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L'Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple (A.D.I.P.)

 

 

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home.gifBienvenue sur L'Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple (A.D.I.P.)

Son Idéal : REMETTRE L’HOMME AU COEUR DE LA SOCIETE EN RECONSIDERANT
LA POLITIQUE ET L’ECONOMIE A PARTIR DE L’HOMME

Ses Valeurs : PATRIOTISME - EQUITE - SOLIDARITE - LIBERTE - TRAVAIL

Ses Ambitions : LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE - L’EDUCATION - LA PROTECTION SOCIALE - LA SECURITE DES BIENS ET DES PERSONNNES

LA BONNE GOUVERNANCE - L’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIREL’ECONOMIE POUR LA DEMOCRATIE - LA PROMOTION DE LA FEMME
-
LA SOLIDARITE ENTRE LES GENERATIONS - LA JUSTICE -
L’INTEGRATION AFRICAINE DES PEUPLES
LE PARTENARIAT MONDIAL POUR - UN DEVELOPPEMENT DURABLE.


ADIP : QUEL CHANGEMENT POUR LE TOGO ?

‘’ La liberté, c’est bien de la conquérir, mais une fois qu’elle est obtenue, il faut savoir ce qu’on va en faire.’’ Aimé CESAIRE

Sept mois aprèsles élections législatives au Togo, l’ADIP (Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple) constate que la rhétorique politicienne reprend du poil de la bête pour de nouveau préparer les esprits à l’élection présidentielle de 2010. A croire que la vie politique, la vie tout court des Togolais se résume à des joutes électorales. 2010 nous dit-on, serait l’année de l’alternance. Ce pourrait être vraisemblable au regard de la majorité numérique favorable aux partis de l’opposition réunie. Mais de quelle alternance parle-t-on ? De celle résultant de la logique électorale ou du changement comportemental des élites et des citoyens pour faire face aux grands défis contemporains ?

On revenait certes de loin après l’ampleur des massacres orchestrés par le parti au pouvoir et ses milices à chaque échéance électorale. Au point de standardiser la réussite du processus électoral d’Octobre 2007 au nombre de morts qui en résulterait. Il y eut zéro mort, donc le processus électoral pouvaitmériter le label « bien ». Les raisons évoquées pour expliquer les résultats inédits dans une élection à la proportionnelle, même si elles restent avérées dans certaines contrées ne doivent pas occulter le constat d’un échec de l’opposition à incarner une nouvelle façon de gouverner. La pédagogie a cruellement manqué depuis les années 90. La ténacité dans une posture supra partisane aussi. Plutôt que d’être dans l’éternel combat de quête du pouvoir - certes louable pour chaque parti politique - pourquoi ne pas opter pour une politique du changement par l’exemple.

Ce peut paraître étonnant, mais la réalité du terrain social et économique du Togo actuel est en phase avec les préoccupations sociales et d’espérance des pays riches. Quand le pouvoir politique connaît ses limites face à la réalité de la globalisation, les solutions pragmatiques font fi des idéologies politiques et optent pour des propositions supra partisanes. Gauche et droite s’accordent sur le maximum dans la synthèse des solutions pour promouvoir un climat social apaisé et une croissance économique vivable pour tous. Certes l’histoire politique et économique des pays riches n’est pas transposable à nos contrées de sous les tropiques, mais il y a une réalité contemporaine liée à la globalisation qui fait correspondre des cycles asymétriques de développement. En Afrique et particulièrement au TOGO « tout reste à construire ». Cette réalité ne doit pas pour autant laisser libre cours à la «  déclinologie » habituelle qui stipule que point de développement économique sans démocratie (entendue sous sa simpliste logique électorale). S’il y a une leçon à retenir du dernier scrutin d’Octobre 2007, c’estd’éviter que le chien ne suive éternellement son maître. Sinon comment éviter l’achat des consciences des pauvres citoyens dont la misère quotidienne a absolu toute référence vertueuse. Remettons donc la balle à terre pour que chaque citoyen ait une espérance en son lendemain. Vouloir à tout prix la transposition intégrale des principes démocratiques occidentaux au TOGO revient à adopter une posture éternelle d’opposants sans réel pouvoir d’assurer un climat d’espérance aux citoyens.

En faisant de la conquête des municipalités et des régions un leitmotiv, l’ADIP pense que les partis authentiques de l’opposition auront un argument de taille pour débrider dans l’inconscient collectif togolais, l’idée têtue que les hommes politiques ne pensent qu’à leurs panses età leur ego. Toute une symbolique ! Et le copié collé des institutions de la monarchie républicaine française qui a cours n’arrange rien dans nos capacités à promouvoir des voies authentiques de démocratie qui mettent le bien-être du citoyen au centre des préoccupations.

On ne peut aujourd’hui au TOGO affirmerque le débat politique est stérile. Au contraire! La question qui est posée est de savoir si en l’état actuel l’alternance politique - entendez le changement intrinsèque de chaque citoyen pour une démocratie réelle - doit se faire sur le principe dune démocratie majoritaire issue des élections (L’idéale) ou sur une période transitoire qui promeutune société citoyenne stable capable de rendre irréversible le processus de démocratisation. La tentation serait grande d’opter pour la première solution au regard de la déchéance sociale, morale, économique et culturelle engendrée par le régime RPT. Sauf que… ! Vouloir à tout prix confondreun régime à des personnes physiques et non à un système qu’il faut bannir à jamais, reviendrait pour le citoyen lambda à vendre le chien pour acheter un singe. Soyons donc patients et sereins dans nos réflexions pour asseoir une démocratie irréversible. Quelque soit le régime constitutionnel à mettre en place (présidentiel, semi-présidentiel, parlementaire), le souhait de l’ADIP est de faire promouvoir l’alternance par l’exemple. La gestion des communes et des régions par les forces du changement puis l’essaimage des principes de bonne gouvernance sur le plan national. Il importe donc - et c’est une nécessité - d’exercer des pressions pour l’application entière de la loi de décentralisation.

Pour l’ADIP, l’apprentissage de la gestion publique et administrative dans un contexte décentralisé offrira l’occasion inédite aux forces authentiques du changement de convaincre de façon irréversible la frange importante de nos citoyens qui reste dubitative sur la véracité d’un nouveau concept de démocratie et de développement aux antipodes du système despotique des gouvernants actuels. L’attitude déclamatoire de certains hommes politiques qui font de 2010 « une année charnière » en laissant en pan l’acuité de la décentralisation nous réserve des désenchantementsmonstres. Le changement par le « haut » n’obéit qu’à l’instinct du pouvoir pour le pouvoir et entérine de fait l’acceptation par la classe politique de l’état central, véritable tour de contrôle des hommes providentiels dont nous rêvons tant ! La monarchie républicaine aura de beaux jours devant elle ! On changera les hommes mais pas le système. Tous ceux qui aspirent demain à diriger ce pays doivent se faire la main dans la gestion publique et administrative. A-t-on une occasion pour cela si ce n’est les municipales et les cantonales ? Le titre d’opposant vierge de toute accointance avecle régime RPT suffira-t-il demain ?

Nous avons tous et à tort pensé que la misère des populations affamées à dessein par les prédateurs RPTistes remplacera nos programmes politiques. Nous connaissons les résultats. Que veut dire changement pour le citoyen si ses préoccupations quotidiennes restent irrésolues ? Privilégierla présidentielle de 2010 au détriment des élections municipales et locales, revient à crisper les citoyens sur la motivation réelle des forces du changement pour une démocratie participative. Il revient au gouvernement de mener et prestement une sensibilisation des populations sur la décentralisation, de redéfinir les limites géographiques des cantons, de promouvoir un esprit nouveau de citoyennetéet enfin de rendre lisible les moyens de financement des projets des divers conseils régionaux à mettre en place. Si doncl’option pour une période transitoire pour un climat social propice semble légitime, la nécessité d’une décentralisation et d’une démocratie participative est la solution viable pour araser l’ego de personnalités illuminées qui souhaitent « sauver le peuple »

Il n’y a pas d’alternative à la dérive du pouvoir actuel que par la prise à bras le corps des dispositions législatives relatives à la décentralisation. C’est l’urgence du combat politique au Togo aujourd’hui.

Fait à Paris, le 05 mai 2008

Le comité directoire de l’ADIP

Mail : adip@adip-togo.org

Site : www.adip-togo.org

Législatives 2007 : les leçons d’un rendez-vous presque raté

Le mince espoir né de l’APG malgré ses insuffisances (dénoncées en son temps par l’ADIP) s’est envolé après la proclamation des résultats des élections du 14 octobre 2007.

L’APRES ELECTIONS CONDUIT A UN CERTAIN NOMBRE DE CONSTATATIONS :

1- Un taux de participation très élevé (environ 80 %): les Togolais se sont fortement mobilises pour ces élections. L’Alliance pour la Défense des Intérêts du Peuple (ADIP) remercie le peuple togolais pour sa participation massive à ce scrutin.

2- L’immaturité de nos partis politiques : aucune volonté collective de défendre les intérêts du peuple togolais. Sinon, comment expliquer l’absence d’une stratégie commune devant encourager la présentation des listes communes sur tout l’étendu du territoire.

3-Le découpage électoral : ce point aurait dû être remis en cause pendant les négociations de Ouagadougou devant aboutir à l’APG et non après les élections. Malheureusement, par naïveté ou par complicité, nos partis dits traditionnels ont accepté d'aller à ces élections avec l'ancien découpage électoral taillé sur mesure pour le parti présidentiel.

4- Le paradoxe togolais : troquer sa voix contre 2000 FCFA, alors qu’on a connu une quarantaine d’années de dictature ne peut que surprendre. On va finir par croire que le Togolais s’accommode très bien de la misère dans laquelle il vit depuis plusieurs décennies.

5- L’utilisation des moyens de l’Etat pendant la campagne électorale : comme lors de toutes les précédentes campagnes électorales, le parti RPT au pouvoir a utilisé abusivement les moyens et les deniers de l’Etat : tous les responsables des services publics sont contraints de se mobiliser pour ces élections pour « défendre » les intérêts du RPT, plusieurs milliards sont sortis de la caisse de l’Etat pour financer la campagne des candidats du parti au pouvoir, l’utilisation abusive des véhicules de l’Etat par nos gouvernants pour battre la campagne de leurs candidats, ….

6- La peur du changement : la gestion catastrophique de l’Etat par une partie de l’opposition pendant la brève période transitoire (1990-1992) est encore présente dans la mémoire de nos populations. Cette peur est systématiquement réveillée par le pouvoir Rptiste à des fins électoralistes.

7- La pseudo division Nord /sud chère aux tenants de l’immobilisme n’est que le résultat conjugué du découpage électoral, des achats de consciences et des pressions morales surtout dans la partie septentrionale du pays. En réalité, en tenant compte des résultats validés par la cour constitutionnelle, nous constatons que :

a-le RPT a eu des députés à Atakpamé, à Badou et à Lomé.

b- Au regard des résultats bruts, on ne perçoit pas cette division par exemple dans la circonscription d’Assoli, la majorité desvoix est allée aux autres candidats que ceux du RPT.

c- A Sokodé l’UFC a obtenu un siège.

Pour l’ADIP, cette pseudo division est voulue par le RPT et ne reflète aucunement la réalité sur le terrain. Afin de créer la nation togolaise, les partis politiques, les associations et la société civile qui se battent pour la liberté du Togo, doivent beaucoup œuvrer pour faire disparaître ce clivage Nord/Sud.

8- la complicité au moins passive de certains observateurs internationaux : l’observation des élections ne se limite pas au seul acte de vote. Elle doit couvrir la période électorale (avant, pendant et après les élections). Les déclarations de certains observateurs à la fermeture des bureaux de vote qualifiant ces élections de parfaites, sans attendre le dépouillement et la publication des résultats, ont été abusives. Ces manquements doivent être corrigés lors des prochaines échéances électorales.

9- la complicité de certains représentants de l’opposition dans les bureaux de vote : certains partis se sont plaints de l’annulation de plusieurs milliers de bulletins votés en leur faveur alors que ces annulations ont été faites en présence de leurs délégués. Ces derniers n’ont-ils pas signé le procès verbal de leur bureau de vote? N’ont-ils pas vendu, comme certains électeurs, leur dignité moyennant quelques milliers de francs tendus par les adversaires de leur candidat ? Ce serait préférable de s’interroger sur l’intégrité de leurs délégués de bureau de vote plutôt que de s’en prendre à la CENI qui certes a eu des faiblesses dans son fonctionnement.

10- L’amateurisme de la CENI : comment expliquer le fait que certaines urnes arrivent à la CELI de Lomé commune non scellées ? Et comme par hasardce manquement a favorisé l’élection d’un Rptiste qui était pressenti comme futur Président de l’Assemblée Nationale. Là encore, quel rôle ont joué les membres de la CENI appartenant à l’opposition?

11- Au vu des résultats globaux, la majorité des électeurs ont voté pour le changement même si la répartition des sièges ne le reflète pas.

12- La légitimation gratuite et sans contrepartie de Faure comme président de la république

13- la réécriture de la loi fondamentale ne se fera pas sans difficulté. En effet, le changement de la majorité parlementaire n’ayant pas eu lieu, l’espoir de voir notre constitution réécrite selon le vœu du peuple togolais est compromis. Le toilettage de notre loi fondamentale commencé sous le règne de GNASSINGBE I par le juriste français mercenaire col blanc DEBBASCH continuera malheureusement sous GNASSINGBE II.

14- La persistance des problèmes majeurs du pays à savoir :

a-la mauvaise gestion de l’Etat

b-l’accaparement des ressources par une minorité de togolais

c-la dégringolade du niveau de vie poussant nos compatriotes à un exode massif

d-la vétusté de nos hôpitaux devenus de véritables mouroirs

e-la dégradation des enseignements scolaires et universitaires

f-l’impunité

g-le problème de nos compatriotes encore réfugiés dans nos pays limitrophes laissés pour compte et sans droit civique.

etc.

QUE FAIRE MAITENANT

1- La participation aux débats parlementaires : les élus duCAR et de l’UFC doivent honorer leur présence dans l’hémicycle pour rompre définitivement avec la politique de la chaise vide afin de ne pas laisser les mains libres aux «vainqueurs».

2- Le futur gouvernement : l’opposition parlementaire doit refuser toute participation au gouvernement si aucune feuille de route n’est clairement définie avec une garantie formelle de la conduire à terme. Autrement les élections législatives qui viennent d’avoir lieu n’auront servi à rien s’il suffisait alors seulement que ces partis se mettent d’accord avec le RPT pour se partager les portefeuils ministériels et nous faire économiser les milliards de francs engloutis dans ces élections. S’il y a une éventuelle participation à un gouvernement d’union nationale souhaité, les membres de l’opposition se doivent de tirer des leçons des erreurs du passé, afin de défendre avec force et conviction exclusivement les intérêts du peuple togolais face au système dictatorial RPT de plus en plus fin calculateur.

3- La nécessité de continuer le travail sur le terrain : malgré la mauvaise surprise de ces élections, la sensibilisation, la remobilisation et la responsabilisation de nos populations doivent continuer. Cette tache incombe, non seulement aux partis politiques, mais aussi à la société civile, aux religieux, aux associations et à la diaspora togolaise, de plus en plus impliquée dans la vie politique de notre pays.

4- Créer un large front démocratique regroupant les partis politiques, les associations de la société civile, les syndicats, la diaspora, les médias engagés, …, pour poursuivre la lutte dans l’unité.

Les vrais démocrates doivent garder espoir et adapter la lutte à la configuration actuelle du terrain. Siune bataille estperdueaujourd’hui, le peuple togolais finira par vaincre la dictature et instaurer une véritable démocratie respectueuse de la dignité de chacun et assurant le bien-être et la liberté de tous.

Fait à Paris, le 30 novembre 2007

Le Comité directoire de l'ADIP

Législatives 2007

Message de remerciements

Populations de Tchaoudjo et de ses environs,honorables chefstraditionnelsspirituelsreligieux, mesdames et messieurs.

L’ADIP (Alliance pour le Défense des Intérêts du Peuple) par ma voix tient à vous remercier pour avoir porté votre confiance au programme de société de notre mouvement en nous votant.

Aux électeurs qui n’ont pas pu nous voter et à ceux qui de près ou de loin ont pensés à nous, que la Grace de Dieu soit avec vous.

En effet pour l’ADIP c’est un combat perdu et pour non pas la guerre. Nous invitons toute la population de Tchaoudjo à œuvrer pour sa délivrance, et pour son développement tel était nos vœux les plus ardents lors de la campagne de l’ADIP.

L’ADIP reste un mouvement ouvrant à toute bonne volonté œuvrant pour le développement et l’épanouissement des populations.

Nous félicitons les partis politiques qui émergent tout en leurs priant de ne négliger le volet développement de Tchaoudjo de mettre en chantier la reforme constitutionnelle et le mécanisme de l’alternance politique.

Que Dieu vous bénisse Tchaoudjo et le Togo.

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ALASKA (Tête de liste)

Merci à tous ! Que Dieu vous bénisse!

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- par ADIP le 04/09/2006 @ 20:38

Lu pour Vous ***

- par ADIP le 04/09/2006 @ 20:30

Tendances à Sokodé

Flash info : législatives 2007 - TOGO

L'UFC et le RPT seraient aux coudes à coudes dans la ville de Sokodé !
Nous attendons les tendances dans les villages de la région centrale.

Pour l'ADIP
Le comité directoire

Flash info : législatives 2007 à Tchaoudjo

Flash info : législatives 2007 à Tchaoudjo

Forte mobilisation dans la région centrale pour ces législatives 2007. Nos représentants sont à pieds d'oeuvre dans les bureaux de vote et participent aux dépouillements qui sont en cours.
Aucun incident n'est à signaler sur le déroulement global de la journée du 14 octobre 2007 et pour l'instant.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des premières tendances dans la région centrale, dès que possible.

Fait à Paris, le 14 octobre 2007
Pour l'ADIP,
Le comité directoire


- par sabin le 20/08/2006 @ 19:46

Un accord politique global pour un autre Togo

(Alpha Barry, RFI,   Ouagadougou, Burkina Faso,   19 août 2006)


Les acteurs du dialogue national au Togo ont paraphé vendredi soir à Ouagadougou un «accord politique global» devant mettre fin à la crise togolaise qui secoue le pays depuis près de quinze ans. L’accord arraché par le facilitateur Blaise Compaoré sera signé dimanche après-midi à Lomé en présence des présidents togolais et burkinabè ainsi que de plusieurs délégations de la sous-région ouest-africaine.

Ambiance de fête vendredi soir à la résidence du président Blaise Compaoré. Les délégués des neuf parties prenantes au dialogue sont invités à dîner chez le facilitateur qui a réussi quelques temps avant à les faire signer un accord politique global. Rigolades, plaisanteries, séances de photos… l’ambiance était détendue entre représentants de l’opposition et du pouvoir. Signe de la décrispation: le professeur Léopold Gnininvi et les membres de la délégation de son parti, Convention démocratique des peuples africains (CDPA), sont rentrés à Lomé samedi matin à bord de l’avion présidentiel togolais en compagnie des représentants du pouvoir. Avant l’ouverture des négociations de Ouagadougou, ils avaient refusé, tout comme l’Union des forces du changement (UFC) de l’opposant Gilchrist Olympio, de se déplacer avec l’avion de Faure Gnassingbé spécialement mis à la disposition des délégations pour faire la navette entre Lomé et la capitale burkinabè.

La joie était visible et se lisait sur tous les visages. Toutes les parties se disent satisfaites des termes de l’accord. «Quand on va à des négociations, on ne peut pas tout gagner», déclare Patrick Lawson, vice-président et porte-parole de l’UFC. «Mais ce qui a présidé nos travaux, c’est l’esprit de conciliation et de consensus… Les Togolais se sont mis d’accord pour redémarrer leur pays», explique-t-il.

Du côté du pouvoir, c’est le même état d’esprit. «Ce qui vient de se passer n’est la victoire d’aucune force politique, c’est la victoire de tous les Togolais», déclare Pascal Bodjonna, ministre, directeur de cabinet du président Faure Gnassingbé et membre du comité central du Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti au pouvoir.

Le facilitateur Blaise Compaoré a dit croire à un nouveau Togo. «J’ai vu l’enthousiasme des uns et des autres, je sais que les aspirations profondes et légitimes des populations togolaises aujourd’hui, c’est de briser à la fois ce déficit sur le plan démocratique, sur le plan de la réconciliation nationale, ce déficit économique. Il n’y a pas de doute qu’il y a un intérêt politique et historique pour que les Togolais se mobilisent pour assumer leur responsabilité dans la mise en œuvre de ces engagements pris à Ouagadougou», assure Compaoré.

Ces engagements concernent en premier la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale ouvert aux partis politiques et à la société civile. L’UFC, la principale force de l’opposition, a marqué son accord pour faire partie de ce gouvernement dont la feuille de route sera la mise en oeuvre des Accords de Ouagadougou.

La question de la nationalité disparaît

Ces engagements portent ensuite sur l’institution d’une nouvelle Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui va contrôler tout le processus électoral depuis le recensement des électeurs jusqu’à l’organisation du scrutin. La question de la composition ainsi que le mode de décision en son sein a été l’un des points d’achoppement entre le pouvoir et l’opposition. L’UFC, qui avait dans le projet d’accord deux places comme chacun des partis de l’opposition contre 5 pour le RPT, dénonçait un déséquilibre au profit du pouvoir. Finalement, la répartition de départ est maintenue dans le texte final à la différence que les deux représentants du gouvernement au sein de la CENI siègent sans voix délibérative. Aussi, l'accord prévoit de privilégier le consensus au lieu du vote dans les prises de décisions de la nouvelle CENI comme l’exigeait l’opposition. Autre point qui a fait l’objet de débat houleux, les conditions d’éligibilité.

Outre la suppression des délais de résidence pour les candidats aux élections, l’accord prévoit que «l’exigence de présenter une copie légalisée de l’acte de renonciation à toute nationalité étrangère, dont le candidat pourrait être titulaire, soit supprimée pour les prochaines législatives.» Cette disposition était d’autant plus chère au parti d’Olympio que bon nombre de ses cadres, exilés ou réfugiés à l'étranger pour des raisons politiques, ont acquis d’autres nationalités et se retrouvaient de fait hors jeu à cause de ces deux critères contenus dans le code électoral togolais.

Toujours dans le cadre électoral, on notera le changement du mode de scrutin. Le scrutin uninominal à un tour est supprimé. Il est proposé soit le mode uninominal à deux tours, soit la proportionnelle de liste. Le document propose également la mise en place d’un programme de délivrance des carte d’identité, l’institution d’une carte d’électeur infalsifiable, la présence d’observateurs à toutes les étapes du processus électoral, la mise en place d’une structure d’alerte pour sécuriser le processus, un accès équitable des partis politiques aux médias d’Etat.

Sur la question de la sécurité, il est écrit que l’armée et les forces de sécurité s’abstiennent désormais de toute interférence dans le débat politique. Quant à la question des droits de l’Homme, une commission devrait faire la lumière sur «les actes de violence à caractère politique commis par le passé et d’étudier les modalités d’apaisement des victimes.» Il est prévu la création d’un comité ad hoc pour appuyer le HCR pour accélérer le retour des réfugiés. Une commission sera également créée, qui «proposera des mesures susceptibles d’accélérer leur retour».

Et puis, le texte contient un passage qu’attendait depuis longtemps le pouvoir togolais: l’appel des parties prenantes au dialogue pour la reprise rapide de la coopération en particulier avec l’Union européenne qui a suspendu son aide au Togo depuis 1993 pour «déficit démocratique».

Pour veiller à l’application de l’Accord, il est prévu la mise en place d’un comité de suivi présidé par le facilitateur Blaise Compaoré. Ce comité sera composé de représentants de l’Union européenne et de la CEDEAO. Il sera chargé, en cas de nécessité, d’appeler les uns et les autres au respect des engagements pris.


EN ATTENDANT, PROTESTONS TOUS ENSEMBLE - par adip le 27/03/2006 @ 09:01

TOGOLAISE, TOGOLAIS,

EN ATTENDANT, PROTESTONS TOUS ENSEMBLE

 

·Au Togo

-Journée des martyrs tous les mardis à 12H30' : Tout le monde s'arrête pour une minute de silence en mémoire de nos morts, combattants de la liberté.

-Prières pour la démocratie au Togo : Tous les vendredis pour les musulmans et dimanches pour les chrétiens

-Journée de la victoire tous les dimanches à 19H30' : Tous, où que vous soyez, poussez des cris de désapprobation : "OOOOOUUUUUU..."

Signification de ce cri du peuple : «  honte aux assassins et aux usurpateurs… » .

-Information citoyenne par les médias, presses écrites, radios et télévisions, annoncez après chaque évènement ceci: "le peuple togolais a manifesté comme tous les dimanches sa volonté"

-Mise en place d’une cellule d’informateurs.

 

·Au sein de la diaspora :

-S’organisez pour exprimer notre désapprobation à chaque déplacement à l'extérieur du Togo d'un des actuelles dirigeants usurpateurs avec la mise en place de comités d’accueil dans toutes les grandes villes d’Europe.

-Travailler pour rallier à la cause du peuple togolais et donc pour certains cas un soutien des comités d’accueil le maximum de sympathisants occidentaux.

- Informez tous les élus locaux de votre lieu de résidence de la situation socio-politique qui prévaut au Togo.

-Ecrire par mail, courrier ou fax aux usurpateurs au moins une fois par semaine pour leur rappeler la volonté du peuple togolais : LIBERTE, DEMOCRATIE, EQUITE.


Intenses tractations pour la reprise du dialogue inter-togolais - par adip le 27/03/2006 @ 08:21

Intenses tractations pour la reprise du dialogue inter-togolais

(AFP,   Lomé, Togo,   26 mars 2006)

En dépit des efforts qui se multiplient ces derniers jours, les acteurs de la crise togolaise éprouvent des difficultés à reprendre le chemin du dialogue interrompu au lendemain du décès du général Gnassingbé Eyadéma, le 5 février 2005.

Relancées en novembre dernier par le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé, les discussions entre le parti au pouvoir et les principaux partis d'opposition togolais n'ont pas encore démarré, les protagonistes n'ayant toujours pas harmonisé leurs points de vue.

Le lieu des débats et le choix d'un médiateur n'ont pas encore été arrêtés, ont indiqué des sources concordantes.

Des sujets cruciaux tels que la révision du cadre électoral et l'organisation des prochaines élections législatives doivent notamment être abordés lors de ces discussions.

Une rencontre prévue fin février à Ouagadougou (Burkina Faso), sous les auspices du président burkinabè Blaise Compaoré, n'a pu se tenir en raison de "petits réglages" de dernières minutes, avait expliqué à l'AFP début mars le ministre togolais de la Communication et de la Formation civique, Kokou Tozoun.

M. Compaoré, plusieurs fois sollicité dans la résolution de la crise togolaise, a séjourné lundi pendant quelques heures à Kara (environ 400 km au nord de Lomé) où il a eu des entretiens avec son homologue togolais.

Les deux chefs d'Etat ont "largement" abordé les différents problèmes liés au dialogue politique au Togo, a affirmé à l'AFP, une source proche de la présidence togolaise.

"Les discussions entre les deux chefs d'Etat ont été fructueuses. Nous ne devons pas nous précipiter (...) A l'allure où vont les choses, nous devons aller lentement, mais sûrement", a indiqué cette source.

"Dans un dialogue de cette nature, il faut tenir compte des humeurs des uns et des autres", a ajouté la même source affirmant que les "choses ne vont plus tarder".

La Communauté catholique de Sant'Egidio, qui tente depuis plus de huit mois de relancer les discussions, multiplie de son côté ses actions en vue d'une prochaine rencontre à Rome entre le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) et l'Union des forces du changement (UFC), parti du chef historique de l'opposition en exil Gilchrist Olympio.

Des représentants des deux "poids lourds" de la politique togolaise se sont retrouvés à plusieurs reprises en Italie sous l'égide de la Communauté catholique.

"Les tractations se poursuivent pour une nouvelle rencontre à Rome. Ce n'est qu'une question d'harmonisation de calendrier", a expliqué à l'AFP un responsable de l'UFC. Un rendez-vous avait été fixé début mars à Rome, puis avait été annulé.

"Les acteurs politiques togolais ont intérêt à saisir les opportunités qui leur sont offertes, afin de reprendre les discussions tant attendues par la communauté internationale", a commenté un diplomate en poste à Lomé.

Ouvert le 27 mai 2004 à Lomé, le dialogue inter-togolais fait partie des engagements pris par le Togo envers l'Union européenne (UE) en avril 2004 pour la reprise de la coopération entre les deux parties, interrompue en 1993 après des violences électorales.


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