plus droit à répit ni cadeau. Le mot d’ordre devra être surtout "ne pas baisser les bras devant quiconque" ; les peuples africains doivent devenir souverains chez eux, et être les premiers bénéficiaires des ressources tant matérielles qu’humaines de leurs pays.
Le peuple ivoirien a montré depuis 2002 sa détermination, les Tunisiens viennent de confirmer qu’il faut balayer et qu’il est impossible de faire du neuf avec du vieux, surtout lorsque ce vieux est avarié. Les Gabonais vont surement emboiter le pas.
En effet après avoir prêté serment ce 25 janvier 2011, à son retour sur le territoire gabonais, Mba Obame a engagé un bras de fer qui semble être un os ou plutôt une arête de poisson logée dans la gorge de l’ONU et du marionnettiste en chef qu’est la France qui doit se creuser les méninges et se demander quelle mouche est en train de piquer l’Afrique.

 « On est venu pour déposer la lettre à M. Ban Ki-moon (secrétaire général de l’ONU, ndlr). On attend ici (sa) réponse. Mais les militants et nous ne partirons pas tant que nous n’avons pas une réponse claire », a affirmé ce mercredi 26 janvier M. Mba Obame. S’exprimant depuis le siège de l’ONU à Libreville, à travers les grilles d’enceinte des lieux où la presse n’avait pas le droit de pénétrer, il dit : « Il (Ali Bongo) va partir. Il va partir comme Ben Ali (président tunisien déchu par une révolte populaire, ndlr). La révolution gabonaise est en marche », avant d’ajouter : « Nous avons des objectifs, dont celui de se faire reconnaître par la communauté internationale et lui signaler la nouvelle donne au Gabon. Nous attendons la réaction, nous nous organiserons en fonction ».

Une cinquantaine de ses militants attendaient devant le bâtiment alors que des policiers étaient à distance respectueuse de l’enceinte.
M. Mba Obame a affirmé qu’il quitterait les locaux de l’ONU dès la réponse obtenue et de conclure : « La peur n’est pas du côté où vous croyez (...). Ce ne sont pas les endroits (de réunion) qui manquent…, …d’autant que le Premier ministre, le gouvernement (parallèles, ndlr) et moi, ca ne fait que 20 personnes. C’est plus facile à loger que les 40 personnes du gouvernement d’en face ».

A Paris les réunions de crises doivent être devenues une routine ces derniers jours, et le Sarkozy doit se demander ce qu’il a fait à Dieu pour hériter de ce soulèvement. Ce n’est que tout bonnement le début de la fin de l’escroquerie et de l’imposture de la France qui a depuis des siècles pris le parti, avec la complicité de ses nègres d’affamer les Africains pendant qu’elle se gavait de ses ressources avec en prime les insultes et le mépris affichés envers les Africains.

KamtRâ A. A. 2486

Commentaire: Enfin, quelque chose de bien pour l'Afrique. Veillons ensemble à ce que la flamme de la libération de l'Afrique ne s'éteingne pas.Vive le Gabon de Mr Mba Obame, le Togo de Mr Jean Pierre Fabre (Présidents élus par leur peuple), Vive la Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo,.... Vive la Tunisie, l'Egypte,...


Grande marche du FRAC samedi 22 janvier sous le signe de la solidarité avec le peuple tunisien

 

FRONT REPUBLICAIN POUR L’ALTERNANCE ET LE CHANGEMENT (FRAC)

ANC, SURSAUT-TOGO, ALLIANCE, PSR, ADDI

COMMUNIQUE

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Sursaut-Togo, l’Alliance, le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), constitués en Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), remercient les populations togolaises pour leur mobilisation et les invitent à prendre massivement part à la grande marche du

• Samedi 22 janvier 2011

à travers les rues de Lomé pour :

- exiger le rétablissement dans leur droit, des neuf (09) députés de l’ANC arbitrairement exclus de l’Assemblée Nationale suite à un complot ourdi par Abass BONFOH, Aboudou ASSOUMA et Gilchrist OLYMPIO,

- dénoncer les hold-up électoraux systématiques et exiger que la vérité des urnes soit respectée en remettant le pouvoir à celui que le peuple togolais a souverainement élu le 04 mars 2010.

Les manifestations de ce samedi 22 janvier 2011 sont placées sous le signe de la solidarité avec les peuples africains en lutte pour la liberté, la démocratie et l’Etat de droit, en particulier avec ceux de la Tunisie.

Cette marche, suivant l’itinéraire ci-dessous, sera suivie d’un grand meeting à la Plage.

Bè Kondjindji – Pavé NDA – Marché de Bè – Boulevard Félix Houphouët Boigny – Immeuble FIATA – Bd Circulaire – Deckon – Ave Maman N’Danida (vers le Grand Marché) – Cinéma Rex – Ave du 24 Janvier – Bd de la Marina – Hôtel Palm Beach (Plage).

Fait à Lomé, le 18 janvier 2010

Pour le FRAC

Le Secrétaire National

à la Communication de l’ANC

Eric DUPUY



Crise Ivoirienne : l'amalgame avec un hypothétique "déjà vu" a brouillé la lecture des faits à certains démocrates de bonne foi.
 
L'hypothétique "déjà vu" en question consiste au raccourci suivant : " un candidat de l'opposition gagne une élection et le régime en place commet un hold-up pour se maintenir au pouvoir ".

Un tel raisonnement plaqué sur un schéma auquel nous avons été habitués en pays françafricains en particulier, est irrésistible pour certains démocrates de bonne foi (sans ignorer les autres), surtout avec l'aide d'un matraquage médiatique sans précédent pour une élection africaine, matraquage manifestement préparé à l'avance.
 
Il faudra peut être encore un peu de temps à certains pour comprendre ce qui se passe en Côte d'Ivoire. Il faudra du temps à ces personnes pour se rendre compte de l'inversion du schéma dans le cas de la Côte d’Ivoire : la fraude et le hold-up en faveur challenger de l'opposition.

Mais combien de temps encore ? Cinquante autres longues années avec un autre film sur, non pas la françafrique mais la mafiafrique, c'est à dire la françafrique ultra mondialisée ? 
 
Pourtant, nul besoin d'être sorti major de Sciences Po pour comprendre le schéma ultime de négation de la souveraineté des pays africains et le maintien du continent dans le néant, déroulé sous nos yeux par l'exécutif et les réseaux militaro-affairistes français, soutenu par leurs associés d'Europe et des USA. 
 
Et c'est l'expérience dans d'autres pays qui parle pour nous, en particulier celle du Togo, mais expérience utilisée à l'envers en Côte d’Ivoire pour le poulain challenger.

1. Verrouiller par tous les moyens, en particulier armés, une partie du territoire

D'où le refus du désarmement des rebelles de la partie nord de la Côte d’Ivoire, refus soutenu par la françafrique et ses associés de l'ONU.
Ce verrouillage avait été déjà expérimenté à chaque occasion électorale dans la partie nord du Togo, ultra militarisée par le régime françafricain des lieux.
 
Bien entendu, dans l’autre partie laissée libre à la compétition, tous les candidats peuvent concourir normalement et obtenir des scores honorables.

2. Dans la partie verrouillée, relativement à l'abri des regards, on fait ce que l'on veut...

 Intimidation des militants et des électeurs, violence armée, vote de non-inscrits, chasse aux représentants du camp adverse dans les bureaux de vote afin de falsifier les PVs, bourrage, menace sur les observateurs, etc.
Dans le cas de la Côte d'Ivoire, même des observateurs européens ont dû être exfiltrés en catastrophe des zones rebelles en raison de menaces sur leur sécurité...
 

 2.1 Gonflement des listes électorales :

- Au Togo le gonflement des listes électorale est passé comme "une lettre à la poste" (cf. les travaux minutieux de l'organisation Synergie-Togo).

- En Côte d’Ivoire, ceci a été limité dans un premier temps en amont par la vigilance du camp d'en face (ici c'est l'inverse, c'est le camp Gbagbo au pouvoir), qui a pu déceler et empêcher l'ancien président de la CEI d'ajouter plusieurs centaines de milliers de faux électeurs aux listes (on se souvient de cet incident qui a conduit au changement du président de la CEI). Mais en aval, c'est ce qui, manifestement, a été tenté d'être rattrapé à travers le gonflement du taux de participation, taux autour duquel les esprits avertis s'interrogent ...
 
2.2. Votes et Procès verbaux fantaisistes :

- Au Togo, les PVs fantaisistes ont passé comme "un couteau dans du beurre", personne n'a pu contrôler le dépouillement et faire la confrontation de ces PVs. Et pour couper court, la FOSEP (Force Sécurité Election Présidentielle), "gendarmerie" électorale spéciale équipée et entraînée par l'armée française, est allée cambrioler les PVs dans le QG de l'adversaire pour effacer toute preuve et éviter toute confrontation. Et ceci, au vu et au su de l'insaisissable "communauté internationale" et en particulier des parrains françafricains.

- Mais en Côte d’Ivoire, les votes et procès verbaux fantaisistes ont du mal à passer car le camp d'en face, celui de Gbagbo n'est pas du "beurre". Le fait d'être celui qui se trouve au pouvoir a permis d'équilibrer un tant soit peu les forces par rapport au camp militaro-affairiste français, des institutions internationales d'argent et de la rébellion armée.

Comme au Togo, le camp de la françafrique refuse la confrontation des PVs et un recomptage transparent et indépendant.
 
Le seul hic c'est que, contrairement au Togo où, ayant le pouvoir de son côté, la françafrique était toute puissante et pouvait faire cambrioler les PVs chez l'adversaire, en Côte d’Ivoire, ils ne sont pas (encore) en mesure d'aller opérer de même dans le QG de Gbagbo.
 
Ce dernier peut ainsi exhiber à souhaits les faits qui parlent d'eux mêmes : environ 2200 PVs fantaisistes issus des zones rebelles, soit plus de 10% des PVs, rejetés par la machine de dépouillement ...

Par ailleurs on se souvient qu'à quelques jours seulement du scrutin (1er tour), la CEI, contrôlée à plus de 80% par le camp de la Françafrique et sous prétexte de ne pas faire confiance à l'ordinateur de dépouillement, avait insisté à ce que ce dépouillement soit manuel et non électronique, ce qui a été "tranché" par un compromis de dernière minute stipulant un double décompte manuel et électronique. Mais on est en droit de se demander si cette manoeuvre de dernière minute de la CEI n'était pas en anticipation de ces PVs falsifiés issus des zones rebelles qui allaient être rejetés par l'ordinateur ?

Finalement, on a vu le résultat, entre autre les 2200 PVs sans prise sur la réalité, des scores à la soviet, l’impossibilité pour la CEI de statuer dans les délais sur ces PVs que certains membres pro-Ouattara ont voulu faire passer en force, occasionnant la réaction de l'autre camp que le monde entier a vu à la télé (épisode entre MM. Damana et Bamba).
 
C'est donc plutôt l'ampleur des fraudes qu'il faut incriminer dans la non publication des résultats par la CEI et non l'empêchement par le camp Gbagbo qui ne pouvait que s'opposer à la publication de données fausses et non encore élucidées.
 
Conséquence : a donc été pris qui croyait prendre. L'ampleur des fraudes ayant empêché la publication des résultats par la CEI, au grand dam des organisateurs et des bénéficiaires de ces actes.

3. Autres éléments de brouillage en Côte d’Ivoire

- Le score "douillet" de 54% attribué à Ouattara ne devrait pas nous influencer, mais c'est hélas le cas pour bon nombre. Nous pourrions pourtant nous rappeler qu'en françafrique, on "gagne" rarement avec un score étriqué. Au Togo par exemple, Gnassingbé fils n'a jamais été déclaré "vainqueur" avec moins de 60% !

Au fait, au lieu d'un véritable score, il s'agit là d'un élément de communication sorti des "laboratoires électoraux" de la nébuleuse pour forcer le raisonnement suivant dont ils se délectent à merveille : "l'écart est tellement grand qu'aucune réclamation ne serait en mesure d'inverser le résultat..."

- L'addition simple des voix du premier tour
: d'autres démocrates de bonne foi font également un raisonnement trop rapide basé sur une pure addition des voix de Bédié et de Ouattara au premier tour pour conclure que M. Ouattara ne peut que gagner. C'est ignorer ou faire l'impasse volontaire sur l'abstention au second tour d’une partie des votants de Bédié et sur le fait que parmi ceux de Bédié qui ont voté à ce second tour, une certaine répartition s'est faite entre les 2 candidats malgré l'appel au report de voix, et ce en raison de l'histoire et la sociologie politique du pays. Rappelons que le taux réel de participation du second tour est d’environ 70%, tout autre chiffre tardif et opaque n’étant que le résultat des forcings mentionnés plus hauts.

- L'élection en Côte d’Ivoire, un schéma habituel, "évident" ? : " un candidat de l'opposition, gagne une élection et le régime en place commet un hold-up pour se maintenir au pouvoir ".
Un tel raisonnement est irrésistible pour certains démocrates de bonne foi, surtout avec l'aide du matraquage médiatique, manifestement préparé à l'avance.

C'est sans doute la raison pour laquelle M. Odinga, premier ministre Kényan et médiateur de l'UA avait pris une position extrême dès les premiers jours de la crise, il devait certainement croire y voir son propre cas qui se serait produit lors des dernières élections présidentielles Kényanes.

Par ailleurs, nous voyons bien comment les plus zélés pour l'usage de la force contre le régime Gbagbo se calment dès qu'ils vont sur place et se rendent compte des faits. C'est le cas par exemple de M. Odinga, médiateur de l'UA.
 
Mais depuis que M. Odinga est allé sur place, on entend de moins en moins le message de la force, chez lui-même comme à l'UA. Cependant, nul n'ignore les pressions auxquelles M. Odinga doit certainement faire face de la part de la nébuleuse. Il sera bien obligé de suivre la feuille de route de cette nébuleuse et de réciter sa leçon, même s'il n'appelle plus depuis à l'intervention armée (jusqu'à quand ? ..).

- Une certaine opacité des enjeux : la maîtrise très insuffisante de l'immensité des enjeux en Afrique et notamment en Côte d’Ivoire, voire une perception totalement erronée, ne permet pas au démocrate de bonne foi d'anticiper les évènements ou à défaut de les comprendre une fois qu'ils surviennent.
 
Malgré une certaine percée de la lumière due aux médias alternatifs, cette opacité et l’inversion de la réalité entretenue par les médias dominants empêchent encore le citoyen lambda d’Afrique ou d’ailleurs de mesurer à quel point l’occident et en particulier l’Europe repose sur le dos de l’Afrique depuis plusieurs siècles. Or c'est toujours l'enjeu qui détermine la détermination. C'est pourquoi ceux qui ne comprennent pas ce que représente le continent, ceux qui, par exemple, accordent naïvement une valeur aux déclarations hors contexte et fantaisistes selon lesquelles " l'Afrique ne représente que 2% de l'économie mondiale ", sous-estimeront toujours le degré d'implication de l'exécutif et des réseaux militaro-affairistes français, ainsi que leurs limites, s'il y en a, dans ce conflit. Croyant qu'il n'y a pas d'intérêt suffisant à s'impliquer autant, surtout pour une Côte d’Ivoire qui n'est qu'une petite parcelle d'Afrique… Or cette dévalorisation de l’Afrique fait partie des stratégies de détournement du regard des africains, des français et des citoyens du monde sur les enjeux véritables qui sous tendent les convulsions du continent.
 
De même certains démocrates prendront pour simple entêtement d’un « dictateur » la persistance de Laurent Gbagbo qui se retrouve malgré lui face à l’un des plus grands défis vitaux du 21e siècle, pour la Côte d’Ivoire et plus largement pour l’Afrique. 
 
L’opacité du masque dont se couvre la françafrique et le renouvellement perpétuel de ses méthodes a fini de brouiller l’esprit d’un certain nombre de démocrates dont la vigilance n’est pas à la mesure des enjeux ; certains croyant d’ailleurs que le système est mort. Ils risquent de se sentir une fois encore désabusés, s'il leur arrive de se « réveiller » un jour.

Les enjeux en Afrique et leurs relations avec le monde peuvent faire l'objet de plusieurs tomes de Géopolitique, d’Economie, de Culture et d’Histoire mondialisées... Nous ne manquerons pas d’y revenir.

- L'implication des USA d'Obama
aux côtés de la françafrique en Côte d’Ivoire ne doit pas non plus nous distraire par rapport au centre principal de déstabilisation de ce pays qu’est Paris, déstabilisation commencée depuis au moins 8 ans. Certains "Obamaniaques" se rangent par réflexe et sans discernement derrière la position officielle des USA à cause d’Obama, érigé en "chantre de la démocratie en Afrique" après son discours d'Accra au Ghana. En réalité, cette implication des USA est moins forte qu'il n'y parait et procède plutôt à la fois d'une stratégie unitaire pour, d’une part, contrer les puissances rivales de l'Est et les pays émergeants du Sud (Chine, Russie, Inde, Brésil, ..) et, d'autre part, de la reconnaissance réciproque à la France pour son engagement en Afghanistan. Sans oublier les efforts de lobbying et de manipulation exercé par la françafrique auprès du nouvel exécutif américain, encore peu averti des desseins inavoués de cette françafrique en Afrique.

4. En résumé :

En fin de comptes, ce sont les habitudes établies qui brouillent le plus l'esprit de certains démocrates de bonne foi dans cette affaire de Côte d’Ivoire. En effet, nous sommes habitués aux hold-up électoraux opérés en faveur des pouvoirs en place. Mais nous oublions ou négligeons un aspect fondamental que pour ces cas : les pouvoirs en question sont ceux placés et maintenus par l'exécutif et les réseaux militaro-affairistes français. Or dans le cas actuel de la Côte d’Ivoire, le régime en place est arrivé comme par effraction aux mailles du filet de cette françafrique ; le système cherchant en vain depuis 2002 à le « dégommer ».

Toutes les tentatives précédentes ayant échoué (coup d'Etat, manipulation des instances africaines et de l'ONU pour mettre le pays sous tutelle, mitraillage des ivoiriens, etc), l'ultime schéma, celui qui se déroule actuellement sous nos yeux est celui du hold up électoral "à l'envers" : un hold-up qui n'est plus en faveur du régime en place, considéré comme "incontrôlable" voire ennemi, mais plutôt pour le poulain de l'opposition.

Rien de plus compliqué que ça.

* * *
Kofi Alouda
Analyste géopolitique à La Plateforme Panafricaine.

 
ANC-TOGO - 08/01/2011 Imprimer | Envoyer | Réagir

Me AMEGANVI : Ce que la communauté internationale a semé au Togo, elle le récolte en Côte d’Ivoire

Visionnez la vidéo de l'intervention d'Isabelle Améganvi

« C’est ce que la communauté internationale a semé au Togo, qu’elle récolte en Côte d’Ivoire. Les élections ont toujours été volées au Togo depuis 1998, sans que la communauté internationale ne réagisse», a-t-elle laissé entendre avant d’appeler les militants à la vigilance face à la nouvelle stratégie du pouvoir. Le Rpt a désormais opté pour une stratégie de dénigrement des leaders de l’Opposition. Selon la deuxième Vice-présidente de l’Alliance nationale pour le changement (Anc), le pouvoir en place met à contribution la presse pour dénigrer les responsables de l’opposition, en commençant par Jean-Pierre Fabre qu’on accuse d’avoir été approché par des émissaires du pouvoir pour obtenir une somme d’un million et demi (1,5) de dollars en vue d’abandonner la lutte. « Le Rpt lorsqu’il est acculé, lance dans la masse des informations erronées pour détourner le peuple de son combat, a-t-elle déclaré. On n’a jamais proposé 1,5 millions de dollars à Jean-Pierre Fabre ».

 

2011 : Année d'espoir et de dignité retrouvée
 
Togolaises, Togolais, Chers sympathisants,

Que la nouvelle année qui se dévoile, nous apporte joie, bonheur et santé. Qu'elle soit une année d'espérance et de dignité retrouvée pour les togolaises et les togolais.
L'Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple (ADIP) souhaite que tous les partisans du changement  s'organisent pour en finir définitivement avec le pouvoir RPT rétrograde qui est en train remettre en cause les libertés (d'association, de manifestation, de réunion, …), libertés chèrement acquises par le peuple Togolais.
L'ADIP lance un appel solennel  aux  démocrates vrais (partis, société civile, personnalités, …) pour la mise en place des assises de l'opposition. L'objectif des ces assises sera de tirer les leçons des vingt années de  lutte et surtout  de déterminer la meilleure stratégie gagnante pour sortir le TOGO de l'obscurité dans laquelle le maintient la nomenklatura gloutonne au pouvoir depuis 2005.
Togolaises, Togolais,  comme l'a dit  Barack OBAMA : avec espoir et vertu, bravons une fois de plus les courants glacés et les orages à venir, afin que les enfants  de nos enfants puissent dire de nous qu'au moment de l'épreuve  nous avons refusé d'abandonner la route, nous n'avons ni reculé, ni fléchi et les yeux fixés sur l'horizon et forts de la grâce de Dieu, nous avons porté ce grand don de la liberté et l'avons transmis sain et sauf aux générations futures.
 
 
Chers compatriotes, vainquons ou mourons mais dans la dignité. Avec courage et détermination, défendons les intérêts du peuple Togolais.
 
Bonne et heureuse année 2011 à tous
 
Fait à Paris le 01 janvier 2011
Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple
A.D.I.P.

 

Philippe Rémond : Il propose la création d'une monnaie ivoirienne

Dans un entretien qu’il a accordé à fratmat.info pour se prononcer sur la crise post-électorale que vit la Côte d’Ivoire, M. Philippe Rémond, ressortissant français, professeur agrégé en Sciences industrielles à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INPHB) de Yamoussoukro, par ailleurs président d’une association d’européens pour la Côte d’Ivoire, propose à l’Etat ivoirien la création de sa propre monnaie. Pour lui, c’est un moyen pour la Côte d’Ivoire de s’affranchir, non seulement de la «tutelle étrangère», mais également d’être «maître» de sa souveraineté.

«Le Cfa est une moquerie. Dites-vous bien que cette monnaie, qui est frappée et imprimée à Chamalières, la ville du président Valérie Giscard D’Estain, n’est pas reconnue en France. Ceux qui voyagent le savent très bien. Il est impossible de changer le Cfa dans une banque en France. Pour parler crûment, c’est une monnaie de singe», a-t-il indiqué. Avant d’ajouter qu’ «à travers la monnaie, la France continue d’exercer une tutelle sur des pays auxquels elle a, soi-disant, donné l’indépendance».

Sur cette question, Philippe Rémond a rappelé que ce débat n’est pas nouveau. Il date des années 1990, sous l’ère du premier Président de la République. «Houphouët-Boigny avait dit, poursuit-il, qu’il battrait monnaie si jamais le Cfa était dévalué. Mais bizarrement, la dévaluation est intervenue deux mois après sa mort. Tout ça pour dire que, pour sortir de la tutelle étrangère, il faut une monnaie ivoirienne ».

Se montrant plus rassurant, le professeur Philippe Rémond a soutenu ses propos par l’exemple des anciennes colonies anglaises et portugaises. Lesquelles colonies, dira-t-il, disposent chacune d’une monnaie. « Là-dessus, je vais être très clair. Les anciennes colonies anglaises ont chacune, sa propre monnaie. Idem pour les aniciennes colonies portugaises, pour ne citer que celles-là ; même les îles du Cap Vert, qui ont eu leur indépendance en 1973. A part le Maghreb, les anciennes colonies françaises ont une monnaie assujettie à la monnaie française, et maintenant européenne. C’est une manière qu’à la France de conserver une mainmise sur l’économie de ses anciennes colonies », a-t-il dit.

Philippe Rémond souligne également que la Côte d’Ivoire dispose de ressources et moyens nécessaires pour avoir une monnaie très forte et concurrentielle.

KOFFI KOUAME
Fratmat Agence de Yamoussoukro


 
Présidentielle de mars 2011 au Bénin : Marie-Elise Gbèdo dans la course    
Écrit par Idelphonse Akpaki   
Vendredi, 24 Décembre 2010 10:14

Me Marie-Elise Gbèdo, 56 ans, est la première femme au Bénin à annoncer, en attendant la déclaration officielle, sa candidature à la présidentielle de mars prochain. C’est à la faveur d’une cérémonie grandiose qui a rassemblé une marée humaine à la salle rouge du Palais des congrès de Cotonou, le mercredi 22 décembre 2010.

 

Thomas Yayi Boni, Adrien Houngbédji et probablement l’actuel président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), Abdoulaye Bio Tchané, étaient jusque-là les personnalités les plus pressenties pour être candidates à la prochaine élection présidentielle. Une femme, avocate de profession, vient également de s’affirmer présidentiable à la même l’élection présidentielle de mars 2011 au Bénin.

 

Soutenue par un regroupement d’hommes et de jeunes femmes dénommé « Synergie du peuple », Me Marie-Elise Gbèdo a volontiers accepté porter et défendre les couleurs de ce creuset. Une telle décision, selon la candidate est le fruit de plusieurs mois de réflexion et de préparation avec les militants et militantes, réunis au sein dudit creuset.

 

A l’occasion, le président de « Synergie du peuple », Gildas Belogoun a fait savoir que l’initiative est partie d’une prise de conscience des principes d’engagement de Me Marie-Elise Gbèdo, elle-même. A en croire Gildas Belogoun, une telle décision est aussi le fruit de plusieurs mois de réflexion et de préparation d’hommes et de femmes qui ont souhaité que l’avocate soit leur porte-parole et partant leur candidate à la prochaine élection présidentielle. Bien connue dans l’arène politique béninoise, poursuit-il, la candidate Gbèdo est une personnalité immense et une femme de dimension internationale. Le clou de la cérémonie a été l’apparition de la candidate dans la salle sous les ovations nourries du public et de la fanfare. Mains levées, sourire aux lèvres, Me Gbèdo esquisse des pas de danse dans les allées vers le podium au son du slogan fétiche « Hwenusu ». « Hwenunu ! », pour dire que l’heure a sonné et qu’il est temps qu’une femme accède à la Magistrature suprême au Bénin, « Synergie du peuple », y croit. C’est pourquoi elle soutient fermement la candidature de l’ « Amazone nationale ». « Je suis venue simplement vous remercier, parce qu’on m’a dit que vous avez massivement effectué le déplacement…Si je dois gagner en 2011, cela dépend de vous, femmes et de vous jeunes. Je suis venue simplement vous dire merci en attendant la déclaration officielle de candidature…», a lancé la candidate à l’endroit du public avant de s’éclipser pour laisser poursuivre les travaux.

 

A la découverte de la candidate

 

Me Marie-Elise Gbèdo fut la Présidente du Conseil des ministres ACP dans le cadre des négociations de la Convention Lomé IV avec l’Union européenne, Puis Présidente de l’Africa travel Association, première vice-présidente de la commission régionale de l’OTM pour l’Afrique, vice-présidente de l’Association des femmes juristes du Bénin, Secrétaire générale de l’Union des jeunes avocats du Bénin, Vice-présidente de la Cellule IEC du Programme national de lutte contre le Sida et Présidente de l’Association béninoise d’arbitrage international. Avocate et ancienne ministre du commerce, de l’artisanat et du tourisme. Elle a été faite Commandeur de l’Ordre national du Bénin en septembre 2000. Elle fut candidate aux élections présidentielles de 2001 et 2006.

 

Idelphonse Akpaki, Correspondant du MO5-Togo.com au Bénin.

 

 Ecoutez Me GBEDO sur www.mo5togo.com



22 décembre 2010

Le Frac pour un changement de stratégie de lutte en 2011

 

Le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), a organisé samedi dernier, une marche de protestation à travers les rues de Lomé. L’objet, selon les responsables du mouvement, était de dénoncer et condamner les violations des articles 52 de la Constitution et 6 du Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale par les juges de la Cour Constitutionnelle et le président de la l’Assemblée nationale. Jean-Pierre Fabre et sa suite ont également à travers cette manifestation, exigé le rétablissement dans leur droit, des neuf députés de l’ANC arbitrairement exclus de l’Assemblée nationale et dénoncer les hold-up électoraux systématiquement soutenus par la Cour Constitutionnelle au Togo.

Plusieurs responsables de partis politiques ont pris part à cette manifestation au cours de laquelle l’annonce a été faite de l’adoption par le FRAC de nouvelles stratégies de lutte en 2011. « Nous avons marché plusieurs fois, maintenant nous allons prendre le temps de la réflexion pour tirer des leçons et voir la stratégie à adopter pour poursuivre la lutte », a déclaré le Pr. Aimé Gogué Tchaboré lors de son intervention avant d’ajouter : « Nous irons voir les autres formations de l’opposition, pour les convaincre que leur lutte est celle de l’ensemble ».

Ce dernier n’a pas passé sous silence la question de l’atteinte par le Togo, du point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté). Pour l’expert économiste, la communauté internationale a été indulgente dans la prise de cette résolution. Il l’a alors conviée à plus d’indulgence également pour aider le Togo, à régler la crise politique qui y sévit.

« C’est ce que la communauté internationale a semé au Togo, qu’elle récolte en Côte d’Ivoire. Les élections ont été volées au Togo depuis 1998, sans que la communauté internationale ne réagisse… Gbagbo dit ‘’j’y suis, j’y reste’’. Nous vivons cette situation depuis 1998 et personne au sein de la soi-disant Communauté internationale n’a jamais rouspecté », a déclaré Me Isabelle Manavi Améganvi, le deuxième intervenant lors du meeting qui a suivi la marche de protestation. Elle a également apporté un démenti à des informations publiées dans la presse, alléguant qu’il a été proposé une somme de 1,5 milliards de F CFA . « Quand le RPT a des problèmes, il invente des histoires dans la masse pour détourner l’attention des populations », a-t-elle dit.

C’est Jean-Pierre Fabre qui a clôturé le meeting avec un message de fermeté. « Nous ne pouvons pas laisser la Cour Constitutionnelle chasser du Parlement des députés. Nous allons nous battre pour remettre ces députés dans leur droit », a-t-il dit. Il a lui aussi appelé les populations à la vigilance et à ne jamais céder aux stratégies de manipulation du pouvoir RPT. « Tous ces remue-ménages que vous observez sont faits à dessein pour détourner le peuple des vraies préoccupations du pays, il faut rester vigilant », a-t-il conclu.

Le président de l’ANC a brandi un mémorandum que son parti a adressé à divers interlocuteurs, sur le processus qui a conduit à la décision de la Cour Constitutionnelle.

Pour cause de fêtes de fin d’année, les responsables du FRAC ont annoncé une suspension des manifestations pour deux semaines.

Olivier GLAKPE


Réactions des responsables

Aimé Tchaboré Gogué, Pdt ADDI

«  Si aujourd’hui Me Abi Tchéssa n’est pas parmi nous, sachez qu’il est un peu souffrant. Votre présence montre à plus d’un votre volonté à continuer la lutte. De ce fait, nous les responsables, sommes aussi déterminés à continuer la lutte à vos côtés. L’année prochaine, il faut que nous nous mobilisons plus à travailler ensemble comme l’opposition l’a fait en Côte d’Ivoire. Nous avons appris sur les médias que le Togo a atteint le point d’achèvement et que la communauté internationale va nous donner beaucoup d’argent. C’est l’initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE).

C’est vrai que si un pays atteint le point d’achèvement, la communauté internationale à qui il doit de l’argent, lui dit de ne plus payer une grande partie de sa dette. Pour le cas du Togo, c’est près de deux (2) milliards de dollars. C’est beaucoup et énorme. Mais, cette communauté a été très indulgente envers le Togo parce que avant d’accorder un allégement de dette à un pays, on s’assure qu’il y ait des réformes qui ont été faites, que la corruption ait diminué, que les finances publiques soient bien gérées, que les Droits de l’Homme soient respectés. Mais au Togo, rien de tout cela n’a été fait. Nous nous réjouissons quant à l’allègement de la dette mais nous voulons que la communauté internationale nous aide en retour à bien gérer l’argent qui viendra au profit de tous les Togolais et non d’une minorité, d’une famille et de ses amis. Dites à vos proches, dès votre retour, que la lutte que nous menons n’est pas encore terminée. Elle reprendra avec beaucoup de tintamarres l’année prochaine  »

Isabelle Améganvi, 2e Vice-Présidente ANC

«  J’ai seulement deux sujets à vous exposer. Premièrement, certains médias ont écrit que un million cinq cent mille (1.500.000) dollars ont été donnés à notre président Jean-Pierre Fabre afin qu’il saborde notre lutte. Mais ils ont encore ajouté à leur écrit que Jean-Pierre Fabre a refusé cette offre. Cette rumeur a failli entacher notre réputation vu que les militants en ont fait leurs choux gras. Mais je voudrais rassurer tout le monde que rien de cela n’est vérifié. Nous devons aujourd’hui connaître nos adversaires. Ils ont une stratégie qui consiste à distraire le monde avec des intoxications au moment où la lutte arrive à son summum. Nous avions dit que nous n’allons plus suivre une seule personne mais nous suivrons un idéal. Mais il fallait que quelqu’un prenne le devant de la lutte. Et celui-là, c’est Jean-Pierre Fabre. Je voudrais rassurer les uns et les autres que depuis que moi j’ai connu cet homme, il n’est pas du genre à saborder la lutte au profit de son intérêt. Je suis sûre d’une seule chose, dès qu’il aura envie de recevoir de l’argent pour saborder notre lutte, il viendra nous avertir ici même à la plage. Bref, cette rumeur n’est que de l’intox.

Deuxièmement, je voudrais parler de la communauté internationale. Cette communauté doit aujourd’hui comprendre quelque chose. Ce qu’elle a semé au Togo, c’est ce qu’elle est en train de récolter en Côte d’Ivoire. J’ai écouté, sur les médias, les gens dire que le Conseil Constitutionnel de la Côte d’Ivoire n’a pas respecté la constitution parce qu’il a, frauduleusement, déclaré Gbagbo vainqueur des élections. Je me suis posée la question de savoir si ces médias n’étaient pas au courant du cas du Togo. Depuis 1998 jusqu’à ce jour, c’est ce qui est monnaie courante au Togo à travers la Cour Constitutionnelle. Ce que la communauté internationale accepte pour la Cour Constitutionnelle du Togo, c’est ce qu’elle est en train de refuser au Conseil Constitutionnel de la Côte d’Ivoire. Ensuite, ces médias affirment que c’est M. Alassane Ouattara qui a gagné mais Laurent Gbagbo a récupéré le pouvoir par la force et ne veut pas quitter. Au Togo, ce coup de force est légion. Nous avions demandé, avant l’élection de 2010, que la communauté internationale nous aide à bien réorganiser la CENI mais elle est restée passive.

En Côte d’Ivoire, un représentant de l’ONU a supervisé les élections. En Guinée, c’est un Malien qui a dirigé la CENI. Nous avons demandé la même chose au Togo, la communauté internationale a refusé. Toujours en Côte d’Ivoire, la communauté internationale demande à Gbagbo de quitter le pouvoir parce qu’il n’a pas gagné. Ce dernier lui rétorque qu’il ne quittera pas le pouvoir parce qu’il est collé cimenté. Ce que Gbagbo fait aujourd’hui n’est que la résultante de ce qui est courant au Togo. Ce que la communauté internationale a semé au Togo, c’est ce qu’elle est en train de récolter en Côte d’Ivoire ».

Patrick Lawson, 1er Vice-Président ANC

« Nous n’allons pas nous tromper. Vous n’êtes pas nombreux comme les autres jours. Mais vous qui êtes venus, nous avons la certitude que à n’importe quel moment et devant n’importe quelle situation, vous serez les premiers à répondre présents. Cette lutte que nous avons entamé ira jusqu’au bout et nous aurons la victoire. J’ai été scandalisé lorsque la rumeur concernant Jean-Pierre Fabre a été le sujet à polémique des militants. Le président national de l’ANC vous a déjà démontré à suffisance qu’il s’est sacrifié pour la lutte. Regarder un peu dans les moments difficiles, il est toujours aux avant-postes. A partir de cela, je voudrais vous inviter à ne plus se concentrer sur des intoxications mais sur le sujet de notre lutte.

Nos adversaires gênent certains journaux, ils ont déjà fermé certaines radios critiques. Maintenant, ils veulent faire des campagnes de dénigrement. Mais nous connaissons depuis cette stratégie rétrograde. Ils ne peuvent plus tromper le peuple. Ce qui s’est passé à l’Assemblée avec les députés, est très grave. Cela ne s’est jamais produit ailleurs. Ce qui est bizarre, la communauté internationale s’est tue sur le sujet jusqu’alors. Nous, nous restons sereins dans cette affaire. Nous ne sommes qu’au début. Nous irons jusqu’au bout. Pour le moment, les gens ne voient et n’entendent pas ce que nous faisons. Le jour viendra où ce problème fera débat dans tous les médias internationaux et dans toutes les organisations internationales  ».

Jean-Pierre Fabre, Président de l’ANC

« Je vous avais dit qu’il y a une leçon que nous devons tous apprendre. « Ne l’oubliez jamais. Celui qui laisse commettre une injustice, ouvre la voie à d’autres injustices ». Voilà la leçon que nous devons réciter tous les samedis à nos meetings. Nous devons l’avoir en tête afin que nous puissions lutter contre les injustices dans nos milieux respectifs. Dans le cas contraire, nous laissons la porte ouverte à d’autres injustices. Nous avons sorti un document titré : « Mémorandum sur l’exclusion de neuf députés ANC de l’Assemblée Nationale du Togo le 22 novembre 2010 ». Ce n’est pas parce que vous ne voyez pas nos actions que nous sommes tus sur l’affaire des députés. Cette affaire, nous allons la traiter au fond afin que les députés retrouvent leur place à l’Assemblé. Nous n’allons pas laissé la marge de manœuvre au pourvoir en place. Cela ne se passera plus au Togo. Dans le cas contraire, nous ne faisons pas de politique. La manière dont tout le complot a été monté avant d’exclure les neuf (09) députés est contenue dans ce document. Nous avons fait toute la lumière sur cette affaire.

Nous allons le distribuer en abondance dans le pays. Nous les avons déjà envoyés en Europe et dans tous les quatre coins du monde. Près de deux cents (200) personnes en Occident les ont déjà eus. La Communauté internationale, qui cautionne les forfaitures au Togo et prétend les refuser en Côte d’Ivoire, en a aussi reçu. Ce qu’elle va en faire, nous attendons de voir. En attendant que la Communauté internationale et la Cour de justice de la CEDEAO basée à Abuja ne se prononcent, nous allons, sur le plan national, continuer nos manifestations. Par nos manifestations, nous allons faire pression sur la Communauté internationale afin qu’elle cesse de cautionner les forfaitures au Togo. Dans le cas contraire, rien ne changera au Togo. Avant de terminer, je voudrais vous dire que j’ai reçu mon passeport. Puisque nous n’allons plus nous revoir avant le samedi 08 janvier 2011 pour la reprise des marches, je nous souhaite à tous, par anticipation, joyeux Noël et bonne et heureuse année 2011. Que la puissance de Dieu nous guide et que le sang précieux de son fils Jésus Christ nous couvre et nous comble de tous les bonheurs »

Transcription : Le Correcteur

Déclaration des responsables politiques à l’issue de la marche du 4 décembre

 

Claude Améganvi, (SG PTT)

Nous marcherons pour la liberté du peuple togolais. Nous devons faire le bilan de la gestion de feu Eyadema et de son fils Faure. Ils ont pris le Togo en otage. Nous devons savoir que sous ce régime, il n’y a que la dictature et l’usage de la force brute, la torture et le vol. Si nous comptabilisons tous ceux qui ont péri avant que Eyadema ne prenne le pouvoir, nous verrons qu’ils doivent au moins atteindre dix mille (10.000) personnes. Cette semaine, la Commission Vérité Justice et Réconciliation a rendu le nombre des dépositaires. Elle affirme que quinze mille (15.000) personnes ont fait des dépositions. Or, c’est du mensonge pur et simple. Nous avions dire oui que c’est 20.000 personnes. Où a-t-on laissé les 500 dépositions ? Si cette commission a pour créneau la vérité, qu’elle nous dise effectivement le nombre de dépositaires. Cela nous permettra de voir ceux qui ont commis des forfaitures afin d’y remédier.

Il y a quelques mois, nos frères députés ont exigé que les comptes leur soient fait sur la gestion du phosphate. Jusqu’à présent, rien n’a été fait. C’est toujours une minorité qui s’accapare des retombées de cette ressource. Il en est de même pour les autres ressources du pays. Nous avons l’impérieux devoir de dénoncer ces attitudes. Si vous comparez la capitale Lomé aux autres capitales de la sous région, vous verrez que Lomé est dans un délabrement avancé

Abi Tchéssa (SG PSR)

Aujourd’hui, le FRAC a repris ses marches de contestation. Cette première mobilisation montre que le peuple est toujours resté fidèle à sa conviction. La lutte que nous menons nous libérera. Sachez qu’un peuple est appelé à se libérer lui-même. Personne ne viendra d’ailleurs le faire à notre place. Je suis heureux que le FRAC, grâce à l’ANC, a repris la lutte. C’est par cette lutte que les Togolais prendront en main leur propre destin et écarteront les forces du mal. Nous connaissons tous ces forces du mal. Le bilan du pacte du mal que d’aucuns appellent accord RPT-UFC c’est noir. Après la signature, les uns ont dit que c’est une ouverture côté RPT, les autres ont dit c’est un partage côté UFC. Mais en fin de compte, nous savons que cela n’a pas été un partage du pouvoir. D’ailleurs, un pouvoir ne se partage pas, on l’assume. Le pouvoir appartient au peuple togolais et ce n’est pas le rôle du RPT d’aller le partager.

Sur l’idée du partage, les deux signataires de l’accord se sont tous trompés. Alors que nous étions ici pour contester le hold-up électoral et pour contourner la réaction populaire, ils ont signé ce pacte. Ils l’ont signé devant un autel sans âme, dans une église sans lumière. Après la signature, ils se sont mis derrière nous avec des gaz lacrymogènes. C’est tout ce que cet accord a pu apporter aux Togolais. Ils ont emprisonné des jeunes et confisqué leurs motos. Le pays est resté sans issue. Que le RPT et l’UFC nous foutent la paix. Le peuple togolais veut vivre en paix. Nous voulons construire un bel avenir pour nos jeunes frères. Cet accord n’est également que la décision de la Cour Constitutionnelle qui a exclu des députés à l’Assemblée Nationale. Il y a d’autres cours qui suivent l’exemple du Togo. Qu’elles sachent toutes que le feu divin va les châtier. A un moment où l’humanité bouge, à un moment où nous voulons faire de la liberté une valeur universelle, de l’égalité et de l’expression populaire le fondement des pouvoirs, certains pays d’Afrique y compris le Togo rament à contre courant de l’histoire. Nous ne pourrions plus laisser notre pays dans cette situation. Seule la lutte peut nous libérer.

Alphonse Kpogo (SG ADDI)

Les informations nous parviennent que bientôt le RPT et l’UFC vont faire des meetings. Le jour où ces deux partis feront leurs meetings, nous aussi au FRAC nous le ferons. Ce jour-là, nous verrons lequel de ces trois meetings va rassembler plus de militants. Que ces deux partis ne convoient par le bus des gens sur les lieux et nous verrons. Si aujourd’hui l’ADDI s’est retrouvé aux côtés de l’ANC, c’est parce qu’on a chassé les députés ANC de l’Assemblée. On a chassé les députés des Togolais sur la base de l’injustice. Nous n’allons pas accepter ce coup de force. Nous ferons tout pour que Abass Bonfoh et sa bande reviennent sur leur décision et disent le droit. Vous savez aussi bien que moi que la Cour Constitutionnelle ne peut plus superviser nos élections dans la mesure où elle est partiale. Dorénavant, à l’approche des élections, nous devons manifester pour que la CENI et la Cour Constitutionnelle soient impartiales. Sans cela, nous ne devons plus faire des élections au Togo. Ce sont ces deux institutions qui aident le pouvoir RPT à pérenniser dans son règne. Cela doit cesser.

Jean Eklou (pdt section jeunesse ANC)

Il y a une personnalité qui a envoyé un zémidjan à Kondjindi pour voir si la population à répondu à notre appel. Je voudrais lui dire que la population a répondu massivement à notre appel. Je voudrais exhorter mes jeunes frères sur la vulgarisation de l’ANC. Après la naissance du parti, nous avons du travail. Nous devons sillonner tous les villes et villages du Togo pour présenter l’ANC aux populations. Mais avant que les responsables ne décident du moment, nous jeunes devons individuellement le faire dans nos villages respectifs. Chaque fois que nous allions dans nos villages, prenons avec nous un tricot, un foulard ou tout autre gadget de l’ANC pour le présenter à nos frères du village.

Cette stratégie nous permettra d’être en avance sur la décision des responsables du parti. Il y a de cela quatre mois, Jean-Pierre Fabre, le président national de l’ANC, a déposé son passeport mais jusqu’alors, le service des passeports refuse toujours de le lui délivrer. Comment peut-on vivre dans un pays où le droit et la liberté des individus sont bafoués. Je demande que le passeport de Jean-Pierre Fabre lui soit délivré. Au cas contraire, nous serons, dans les prochains jours, devant le service des passeports. Depuis que nous manifestons, les motos ont été saisies par la gendarmerie. Je demande que ces motos soient restituées aux propriétaires. Sinon, nous marcherons et ferons un sit-in devant la gendarmerie. Je ne comprends pas pourquoi on peut saisir les motos des pauvres Togolais. Or, c’est avec ces motos que les jeunes arrivent à se supporter. Nous devons nous mobiliser davantage pour que l’injustice et l’arbitraire disparaissent au Togo.

Patrick Lawson (1er Vice-Président ANC)

Ma joie de vous voir, est immense. Le coup de force que la Cour Constitutionnelle a opéré sur les députés ANC est le but de notre marche. Nous avions longuement élucidé sur cette affaire, sur les raisons qui ont poussé le député Ouro-Akpo à en découdre avec Abass Bonfoh. La loi dit que seul le député écrive lui-même sa lettre de démission. Mais notre cas n’a rien avoir avec cette loi. Comme la Cour Constitutionnelle et Abass Bonfoh ne veulent plus nous voir à l’Assemblée, voilà pourquoi ils ont tordu le cou à la loi. Mais nous n’avons pas l’intention de nous taire. Nous avons déposé des recours auprès des juridictions étrangères notamment à Abudja, à l’APE, à l’ACP / UE. Nous exigeons que les radios fermées soient rouvertes. Ce sont ces radios qui éclairent plus les populations. Nous n’avons pas compris pourquoi les autorités ont fermé ces radios. Dans les pays normaux, on discute avec les radios et on leur donne un délai raisonnable pour qu’elle puisse se conformer à ce qu’on leur reproche. Nous continuerons la lutte et j’espère que nous aurons la victoire.

Jean-Pierre Fabre (Président national ANC)

Mes frères, je vous salue tous. Aujourd’hui, nous sommes encore sortis plus nombreux et déterminés. Des gens pensaient que les marches ont pris fin. Nous les avons contourné pour refaire surface et renouer avec nos marches de protestation. Je suis sûr que les marches les gênent mais ils font semblant. Nous allons continuer et nous les délogerons. Tout le film de la Cour Constitutionnelle et de l’Assemblée vous a été déjà fait. On force le député à dire qu’il a démissionné. Cela ressemble fort à une légende. C’est comme je dirai à Koffi que son ami m’a dit qu’il est mort. Si Koffi dit non, j’insisterai qu’on m’a dit qu’il est mort donc il est mort. C’est à cette histoire que ressemble la démission brandie par Abass Bonfoh. Le député dit qu’il n’a pas démissionné. Abass Bonfoh dit que dès qu’on lui a dit qu’il a démissionné, il croit. C’est anormal. Nous devons nous référer à cette citation qui dit « Celui qui laisse commettre une injustice, ouvre la voie à d’autres injustices » pour mener notre lutte.

Nous avons laissé trop de temps à la CENI et à la Cour Constitutionnelle pour qu’elles opèrent leur forfaiture. Notre indulgence a fait qu’elles persistent dans leurs manœuvres. Cela est devenu pour elles une habitude. Nous n’allons plus laisser ces injustices se produire au Togo. Quand les élections arrivent, nous avons nos yeux braqués sur le changement. Or, pour arriver au changement, il nous faut assainir les contours de la CENI et de la Cour Constitutionnelle. Nous devons y réfléchir pour trouver des solutions. Il y a quatre mois, mon passeport est bloqué aux services des passeports. Quand je fais la demande, on me dit qu’il est en bonne voie. Ce n’est que de l’injustice. Si aujourd’hui le peuple décide que le RPT quitte le pouvoir, il quittera. Nous devons croire en nous-mêmes. Après la forfaiture de la Cour, nous avons fait des recours. Les responsables, chez qui nous avons fait ces recours, ont été scandalisés de voir qu’en ce 21e siècle, de pareille chose se passe encore au Togo. Ce coup de force ne passera pas. Nous continuerons nos manifestations pour que les Togolais vivent dans la paix et dans la liberté.

Transcription : Le Correcteur

Soutenons le FRAC

www.fabre-togo.com
 

Grande marche du FRAC (ANC, SURSAUT-TOGO, ALLIANCE, PSR, ADDI) samedi 04 décembre 2010

 

L’alliance nationale pour le changement (ANC), Sursaut-Togo, l’Alliance, le Pacte Socialiste pour le renouveau (PSR) , l’Alliance des Démocrates pour le Developpement intégral (ADDIP) constitués en Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC), remercient les populations togolaises pour leur mobilisation et les invitent à prendre part massivement aux manifestations suivantes :

Vendredi 03 decembre 2010

- Prière musulmane à la grande mosqué de Lomé à 13h

Samedi 04 décembre 2010

Grande marche à partir de 13heures dans les rues de Lomé pour :

- Dénoncer et condamner les violations les articles 52 de la constitution et 6 du règlement intérieur de l’assemblée nationale par les juges de la cour constitutionnelle et le président de l’Assemblée nationale

- Exiger le rétablissement de leur droit, des 9 députés de l’ANC arbitrairement exclus de l’Assemblée nationale

- Dénoncer les holdup électoraux systématiquement soutenus par la cour constitutionnelle aux ordres et exiger que le pouvoir soit remis à celui que le peuple togolais a souverainement choisi lors des élections présidentielles du 04 mars 2010-12-02

Dimanche 05 décembre 2010-12-02

- Messe d’action de grâce l’église St Augustin d’Amoutivé à 08heures

Fait à Lomé le 30 Novembre

Pour le FRAC

Le secrétairiat national à la communication de l’ANC

Eric Dupuy
 

 

 

 

 

Mouvement Citoyen pour la Vérité des Urnes 
 
TOGO : A QUAND LA DISSOLUTION DE L'ASSEMBLEE NATIONALE ?

 

1, ne devrait pas conduire à une interprétation qui apparaît abusive et non-neutre. Mais, sur ce dernier point, les positions de la Cour constitutionnelle et les luttes intestines varient au gré des influences ésotériques et politiques. http://www.antogo.tg.refer.org/IMG/pdf/reglement_interieur.pdf>. Faut-il dissoudre l'Assemblée Nationale ? », mais « Quand faut-il dissoudre l’Assemblée Nationale ? ». L’Assemblée nationale togolaise ne reflète pas la nouvelle donne dans le pays.  Feignant d’imposer la pensée unique du RPT en parlant de raisons de convenance politique, le Président du Parlement oublie qu’il s’agit non seulement d’un cas de force majeure, mais une réaction salutaire que prévoit d’ailleurs la Constitution togolaise du 14 octobre 1992. Si les populations togolaises voient leurs dirigeants trahir la cause de la vérité des urnes, alors il est légitime - et cela relève même du courage et du devoir politique - de se désolidariser de partis politiques qui trahissent leurs engagements et les espoirs des populations. « les députés sont élus au scrutin de liste bloquée et à la représentation proportionnelle » et, « chaque liste comporte le double du nombre de sièges à pouvoir par circonscription électorale ». « en cas de démission, de décès ou d’acceptation d’une fonction déclarée incompatible avec la fonction de députés, les sièges vacants sont occupés selon l’ordre de présentation aux électeurs ; Donc toute la crise parlementaire actuelle est liée à la différence d’interprétation sur le mot démission. Du coup : Peut-on parler de démission en cas de trahison des objectifs d’un parti politique et de reconstitution d’un parti alternatif ? Le Peuple togolais doit savoir que les députés de l’Union des Forces de Changement (UFC) ont démissionné de leur mandat de parlementaire, non pas pour des raisons de convenance politique, mais bien pour honorer leur engagement profond pour la défense des intérêts des populations togolaises. Ceci contrairement à Gilchrist OLYMPIO et ses amis, regroupés sous le sigle AGO, qui ont choisi de défendre d’abord leur propre intérêt personnel. Il faut donc absolument s’assurer qu’à l’avenir, la Cour Constitutionnelle si elle veut retrouver sa crédibilité de sages, identifie qui sont les traitres à la vérité des urnes et qui sont les traitres à leur mandat électoral. 2 amène à la conclusion qu’il est impossible aujourd’hui à Faure GNASSINGBE d’étayer valablement, sa victoire lors de ce scrutin, d’où sa perte de légitimité grandissante. Union européenne mission d’observation électorale, Rapport final Election présidentielle mars 2010, voir : <http://www.moeue-togo.eu/FR/PDF/MOEUE_TOGO_2010_RF.pdf> indispensable à toute solution de sortie pacifique de la crise orchestrée par le non-respect par le RPT et Faure GNASSINGBE des règles démocratiques. RPT/AGO tente d’imposer par les voies répressives sa domination sans partage, en nourrissant le secret espoir du pourrissement de la situation, de la division et de la lassitude du Peuple togolais. « quand faut-il dissoudre l’Assemblée Nationale ? », est : dans les meilleurs délais ! 3 , avait mis en évidence un certain nombre d’imperfections sur les modalités de calcul de la représentation proportionnelle, les errements de l’époque peuvent être facilement corrigés avant toute nouvelle élection. Mission d’observation électorale de l’union européenne au Togo Elections législatives du 14 octobre 2007, Rapport final, voir : < http://eueom-togo.org/Main/PDF/Rapport_final_MOE_TOGO.pdf>. recensement au Togo que la Diaspora togolaise est exclue. Le Gouvernement togolais n’a même pas daigné répondre à une lettre de demande d’explication adressée par le Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise qui rappelait au Gouvernement que l’association des Togolais et Togolaises de la Diaspora serait de nature à conduire à un apaisement de la situation politique et réparerait les années de discrimination de cette catégorie de citoyens togolais. Mais le Togo du RPT/AGO préfère le mutisme et le mépris de la Diaspora. l’exigence d’un regroupement des partis de l'alternance sur une base démocratique et certifiée par un solidarisme contractuel est le meilleur gage du succès pour la nation toute entière. Ceci constitue un préalable indispensable pour garantir la transition démocratique pour le retour de la vérité des urnes. Mais qui veut bien prendre l’initiative ? en tentant maladroitement d’éliminer des élus du Peuple au lieu de laisser le Peuple togolais leur renouveler leur confiance ou les remercier pour services non rendus à la Nation.

27 novembre 2010 Coordinateur international provisoire

 
Dr Yves Ekoué AMAÏZO
Responsable de la communication
François FABREGAT

 

 

Un climat politique délétère prévaut dans le pays, depuis l’élection présidentielle du 4 mars 2010 et le holdup électoral commis par Faure GNASSINGBE, aujourd’hui soutenu par la coalition RPT/AGO. Suite à une nouvelle provocation du Président de l’Assemblée qui s’est spécialisé dans le révisionnisme, l’Assemblée nationale du Togo a été le théâtre d’incidents antirépublicains le 18 novembre 2010, une forme de déni de représentation d’une partie du Peuple togolais.

 

1. QUI DOIT QUITTER LE PARLEMENT ? LES VRAIS OU LES FAUX DEPUTES

 

La recomposition du groupe politique de l’Union des Forces du Changement (UFC), est consécutive à la démission de vingt de ses membres sur vingt-sept, qui ont choisi de continuer à respecter l’engagement politique qu’ils ont pris devant les électeurs et la volonté des urnes, en créant un nouveau groupe, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) sous la direction de Jean Pierre Fabre.
Suite aux incidents du 18 novembre, la Cour Constitutionnelle du Togo, dans sa décision n° E-018/10 du 22 novembre 2010 a décidé la destitution de six députés élus lors des élections législatives du 14 octobre 2007. Il semble que ces derniers aient été abusivement considérés comme démissionnaires de leur fonction de député alors qu’il n’a jamais été question de cela.
Cette décision prise par la plus haute juridiction de l’Etat est difficilement compréhensible dans la mesure où les dispositions législatives en vigueur contenues, tant dans le Code Electoral du Togo que dans le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale

 

1 Règlement intérieur Assemblée nationale, résolution du 22 novembre 2007, voir : <

 

A la lecture des termes de cette décision, la question de la séparation des pouvoirs politique et judiciaire au Togo se trouve une nouvelle fois posée, comme se trouve également posée la question existentielle de l’Assemblée Nationale dans sa composition actuelle, dans la mesure où elle ne reflète plus les termes politiques du scrutin de 14 octobre 2007.
La question n’est d’ailleurs plus aujourd’hui : «

 

En regard de l’ensemble des événements qui ont jalonné la vie politique du Togo depuis l’élection présidentielle du 4 mars 2010, plusieurs considérations politiques plaident en faveur de l’urgente nécessité d’une dissolution de l’Assemblée. Aussi, les vrais représentants du Peuple togolais remplaceront les députés qui n’ont plus aucune légitimité et ne représentent pas le Peuple Togolais. L’ironie et le comble du cas togolais réside dans le fait que c’est justement les députés qui veulent rester fidèles à l’engagement qu’ils ont pris vis-à-vis du Peuple qui font l’objet de tracasseries par le Pouvoir. A croire que ce pouvoir RPT/AGO n’a aucun intérêt au bon fonctionnement du parlement.

 

2. LA COUR CONSTITUTIONNELLE SOUTIENT LA PENSEE UNIQUE DU RPT/AGO

 

Le Président de l’Assemblée nationale togolaise a choisi de se cacher derrière une décision juridique au lieu d’opter pour une démission pour cause de révisionnisme. Compte tenu des influences et pressions diverses, il est devenu le porte-parole non-officiel de ceux qui souhaitent se « débarrasser » des députés de l’ANC. C’est ainsi que dans sa lettre datée du 18 novembre 2010, enregistrée au greffe de la Cour Constitutionnelle sous le Numéro 040-G, il évite de mettre en cause le principe inique de remplacement des députés en cas de scission au sein d’un parti politique et affirme unilatéralement qu’il s’agit de « raisons de convenance politique » et demande l’application du règlement intérieur de l’Assemblée nationale adopté le 22 novembre 2007 notamment les articles 6 et 7.
En réalité, il y a vice de procédure car le Président aurait du prendre sa décision d’éliminer les députés de l’ANC, laisser ces derniers saisir les tribunaux compétents pour garantir une interprétation indépendante du règlement intérieur du parlement. Car la contre-vérité du Président du parlement est que les députés de l’Union des Forces de Changement (UFC) n’ont pas démissionné pour des raisons de convenance politique de leur mandat de parlementaire.
Le Peuple togolais et la communauté internationale doivent comprendre qu’il importe de s’éloigner des positions d’une Cour constitutionnelle togolaise qui a oublié la définition et les implications de la « sagesse ». Les amis de la démocratie doivent soutenir la vérité des faits dans cette affaire politique qui n’est qu’une des mauvaises conséquences de l’absence de vérité des urnes.
La vérité est que les députés ont démissionné du groupe UFC, du fait de la trahison de la direction de l’UFC envers les populations togolaises, qui lors des élections législatives du le 14 octobre 2007 avaient placé leur confiance dans une proposition d’alternance, qui a ensuite été dévoyée par le système RPT, lors de l’accord RPT/AGO survenu au lendemain de l’élection présidentielle du 4 mars 2010.
La Cour Constitutionnelle n’est donc pas une cour des sages mais bien de serviles serviteurs de la pensée unique du RPT/AGO. Heureusement, certains de leurs membres, de vrais républicains, au service de la justice et du Peuple togolais, sont en désaccord et ne doivent pas céder aux pressions du pouvoir.
Au plan juridique, la Cour Constitutionnelle aurait du se déclarer incompétente sur ce dossier car rien n’empêche le Président du Parlement de décider d’exclure les députés de l’ANC :
 sur la base de l’article 191 du code électoral qui stipule que les
 sur la base de l’article 192 du même code qui stipule que

 

En conséquence, le Président du parlement a refusé, par manque de courage, de prendre ses responsabilités en excluant les parlementaires devenus des bouc-émissaires de la République au lieu de choisir d’utiliser la Cour Constitutionnelle pour interpréter la pensée unique du RPT.
Le texte incriminé est bien l’article 192 du code électoral qui stipule : qu’
Qu’il résulte d’une appréciation combinée des deux dispositions susvisées que le suffrage des électeurs porte sur la liste de candidats avant même la détermination de la promesse ou des personnes qui seront appelées à occuper les sièges à l’Assemblée ;
Que, lorsqu’une personne figurant sur une liste est empêchée au regard de l’article 192, son remplacement se fait dans l’ordre numérique de présentation de la liste des candidats du parti politique aux électeurs. »

 

Il y a pourtant un vide juridique puisque les textes ne prévoient pas ce qu’il y a lieu de faire quand le Président du parti UFC, Gilchrist OLYMPIO, choisit de trahir la cause pour laquelle les électeurs togolais se sont déjà prononcés par un vote et ont fait des sacrifices. Aussi, l’interprétation du mot démission est devenue abusive dès lors que pour continuer à servir la majorité des électeurs de l’UFC, il était devenu indispensable de créer un autre parti, appelé ANC. Par ailleurs, la notion de décès ne s’applique pas. Par contre, l’acceptation d’une fonction déclarée incompatible avec la fonction de députés ne s’applique pas non plus.

 

 

En ne prenant pas sa décision, le Président du Parlement bloque le processus démocratique normal de mise en cause da la pensée unique du RPT/AGO, en imposant la décision de la Cour Constitutionnelle.
Face à une telle supercherie juridique, il n’y a plus d’autres alternatives pour le Peuple togolais que de soutenir la proposition du Collectif pour la Vérité des Urnes de demander la dissolution de ce parlement mono-menteur.
Ainsi, lorsqu’une personne figurant sur une liste est empêchée au regard de l’article 192, son remplacement ne peut se faire dans l’ordre numérique de présentation de la liste des candidats du parti politique aux électeurs, que si le parti politique d’origine n’a pas trahi la cause des électeurs togolais.
La communication des noms proposés par la Cour Constitutionnelle doit être considéré comme nul et nul d’effets, pour vice de procédure, car le Président du Parlement n’a pas pris sa décision normalement, mais a choisi de faire jouer la non-séparation des pouvoirs pour imposer une décision non susceptible d’appels. La Cour constitutionnelle a failli à son devoir et a commis une faute grave et lourde au plan juridique en ne vérifiant pas auparavant si toutes les procédures juridiques ont été mises en oeuvre, y compris les appels juridiques, avant qu’elle ne soit saisie. Le Président du Parlement a donc illégalement saisi la Cour Constitutionnelle. La décision de la Cour constitutionnelle est donc invalide et n’est donc pas applicable.
La seule solution de sagesse est d’opter pour la dissolution de l’assemblée nationale togolaise afin de reconstituer une société de confiance. Cela suppose que le système RPT/AGO ne recommence pas à mettre en oeuvre son système d’usurpation de la vérité des urnes ! Que l’Union européenne ne finance pas des élections où il est impossible de vérifier les souches et les bulletins de vote ! Que le PNUD ne se cache plus quand il faut expliquer pourquoi les systèmes satellitaires n’ont pas fonctionné pour transmettre des résultats électoraux qui auraient du être le reflet de la vérité des urnes.

 

3. L’ETAT RPT/AGO : MELANGER OU SEPARER LES POUVOIRS JUDICIAIRES ET EXECUTIFS

 

Chaque Togolais et Togolaise sait aujourd’hui que la dernière élection présidentielle a fait l’objet d’un holdup électoral de la part de Faure GNASSINGBE et de son parti RPT. Un faisceau concordant de faits relatés par diverses sources, notamment la Mission d’Observation électorale de l’Union Européenne (MOE-UE)

 

2

 

La grande majorité des membres de la Communauté internationale partage ce constat et n’hésite plus, ceci à plusieurs reprises, d’intervenir auprès des autorités togolaises pour corriger les déviances d’un pouvoir ayant perdu de sa légitimité et de sa crédibilité. Les points qui reviennent assez régulièrement sont, entre autres : la corruption, les questions des droits humains, la liberté d’expression politique, la liberté de la presse, le droit pour les prisonniers politiques de se défendre sans intimidations comme c’est le cas actuellement pour le Directeur général de la société REDEMARRE. Cette société a été unilatéralement fermée par le Gouvernement alors que les médias et les experts financiers n’ont pas pu procéder à un audit indépendant…A ce titre, il importe de se demander si la technicité d’un tel dossier peut permettre à des fonctionnaires de l’Administration de porter un jugement de fermeture unilatérale alors qu’il s’agit en l’occurrence du travail du juge. Dans un Etat démocratique, le Gouvernement porte plainte et la justice fait son travail. Mais au Togo, c’est l’Etat qui décide unilatéralement et le juge, quand il est saisi, se contente de justifier à postériori la position de l’Etat. Il faut croire que les sommes importantes d’argent qu’injecte l’Union européenne dans l’amélioration du système judiciaire togolais, ne semblent pas avoir encore porté leurs fruits.
Ces interventions ont fait suite aux nombreuses exactions perpétrées ces derniers mois par les forces de sécurité togolaises, pour tenter de faire taire par tous les moyens l’exigence de la vérité des urnes et des comptes publics qui s’est imposée aujourd’hui comme le corollaire

 

4. LA COALITION RPT/AGO FAIT PAYER A LA POPULATION SA MAUVAISE GESTION

 

La recherche par tous les moyens, de soutiens politiques pour avaliser d’une part le holdup électoral du 4 mars, et d’autre part la continuité de la politique clanique menée par Faure GNASSINGBE et le RPT depuis 2005, s’est soldée par un échec.
La très forte résistance citoyenne qui dès le lendemain de l’élection présidentielle puis des mois durant, à Lomé comme dans l’ensemble des villes du Togo, a mobilisé des centaines de milliers de Togolais et Togolaises qui exigeaient la vérité des urnes, a permis d’empêcher les manoeuvres de dévoiement. Ainsi, les principaux partis politiques togolais prônant l’alternance, à la différence de l’UFC/AGO, ont refusé de participer à un Gouvernement dont la lisibilité de la feuille de route reste hypothétique.
Tous les Togolais peuvent aujourd’hui mesurer la gestion peu efficace de la coalition contre nature RPT/AGO, à travers deux décisions très symboliques du point de vue social, à savoir, dès le mois de juin une augmentation du prix des carburants variant entre 12,6 % et 27 % selon les produits, puis ce mois de novembre avec l’augmentation de 25 % du prix de la baguette de pain. Dans la même période aucun effort n’a été fait pour améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs et des familles togolaises.
Il n’y a manifestement aucun signe tangible porteur d’une perspective sérieuse d’apaisement ou de sortie de crise en provenance du Gouvernement. Même les propositions provenant des différents acteurs politiques, de la société civile ne sont pas pris en compte.

 

5. AGRESSION CONTRE LES DEPUTES ANC = AGRESSION CONTRE LA DEMOCRATIE

 

Dans ces conditions, la transposition sur les bancs de l’Assemblée nationale, de la guérilla menée par le pouvoir politique à l’encontre des partis politiques de l’opposition et des forces de l’alternance, apparait comme une suite logique et naturelle d’un système de l’inertie, disposant d’une capacité de nuisance anti-démocratique. Les derniers incidents survenus à l’Assemblée nationale à savoir, profiter de la scission au sein de l’UFC, pour éliminer les députés élus par le Peuple togolais en apportent la preuve. Il apparaît clairement que l’intention affichée par le pouvoir politique se résume à persister dans la voie de l’affrontement et de la violence sous toutes les formes possibles afin de ne pas perdre un pouvoir malgré le niveau de dé-légitimation atteint.
N’ayant jusqu’à présent pu faire accepter en 2010, aux différentes formations politiques togolaises les anciennes « solutions » qui ont toujours abouti à des impasses politiques – Accord Politique Global de 2006, nombreuses intermédiations avortées à OUAGADOUGOU…– le pouvoir
Mais, qui peut se lasser de construire la démocratie au Togo ? Il s’agit d’un faux calcul du Pouvoir et d’une bagarre perdue d’avance.
Le système RPT/AGO sous-estime la détermination de nombreux Togolais et Togolaises qui constituent aujourd’hui la majorité silencieuse au Togo. Le clan de ceux qui insistent pour exiger le retour de la vérité des urnes et des comptes publics est devenu majoritaire au Togo. Le régime RPT/AGO doit commencer lentement à l’accepter et à en tirer les conséquences pacifiquement. Ce sera tout à son honneur que de démissionner. A défaut, cet entêtement anti-démocratique ne peut que conduire qu’à une impasse politique et à la présente situation de blocage institutionnel.

 

6. DISSOUDRE LE PARLEMENT ET ARRETER DE MEPRISER LA DIASPORA TOGOLAISE

 

Après avoir pris en compte tous les considérants de la profonde crise politique actuelle, la réponse logique à la question,
Si lors du scrutin du 14 octobre de 2007, le rapport de la Mission d’observation électorale de l’Union Européenne

 

3

 

Un scrutin législatif, organisé dans des conditions de transparence optimales peut être envisagé. La participation effective de toutes les forces politiques en présence par le biais de leur représentation équitable dans les, Commission électorale nationale indépendante et Commissions Electorales locales indépendantes (CENI et CELI), permettrait de faire connaitre de manière incontestable la réalité du nouveau paysage politique togolais. En effet, l’élection présidentielle de 2010, comme au demeurant, celle de 2005, n’ont pas permis de mettre en lumière l’influence réelle des partis politiques.
Cette démarche offre l’avantage de faire vivre enfin la démocratie en faisant réellement émerger la vérité des urnes. Elle peut être ainsi garante d’une véritable sortie de crise sans heurts et permettre d’engager immédiatement le pays dans la voie des réformes nécessaires pour le renforcement du processus démocratique.
Il faut donc que tous les partis invitent Faure Gnassingbé à dissoudre le parlement afin de convoquer dans des conditions de transparence le corps électoral sans oublier la Diaspora. En effet, il faut faire remarquer à la communauté internationale qui finance partiellement le

 

7. PREALABLES : REGROUPEMENT DES FORCES DE L’ALTERNANCE

 

Dans ces conditions,

 

Assurément pas ceux qui pratiquent la démocratie palliative
 
La Côte d’Ivoire et l’Afrique à un tournant de l’Histoire
ce dimanche 28 novembre 2010
 
Nous Africains, du continent et de la diaspora, nous rendons-nous bien compte de l’importance que revêt l’élection en Côte d’Ivoire ?
 
Ce qui se joue en Côte d’Ivoire à partir de ce dimanche 28 novembre 2010 est bien plus qu’une élection présidentielle. L’évènement appelle à une vigilance extrême de la part des Africains et leurs amis humanistes et démocrates à travers le monde.
 
Il s’agit d’une étape majeure dans le long processus de libération de l’Afrique et de l’Homme Africain, « Noir », sorti de l’Histoire officielle depuis plusieurs siècles par des réseaux mercantilistes armés.
 
C’estl’une des grandes occasions insoupçonnées pour l’Afrique de desserrer le nœud coulant que cette mafia militaro affairiste internationale détient et qu’elle pousse chaque jour un peu plus autour du cou de chaque Africain.
 
Ce n’est plus un secret pour personne qu’en Afrique, le principal maillon - relais de cette mafia internationale est et demeure encore la Françafrique, malgré une certaine mutation en cours vers une plus grosse nébuleuse déjà surnommée Eurafrique.
 
Il ne s’agit pas seulement d’une affaire du peuple de Côte d’Ivoire, mais celle de tous les Africains. La consolidation de ce système dans un de nos pays quel qu’il soit est une menace directe sur les voisins et au-delà. Dans le cas présent, les Togolais et les Burkinabés sont autant que les Ivoiriens bien placés pour savoir comment leurs différents pays servent alternativement de plateformes logistiques aux réseaux de la Françafrique contre chacun de ces pays.
 
Faut-il encore rappeler que la principale approche de cette Françafrique repose sur la maîtrise du sommet de chaque Etat d’une Afrique taillée et morcelée à dessein ? Le sommet de l’Etat étant copté, formaté et missionné pour les intérêts de cette Françafrique.
 
Cette stratégie a fonctionné à plein régime presque partout en Afrique, en particulier dans sa partie dite « francophone » où les peuples sans défense sont perpétuellement manipulés, écrasés et tenus en respect. Sauf pour quelques cas rarissimes parmi lesquels le peuple de Côte d’Ivoire qui, périlleusement, donne du fil à retordre au système depuis plus d’une décennie.
 
Ce 28 novembre 2010, le peuple de Côte d’Ivoire va confier sa destinée pour les cinq prochaines années. Comme il l’a prouvé depuis plus de dix ans, il y a de quoi être rassuré qu’il ne se trompera pas entre ses propres intérêts et ceux de la mafia internationale.
Aucune hésitation n’est de mise, entre d’une part la consolidation de la liberté, préalable à la créativité et au développement, et d’autre part le retour sournois à l’esclavage.
 
L’occasion est indiquée pour dire aux chantres de la Françafrique que la diaspora africaine patriotique a l’œil… Loin d’eux, doit être toute idée, toute tentation de créer encore de la chienlit en Côte d’Ivoire.A ce sujet, il serait malvenu que le récent et discret redéploiement de troupes françaises au Burkina Faso voisin au titre de la « lutte contre le terrorisme » soit plutôt une manœuvre en rapport avec la Côte d’Ivoire.
 
C’est ici également le lieu de rappeler l’échec de la manipulation ethnique de « l’ivoirité », créée à la fin des années 90 par l’ancien président Henri Konan Bédié, l’un de leur protégé devenu allié d’Alassane Ouattara en lice pour ce second tour de l’élection. L’histoire retiendra également les fiascos dramatiques que représentent le coup d’Etat de 2002, la rébellion armée, les « accords » de Marcoussis, les manipulations à l’UA et à l’ONU pour mettre le pays sous tutelle, le mitraillage de la jeunesse ivoirienne à Abidjan par les forces françaises, les services du « médiateur » Compaoré du Burkina Faso, etc. De tous ces échecs, les mentors français de ce système devraient définitivement tirer les leçons et laisser enfin le peuple de Côte d’Ivoire gérer ses affaires, sous peine de décrédibiliser et de ternir à jamais l’image de la France et du peuple français non associé à leurs obscures manœuvres.
 
Vive la Côte d’Ivoire Libre,
Vive l’Afrique Indépendante !
 
Kofi Alouda,
Analyste géopolitique
Membre de La Plateforme Panafricaine

LETTRE OUVERTE
DE KOFI YAMGNANE
A GBAGBO ET OUATTARA: 

Chers aînés, Je m’adresse aujourd’hui à vous en ma qualité de petit frère responsable politique inquiet de ce qui pourrait arriver à l’issue du deuxième tour du scrutin présidentiel. Vous êtes tous les deux des hommes d’Etat ayant accompli des grandes choses pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique. Au premier tour de l’élection présidentielle, le peuple ivoirien vous a placés en tête, vous désignant ainsi comme dignes de le diriger, c’est-à-dire lui montrer le chemin de la paix, de l’unité et du développement. Votre responsabilité est grande et vous avez le devoir de l’assumer dans la plus grande dignité : l’Afrique vous regarde et le monde entier vous regarde. Vous n’avez pas le droit de les décevoir. Prenez l’engagement solennel de respecter les résultats du scrutin du 28 novembre 2010, quels qu’ils soient : c’est la paix en Côte d’Ivoire qui est en jeu, c’est la stabilité de l’Ouest africain qui est en jeu. J’ai confiance parce que votre débat m’a donné beaucoup d’espoir…
Fraternellement à vous
Kofi YAMGNANE
Ancien Ministre
Président de SURSAUT TOGO
www.yamgnane2010.com

  

HOMMAGE A DJOBO BOUKARI, L'INTEGRE.

 

 

Encore un 13 Novembre à nos portes.
Le 13ème anniversaire de ta disparition.
Pour ce que tu fus.
Pour ce que tu fis.
Nous ne t´oublions pas.
Notre souvenir reste vivace.
Les rivières s´assèchent.
Les points d´eau sont rares.
Les brebis ont du mal à se désaltérer.
Elles tombent une à une !
Les loups repus ne s´en soucient guère.
« Les forts triomphent ainsi de leur raison. »
 

* * *

Dors, Djobo. Dors comme un bébé assouvi dans le
Jardin céleste réservé aux âmes humbles.
On ne cesse, au fil des ans, de penser à toi. Oui, à toi
Boukari que pleurent sans cesse nos cœurs éprouvés.
On se bat ici en vain pour échapper au piège des bouchers.

Braves, vous fûtes, vous qui aviez su refuser l´opprobre en
Offrant à votre Patrie tout votre amour et votre savoir.
Une vie de patriote, la vôtre, mise au service du peuple
Kokoriko, le chant de votre cœur dictant les bonnes mœurs.
A vous tous, ô grands hommes, notre souvenir renouvelé.
Repose donc en paix, Djobo, à l´ombre tutélaire d´Allah.
Inutile de t´occuper de nous. Ton peuple résiste encore aux fous.
 

Brême, Allemagne, le 12 Novembre 2010.

Ali Akondoh

Conférence de presse de l’ANC
Le coup de force contre le groupe parlementaire ANC ne passera pas

 

Ce mercredi 17 Novembre 2010, le Président de l’ANC a reçu une lettre en date du 15 Novembre 2010, par laquelle le Bureau de l’Assemblée nationale oppose une fin de non recevoir catégorique à la création du groupe parlementaire ANC, rappelant et confirmant les termes de sa lettre du 05 Novembre 2010 selon lesquels : ‘’un parti politique extraparlementaire ne peut disposer d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale’’.

Déjà le lundi 15 Novembre 2010, l’ANC a appris que le Président de l’Assemblée nationale, M. Abass Bonfoh, a convoqué le jour même, une réunion de la conférence des Présidents, à laquelle n’étaient pas invités les députés ANC membres de droit de cette instance.

Cette exclusion de fait, confirme les informations selon lesquelles M. Abass Bonfoh aurait saisi la Cour Constitutionnelle pour lui demander de statuer sur une prétendue démission de l’Assemblée nationale des députés ANC, en vue de pourvoir à leur remplacement.

Il n’échappe à personne que de telles manœuvres participent du marché conclu entre le RPT et M. Gilchrist Olympio et dont l’un des objectifs est de constituer à l’Assemblée nationale, la majorité qualifiée des 4/5 des députés qui permettrait au RPT de modifier la Constitution à sa guise.

L’ANC dénonce et condamne ces actes graves qui constituent une violation délibérée des dispositions de la Constitution de la République togolaise (article 52) et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale (articles 26, 27 et 28).

L’Alliance Nationale pour le Changement réaffirme, au regard des textes en vigueur, le droit absolu des députés de l’Assemblée nationale, de se constituer par affinités politiques en groupe parlementaire de leur choix, en l’occurrence, Groupe Parlementaire ANC.

L’ANC tient à mettre en garde l’attelage RPT-Gilchrist Olympio contre les conséquences de sa volonté obstinée d’empêcher l’instauration de l’Etat de droit dans notre pays. Elle affirme que ce coup de force ne passera pas !

L’ANC appelle les populations togolaises à rester vigilantes et mobilisées pour faire échec à la dictature.

Fait à Lomé, le 17 Novembre 2010,

Pour l’ANC,
Le Président National

Signé

Jean-Pierre Fabre

www.fabre-togo.com

ANC-Togo : Principes directeurs d’une nouvelle espérance

La naissance au Togo de l’Alliance nationale pour le changement – ANC constitue l’événement qui arrive comme un véritable « pavé dans le marigot ». Dans le marigot togolais, dans le marigot africain. Le marigot togolais d’abord. Le Togo où les fondements de l’Etat de droit, de la démocratie et des libertés ont plus que jamais besoin d’être confortés et consolidés. Le marigot togolais où les grands chantiers de développement restent encore en friche avec comme conséquences l’augmentation de la misère et l’accroissement des souffrances pour le plus grand nombre de nos compatriotes. Un pavé dans le marigot du microcosme politique togolais, qui permettra, sous quelques conditions, de redistribuer les cartes sur l’échiquier politique, positivement et, espérons-le, durablement.

Un pavé dans le long fleuve africain ensuite, fleuve tumultueux où l’acronyme ANC est décliné dans l’ordre mais connoté avec quelques nuances. En Afrique du Sud par exemple, l’African National Congress – ANC de Nelson Mandela, a conduit la lutte victorieuse qui a permis au pays de sortir de l’apartheid et d’engager l’autre combat, celui du développement. En Egypte, où Mohamad ElBaradei, ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), prix Nobel de la paix, leader de l’opposition égyptienne, a créé en février 2010, l’ANC, Agence nationale pour le changement dans la perspective des législatives du 29 novembre prochain et, éventuellement de la présidentielle de 2011 face, peut-être, au président Hosni Moubarak, 82 ans, au pouvoir depuis une trentaine d’années.

Au Togo, l’ANC a choisi de s’inscrire conceptuellement, sous un registre à la fois simple et facilement décodable par le plus grand nombre : alliance, nationale, changement. Et, même s’il a été guidé par le réalisme, le choix de ce champ lexical, qui n’a pas été opéré par hasard ou par simple mimétisme, nécessitera un travail de réflexion destiné à vivifier et à enrichir la sémantique politique de ces notions. L’ANC pourra ainsi apporter sa touche personnalisée à la dynamique intellectuelle et pratique qui se cache derrière ces concepts et qui explique, par exemple, l’adhésion massive de la population aux mots d’ordre mobilisateurs relatifs au changement.

Mais après l’euphorie et l’espérance que suscite l’avènement au Togo de l’Alliance nationale pour le changement, il n’est pas incongru de revenir sur les interrogations et appréhensions légitimes qui émergent çà et là et qui nous invitent tous à la prudence et à la vigilance. Ayant été à la fois acteurs et victimes des dérives politiciennes notamment au cours des quatre dernières décennies, les Togolais ne sont plus disposés à donner un blanc seing à leurs dirigeants, même de l’opposition. Le droit d’inventaire est désormais une exigence populaire qui ne pourra plus être ignorée.

C’est pourquoi, le nouveau parti ne pourra pas faire l’économie d’une démarche introspective en son sein visant à faire remonter en surface les problèmes de fonctionnement maintes fois refoulés et qui portent sur les fondamentaux mêmes d’un parti politique, à savoir : la pratique interne de la démocratie. Dans le répertoire des éléments à exorciser, viennent en tête les leçons à tirer de la profonde crise qui a bouleversé le paysage politique jusque dans ses racines. Une catharsis salutaire pour tous !

Les leçons de la crise

A cette fin, il appartiendra aux responsables du nouveau parti d’engager un dialogue véritablement ouvert sur les graves dysfonctionnements qui ont marqué les instances et les structures et qui, in fine, ont accéléré le processus d’effondrement du parti considéré, il y a encore quelques semaines, et, à juste titre, comme « le grand parti de l’opposition démocratique ». D’ores et déjà, on peut relever quelques uns des facteurs bloquants qui gangrénaient le parti et qui, hélas, sont loin d’être des modèles de gouvernance démocratiques. Citons à titre d’exemples : la gestion autocratique, les comportements népotiques, l’absence de transparence dans les orientations et les prises de décision dans le parti, enfin le non respect des règles par les plus hauts responsables.

A cela s’ajoutent les sempiternels problèmes de manque de méthode, de rigueur et de discipline, problèmes qui sont monnaie courante dans la plupart des partis politiques africains. Par exemple l’organisation de réunions mal préparées, mal conduites et qui, au final, ne font même pas l’objet de comptes rendus actant les décisions et leur mise en œuvre dans un agenda clair, constitue à terme un facteur profondément démobilisateur. Autres exemples : l’amateurisme et le manque de capitalisation systématique des acquis par écrit et qui entraînent, outre la perte de corpus essentiels à la constitution de la mémoire, la réitération des erreurs évitables.

La nécessité d’une boîte à idées

Dès à présent, l’ANC gagnera à ouvrir une boîte à idées destinée à accueillir les critiques et les propositions des citoyens. Inscrite dans une dynamique d’ouverture, cette boîte servira d’instrument de dialogue direct avec les citoyens qui souhaitent apporter leurs pierres à la construction ou à la consolidation des fondements du nouveau parti. L’ANC veillera à mettre en place une équipe qui aura la responsabilité de la compilation et de l’exploitation des idées qui remonteront du pays et aussi celles qui viendront de la diaspora togolaise. Les cueillettes ainsi engrangées permettront d’infléchir ou d’enrichir les options en matière de renouveau du parti et plus généralement de la reconstruction du pays.

Une meilleure maîtrise des outils de communication

Parmi les critiques que l’on entend sur l’expérience passée, reviennent souvent les insuffisances notoires en matière de communication. L’ANC doit remettre à plat la problématique de sa communication. Comme chacun sait, la communication fait partie des fondamentaux de la vie et de l’animation d’un parti. A travers ses canaux diversifiés que sont la presse écrite, la radio, la télévision, l’internet, mais aussi le téléphone portable, la communication agit comme vecteur essentiel de diffusion de l’information mais également de formation à la citoyenneté.

En Afrique en général où la guerre contre l’analphabétisme est loin d’être gagnée, dans un pays comme le Togo où les médias publics sont quasiment inaccessibles à l’opposition, les outils de communication comme la radio et le téléphone mobile présentent des avantages considérables qui restent sous exploités. Au niveau international, l’ANC doit mieux exploiter l’immense potentiel offert par l’internet, par une alimentation plus régulière et plus rapide de son site. Enfin, l’ANC doit inscrire dans son agenda l’impérieuse nécessité de développer ses propres outils de communication, afin de remplir ses missions d’information et de formation auprès des populations.

Partenariat à l’intérieur et à l’extérieur

Par définition une « alliance » est ouverte : ouverte à toutes les forces vives du pays qui attendent un véritable changement. Ces forces existent dans l’opposition mais également chez les femmes et les hommes de bonne volonté qui nourrissent l’espoir de voir leur pays sortir enfin des crises répétitives qui bloquent le développement du pays. Ces forces sont aujourd’hui disséminées au sein de tous les partis politiques comme au sein du monde associatif.

Aux partis politiques et aux associations, l’ANC doit pouvoir offrir une plate-forme de partenariat définissant les principaux axes de collaboration depuis le projet de société jusqu’aux méthodes de travail en passant par les principes éthiques, les axes stratégiques et les actions communes à entreprendre en vue de la conquête démocratique du pouvoir et son exercice dans le cadre d’une alternance politique. Fédérer les forces vives de la nation constitue une urgence dans un pays qui a beaucoup souffert des affres de l’autocratie et de la division.

Par définition aussi, une « alliance » est ouverte sur le monde. L’ANC doit dès le départ s’inscrire dans une démarche d’ouverture au plan régional et international. A cet égard, l’ANC doit affirmer son positionnement idéologique lui permettant de siéger aux côtés de partis de même obédience en Afrique et dans le monde. Aujourd’hui, malgré la marche chaotique de la démocratie en Afrique, certains partis politiques notamment au Ghana, au Bénin, au Burkina Faso etc., ont pu structurer une ligne politique et conforter ainsi leur ancrage démocratique. Le rapprochement de ces partis peut aider l’ANC à résoudre les problèmes d’expertises et de moyens dont elle aura grand besoin pour développer une approche originale adaptée aux réalités du pays. Les échanges d’expériences à travers des rencontres régulières entre partis politiques dans le cadre sous-régional permettront de sortir du nombrilisme qui caractérise bien des partis politiques africains et de mieux appréhender l’avenir de nos pays qui, on le sait, ne peuvent pas se développer isolément.

Développer les outils de veille sur les grands chantiers

Parmi les nouvelles démarches à privilégier, il conviendra de mettre en place des outils de veille active portant sur les grands chantiers comme la démocratie, les droits de l’Homme, la justice, la réconciliation, la santé, l’humanitaire, la culture, la communication, l’économie, le sport, l’école, la jeunesse, etc. Dans tous les cas, les responsables de l’ANC auront à cœur de travailler avec les opérateurs de terrain pour progresser dans la connaissance et la maîtrise des problématiques et constituer de véritables dossiers de référence dans le domaine couvert. Des feuilles de route en quelque sorte !

Les outils de veille portent à la fois sur les contenus, mais aussi sur les méthodes et les agendas de mise en œuvre. Partant de l’idée largement partagée selon laquelle la ressource humaine est la première richesse d’un pays, chaque citoyen doit être rejoint là où il a des compétences avérées à offrir. Et on l’a souvent vérifié à l’intérieur comme à l’extérieur, le Togo regorge de ressources compétentes qui n’attendent qu’à être sollicitées.

Parmi les chantiers nécessitant une veille active et continue, l’état civil revêt une importance de tout premier plan. Pourquoi ? Parce que, aujourd’hui, l’obtention d’une pièce d’identité relève d’un véritable parcours de combattant, qui requiert en plus de connaître des intermédiaires, d’avoir beaucoup de temps, de patience et d’argent. Ce qui n’est évidemment pas à la portée de la plupart de nos compatriotes qui doivent se battre au quotidien pour s’assurer le minimum vital. L’ANC peut offrir ses services pour aider les citoyens des villes, des villages et de la diaspora qui le souhaitent, à obtenir les pièces comme l’acte de naissance, le certificat de nationalité, la carte d’identité, le passeport et tout naturellement la carte d’électeur.

Au dernier scrutin présidentiel du 4 mars 2010, on sait que beaucoup de citoyens, particulièrement les jeunes, ne sont pas allés voter parce qu’ils n’avaient pas de carte d’électeur ou tout simplement parce qu’ils ne l’ont pas retrouvée. Il faut abandonner l’idée selon laquelle le pouvoir est seul responsable de tous les malheurs du pays. Certes sa part de responsabilité est considérable. Mais en matière de solidarité, de culture démocratique et de citoyenneté, tout le monde a sa part contributive qui ne saurait s’arrêter à la stigmatisation.

Nouveau parti, nouvelle éthique

L’éclatement en quelques semaines d’un parti que l’on considérait comme le mieux structuré de l’opposition démocratique doit inspirer l’ANC dans le processus de reconstruction d’un parti fondé sur une stratégie intégrée comprenant notamment : un projet de société, des statuts, un règlement intérieur, un programme, mais surtout une charte éthique. Dans ce dispositif, l’éthique politique occupe une place centrale. Au Togo, cinquante ans après les indépendances, la politique a donné des résultats affligeants qui nécessitent un changement radical de paradigme, particulièrement sur la manière de faire la politique autrement, avec des principes clairement énoncés.

La primauté de l’intérêt national et la disponibilité d’écoute, le respect de l’autre et des règles de gouvernance démocratique, le respect de la différence et l’acceptation de la critique, la gestion transparente et la nécessité de rendre des comptes, la tolérance et par-dessus tout l’humilité sont les piliers du renouveau attendu par le plus grand nombre. Dans un monde où les hommes, les projets et le temps passent, seuls les principes demeurent immuables. Au-delà de l’affichage et de l’incantatoire, ces principes et d’autres encore, doivent entrer dans les mœurs quotidiennes des dirigeants politiques en lieu et place de l’arrogance affichée des chefs.

Pour retrouver la confiance des citoyens, pour mobiliser encore plus largement, pour préparer l’avenir dans un cadre pensé et consensuel, l’ANC aura besoin de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté. C’est dès maintenant que l’ANC a besoin des Togolais et des amis du Togo pour bâtir un pôle de convergence d’idées et de propositions concrètes fondées sur une éthique politique qui met en avant l’exemplarité de la conduite des dirigeants.

« Qui veut aller loin ménage sa monture », nous enseigne la sagesse des peuples. Gagner les élections pour gouverner est une chose. Gagner les élections pour changer les choses est une autre affaire ! Avec l’acquis que constitue l’engouement de la population pour le changement, l’ANC dispose du principal levier pour une véritable alternative politique au Togo. Mais l’ANC doit le savoir : qu’elle reste dans l’opposition ou qu’elle soit au pouvoir, elle n’aura pas droit à l’erreur.

L’ANC a la double ambition d’assumer le leadership de l’opposition et celle d’offrir enfin aux Togolais le véritable changement. Parce que ces deux ambitions sont en cohérence totale avec les aspirations du peuple, parce que l’ANC affiche plus que tout autre parti la volonté déterminée de réussir ce cap historique avec de nouveaux responsables auxquels s’imposent des principes éthiques de conduite, enfin parce qu’elle a la volonté de mettre en œuvre des outils inédits pour promouvoir la bonne gouvernance au sein de ses propres structures et pour développer la démocratie directe avec le peuple, l’Alliance nationale pour le changement est aujourd’hui la force alternative de la nouvelle espérance.

Alors, bienvenue et bon vent à l’Alliance nationale pour le changement.

Par Bocco Olivier
Linguiste politologue,
12 novembre 2010

Analyse CVU du 09 Novembre 2010
Togo : plan de sortie de crise
 

L’accession du Togo à la souveraineté nationale dans les années 1950 à 1960 s’est faite sur fond de déchirements et de malentendus vivaces. L’histoire politique de notre pays au lendemain du 27 avril 1960 a montré que le souci de l’autre et du partage, l’idéal républicain avec des institutions fortes au service du peuple et la culture d’un véritable dialogue national n’ont pas été au cœur de l’action politique. Ce qui a facilité le déni de reconnaissance, les manipulations politiciennes perverses notamment la réécriture des textes et de l’histoire, ouvrant ainsi la voie aux dérives autocratiques.

Cette crise éthique s’est aggravée par l’absence d’écoute et d’échanges interculturels féconds qui conjuguée à la moindre valorisation de notre héritage historique tout comme notre patrimoine culturel a facilité notre acculturation. Confrontés aussi bien sur le plan intérieur que sur le plan international à la falsification et à l’instrumentalisation de l’histoire, nous avons perdu nos références culturelles et l’essence de notre identité.

Appauvris dans le délicat et subtil travail de construction identitaire, notre compréhension de l’histoire et des exigences de développement de notre pays a été biaisée, d’où le manque de vision qui a caractérisé notre lutte démocratique. A cette double crise éthique et identitaire, s’est donc ajoutée une crise managériale. La grave crise sociopolitique actuelle que connaît notre pays découle des errances, des déviances, de la politique de pilotage à vue et d’autarcie conduite par le système RPT depuis quatre décennies et maintenant par le nouveau système RPT/AGO.

Ainsi le délabrement du tissu social, le marasme économique ambiant et l’impasse politique actuelle placent notre pays dans une situation de nation failli. Ce qui ne laisse d’autre perspective que la seule voie de la refondation morale, spirituelle, démocratique (politique et socioéconomique) pour sortir sans délai le Togo de l’ornière.

I- DES MESURES PRELIMINAIRES

Il s’agit de préalables indispensables à l’ouverture d’un véritable dialogue politique national pour ramener la confiance entre les différents acteurs sociopolitiques d’une part, et d’autre part entre le peuple et les gouvernants.

1. Arrêt immédiat de toutes les formes de violences et de voies de fait sur les populations, et respect scrupuleux des droits constitutionnels de manifester et de culte religieux (articles 14 et 25 de la Constitution Togolaise).

2. Libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques.

3. Ouverture de discussions avec tous les partis régulièrement constitués et enregistrés auprès du Ministère de l’Administration Territoriale, de même que les syndicats, les autres organisations de la société civile et de la diaspora.

4. Organisation avant la mi décembre 2010 d’une rencontre à Lomé entre le pouvoir RPT/AGO, le FRAC, l’ANC, OBUTS, les autres partis politiques d’opposition, les organisations la société civile et de la diaspora sous la facilitation du G5 (groupe des ambassadeurs de France, d’Allemagne, des USA, de l’UE, et de la représentante du PNUD au Togo).

5. Adoption d’une feuille de route de sortie de crise.

II- DES SOLUTIONS DE SORTIE DE CRISE

Seule une ferme volonté politique empreinte de décisions courageuses peut aider à sortir de manière pacifique de l’impasse politique actuelle que connaît notre pays.

Pour ce faire, le Chef de l’Etat, soutenu par le RPT doit opter sincèrement et de façon claire pour une rupture radicale avec les dérives autocratiques et de mauvaise gouvernance, en acceptant la mise en œuvre sans délai des différentes réformes nécessaires pour le retour de la confiance et la relance économique du pays.
- La Constitution togolaise est la loi fondamentale de notre pays. Elle mérite d’être connue du peuple. C’est pourquoi il devient urgent qu’elle soit traduite dans les deux langues locales officielles, et qu’elle fasse l’objet d’explications dans le cadre d’émissions sur les médias. Afin de garantir sa nécessaire stabilité et tirant les leçons du passé, il convient d’indiquer clairement les domaines qui ne peuvent pas faire l’objet de révision, par exemple la durée et le nombre de mandats présidentiels, identifier les domaines soumis obligatoirement au référendum, par exemple le type de régime, enfin redéfinir le domaine de compétence des institutions avec une séparation et un équilibre entre les différents pouvoirs.
- La durée du mandat présidentiel doit être de 5 ans renouvelable une seule fois. En cas de vacance du pouvoir, la succession ne peut se faire de façon anticonstitutionnelle par un membre de la famille du Président au premier degré (conjoint, ascendant, descendant, collatéraux). Dans tous les cas, nul ne peut exercer pendant plus de dix ans la fonction présidentielle. Par ailleurs, le Président de la République, durant l’exercice de sa fonction ne peut plus assumer les responsabilités de Chef de parti, ni être membre d’une quelconque association. Il faut en outre mettre un terme à la concentration excessive du pouvoir entre les mains du Président de la République, et veiller à mettre fin à toute immixtion du Président de la République dans le fonctionnement du législatif et du judiciaire. L’exécutif doit s’abstenir de toute interférence dans le fonctionnement de la justice. Tous les responsables politiques de haut niveau de ces dix dernières années sont comptables devant la Cour des comptes et justiciables.
- Le cumul de mandats et le nombre de mandats successifs doivent être strictement limités pour toutes les fonctions électives.
- Le mode de scrutin doit être un scrutin uninominal à 2 tours pour les élections présidentielle et législatives, et pour les élections locales, le scrutin de liste à la proportionnelle peut être maintenu.
- La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) doit être une institution purement administrative et technique, dont les membres doivent être nommés sur une base consensuelle après un débat public sur leur compétence, leur intégrité morale et intellectuelle. Ils doivent être inamovibles pendant au moins 15 ans.
- Convenir d’un nouveau redécoupage électoral en se donnant comme clé de répartition des sièges, le poids démographique de chaque circonscription électorale.
- Organiser après le recensement général, des élections locales pour développer la culture de la démocratie participative à la base et intensifier le rôle des élus locaux dans la gouvernance de proximité afin de mieux répondre au besoin des populations et aux exigences de développement.
- L’Inspection Générale d’Etat doit être un organe de prévention de la corruption et de la dilapidation des ressources publiques. Pour être efficace, elle doit être restructurée. Elle doit être autonome et doit disposer des moyens suffisants et des ressources humaines de qualité pour accomplir sa mission de prévention et de répression des délits. Elle a le pouvoir de saisine directe des tribunaux pour des poursuites contre la prédation des deniers publics, car les biens publics et les deniers publics doivent être désormais sacralisés.
- L’attribution des marchés publics doit obéir à des critères spécifiques, notamment de transparence totale, et d’équité.
- Dépolitiser l’administration afin de mettre fin aux mesures répressives pesant sur les citoyens qui travaillent dans les services publics, et leur garantir la liberté d’expression. Aussi, il importe de convenir ensemble que les décisions politiques qui découlent de l’accord politique entre le pouvoir, l’opposition, la société civile et la diaspora doivent être entérinées par l’actuelle Assemblée Nationale.

III - DE LA MISE EN PLACE D’UN GOUVERNEMENT DE REFONDATION

Dans le souci de l’apaisement et du retour de la confiance en vue de la relance socio-économique et politique du pays, il importe que le Chef de gouvernement soit une personnalité issue des rangs de l’opposition notamment du FRAC, de l’ANC, ou OBUTS.

Dans le souci de résoudre au mieux la crise de représentativité du pouvoir, la composition du gouvernement doit obéir à la règle de 40/40/20, c’est-à-dire 40% des membres du gouvernement doivent provenir du RPT et ses alliés, 40% de l’ensemble de l’opposition et 20% provenant de la société civile et de la diaspora. Le programme du gouvernement de refondation devra être axé sur un Plan Stratégique de Relance (PSR) en vue de redresser la situation socio-économique de notre pays. Ce plan doit :

- Prendre en compte les graves évènements liés aux intempéries et leurs conséquences sur nos populations (inondations avec déplacements des populations, dégradation généralisée des infrastructures routières dans la capitale et sur toute l’étendue du territoire).
- Prévoir également des mesures d’urgence pour relever le niveau du pouvoir d’achat des populations (réduction des prix de certains produits de première nécessité et augmentation des salaires des travailleurs tant du secteur public que privé).
- Prévoir des volets de la modernisation des infrastructures sanitaires et de l’éducation sur toute l’étendue du territoire dans les meilleurs délais.
- Prévoir la relance de l’agriculture et de capacités productives nationales créatrices de valeurs ajoutées.

Le gouvernement de refondation doit pouvoir mobiliser des ressources internes et externes pour porter le budget de 500 à plus de 1000 milliards d’ici l’année 2011. Il s’avère donc nécessaire de mettre en place une commission interministérielle chargée de la normalisation de la comptabilité nationale, de l’atteinte des objectifs budgétaires, et de la comparaison de nos performances avec celles des pays voisins. Ses rapports seront publics et constitueront un des éléments de la promotion des compétences. Son action est bien différente de celle de la Cour des comptes et de l’Inspection d’Etat, étant donné que sa compétence ne se limite qu’aux performances et à l’atteinte des objectifs.

Dans le cadre du plan stratégique de relance, il s’avère indispensable de définir un budget exceptionnel pour les 3 années à venir et prévoir des actions de grande envergure nationale pour créer la confiance auprès des citoyens. Dans cette perspective, la réduction des dépenses publiques notamment le train de vie de la présidence de la République, du gouvernement et de la direction des régies financières est une priorité des priorités.

Ainsi, le gouvernement ne peut compter plus de 18 membres. Le Chef du gouvernement doit avoir la latitude de procéder au redéploiement du personnel à la tête des sociétés d’Etat en accord avec le Chef de l’Etat.

- Conformément au principe de la représentativité du pouvoir pour lui conférer plus de légitimité, les nominations à la tête des sociétés d’Etat, des régies financières, des directions centrales, des ambassades, des préfectures et des principales structures étatiques doivent respecter la règle des 40/40/20.
- Quant aux nominations aux postes de la hiérarchie militaire et de la gendarmerie, elles doivent faire l’objet d’un commun accord entre les 2 Chefs de l’exécutif.
- La réduction du train de vie de l’Etat et des dépenses publiques impose qu’on observe un arrêt provisoire du recrutement dans l’armée.
- Le plan stratégique de relance doit aussi tenir compte de l’état psychologique des citoyens et prévoir une vaste campagne de sensibilisation et de formation des cadres supérieurs, des cadres intermédiaires et leurs collaborateurs pour renforcer le sentiment de patriotisme, et susciter une dynamique porteuse dans l’administration.
- Le gouvernement doit également appuyer les actions du CVJR pour l’aider à mieux accomplir sa mission de rétablissement des faits nécessaire pour le travail de mémoire, de justice et de réconciliation nationale.

Il importe donc que soient mises en place sans délai les 12 mesures d’urgence suivantes par le gouvernement de refondation.

IV- LES DOUZE MESURES D’URGENCE

Elles sont censées ramener la confiance et relancer la consommation. 1. Enrayer la cherté de la vie pour les togolais, par la diminution et la régulation des coûts des produits de première nécessité, notamment : le carburant et l’énergie, les télécommunications, le ciment, assurer la libéralisation de la commercialisation du gaz butane au niveau des ménages. Ces premières mesures provoqueront à coup sûr l’allègement du coût de revient du panier de la ménagère.

2. Mettre fin immédiatement à la dilapidation des ressources de l’Etat, notamment les recettes, douanières, fiscales, les recettes provenant des sociétés d’Etat, les recettes des produits d’exportation dont le phosphate et le clinker. Des objectifs annuels chiffrés et mesurables seront définis pour chaque unité institutionnelle relevant du secteur public. Une commission technique interministérielle, sera chargée de la normalisation de la comptabilité publique, de suivre à échéance trimestrielle le plan d’action défini, d’identifier les errements, de définir les mesures correctives immédiates et de superviser leur mise en œuvre. Cette nouvelle gouvernance permettra de commencer à dynamiser nos performances économiques et de définir et d’adapter les besoins urgents de financement public.

3. Rendre la césarienne gratuite à toutes les femmes devant accoucher par cette voie, et faciliter l’accès aux soins de santé à tous en renforçant les prestations des services sociaux.

4. Identifier les zones à risque d’inondation et prendre des mesures urgentes en matière de réseaux d’assainissement, pour briser la spirale des dégâts désormais collatéraux liés à l’arrivée de chaque saison des pluies.

5. Mettre fin au désordre dans le secteur de la micro-finance, et mieux réguler son fonctionnement tout en promouvant l’entreprenariat féminin.

6. Revenir à la Constitution de 1992 et mettre en place un Conseil Constitutionnel de la République (CCR) chargé de la vulgarisation dans les langues nationales de la loi fondamentale, de même que de l’élaboration d’une nouvelle constitution devant inclure la saisine directe de la Cour Constitutionnelle par tout justiciable togolais.

7. Créer 25 nouveaux arrondissements dans la ville de Lomé pour rapprocher l’administration des populations de base, favoriser une saine gestion de nos arrondissements, avec à la clé, le recrutement des jeunes pour le service de la Police de Proximité.

8. Constituer comme 6e région du Togo, l’ensemble de la diaspora et créer un ministère chargé de la diaspora et de son intégration à la vie nationale.

9. Créer une Agence Nationale Emploi-Insertion (ANEI) en vue de recenser tous les demandeurs d’emploi et chômeurs de longue durée, les catégoriser et mettre en œuvre un programme d’insertion professionnelle dans le cadre d’un partenariat coopératif Patronat-Etat, et gérer les programmes d’accompagnement pendant les périodes de transition professionnelle.

10. Réorganiser la Commission Vérité Justice Réconciliation tant dans sa composition que dans ses attributions en la dotant des moyens appropriés.

11. Décréter de concert avec toutes les forces vives du pays une Journée Nationale de Mémoire, d’Actes de souvenir et de Patriotisme.

12. Rapatrier avant le 27 avril 2011 la dépouille mortelle de Feu Sylvanus Olympio, le Père de l’Indépendance, pour que lui soit rendu l’hommage de funérailles nationales, dignes de son œuvre et de son rang. Cet acte s’inscrira dans le cadre d’un ensemble d’actes concrets devant ouvrir la voie à une véritable réconciliation du peuple togolais avec son histoire.

V- LES AUTRES AXES DE REFONDATION DE LA REPUBLIQUE

Dans le souci de consolider l’action gouvernementale, de promouvoir le civisme et de susciter un élan de solidarité nationale, il importe que des actions fortes qui mobilisent la majorité des citoyens et renforcent aussi bien la cohésion nationale que le bien être collectif soient entreprises.

1. Organiser les Assises Nationales de Refondation Démocratique où sera validée la Charte de Refondation Démocratique du Togo (CRDT) qui constituera un outil de référence dans la formation civique.

2. Restructurer la Cour Constitutionnelle tant dans sa composition que sa mission pour la rendre plus représentative des aspirations du Peuple togolais et du paysage politique actuel, renforçant ainsi sa légitimité.

3. Restructurer la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) tant dans ses attributions que sa composition, et revisiter le code de la presse dans le souci de mieux préserver la liberté d’expression des médias.

4. Réhabiliter et développer les infrastructures sanitaires, et mettre sur pied un système de régie d’assurance maladie.

5. Développer les infrastructures et repenser le système éducatif du Togo en élaborant un curriculum instituant une passerelle entre l’emploi et la formation afin de dynamiser la formation des adultes et la mobilité professionnelle.

6. Définir une nouvelle politique de constructions d’infrastructures routières et d’équipements, et réhabiliter rapidement les principaux axes routiers du pays.

7. Conclure des partenariats avec des pays, régions ou collectivités locales étrangères intéressées par une complémentarité dans la création de richesse et le développement à la base.

8. Instituer un service civique obligatoire pour toute personne âgée de 15 à 55 ans afin de promouvoir la culture du civisme et résoudre notre crise identitaire pour mieux construire avec Patriotisme un Togo prospère.

9. Faire de notre armée une armée républicaine au service de la nation et élaborer une diplomatie proactive et performante.

10. Réorganiser et intensifier la lutte contre le trafic des stupéfiants, et des armes légères.

CONCLUSION

La situation d’impasse politique actuelle est la preuve que la triple crise éthique, identitaire et managériale à laquelle est confrontée le Togo a atteint son paroxysme. L’ampleur de la détresse des populations requiert des acteurs sociopolitiques du courage politique pour se dépasser afin d’ouvrir sans délai le chemin de l’espérance pour que notre pays renaisse de ses cendres. Le CVU est convaincu que seule l’action concertée dans l’humilité et le souci de l’intérêt général peuvent favoriser aujourd’hui le retour de la confiance et la prospérité partagée dans notre pays.

FEDERONS NOS ENERGIES POUR REFONDER LA REPUBLIQUE !

Le Coordinateur National Provisoire
Agbéyomé KODJO

Le Secrétaire International Provisoire
Dr Edem Atsou KWASI

Chronique de Kodjo Epou
Le RPT et ses bailleurs de fonds recensent : la diaspora exclue

Le comptage de la population du Togo est en cours d’exécution. En dehors de l’importance capitale que ce recensement revêt pour la mise à jour d’un fichier démographique fiable, il est aussi l’occasion, pour notre diaspora, de jauger les intentions réelles du pouvoir à son égard, de mesurer le degré de considération que les autorités accordent aux filles et fils du pays établis à l’étranger.Ce groupe de citoyens communément appelés “diaspora togolaise” fait malheureusement les frais de la nature narcissique et frauduleuse du parti présidentiel, un parti qui ne peut décidément rien COMPTER sans traficoter, sans provoquer des contentieux inutiles qui divisent. Gouvernance du double standard et intérêt mafieux obligent, le RPT a du mal à rassembler. Il exclut à tout bout de champ, le plus court chemin pour lui d’éliminer les témoins gênants.

Comme si notre diaspora ne faisait pas partie de la population togolaise, elle n’est pas mise en ligne de compte, et ne sera pas recensée. L’un des effets visibles de cette infraction délibére du pouvoir, c’est sa persistance, pour des desseins inavoués mais bien connus de tous, à maintenir toute la population de la diaspora à une bonne distance des affaires électorales et du droit de vote. Et pourtant, cette population forte de près d’un million et demie d’âmes que d’aucuns désignent, non sans raison, “la sixième région du Togo” injecte, chaque année, des centaines de millions de dollars dans l’économie togolaise.

Sur le site officiel de la République, republicoftogo, il est écrit : “Les données récoltées vont permettre de connaître le nombre exact d’habitants. Des éléments d’information précieux pour le gouvernement qui pourra ainsi mieux adapter ses programmes de développement en faveur de l’éducation, de la santé et des infrastructures. Le recensement sera également utile pour l’organisation des futures élections… Une partie de la logistique et du financement est assurée par les bailleurs de fonds dont l’Union Européenne (UE), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et la Chine”….

La diaspora n’est pas recensée.Elle reste dont privée de droit de vote sous ce régime.On s’aperçoit que les bruits que le pouvoir propage, incidieusement, de temps à autre, faisant état de l’intérêt “particulier” qu’il porte à la diaspora ne sont que mensonges et canulars. Autrement, avec les avantages sans borne qu’offre la nouvelle technologie, nos ambassades auraient pu servir à quelquechose si la volonté de dénombrer, à toute fin utile, les Togolais vivant à l’étranger était clairement exprimée et mise en oeuvre par le RPT.

Le recensement de la population est peut-être une opération essentiellement administrative. Mais elle prend forcément, dans la situation du Togo, une dimension éminemment politique et doit être placé dans une configuration où les échéances électorales futures ont une part considérable. Il doit, à ce titre, bénéficier d’un consensus impliquant tous les citoyens, où qu’ils se trouvent. Mais pour ça aussi, le statut quo reste la règle. L’histoire du Togo n’est pas avare de paradoxe : l’Opposition est absente du processus, mais l’UFC et AGO qui y sont associés n’ont pas cru devoir attirer l’attention de leurs partenaires du RPT sur les dangers que comporte un recensement incomplet, faussé ou entaché d’exclusion. Ils ont par contre, comme s’ils étaient mandatés d’une mission constituante, discuté du type de régime qu’il faut au Togo : “ le comité a opté pour un régime présidentiel tempéré qui donne prérogative au président de la république de nommer librement le premier ministre et de mettre fin à ses fonctions”. Devant le gigantisme de cette bêtise qui arrive d’ailleurs comme un cheveux sur la soupe, mieux vaut en rire tout court que d’enrager, pour ne pas succomber à une hémorragie cérébrale.

Kodjo Epou
Washington DC
USA
www.togocity.com

Commentaire: Et si la Diaspora Togolaise réagissait via une pétition et/ou par l'envoi ciblé de messages aux bailleurs de fonds dont l’Union Européenne (UE), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et la Chine”….

 

Ceux qui ont usurpé les urnes en 2005 et 2010 peuvent-ils utiliser le Président du Parlement pour donner des leçons de respect du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, alors qu’ils sont incapables de respecter les règles les plus élémentaires de la démocratie représentative, en refusant de céder le fauteuil présidentiel au parti qui a gagné les élections au Togo ?
Qui peut, sans hypocrisie, exiger unilatéralement que les sièges des parlementaires démissionnaires soient vacants et doivent être occupés selon l’ordre de présentation aux électeurs ?
ANC : Jean-Pierre Fabre a obtenu le précieux récépissé ce jeudi 04 ovembre 2010    
Écrit par S. Dzaké   
 

Youpi ! L’alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre est entrée en possession du précieux sésame pour exister sur le théâtre politique.  Le parti a reçu le récépissé ce jeudi et va animer un point de presse dans quelques minutes. En principe, c’était déjà attendu depuis mercredi 27 octobre date du rejet partiel de quelques documents du dossier pour non-conformité, que le parti de Jean-Pierre Fabre obtiendra son récépissé.

Le ministre en charge de l’administration territoriale, Pascal Bodjona avait parlé du sujet au cours du dernier conseil des ministres vendredi dernier et avait laissé entendre que le dossier sera validé à partir du moment où les irrégularités sont régularisées. Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé souhaiterait un apaisement sur le front politique. C’est toute la question qui se pose à présent. Le front politique sera-t-il apaisé avec l’entrée tonitruante de ce parti sur la scène politique. Constitué des ex-majoritaires de l’UFC de Gilchrist Olympio, l’ANC qui exploite déjà allègrement le fonds de commerce de ce parti attend damer le pion à leurs anciens compagnons et notamment ruiner leur présence aux gouvernements.

Déjà hier mardi, le FRAC dont est partie l’ANC a dénoncé vigoureusement à travers un communiqué les répressions répétées des manifestations pacifiques par les argousins du pouvoir. Est-ce la rhétorique avant match ? Les membres fondateurs de l'ANC et le FRAC s'étaient lancés à travers plusieurs marches dans une stratégie de contestation des résultats de la présidentielle de mars 2010. Pendant 20 semaines, plusieurs centaines de milliers de togolais avaient battu le pavé.

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Côte d’Ivoire : Bilan complet provisoire de l’élection présidentielle

Par la voix de son premier responsable Mr Youssouf Bakayoko, la commission électorale indépendante (CEI) a donné le verdict des urnes dans la nuit de mercredi à jeudi. Gbagbo Laurent recueille 38,60 % du suffrage exprimé tandis qu’Alassane Ouattara en obtient 32,06 %. Henri Konan Bédié reçoit quant à lui 25,24 % des voix. En attendant les résultats définitifs qui doivent être proclamés par le conseil constitutionnel, on observe déjà quelques contestations.
 

Jeudi, le 04/11/2010

Violation flagrante de la liberté de manifestation pacifique au Togo : la marche de protestation des ODDH empêchée et réprimée

 

A l’initiative des ODDH au rang desquelles ACAT-TOGO, ATDH, ATDPDH, CACIT, CTDDH, LTDH , une marche pacifique de protestation a été organisé le samedi 30 octobre dernier, pour exiger la libération sans conditions du DG de ReDéMaRe Sama Essohamlon et la destitution du président de l’Assemblée Nationale Abass Bonfoh. A l’arrivée, c’est le fiasco. les organisateurs s’indignent.

Retour sur les faits

Peu avant l’arrivée au point de départ des organisateurs et des manifestants, un groupe de gendarmes avaient pris d’assaut les lieux. Une fois arrivés, les organisateurs, avec à leur tête, Me Zeus Ajavon, se sont approchés du commandant de la troupe pour solliciter son encadrement. Quelle n’a pas été leur surprise ? Le commandant en question a fait savoir à ses interlocuteurs ceci : «  … Vous devez savoir que la marche est interdite… J’ai reçu l’instruction ferme de vous disperser… »

Au contact des manifestants surchauffés et qui exprimaient leur ras-le-bol, Me Ajavon et compagnie ont vu leur tentative d’explication du report rejetée par ceux-ci. Après moult explications, les manifestants ont décidé de marcher. Face à la détermination des manifestants à battre les pavés, les forces de l’ordre, ont fait usage des grenades lacrymogènes pour disperser la foule et ont passé à tabac certains manifestants. Plusieurs motos, vélos et pancartes ont été ramassés et emportés par les forces de l’ordre.

Les ODDH dénoncent la violation des Droits de l’Homme

Après que les ODDH ont vu leur marche empêchée et réprimée par les forces de l’ordre, celles-ci ont, illico presto, tenu une conférence de presse au siège de la LTDH. Au cours de la rencontre avec la presse, les ODDH ont fait le point de la situation avant de livrer ce qu’elles entendaient faire au point de chute de la marche.

Prenant la parole en premier, Me Zeus Ajavon a fait observer que la marche n’avait pas été interdite mais avait été empêchée. « Nous avions envoyé, depuis le lundi 27 octobre dernier, une lettre au ministère de l’Administration Territoriale et à celui de la Sécurité pour les informer de la marche. Jusqu’à ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse. Le Togo n’étant pas un Etat de Droit, sinon on nous aurait envoyé une lettre d’interdiction. Cela n’a pas été le cas. Cet empêchement de ce matin est simplement arbitraire », a-t-il souligné. Me Jil-Benoît Afangbedji a, pour sa part, fait remarquer que, ce qu’ils sont en train de faire est reconnu par l’article 30 de la Constitution togolaise. « Nous n’avons pas à demander une autorisation aux gouvernants avant de marcher. Nous avons le devoir seulement de les informer de notre itinéraire », a-t-il précisé avant d’ajouter « il est temps que nos frères habillés sachent que, s’ils reçoivent des ordres illégaux de leur chef, ils ont le droit de refuser de s’exécuter ».

Dans leur déclaration liminaire, les ODDH sont revenues entre autres sur les propos négationnistes de Abass Bonfoh, la détention arbitraire de Sama Essohamlon, le règne de l’impunité et la justice de « deux poids deux mesures », la violation de la liberté de manifestation pacifique et la lenteur des procédures dans les dossiers d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Elles ont, par ailleurs, fait observer que ces lenteurs procédurales, couplées des longues détentions préventives, des dépôts systématiques des magistrats du Parquet ont pour conséquence la surpopulation des milieux carcéraux, avec l’insalubrité qui y règne.

Il faut rappeler que face à cette situation, les ODDH ont recommandé au gouvernement de libérer sans conditions toutes les personnes arbitrairement détenues dont Sama Essohamlon, et de rassurer les Togolais sur sa volonté politique de conduire à terme un véritable processus de réconciliation en prenant officiellement ses distances par rapport aux propos révisionnistes du président de l’Assemblée Nationale et de faire cesser les répressions et les interdictions des manifestations pacifiques des militants de l’opposition à Lomé et à l’intérieur du pays. Elles ont également exigé que les députés introduisent sans délai une motion de destitution du président de l’Assemblée Nationale Abass Bonfoh dont les propos négationnistes n’honorent pas l’institution qu’il dirige.

Godwin A.
 

La TVT dans la logique du sabotage des principes de la présomption d’innocence des détenus

 

Droit de l’Homme Vérité, Justice et Réconciliation au Togo

Les ministres de la communication et de la justice doivent taper sur la table

De plus en plus, le journal à la TVT donne l’occasion à des diffusions d’informations sur des interpellations. Si cela permet aux téléspectateurs de s’informer, le caractère particulier du tapage médiatique orchestré autour des affaires judiciaires porte atteinte aux droits des détenus. De même, l’exposition de l’image des présumés coupables peut affecter la suite des procédures judiciaires et exposer leur famille au vindicte populaire. C’est pour tirer la sonnette d’alarme sur cette pratique de plus en plus récurrente à la TVT que votre journal se fait le devoir d’interpeller les responsables de la communication des droits de l’homme et de la justice.

Si des sites Internet anonymes se donnent à cœur joie le loisir de publier des informations exportées intentionnellement, la TVT, la chaîne nationale se permettre cette liberté à cause de son statut et de son audience médiatique. En diffusant impunément et de façon récurrente des informations compromettantes à l’instar des images de personnes arrêtées dont les preuves de culpabilité ne sont pas encore clairement établies la chaîne mère n’est-elle pas dans la logique de dérive médiatique ?

Les faits évoqués sont un aspect des pratiques qui ont longtemps fait dire de la TVT qu’elle manque de professionnalisme. Mais l’arrivée de Kuessan Yovodevi à la direction de la TVT, a fait avancer quelque peu les choses et a redonné à la chaîne nationale, un semblant de sérieux qui inspire peu à peu la confiance des Togolais. Et les informations de la TVT ont fini par se distinguer des prestations de certains confrères des médias privés dont le souci majeur est la course aux intérêts personnels qui font perdre le B-A-BA du professionnalisme et citer du coup la corporation en mauvais exemple.

Mais depuis un certain temps, les écrits et commentaires sur des personnes interpellées, publiés par la TVT, signalent le retour « aux vieilles habitudes de la maison ». Les images des présumés coupables donnent lieu à des interprétations diverses sur la réputation acquise provisoirement par la TVT et Kuessan Yovodevi, puisque certains estiment que cette pratique journalistique ne saurait rester sans incidence sur les dossiers judiciaires. Les experts en droit pénal sont unanimes pour reconnaître l’influence que l’image d’un détenu sur les médias peut avoir sur la suite des procédures judiciaires.

La TVT qui se rend à la prison civile de Lomé en prenant des images sur des détenus qu’elle montre à visage découvert ne porte-t-elle pas atteinte à la dignité de la personne humaine ? Même s’il est question de faire un reportage sur ce milieu carcéral en vue de montrer les efforts engagés pour l’amélioration des conditions de détention au Togo, certains experts de la communication et les défenseurs des droits des détenus dénoncent les pratiques médiatiques qui exposent à visage découvert de droit commun.

Ce qui est plus grave selon certaines sources, c’est la diffusion à la TVT de l’image des présumés coupables sans aucun voile. De telles pratiques sont une violation flagrante du droit à l’image et à la présomption d’innocence. A cet effet, ces diffusions sont qualifiées d’informations tendancieuses considérées comme un harcèlement médiatique.

Par ailleurs, les reportages réalisés dans ces conditions donnent un caractère imaginaire à la réalité des faits sur des images de détenus sans la présence de l’officier responsable de l’arrestation. Dans ces conditions, ces images sont considérées par des personnes averties comme des images d’otages aux mains d’un groupe de terroristes. En outre, quel expert en communication et en droit pénal peut attester la légalité de la présentation d’un détenu menotté à la main à la Télévision ?

En le faisant, la télévision mère ne se rend-elle pas vulgaire tout comme les sites Internet dont les véritables promoteurs choisissent un mandataire, avec des noms d’auteurs pirates le plus souvent, comme pour fuir les poursuites judiciaires ?

On se souvient que des juristes sénégalais de renoms ont eu à dénoncer l’impact négatif des médias, lorsqu’ils interfèrent dans des dossiers judiciaires. Pire, lorsque ces médias sont clandestins, les informations qu’ils diffusent n’inspirent pas confiance. Et comme tel, les faits sus-mentionnés font penser qu’il est question de persécution programmée à l’avance dans beaucoup de cas sur la chaîne mère.

S’il faut instaurer la véritable légalité au Togo, ne faudrait-il pas que les responsables de la TVT respectent aussi les textes en vigueur dans l’exercice de leur fonction ? La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ne devrait-elle pas se prononcer sur cette instrumentalisation des dossiers judiciaires à la TVT qui fausse l’égalité des droits des présumés détenus, en devançant les procédures judiciaires ? La TVT aurait par ce dérapage, contribué à infliger une peine de plus à ces personnes, avant même qu’elles ne soient jugées. Ce déficit de protection sociale des détenus serait commandité en faveur de certaines personnes que nos investigations permettront de présenter au grand jour en vue de faire la lumière sur les tenants et les aboutissants de telles pratiques à la TVT.

Au cas échéant, sans vouloir couvrir les détenus, si les responsabilités de cet acharnement doivent être situées, le Chef de l’Etat devrait pouvoir taper du point sur la table du fait que cette façon de régler des problèmes jette du discrédit sur le processus de la réconciliation nationale et dénote de la confiscation des parcelles du pouvoir à des fins de règlement de compte. Dans un Etat de droit, quelque soit le délit, l’Homme étant un être sacré, même interpellé, il bénéfice toujours du respect de ses droits légitimes.

Pourrait-on comprendre, au regard de la logique engagée par la TVT, que Kuessan Yovodévi, Directeur de cette institution et journaliste de métier, s’est laissé aller à l’acharnement médiatique malgré lui ? Certains juristes admettent qu’il glisse subtilement la TVT dans un système de déblayage psychologique et d’embobinement de l’opinion nationale et internationale, afin de faire accepter des fais non encore avérés. Ce que dénoncent les défenseurs des Droits de l’Homme. Selon ceux-ci, si les accusés sont coupables, pourquoi alors organiser un tapage médiatique autour de leur culpabilité ?

De toute évidence, on peut comprendre que la contribution de la TVT aurait suffisamment influencé l’opinion publique sur certains faits et introduit des vices de forme et de fond dans la procédure du règlement des contentieux judiciaires.

Du côté des familles, on imagine ce qui pourrait se passer au moment et après le passage des images sur leurs fils présentés comme présumés coupables sur les petits écrans. Des parents de certains présumés accusés peuvent faire une crise et vivre des cauchemars à la vue des images. Doit-on rappeler que dans le passé, des confrères journalistes interpellés et emprisonnés ont perdu des parents dans des circonstances pareilles ?

Pour la presse, il n’y a pas que l’information, le tirage et les recettes publicitaires qui comptent. Il y a aussi l’éthique professionnelle à observer. La TVT n’a-t-elle pas aussi l’obligation d’observe cette éthique qui est une disposition essentielle de la profession du journaliste ?

Le ministre de la communication, le ministre de la justice et le Président de la commission Vérité, Justice et Réconciliation doivent veiller à la disparition de la violation récurrente des droits des présumés coupables sur la chaîne mère.
Des dédommagements doivent accompagnés des cas d’accusation à tort.

Afin de comprendre les dessous de cette violence médiatique, le réseau de personnes qui instrumentalisent les institutions de l’Etat à des fins de règlement de compte personnel, doit être démantelé.

Blaise Ayegnon
 

Dégradation de la situation des droits de l’homme au Togo : le CACIT saisit Mme PILLAY, HCDH Genève

 

Lomé, le 18 octobre 2010
Réf : N°252 /10 – 10/CACIT/AKA
 

Le Président

A

Madame Navanethem PILLAY,
Haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme
Palais des Nations, Genève
s/c Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Bureau du Togo.

Objet : Saisine sur les préoccupations du CACIT face à la dégradation de la situation des droits de l’homme au Togo

Madame la Haut-commissaire,

Le Collectif des Associations de Lutte Contre l’Impunité (CACIT) vient, par la présente, vous faire part de sa vive préoccupation sur la situation sans cesse dégradée des droits de l’homme au Togo. En effet, au-delà des discours et déclarations publiques d’intention proférées par les autorités togolaises qui affirment vouloir tourner les pages sombres de l’histoire du pays, caractérisées par des violences politiques, assassinats, détentions arbitraires et violations graves des droits de l’homme au Togo, on note, sur le terrain, des actions en contradiction flagrante avec la Constitution togolaise et tous les textes régionaux et internationaux auxquels le Togo a adhéré. Pire, ces violations sont commises dans un sentiment de totale impunité de la part de leurs auteurs.

En témoignent ces quelques faits sur lesquels nous voulons attirer votre attention.

1- Les propos négationnistes du président de l’Assemblée nationale

Dans une interview accordée au bimensuel « Tribune d’Afrique », dans sa parution N°0076 du 16 septembre 2010, M. Abass BONFOH, Président de l’Assemblée nationale. Répondant aux questions qui lui étaient adressées, le président de l’Assemblée nationale a dénié les pertes de vies humaines de 2005, lors des évènements sanglants survenus au lendemain du décès du président Gnassingbé Eyadéma en février 2005 et avant, pendant et, après l’élection présidentielle d’avril 2005. Il a notamment déclarée : «  même quand vous racontez qu’il y a eu des morts au Togo, quels morts, où ont-ils été enterrés et qui s’en était plaint ? Ce ne sont que des histoires auxquelles je ne crois pas, parce que je n’ai rien vu de la sorte, pas un seul mort (...) qu’on nous montre les morts ou les fosses communes dans lesquelles ils sont enterrés. Je n’ai vu aucun cadavre...  ». Cette déclaration a suscité de vives réactions de l’opinion publique togolaise en général et des Organisations de Défense des Droits de l’homme (ODDH) et médias en particulier. Devant cette levée de boucliers, M. Abass BONFOH a fait une nouvelle déclaration, publiée dans le journal « La dépêche » du 27 Septembre 2010, dans laquelle il nie avoir accordé une interview audit bimensuel. Dans cette interview, il a déclaré en substance : « Je n’ai pas accordé d’interview mais des échanges informels ».

Or, à propos des malheureux événements de 2005, différentes commissions d’enquête ont établi l’existence de nombreux cas de décès. Dans un rapport publié par la Commission, les Nations Unies ont en effet relevé que durant cette période sensible de l’histoire du Togo, près de 400 à 500 personnes auraient perdu la vie. D’autres organisations nationales et internationales ainsi qu’une commission nationale mise en place par le gouvernement ont confirmé l’existence de ces cas de décès.

Face à ces propos négationnistes, les organisations de défense des droits de l’Homme ont interpellé le chef de l’Etat et les parlementaires et demandé que le président de l’Assemblée nationale présente des excuses publiques et démissionne de son poste.
A ce jour, il n’en est rien. Ce qui alimente le cycle de l’impunité au Togo.

2- Les entraves à la liberté de manifester

Le CACIT s’inquiète du fait que, depuis la fin du scrutin présidentiel de mars 2010, les autorités togolaises interdisent systématiquement les manifestations des partis politiques légalement constitués et ce, en totale contradiction avec les dispositions pertinentes contenues dans la Constitution du 14 octobre 1992 (article 30) la charte de partis politiques au Togo, et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (article 18).

C’est ainsi que les marches pacifiques et veillées de prières organisées par des partis politiques regroupés au sein du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) sont aujourd’hui systématiquement interdites à Lomé par le ministre de la sécurité et à l’intérieur du pays par les préfets.

A plusieurs reprises, nos organisations ont élevé de vives protestations contre cet état de chose et demandé que les autorités y mettent fin. A ce jour, il n’en est rien. Ce qui alimente le cycle de l’impunité au Togo.

3- Les répressions violentes des manifestations pacifiques

Le samedi 09 octobre 2010, les responsables du FRAC ont appelé, comme chaque semaine depuis l’élection présidentielle de mars 2010, leurs militants à une marche pacifique pour protester contre la réélection de Faure Gnassingbé et les conditions dans lesquelles s’est déroulé le scrutin présidentiel comme ils en ont pris l’habitude.

Au cours de cette manifestation, la gendarmerie nationale a utilisé des gaz lacrymogènes, passé à tabac les manifestants et fait usage d’armes à feu. Deux cas graves de blessés par balles ont été enregistrés par le CACIT.

Le 18 juin 2010, le gouvernement togolais a décidé d’augmenter les prix des produits pétroliers. Le 22 juin, les consommateurs ont spontanément initié des manifestations de protestation dans les rues pour manifester leur désapprobation contre cette mesure. Encore une fois, les forces de sécurité ont violemment dispersé les manifestants et tiré sur la population : un cas de décès par balles a été enregistré notamment dans le quartier Agoè.

Ces actes graves de violence précités et de nombreux autres constatés ces dernières semaines viennent contredire les déclarations de bonnes intentions réaffirmées par le chef de l’Etat Faure Essossimna GNASSINGBE lorsqu’à Atakpamé le 28 juillet 2007, il s’est écrié : « La question des violences politiques (…) m’amène à souligner que l’Etat de droit que nous nous employons à édifier ne saurait s’accommoder, d’aucune manière, de la culture d’impunité. Nous devons dès lors nous atteler à proscrire la violence politique et à combattre résolument l’impunité  ».

Contre les faits ci-dessus énumérés, de vives protestations ont été élevées par le CACIT et d’autres organisations de défenses des droits de l’homme qui ont demandé que le parquet diligente une enquête sérieuse et indépendante pour déterminer les responsabilités dans cette situation. A ce jour, il n’en est rien. Ce qui alimente le cycle de l’impunité au Togo.

4- Les actes de menaces contre les journalistes

Le 25 Août 2010, le journaliste du quotidien « Liberté », Didier AGBEDIVLO dit Didier LEDOUX, a été agressé puis molesté par des gendarmes, alors qu’il prenait des vues du Palais de Justice de Lomé. Quelques jours auparavant, le même journaliste qui assurait la couverture d’une manifestation du FRAC, a été menacé par un officier français, assistant technique de l’armée togolaise.

Au moment où le gouvernement français, prenant la mesure de la situation, a publiquement condamné l’attitude de l’officier et l’a rappelé en France, les autorités togolaises, dans un communiqué rendu public par le ministère de la défense et diffusé sur la télévision nationale (TVT), ont nié les faits et mis en cause la responsabilité du journaliste dans cette situation.
Ces faits sont de nature à alimenter le cycle de l’impunité au Togo.

5- Le manque de suites judiciaires aux plaintes déposées par les victimes de violences et violations des droits de l’homme

Dans le cadre de l’accompagnement juridique et judiciaire offert par le CACIT, les victimes des violences politiques ont déposé des plaintes auprès des tribunaux togolais pour que justice soit faite. Ainsi, entre 2006 et 2009, soixante-douze (72) plaintes ont été déposées près les tribunaux de Lomé, Amlamé et Atakpamé. Cependant, à ce jour, aucune plainte n’est réellement instruite.

Pour éclairer l’opinion et montrer la pertinence des plaintes malgré le processus de justice transitionnelle actuellement en cours dans le pays, le CACIT a organisé une table ronde le 24 août 2010 à Lomé. Au cours de cette activité, les participants (magistrats, avocats, parlementaires, journalistes, défenseurs de droits de l’Homme, autorités religieuses et traditionnelles…) ont réaffirmé la nécessaire complémentarité des actions de la Commission Vérité Justice et Réconciliation et des tribunaux en matière du droit des victimes à réparation.

Pour le CACIT, ces faits s’apparentent à un déni de justice contraire aux dispositions de l’article 8 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Ils violent également l’article 10 des principes fondamentaux et directives concernant le droit à un recours et à la réparation des victimes de violations flagrantes du droit international et de violations graves du droit international humanitaire selon lequel « les victimes d’une violation flagrante du droit international des droits de l’homme ou d’une violation grave du droit international humanitaire auront, dans les conditions d’égalité, accès à un recours judiciaire utile, conformément au droit international…  ».

Le CACIT a régulièrement dénoncé cette situation et en a souvent appelé à l’instruction effective des plaintes.

A ce jour, il n’en est pratiquement rien. Ce qui alimente le cycle de l’impunité au Togo.

Veuillez agréer, madame la Haut-commissaire, notre considération distinguée.

Me Zeus Ata Messan AJAVON

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Le PNUD et l'UE exigent l’ouverture d’une négociation entre Jean Pierre Fabre, Agbéyomé Kodjo et le RPT

25 octobre 2010

Lorsque la Cour Constitutionnelle a confirmé les résultats donnant la victoire à Faure Gnassingbé, la classe politique regroupée au sein de l’opposition dans toute sa globalité s’est vivement opposée à ces résultats. S’il est vrai que le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de Me Dodji Apévon, représenté à cette élection par Me Yaovi Agboyibo, la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) du Professeur Léopold Messan Gninèvi dont la candidate était Madame Adjamagbo Brigitte Johnson, le Parti du Renouveau et de la Rédemption, (PRR) de Nicolas Lawson, le Parti Démocratique Panafricain (PDP) de Bassabi Kagbara, ne réagissent pas ouvertement jusqu’au jour d’aujourd’hui, le candidat de l’Union des Forces de Changement (UFC), Jean Pierre Fabre soutenu par le FRAC et l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS) de l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo continuent de contester la victoire de Faure Gnassingbé.

Après donc plus de six mois de protestation dans les rues de Lomé, qui parfois tournent en de véritables bavures policières et des violations flagrantes des droits de l’homme, le PNUD et l’Union Européenne, les principaux partenaires du Togo qui ont d’ailleurs financé la présidentielle du 04 mars à hauteur de 16 millions d’euros, prennent la mesure de la situation pour enfin sortir le Togo de l’impasse.

Ainsi, une négociation pouvant aboutir à une probable entrée au gouvernement de Jean Pierre Fabre, de Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo est en préparation actuellement. Elle sera effective d’ici la semaine prochaine si les protagonistes expriment leur volonté et leur disponibilité à sortir le pays de la crise et à baliser la voix au développement.

Selon nos informations, de sources très proches du dossier, cette discussion pourra éventuellement être élargie à toute la classe politique du Togo, c’est-à-dire à tous les acteurs politiques du Togo afin qu’une solution durable soit trouvée à la crise.

Il reste alors aux leaders de la classe politique togolaise d’être conscients de la situation socio-économique du pays qui a complètement émacié les populations afin qu’ils puissent opter pour la résolution de cette crise qui n’a que trop duré.

Le Triangle des enjeux


La Francophonie contre le Peuple Africain : Comment les langues et les cultures africaines sont asphyxiées.

 

La Suisse accueille du 20 au 24 octobre 2010 le XIIIème sommet de la sulfureuse Francophonie, organisation néocoloniale tenue d’une main de fer par la France et certains de ses amis notamment le Canada, une partie de la Belgique et une partie de la Suisse. Malgré un climat de crise chronique qu’ils ont installé en Afrique, cette rencontre, à laquelle d’ailleurs les valets africains participent comme toujours, confirme que la clientèle africaine, quelle que soit la situation du marché, reste fidèle aux galéjades francophones. La présence d’immenses délégations africaines à ce sommet démontre à merveille que les vassaux africains se foutent royalement de ce dont l’Afrique a besoin, surtout en ces temps de grands dangers où la logique aurait voulu la rupture avec les différents instruments de domination au service des pays occidentaux. Que dire encore de la présence du gouvernement du Ghana, pays d’héritage colonial anglophone, qui se présente aussi parmi les canailles francophones africaines !Sinon, que la faune s’étend bien !

Tout ceci se passe dans une ambiance d’immense satisfaction d’Abdou Diouf, grand serviteur des maîtres. Secrétaire général de la Francophonie, l’ex-président du Sénégal sait parfaitement que tous ces clients africains sont des voleurs de suffrages démocratiques et des assassins. Il a également conscience que lui-même, à l’époque de sa présidence au Sénégal, avait fait partie de cette bande de guignols assoiffés de sang et de gadgets. Cette bande, toujours prompt à servir plus le maître que ses sujets. On aurait espérer qu’avec l’âge et la retraite, Diouf ait du recul et cesse de combler les maîtres au détriment des Africains. Hélas !

Voilà que des « nègres », incapables de promouvoir leurs propres langues et leur propre culture - qu’ils ne connaissent d’ailleurs même pas – font la queue et se bousculent pour porter la langue et la culture de leurs maîtres. Ces jongleurs maléfiques, véritables instruments alternatifs de colonisation, trépignent de joie dans leur participation à la dévastation de la société africaine. L’œuvre coloniale est ainsi gaillardement assurée.

Sarkozy le « roi des français », ne se donne pas toute cette peine pour promouvoir la langue et la culture françaises. Les « nègres » se chargent de cette tâche promotionnelle. Aussi le font-ils avec diligence et efficacité. Les chiens étant toujours prompts à prendre des initiatives de chasse pour ramener les proies à leur maître. C’est à ce prix, entre autres, qu’ils sont conservés au pouvoir contre la volonté populaire en Afrique. On peut virevolter dans tous les sens, on peut inventer les thèmes les plus actuels lors de ces sinistres carnavals, et surtout on peut engager des milliards d’euros pour polir l’image de la Francophonie. On peut utiliser des tonnes de savon pour laver cette machine, son odeur nauséabonde reste et demeurera dans la conscience africaine, car elle ne fait que soutenir via ses missions d’observateurs électorales, les mascarades électorales en Afrique et les massacres qui s’en suivent. La Suisse, en accueillant ses tyrans qui d’ailleurs pour la plupart y disposent de comptes bancaires secrets et bien garnis, se moque royalement des Africains. En déroulant le tapis rouge à ces voleurs patentés, la Suisse ne peut pas ne pas savoir qu’elle fait partie du complot. Car, la Francophonie n’a jamais été au côté des peuples. En tous les cas, pas en Afrique.

Culturellement, la francophonie étouffe et tue les langues négro-africaines au quotidien. Dans les pays africains, il est interdit de parler sa langue maternelle à l’école, et le délit est sévèrement sanctionné. Dès la première année de ce qui est appelé école, l’enfant africain doit rompre avec sa langue maternelle. Il est ainsi, avec une violence inouïe, largué dans un univers tout à fait étranger qu’il doit assimiler au plus vite s’il veut poursuivre sa scolarité. Laquelle scolarité est en réalité un tuyau vers la déprogrammation mentale puis la soumission. Il doit rompre avec son histoire. Il doit haïr les langues africaines qu’il est appelé à enterré. En substitution, on lui fournit un package linguistique avec lequel il doit désormais fonctionner. Quel pays africain n’a pas connu ce qu’on appelle le SIGNAL : ces objets qu’un élève doit s’attacher au cou en guise d’humiliation s’il commet le crime de parler sa langue maternelle. Qui a oublié les raclées et les fessées pour avoir osé parler sa langue maternelle ?

La Francophonie a tué la littérature africaine. Les auteurs africains sont quasiment absents du marché littéraire européen francophone. A l’inverse, les livres français pullulent en Afrique. Les médias français, notamment RFI et TV5, sont largement diffusés en Afrique pour assurer le Service Après Vente. Ainsi, ces médias inondent l’Afrique d’idées et d’images destinées à écraser la culture africaine et à la dénigrer. De ce fait, pour s’informer sur l’Afrique, des millions d’africains sont obligés d’écouter Radio France Internationale et de se référer à des agences comme l’Agence France Presse, l’ATS et autres. Ce sont les seuls canaux disponibles. Mieux, ce sont les seuls qu’on crédite. C’est ainsi que, dans une logique purement idéologique, les informations sont « traitées et masterisées » avant d’être retransmises aux Africains, qui, dans une large proportion, ne savent pas encore qu’ils consomment gloutonnement des produits hautement toxiques.

Tel un cancer qu’on ne peut combattre, la francophonie se propage et atteint la jeunesse africaine de plein fouet, à travers des associations et des organisations dites de la société civile. Le comble, c’est que ce sont ces jeunes qui assurent la pérennité de ce qu’on peut appeler le bras politico-culturel de cette para-ONU Françafricaine, en acceptant des miettes de financements en échange de la promotion de la « démocratie, du dialogue et du développement », concepts nébuleux dont se sert la machine francophone pour brouiller les esprits. Elle réussit même à noyauter la jeunesse africaine en instituant les Conseils nationaux de jeunesse (CNJ) comme seul interlocuteur de la jeunesse auprès des dictateurs africains. Ces CNJ sont les seuls regroupements que la Francophonie promulgue comme unique organisation de la jeunesse africaine. L’objectif de ces CNJ est en réalité double. Il s’agit d’abord de fondre tous les mouvements de jeunesse dans un creuset en vue de casser une contestation juvénile sans cesse croissante en Afrique aujourd’hui. Ensuite, il s’agit de contrôler la jeunesse africaine et la mouliner afin qu’elle soit aliénée à la Francophonie et à ses représentants locaux. Pendant que les pions-gouvernants africains promeuvent activement les langues d’autrui, les langues africaines, elles - décrétées vernaculaires, ou patois, ou encore dialectes - ne sont en aucun cas reconnues dans les pays occidentaux, membres de la francophonie. On s’indigne lorsque les Africains parlent leurs langues dans les rues des pays occidentaux. La presse ne manque d’ailleurs pas de relayer la frustration des populations locales qui se font casser les tympans avec les « langues de singes » qui les inondent. La francophonie est-elle active contre ce genre de choses ? Non !Etrange « voix de la diversité » donc !

Quant aux satrapes africains, ils n’ont jamais pensé à une langue africaine qui doit porter l’unité africaine qu’ils prétendent construire. Quand on les voit si actifs dans le soutien du français ou de l’anglais, on ne peut s’empêcher de leur demander à quand un sommet sur le swahili ou le bambara !!Ils n’y penseront jamais, ces cancres démagogues qui adorent pourtant les sommets et les réunions spectacles où ils se livrent à de véritables défilés de modes. A quand un sommet africain avec pour invités les dirigeants occidentaux pour la promotion des langues africaines dans le monde ? Et dire que la colonisation a pris fin ?!

Consciente d’ailleurs des puanteurs de la Francophonie, la communication-propagande multiplie les gros mots. Lors ce XIIIè sommet en Suisse, on lie la promotion de la langue française à la gouvernance et la démocratie, à la solidarité ainsi qu’à la sécurité alimentaire et du climat. Ça fait neuf et propre, l’environnement et du développement durable, n’est-ce pas ?

Mais la réalité est loin de toute cette propagande. Il y a les maîtres (France, Belgique, Canada, Suisse) et leurs aficionados d’un côté et les Africains soi-disant francophones de l’autre. Peu importe le temps que cela prendra. La maison francophone est appelée à disparaître pour une véritable renaissance de l’Afrique, aujourd’hui encore engluée dans les marécages du néocolonialisme, infestés de caïmans et de tyrannosaures. Mais en attendant ces temps-là, commençons à conscientiser, à nous mobiliser, à nous organiser et à révéler aux yeux de nos populations la vraie nature vampirique de cette machine qu’est la francophonie.
20 octobre 2010
Rodrigue KPOGLI
Secrétaire Général de la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique
Web. http://lajuda.blogspot.com


SOYONS PRETS EN TOUTE OCCASION A DIRE NON A LA FRANCAFRIQUE ET A TOUS CES SYSTEMES QUI VAMPIRISENT L'AFRIQUE. 
 
[AfroManifs]
 

Congo RDC: Le salaire de la dette ( Video Arte France 2010)

 

Le salaire de la dette. Comment se fait-il que l'un des plus grands barrages du monde, celui d'Inga en République démocratique du Congo, n'apporte quasi aucune ressource aux populations locales ? Pourquoi des pays qui ont des richesses naturelles aussi importantes que la RDC, la République du Congo et le Mali demeurent-ils les plus pauvres de la planète

Voir la vidéo sur ce lien  http://prisma.canalblog.com/

 

Propos négationnistes du président de l’Assemblée nationale : le CACIT s’étonne du silence coupable des hautes autorités du pays

 

Depuis quelques semaines, l’opinion nationale et internationale est saisie d’émoi suite à une interview accordée par M. Abass BONFOH, président de l’Assemblée nationale au bimensuel « Tribune d’Afrique » dans sa parution N°0076 du 16 septembre 2010. En effet, en réponse à une question qui lui a été adressée et qui portait sur les évènements malheureux que le Togo a connus entre février et mai 2005, le président de l’Assemblée nationale qui, à l’époque des faits, occupait aussi le poste de président de la République par intérim, a déclaré :* «  même quand vous racontez qu’il y a eu des morts au Togo, quels morts, où ont-ils été enterrés et qui s’en était plaint ? Ce ne sont que des histoires auxquelles je ne crois pas, parce que je n’ai rien vu de la sorte, pas un seul mort (...) qu’on nous montre les morts ou les fosses communes dans lesquelles ils sont enterrés. Je n’ai vu aucun cadavre...  ».

A la suite de l’immense réprobation que ces propos ont suscitée au sein de la population et des organisations de défense des droits humains et surtout de la demande de plus en plus forte que l’auteur présente des excuses publiques à la population et démissionne de son poste, M.Bonfoh a dans un premier temps, nié le fait même d’avoir accordé ladite interview. Dans le journal « La Dépêche en date du 27 septembre 2010, il affirme en effet : «  je n’ai pas accordé d’interview mais des échanges informels  ». Il a fallu que les journaliste apporte la preuve, image à l’appui, de la réalité de l’interview, pour que le président de l’Assemblée nationale, publie le 30 septembre 2010, un communiqué pour le moins évasif dans lequel, il semble ne pas reconnaitre la portée de ces propos dont les radios privées ont pourtant diffusé l’enregistrement sonore. Et comme pour dénier sa responsabilité, il limogea, quelques jours plus tard, l’agent Chargé de la communication de son cabine pour complicité avec les auteurs de l’interview.

Le CACIT note que, dans l’émission débat télévisée « Forum de la Presse », diffusée sur la Chaine du Futur le dimanche 10 octobre 2010 et rediffusée deux fois la semaine suivante, le ministre Pascal Akoussoulelou BODJONA, de l’administration territoriale et des collectivités locales, porte-parole du gouvernement, a, sur la base des rapports des différentes commissions d’enquête qui ont travaillé sur les évènements de 2005, affirmé que «  nul ne peut nier qu’il y ait eu des morts en 2005  », et reconnu la nécessité de présenter, au minimum des excuses publiques lorsqu’il a affirmé « je pense que le président Abass Bonfoh saisira une occasion pour mieux se faire comprendre du peuple ».

En attendant que ces excuses soient réelles et que la démission s’en suive, le CACIT s’étonne du silence coupable dont les plus hautes autorités du pays, notamment le chef de l’Etat, Faure Essossimna Gnassingbé, et le Premier ministre, Gilbert Fossoun HOUNGBO, ont fait preuve depuis lors.

Il s’indigne qu’à l’occasion de l’ouverture de la rentrée parlementaire du 05 octobre 2010, les députés présents, censés être les élus du peuple, n’aient pas jugé utile d’interpeller leur président sur ces propos.

Il demande à toutes les personnalités et institutions respectueuses de la mémoire des Togolais tombés en 2005 de se démarquer ouvertement des propos d’Abass Bonfoh.

Pour le CACIT, c’est à cette seule condition qu’au Togo, le crime cessera de se nourrir de l’impunité.

Fait à Lomé le 18 octobre 2010

Le Président

Me Ata Messan Zeus AJAVON

 

Rétablissement d’OBUTS, modèle de victoire dans la dignité pour le peuple togolais

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 15 OCTOBRE 2010

C’est désormais acquis ! Après s’être conformée aux diligences illégales imposées le 21 septembre 2010 par le Juge d’Appel, OBUTS s’est vue délivrée ce 15 octobre 2010 le récépissé qui lui a été toujours refusé par le Ministère de l’Administration Territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales. Cet aboutissement n’a été possible que grâce à la détermination et à la mobilisation sans précédent de toutes les bonnes volontés tant au Togo que dans la Diaspora pour faire échec à l’ignoble décision de dissolution d’OBUTS prononcée le 25 juin 2010 par le Président du Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé.

OBUTS et ses partenaires dont le CVU expriment de tout cœur leur profonde gratitude à Dieu et à l’ensemble de ses serviteurs, aux médias, aux organisations de défense des droits de l’homme aussi bien qu’à tous les mouvements citoyens et politiques du Togo et de la Diaspora. Leur soutien sans faille a été déterminant tout au long de cette forfaiture politico-juridique qui a révélé davantage au monde entier la dictature juridique du régime de Faure GNASSINGBE.

Si cette décision tardive du Ministère de l’Administration Territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales est à saluer, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un cinglant camouflet aussi bien aux initiateurs de cette forfaiture politico-juridique qu’aux Juges du Tribunal de Première Instance de Première classe et de la Cour d’Appel de Lomé. C’est bien la preuve que le droit est galvaudé par la non séparation des pouvoirs au Togo, et qu’il urge dans l’intérêt du justiciable togolais que la réforme de la justice devienne une réalité quotidienne. Par ailleurs, cette reconnaissance après maintes turpitudes ne vient que confirmer la légalité d’OBUTS attestée depuis le 1er février 2010 par la Cour Constitutionnelle dans sa décision No E-003/2010.

Ainsi les contorsions juridiques avilissantes du Juge Pawélé SOGOYOU qui a défié la Haute Juridiction et prononcé illégalement la dissolution d’OBUTS n’ont p

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Le week end du 08 mai 2010 avec le FRAC - par webMaster le 08/05/2010 @ 02:44

Programme du Weekend du 8 mai 2010
L’Union des Forces de Changement (UFC), Sursaut-Togo, l’Alliance, le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), constitués en Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), remercient les populations togolaises pour leur mobilisation et les invitent à prendre part massivement aux manifestations suivantes:

Séance de prières:
- A Lomé, le Mercredi 05 mai au Temple Méthodiste Salem de Hanoukopé, à partir de 12 heures

Grandes marches de protestation contre les résultats frauduleux de l’élection présidentielle du 04 mars 2010, suivies de meetings :
- A Lomé, le Samedi 08 mai, à partir de 09 heures (itinéraire: Bè Kondjindji – Pavé NDA – Marché de Bè – Boulevard Félix Houphouët Boigny – Boulevard Circulaire (côté ouest) – Rond Point Dékon – Fontaine Lumineuse – Ave de la libération (côté sud) – Place Anani Santos (Fréau Jardin) – Ave du 24 Janvier – Bd de la Marina – Hôtel Palm Beach (Plage)).

- A Sokodé, le Dimanche 09 mai, à partir de 09 heures suivant (itinéraire: Siège UFC – Carrefour Salimdè – CEG Kouloumdè – Café Bazar – Stade Municipal – CIB Komah – Carrefour CEET – Carrefour UTB – Carrefour Affaires Sociales – Carrefour Barrière – Carrefour Ancien SGGG).

- A Bassar, le Dimanche 09 mai, à partir de 07 heures suivant (itinéraire: Carrefour Kpankissi – Djassidoumpou – Bikoundjib – Préfecture – Rue Sokodé – Bassar – Justice – Banida – Bikoutchabé – Pharmacie de l’Hôpital – Biyakpabé – Radio Dawul – EPP Aviation – Kodjoudoumpou – Kitangbaou – Wadandé – Siège de l’UFC)

Le Président élu, Jean-Pierre FABRE et les responsables du FRAC demandent aux uns et aux autres de rester résolument engagés et déterminés.

La lutte populaire est invincible

Togo debout !

Fait à Lomé, le 03 mai 2010



Pour le FRAC


Patrick LAWSON
Le Vice Président de l’UFC

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Première nouvelle - par Sabin60 le 06/12/2004 @ 04:00

Pour bientôt !

Spécial !
ABLODE pour le TOGO -  Essounene Essou !  Bidôbilè  Bidô !    Bimôbilê  Bimô !
Contact
Vanessa Worou
 

Refrain

Togo ! Prends conscience
Togo ! Travaille ! Travaille
Une goutte d’eau ne fait pas la mer
Un seul arbre ne fait pas la forêt
Tous ensemble, nos regards, droit devant
Jubilé d’or, Togo chéri

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