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[9/3/2010] Interview de Patrick Lawson : « Nous parviendrons au pouvoir dans ce pays. C’est une certitude »

L’Ufc peut-elle renaître de ses cendres après le spectacle désolent qu’elle a offert au peuple togolais ? Pourquoi la branche «fabriste» ne se décide-t-elle pas à créer son propre parti ? Cette branche a-t-elle complètement perdu la bataille de contrôle du parti après avoir perdu le siège ? Telles sont autant de questions auxquelles Patrick Lawson, le nouveau Vice-président du Bureau de l’Ufc issu du congrès du 10 août dernier essaie d’apporter des approches de réponses.

 

Patrick LAWSON: Sectaire Natonal de l'UFC 

  Dans l’entretien qu’il a accepté de nous accorder, il revient sur la décision surprenante et surréaliste de Gilchrist Olympio de rentrer dans le gouvernement du « Rpt » malgré la période qui ne se prêtait pas à ce genre d’acte et considère que par ce geste, le leader a décidé de « changer de maillot » en plein match.

Bonjour M. Patrick Lawson, dites-nous comment avez-vous vécu ces dernières semaines de remous dans votre parti ? Comment est votre moral après le congrès réprimé et la tentative de prise de contrôle du siège du parti par les Ago ?

Lorsqu’on entre en politique par le combat, par la lutte contre la dictature, une dictature quarantenaire, une dictature de père en fils parmi les plus perverses, on est préparé à toutes les situations. En principe. Car il y a des surprises qui vous restent en travers de la gorge, sans pour autant vous laisser abattre.

Vous faites bien de me demander comment va mon moral. En effet, notre parti est en ébullition depuis que notre leader, M. Gilchrist Olympio, a décidé de «changer de maillot » en plein match. Cet acte grave a de quoi secouer le militant le plus aguerri. Secoué et surpris, je l’ai été, pourquoi le cacher ? Des surprises, je m’y attendais, mais pas de cette nature et pas de l’homme que nous avons choisi de suivre et de porter à la tête de notre pays après en avoir fait le leader de notre parti.

Peut-on aujourd’hui dire qu’à l’UFC la réconciliation entre Jean-Pierre Fabre et Gilchrist Olympio n’est plus possible ? Que la scission est totalement consommée entre les deux ?

Impossible n’est pas le terme que je retiendrai pour évoquer ce que vous appelez réconciliation entre Jean-Pierre Fabre et Gilchrist Olympio. Il n’y a pas de querelle de personnes, mais une bataille entre deux conceptions de la gestion du parti.

Pour M. Olympio, l’UFC n’est qu’un club destiné à le porter au pouvoir. Pour nous autres, je parle de la quasi-totalité des militants du parti, l’UFC doit être un parti politique organisé, populaire, fort, présent sur toute l’étendue du territoire et porteur des valeurs héritées de la génération des combattants de l’Ablodé, cette mystique de la liberté et de l’unité des Togolais.

Nous concédons que nous avons accepté de M. Olympio beaucoup de choses. Nous avons subi pendant de longues années ses oukases voire ses caprices. A partir du moment où nous avions en partage la volonté de mettre un terme à ce système qui a pris en otage le Togo et les Togolais, nous considérions les positions versatiles et erratiques de M. Olympio comme des caprices que la sagesse fera disparaître avec le temps. Aller signer un accord avec le RPT contre la volonté du Bureau national ne relève plus du domaine des caprices de M. Olympio. Nous l’avons assimilé à une capitulation, à un bradage des sacrifices que le peuple togolais tout entier a consentis des années durant pour obtenir le changement. Et le parti a pris ses responsabilités. Voilà la ligne de séparation entre M. Olympio et nous.

Dites-nous comment vous en êtes arrivés là.

C’est le refus obstiné de l’ex-Président National M.Gilchrist Olympio, de discuter avec le Bureau National et son mépris affiché à l’égard de toutes les décisions de ce même Bureau national, si celles-ci n’émanent pas de lui-même sous forme de diktat ou de «fatwa», qui ont abouti à cette situation. C’est ce qui s’est passé au moment où il a eu son accident et se trouvait dans l’incapacité de porter les couleurs du parti.

Ce fut également le cas sur la question de l’entrée au gouvernement de l’UFC où il a rejeté la demande pressante du Bureau National lui disant que les conditions de l’heure ne permettent pas au parti de se précipiter pour son entrée au gouvernement. Ce qui finalement a fait déborder le vase !

Pourquoi vous qui étiez un homme de confiance de Gilchrist Olympio durant plusieurs années, êtes devenu un allié inconditionnel de Jean-Piere Fabre dans la querelle qui l’oppose à ce dernier ?

C’est vrai qu’il y avait entre M. Olympio et moi des relations spéciales. Je n’ai jamais été un « yes man », mais un militant de la cause togolaise. J’avais pour notre leader une fidélité absolue, une admiration fraternelle pour le combat patriotique qu’il avait accepté de porter pour la libération de tous les Togolais. Je ne suis pas devenu, pour reprendre votre expression, « un allié inconditionnel de Jean-Pierre Fabre ». Je suis resté fidèle aux idéaux de notre parti, tout comme Jean-Pierre Fabre, idéaux qui étaient, nous le croyions, ceux de Gilchrist Olympio aussi. Ce n’est donc pas une querelle de personnes ou d’ego ; s’il y a ego, ce n’est pas dans notre camp qu’il se trouve, mais il s’agit d’un problème de principe.

Revenons sur la décision d’exclusion de Gilchrist Olympio de l’UFC. D’aucuns qualifient cette décision d’illégale parce que vous, le Vice-président du parti, n’avez pas apposé votre signature sur le papier. Pourquoi avoir laissé le Secrétaire général signer?

L’exclusion temporaire de M. Olympio a été décidée par le Bureau National. En dehors du congrès, le BN est habilité à prononcer des sanctions disciplinaires, y compris l’exclusion définitive. La qualité du signataire est pour moi un détail. Jean-Pierre Fabre a signé pour le Bureau National.

Ceci dit, il est important de rappeler que le poste de Secrétaire Général de l’UFC «charge» M. Fabre Jean Pierre «de tout ce qui concerne la correspondance. Le S.G. organise la rédaction des procès-verbaux des réunions et en général toutes les écritures concernant le parti à l’exception de celles relatives à la comptabilité».

En perdant le contrôle du siège du parti, peut-on considérer que la branche «Fabriste» a complètement perdu la bataille ?

Encore une fois, je vous demande d’éviter de réduire le débat à un duel entre Gilchrist Olympio et Jean-Pierre Fabre. Avons-nous perdu le contrôle du siège de notre parti ? C’est vrai que nous n’y avons plus accès. Pas parce que les AGO nous l’ont arraché après nous avoir mis en minorité dans le parti. Non. Nos locaux ont été assiégés par des éléments de la gendarmerie et de la police aux ordres du pouvoir RPT depuis le 9 août 2010. C’est donc le RPT qui, au mépris de toutes les lois, a installé les AGO chez nous.

Le parti au pouvoir pense régler le problème de l’UFC en confisquant le sigle UFC, en installant les AGO dans nos locaux. L’UFC, c’est des hommes et des femmes, c’est une forme de militantisme que personne ne peut transférer dans une structure immorale. Toute cette gesticulation ne fait qu’accroître le fossé entre les citoyens togolais et les usurpateurs regroupés au sein du RPT et de AGO. Ceux qui pensent s’offrir l’UFC à petit prix se trompent. Erreur de gaou !

Avez-vous réellement accepté de faire de passation de service comme cela avait été annoncé ? Si oui, pourquoi ?

On passe la main à une autorité légitime. Je ne vais pas accorder à M. Diabacté le certificat d’existence populaire dont ses amis et lui avaient besoin pour tromper leur monde. En me rendant au siège ce lundi 23 août 2010, j’avais un triple objectif:

- regarder M. Diabacté en face pour qu’il me dise ce qu’il sait du siège de l’UFC à part les réunions auxquelles il assistait quand il était encore avec nous ;

- lui demander s’il trouve normal que lui et moi ayons comme témoins de « la passation de service » des policiers et des gendarmes qui ont commis tant de brutalités et d’exactions contre nos militants à cet endroit-là. Je pense à tout ce qui s’est passé au mois de mars de cette année. Peut-être qu’il a oublié tout cela depuis qu’il est devenu membre du gouvernement RPT ;

- faire la démonstration que notre ligne a l’adhésion des militants et la sympathie de la population et que les AGO n’existent que par leurs parrains du RPT qui gouvernent à coups de gaz lacrymogènes, qui jettent en prison de paisibles citoyens, qui n’ont à la bouche que mensonges et menaces.


Sachant la situation inconfortable dans laquelle ses amis et lui se trouvent, M. Diabacté a opté pour la prudence en évitant de se présenter au rendez-vous qu’il a lui-même sollicité pour ne pas avoir à dire des contrevérités, surtout en période de Ramadan.

Pourquoi ne vous décidez-vous pas à créer votre parti, puisque vous revendiquez le soutien de milliers de Togolais à vos idéaux politiques ?

Créer un parti est un simple acte administratif que nous pouvons faire. Pourquoi devrions-nous créer un parti alors que nous en avons déjà un? L’UFC n’est pas une entreprise privée avec un actionnaire unique. M. Olympio devrait lire la Charte des partis pour ne pas faire cette confusion sémantique qu’il fait entre une entité commerciale et un parti politique.

D’aucuns disent qu’il est le président fondateur de notre parti. Rien n’est moins sûr. L’appellation UFC a son auteur, et ce n’est pas Gilchrist Olympio. Notre couleur jaune a un père, et tous les compagnons de lutte le connaissent. Notre slogan « Détia » a son père, et ce n’est ni les Ago ni leur chef de file. Je ne veux pas dire que l’UFC ne doit rien à Gilchrist Olympio. Je ne suis pas de ceux qui sont capables de passer l’éponge magique sur leur vie, sur leur passé. Nous avons une longue histoire avec M. Olympio. Mais sachez-le, le temps des pères fondateurs et des timoniers est révolu.

L’UFC est une aventure collective, un patrimoine commun fait de sacrifices et d’adversités vaincues, une succession de vies brisées. Ce bien collectif n’est pas à vendre et ne peut faire l’objet de marchandages entre un homme déphasé et amer au soir de sa vie et un pouvoir prédateur qui n’a qu’une ambition : continuer de régenter notre pays par la terreur et la corruption.

Nous avons sacrifié notre jeunesse à ce parti. Nous y avons mis tant de force et de conviction que certains avaient cru que nous en étions des salariés. Nous avons fait tout cela parce que nous croyions à ce que nous faisions. Tel est toujours le cas. Comment penser que nous pourrions renoncer à la construction de notre vie pour faire plaisir à des gens malintentionnés ? En tout état de cause, il ne sera pas dit que nous avons « offert» l’UFC au RPT. Nous n’associerons pas nos personnes à cette opération nauséabonde à laquelle se prêtent certains de nos camarades égarés. L’UFC est notre parti et nous nous battrons pour la préserver des manœuvres de nos adversaires qui n’arrivent pas à nous circonvenir. Nous allons poursuivre le travail de terrain que nous avons dû interrompre à cause des tracasseries du RPT et de ses nouveaux alliés AGO, parmi lesquels des gens qui faisaient le siège de nos domiciles, Jean-Pierre et moi, qui nous suppliaient de les faire entrer ou promouvoir à l’UFC. Aujourd’hui on les voit parader, se comporter comme des conquérants d’une structure dont ils ignorent tout, parce qu’ils sont devenus « conseillers » de Gilchrist Olympio. Quel cinéma ! On en rirait s’il ne s’agissait pas d’un parti qui a demandé à ses militants et sympathisants d’énormes sacrifices.

Pour faire court, dans tous les cas de figure, la sensibilité politique, idéologique et patriotique que nous animons, ne disparaîtra jamais.

Tout récemment M. Andoch Bonin, ancien homme de main du Général Gnassingbé Eyadéma a fait des révélations très accablantes sur Gilchrist Olympio, sur ses accointances avec le pouvoir en place depuis des années. Selon lui, vous étiez vous aussi au fait de toutes les trahisons de l’ex-président de votre parti. Pourquoi avez-vous gardé le silence sur des faits aussi graves ?

Ne comptez pas sur moi pour commenter les propos de M. Bonin, pour qui j’ai du respect, et j’admire sa ténacité. Cependant, je dirai simplement qu’il faut savoir raison garder. Le combat politique n’autorise pas tout. Qu’il me soit permis d’ajouter ceci: évitons de nous attaquer à la vie privée des uns et des autres. Je pense ici à Madame Maggy Gaba, brave dame qui n’a rien fait. Elle n’a rien à voir dans nos débats politiques.

Gilchrist Olympio n’a-t-il pas raison de dire qu’après avoir essayé toutes les options les plus radicales, il faut désormais expérimenter la solution de la cohabitation et du partage du pouvoir avec le RPT ?

Selon vous qui êtes un observateur avisé de la vie politique, est-ce que M. Olympio partage le pouvoir avec M. Faure Gnassingbé ? M. Olympio sait -peut-être l’a-t-il oublié- que le RPT a du pouvoir une conception patrimoniale qui ne laisse pas de place à la notion même de partage. Pour le RPT, le Togo est un territoire sur lequel les Gnassingbé ont un titre foncier. Les habitants de ce territoire sont au service exclusif des Gnassingbé. C’est cette culture inepte que nous sommes un certain nombre à combattre, et nous y mettrons un terme.

Nous n’avons pas vocation à être les complices d’un régime aux abois dans cette funeste entreprise de mise à mort de notre pays. Avec le départ de M. Olympio et des AGO, nous avons entrepris de réorganiser nos forces pour nous jeter dans la bataille pour la libération du Togo afin de restaurer la République et réhabiliter l’Etat, un Etat pour tous, un Etat protecteur des plus faibles.

Connaissant bien ceux qui nous gouvernent, pensez-vous que la démarche de M. Gilchrist Olympio pourrait aboutir à une sortie de crise ou à un réel partage de pouvoir, susceptible de créer à terme de réelles conditions d’une alternance au Togo ? Cette démarche est vouée à l’échec, car elle n’est pas la bonne.

Quelle solution pour la crise à l’UFC et partant, pour tout le Togo ?

Si le régime RPT n’entretenait pas la diversion avec la complicité des AGO, ce que vous appelez « la crise de l’UFC » aurait été réglée en interne depuis belle lurette. Nous savons ce qu’il y a lieu de faire pour relancer l’UFC. Je vous invite à la patience.

Je trouve que le RPT se trompe de combat en entretenant la division dans les formations politiques qui lui sont opposées. Après OBUTS, il a choisi de réduire l’UFC en oubliant que ce n’est pas tout ce que l’on ingère qu’on digère. Notre pays est en crise, une crise si profonde qu’il faut y mettre de la volonté et une bonne dose d’humilité pour amorcer son sauvetage. Ce n’est pas la voie choisie par le RPT. Les autorités de fait qui ont pris en otage notre pays et son peuple ont conscience d’avoir fait faillite depuis fort longtemps. C’est pourquoi elles se livrent à la fraude électorale pour se maintenir au pouvoir. Elles souffrent de ne pas « être reconnues et acceptées » par les citoyens togolais. Elles s’occupent de manœuvres politiciennes qui mettent à mal la cohésion sociale plutôt que de travailler à construire le Togo. Nous n’allons pas nous contenter de faire ce constat d’échec et laisser faire le RPT. Ce serait criminel et irresponsable de notre part.

En guise de conclusion de cet entretien, qu’avez-vous à dire ?

D’abord vous remercier, vous les hommes et les femmes qui exercez le métier de la presse en ces temps difficiles. A voir la cascade d’actions en justice contre certains organes, on a l’impression que la chasse aux journalistes est ouverte au Togo. Tout cela nous attriste et nous révolte. Et pourtant vous continuez ! Bravo pour le courage et la conscience que vous mettez dans ce que vous faites.

Je voudrais ensuite dire avec gravité à ceux qui se cachent derrière des instructions pour justifier les actes qu’ils posent en violation de la Constitution, la loi des lois, qu’ils sachent qu’ils auront à répondre « individuellement » un jour de ce qu’ils font devant la justice, et rassurer les militants du Togo, tous ceux qui aiment ce pays et qui veulent qu’il change - toutes tendances politiques confondues -, que nous ne renoncerons jamais à notre mission. Nous allons travailler plus et mieux pour atteindre nos objectifs. Nous accèderons au pouvoir dans ce pays. C’est une certitude. Malgré les embûches mises en place par le RPT pour empêcher l’alternance. Nous parviendrons au pouvoir et nous l’exercerons de façon responsable et dans l’intérêt de tous, en associant à notre action toutes les forces démocratiques, les bonnes volontés et les citoyens disponibles pour le Togo, avec pour ambition de jeter les bases d’une nation unie, moderne et prospère.

Nous nous battrons en ne nous refusant aucun moyen pour faire émerger notre pays. Notre limite sera la Constitution. Nous travaillerons à mettre les Togolais dans les conditions qui leur permettront de faire étalage de leurs talents et de participer à la construction de la patrie. Nous ferons en sorte que tous les citoyens de ce pays soient traités de façon égale et qu’ils aient les mêmes chances d’entreprendre et de réussir. Parce que la finalité de la politique c’est de rendre les hommes heureux.

Voilà ce que nous avons hâte de faire. Nous avons hâte de mettre le Togo en chantier. Nous devons retrousser les manches, bander nos efforts pour relever ce pays qui n’a pas mérité les 41 années de punition que le RPT lui a imposées et infligées. Vivement demain !

Entretien réalisé par Olivier A.

 

(libertetg.com)

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Jean-pierre Fabre : "J’ai été victime d’une lâche agression perpétrée par le capitaine KONDO"

 Déclaration

de Jean-Pierre Fabre, Président de l’Union des Forces de Changement (UFC) et Président du Groupe Parlementaire UFC à l’Assemblée Nationale, suite à une agression physique par les forces de l’ordre

Le mercredi 1er septembre 2010, j’ai été victime d’une lâche agression perpétrée par le capitaine KONDO de la gendarmerie nationale. Grâce à Dieu, je m’en suis sorti, mais avec quelques blessures.

En effet, à mon arrivée, aux abords du Temple Méthodiste Salem de Lomé, aux environs de 13 heures pour la séance de prières hebdomadaire du mercredi, je me suis trouvé face à un dispositif de gendarmes qui empêchait l’accès au temple. Je suis sorti du véhicule, me tenant tout près de celui-ci, pour m’enquérir auprès des gendarmes, des raisons de cette situation.

Le capitaine Kondo, visiblement responsable du dispositif, s’est avancé vers moi. Il a commencé à s’agiter, vociférant des ordres dans tous les sens. Après avoir donné, d’une grenade qu’il tenait dans la main, un coup sur la tête d’Alphonse Kpogo, secrétaire général du parti ADDI, il a tiré cette grenade sur la vitre arrière de mon véhicule. Il a jeté d’autres grenades, notamment sous le véhicule et autour du véhicule.

Pour éviter tout incident, j’ai décidé de quitter les lieux. Au moment où j’allais ouvrir la portière de mon véhicule, le capitaine KONDO m’a asséné, un violent coup de matraque dans le dos. Il est important de rappeler que c’est ce même officier qui a fait tirer des grenades sur mon véhicule le samedi 28 août dernier, faisant voler en éclats la vitre arrière. Il répondra de ces actes devant les tribunaux.

Ce qui vient de se produire n’est donc pas un hasard. C’est l’exécution d’un complot visant à me liquider physiquement.

Le climat politique dans notre pays se dégrade de manière avérée. Ce constat est fait par tous les observateurs qui assistent quotidiennement aux dérives liberticides, aux graves atteintes aux droits humains et aux violations de la loi perpétrées par l’attelage Faure Gnassingbé/Gilchrist Olympio.

Le pouvoir en place a décidé de revenir sur les maigres espaces de liberté conquis de haute lutte par le Peuple togolais, en s’attaquant aux populations, aux partis politiques et aux médias.

Ceux qui pensent annihiler la soif de changement de tout un Peuple en s’attaquant avec hargne et violence aux responsables politiques, aux journalistes et aux militants de l’opposition se trompent. Le Peuple togolais est déterminé à poursuivre la lutte jusqu’à la victoire finale. La lutte populaire est invincible.

Président de l’Union des Forces de Changement (UFC)
Président du Groupe parlementaire UFC à l’Assemblée Nationale

Jean Pierre Fabre


 

 
 
ce 31/08/2010 
Parlement: Le président du groupe parlementaire UFC, Jean-Pierre Fabre, sursitaire ?

Ce matin, Jean –Pierre Fabre, le président du groupe parlementaire UFC à l’Assemblée nationale devrait en principe être déchu de son titre de président de ce groupe, à en croire les députés proches de Gilchrist Olympio. Du moins, c’est l’opinion répandue dans la population togolaise depuis que la dissidence entre les deux courants de ce parti a été consommée.

 

Soutenons notre Président élu Jean-Pierre FABRE

 Cette opinion a été renforcée par les propos tenus au micro du MO5-Togo.com par le député UFC de l’Avé, Habia Nicodème, un proche de M. Olympio. On a même dit que le président Olympio aurait saisi le président du parlement à cette fin. Mais rien de tout ça ne s’est produit ce matin car les textes ne prévoient pas ce cas de figure. Ceux des AGO qui ont véhiculé cette information qui n’est pas à l’ordre du jour, semblent ignorer tout des textes qui régissent le fonctionnement de notre parlement.

Tout d’abord, l’Assemblée nationale est en vacances. Mais les députés peuvent toutefois être convoqués pendant les vacances pour des sessions extraordinaires. Dans ce cadre, ils n’ont qu’un seul ordre du jour à débattre. Une fois l’ordre du jour épuisé, la session est clôturée. Pour la séance de ce matin, il était question d’élire les membres de la HAAC dont le mandat arrive à échéance dans le courant de ce mois. Une fois cet ordre du jour épuisé, la séance a été clôturée par le président comme le prévoient les textes. Vous comprenez là que cette séance ne peut débattre d’une possible destitution d’un président de groupe parlementaire, encore moins celui de l’UFC.

Une autre séance extraordinaire est encore prévue durant les vacances parlementaires. Elle aura lieu le 14 septembre prochain. Mais elle non plus ne peut aborder le sujet de la destitution car son ordre du jour est déjà fixé. A moins d’une surprise façon RPT.

Il ne reste qu’à ceux qui veulent voir Fabre éjecter de son siège que d’attendre jusqu’à la rentrée parlementaire qui interviendra, selon les textes en vigueur, le deuxième mardi du mois d’octobre. Cette session est dite session budgétaire car c’est au cours de celle-ci que le budget du pays est voté. Mais la destitution de Fabre peut quand même être abordée si l’idée ou la proposition est adoptée à la réunion des présidents.
Ce sont les procédures mais connaissant le pays dans lequel nous sommes, rien n’est donc exclu. Car l’Assemblée qui vote les lois est aussi la première à tourner le dos à ses lois. Tel a été le cas du député RPT et demi-frère du président Faure Gnassingbé, le tumultueux Kpatcha qui est en prison depuis plus de vingt mois sans que son immunité parlementaire ne soit levée. Donc on n’est pas à l’abri des surprises.

S’agissant de la modification de la composition des groupes parlementaires, l’article 28 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale stipule que « les modifications à la composition d’un groupe sont portées à la connaissance du bureau de l’Assemblée nationale sous la signature du président du groupe s’il s’agit d’une radiation, sous la signature du député intéressé s’il s’agit d’une démission, et sous la double signature du député et du président du groupe, s’il s’agit d’une adhésion ou d’un apparentement ».
Comme on le voit l’exclusion ou la radiation du président du groupe parlementaire ne semble pas être prévue par les textes. Mais si on rechigne à voir Fabre déchu de son titre de président du groupe parlementaire UFC, dans ce cas de figure, une modification doit être apportée préalablement à ce règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Si les députés de l’UFC pro-Gilchrist Olympio, passent outre ces dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et destituent le président Fabre ( ce qui sera une violation de la loi qu'eux-mêmes ce sont fixés et de l‘arbitraire au regard de leur nombre), ce dernier avec les 20 députés qu’il dit le soutiennent dans sa démarche peuvent constituer un nouveau groupe parlementaire. Car la loi le leur permet. L’article 26 du règlement intérieur du parlement dit que « les députés peuvent s’organiser en groupes par affinités politiques. Ils doivent remettre en ce cas au bureau de l’Assemblée nationale une déclaration indiquant le nom et la composition de leur groupe. »
L’alinéa trois (3) de ce même article dit clairement qu’ « un groupe ne peut être reconnu administrativement constitué que s’il réunit au moins le vingt-cinquième (1/25) des membres composant l’Assemblée nationale », ici il s’agit de quatre (4) députés, un nombre que dépasse largement les pro-Fabre. Reste le combat du sigle UFC.

Voilà donc la possibilité qu’ont les uns et les autres dans cette bataille qui les oppose pour le contrôle du groupe parlementaire UFC. Vont-ils appliquer la loi ou passer outre ? la suite nous édifiera.
 

 

Visitez mo5-togo.com
 
[8/28/2010] Marche interdite et reprimée du FRAC: le véhicule de jean-pierre fabre attaqué

La manifestation du FRAC ce samedi a encore été réprimé sauvagement par les forces de l'ordre et de sécurité. Le véhicule de Jean-Pierre Fabre, le nouveau président de l'UFC (tendance Jean-Pierre Fabre), a été attaqué.

 

 
 

  
Les forces de l'ordre ont lancé des gaz lacrymogènes sur
son véhicule et les pare-brises ont brisés en éclats. Deux personnes étaient dans la voiture, dont le chauffeur qui était au volant.

Jean-Pierre Fabre a tenu un point de presse quelques minutes après l'attaque de son véhicule. "Il y a idée manifeste de me tuer ainsi que les occupants de cette voiture", a-t-il déclaré à MO5.
Nous y reviendrons.
Source : www.mo5-togo.com
 


Lettre ouverte de K.K. Folikpo au HCDH depuis la prison civile de Lomé

 
Posté par 22.08.2010
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Commentaire de Tass2010:
Tout ceci me rappelle l'esclavage. J'ai cru revoir nos parents dans les cales des navires des négriers. Les négriers blancs de l'époque avaient des complices noirs. Ces négriers blancs sont devenus des colons puis des néocolons grâce à la traîtrise de certains cupides africains. Aujourd'hui, les traîtres reproduisent des scénario détesables. Dire que nous sommes au 21 eme siècle....
Une UNION sacrée s'impose autour de Jean Pierre FABRE et autour du FRAC pour mener la lutte jusqu'au bout. Essou néné là !!! Aidons le FRAC sur WWW.fabre-togo.com

 

Komdedzi kofi FOLIKPO
Prison civile de Lomé
Adresse privée en Suisse
Badstrasse 15
5400 Baden (Suisse)
Adresse privée au Togo :
Rue des Jones
Lomé-Togo
Tel : 906 59 28
E-mail : kofi.folikpo@weto-communication.com

LETTRE OUVERTE

A
Monsieur le Directeur du bureau du haut commissariat des nations unies pour les droits de l’homme (HCDH), Lomé(TOGO)

Objet : Protestation contre les conditions déshumanisantes infligées aux détenus de la prison civile de Lomé (Togo).

Lomé, le 19 Aout 2010

Monsieur le Directeur

Je viens respectueusement en ma qualité de prévenu de la maison d’arrêt de Lomé protester de vive voix auprès de votre noble Institution contre les conditions de détention déshumanisantes et épouvantables que je vis que au quotidien depuis quelques jours ensemble avec plus de 1.700 codétenus.

En effet, j’ai été arrêté le 11 aout 2010 en plein jour dans la rue et déféré à la maison d’arrêta de Lomé le vendredi 13 aout 2010 de manière rocambolesque sous le motif d’accusation mensonger et fallacieux « d’outrage envers des agents » et attends avec Patience le jour de mon jugement.

Je partage une cellule de 45metrs carrés environ avec plus de 63 détenus de toutes catégories (condamnés, prévenus, dossiers en Instruction) et issus de toutes les couches sociales et de toutes les origines ethniques. Cette cellule appartient à un vieux complexe immobilier datant de l’époque coloniale allemande et française, puis complété par un immeuble récent de taille modeste .elle sert à la fois de dortoir, de salle à manger, et de salle de séjour.

Elle n’est équipée ni d’installations sanitaires propres et décentes, ni lit ou de couchette sur laquelle dormir et encore moins de placards pour nos effets vestimentaires et personnels.

Deux grands en plastiques sont placés chaque nuit au milieu de la cellule pour collecter l’urine et les matières fécales nocturnes à la main pour tous les détenus de la cellule. Ceux-ci doivent évacuer chaque matin ces matières fécales et l’urines dans les latrines collectives extérieures selon un plan de corvée qu’ils doivent établir eux-mêmes.

La collecte nocturne de l’urine et des matières fécales se fait à tour de rôle par 9 codétenus qui doivent se tenir debout en rang toute la nuit sur l’aile gauche, sur l’aile droite et au fond de la cellule (échappement dans le jargon carcéral en raison de sa chaleur torride) de 17heures 30 à 6heurs au lendemain matin.

L’entretien quotidien de la cellule est assuré par les détenus eux-mêmes à travers un simple coup de balai suivi d’un nettoyage rudimentaire du sol avec de l’eau mélangée avec du détergent en poudre (Soklin, omo, etc...) et du javel.

Puisque notre cellule à l’instar de toutes les autres cellules de la maison d’arrêt de Lomé n’est pas dotée de lit ou de couchette, des nattes sont déroulées chaque soir peu avant 17 heures et chaque détenu s’y couche pour toute la nuit (17 heures 30 à 6heures au lendemain matin). Soit sur flanc gauche ou soit sur son flanc droit selon le schéma en annexe (Prière de se référer au schéma en annexe). Tous les détenus se lèvent naturellement chaque matin avec des courbatures et des torticolis.

Et puisque notre cellule à l’instar de toutes les autres cellules n’est pas dotée de placard pour nos effets vestimentaires et personnels, ces effets sont entassés dans des sacs en toiles et en plastique qui sont ensuite accrochés au dessus de nos têtes à des clous enfoncés de manière rudimentaires dans les murs. Le risque naturellement évident lié à cet état de choses est la rupture, brusque et inattendue de ces sacs pesant généralement 3kilos à 15 kilos pour s’écraser sur nos tete pendant le sommeil !

Notre cellule n’est équipée non plus d’aucun système de communication (sonnette d’alarme, interphone, etc...) relié avec le/les postes de surveillances de la prison et un détenu qui a me malheur funeste de piquer une crise de santé en pleine nuit a toutes les chances de mourir fatalement dans la cellule aux cotés des autre détenus totalement désarçonnés !

Toute l’institution carcérale ne dispose par ailleurs d’aucun système de haut-parleurs extérieurs pour faire passer des annonces ou pour inviter les détenus à rencontrer au portail principal celles et ceux qui leur rendent visite.

Les détenus ont donc mis courent régulièrement entre le portail principal et les différents endroits de la maison d’arrêt afin de permettre aux détenus de rencontrer leurs visiteurs. Ce service interne coute 300F CFA 0 500F CFA (selon les humeurs des crieurs et des potiers) pour chaque détenu, présente le grand risque de collision violente et mortelle entre les coursiers ambulants et les autres détenus entassés dans l’espace exigu de la cour de la prison.

Il importe par ailleurs de revenir sur l’état des lieux interne des cellules pour souligner que notre cellule ne dispose d’aucun système Pour faire évacuer convenablement les gaz respiratoires rejetés toute la nuit par tous les détenus enfermés dans la cellule. Les 9 codétenus qui se tiennent debout de 17 heures 30 à 6 heures au lendemain matin pour collecter l’urine et les matières fécales sont donc tenus de ventiler à la main toute la cellule au moyen de larges éventails fabriqués de manière artisanale par les détenus eux-mêmes avec de vieux cartons et des sacs de riz.

Le « régime » alimentaire quotidien proposé par l’Administration pénitentiaire repose sur un seul « repas » par jour. Ce « repas » consiste habituellement en 3 boules de « Gbokaya/ bokaya » qui est une sorte de pâte dégelasse de maïs grossièrement moulu et accompagnée d’une sorte de bouillon insipide sans viande ni poisson et habituellement appelé « sauce claire ». Deux autres « repas » quotidiens proposés parfois par l’Administration pénitentiaire consiste en deux poignées de farine de manioc (communément appelée « Gari ») ou de deux poignées de haricot sec préparé sans huile ni condiment.

Cette situation insupportable oblige la quasi-totalité des détenus à veiller eux-mêmes à leur régime alimentaire équilibré et sain en demandant à leurs proches parents vivant à Lomé et dans ses environs de leur amener à manger chaque jour leur repas équilibré, ou à préparer eux-mêmes à ciel ouvert leur repas équilibré et propre dans la cour très exiguë de la maison d’arrêt.

Les conditions d’hygiène sont des plus épouvantables que je n’ai personnellement jamais vues dans d’autres pays du monde que j’ai déjà eu l’occasion de visiter. Pour une Institution carcérale initialement conçue pour 600 détenus au maximum mais abritant actuellement plus de 1.700 détenus, il existe en tout environ une trentaine de latrines publiques et 4 salles de douche publique d’environ 20 mètres carrés pour chacune.

Cette situation a pour conséquences immédiates une insalubrité dégoutante et généralisée ainsi qu’une violation insupportable de l’Intimité sexuelle des détenus !

Le liste des conditions épouvantables de Détention à la Maison d’Arrêt de Lomé (et sans doute dans les autres maisons d’Arrêt du Togo) est très longue et ne peut pas être étalée in extenso dans la présente Lettre Ouverte.

Mais il serait très salutaire pour tous les 1.720 détenus environ actuellement embastillés dans la Maison d’Arrêt de Lomé et pour une image honorable du Togo sur le plan international que des solutions idoines, rapides et humaines soient apportées dans les jours et semaines à venir aux différents problèmes cruciaux évoqués plus haut dans la présente Lettre Ouverte.

Je compte très fermement sur votre Diligence à entreprendre assez rapidement toute Action pragmatique susceptible d’apporter les Solutions souhaitées, et compte également sur votre Autorité morale à transmettre la présente Lettre Ouverte à Qui de Droit.

Je tiens à exprimer du fond du cœur toute ma gratitude à vous-même et à tous les Fonctionnaires du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme tant au Togo qu’à Genève (SUISSE) pour toute l’Assistance précieuse que vous m’avez apportée depuis mon Arrestation rocambolesque le 11 août 2010 à Lomé.

Je saisis par ailleurs cette occasion particulière pour exprimer à toutes les concitoyennes et à tous les concitoyens tant de Nationalité suisse que de nationalité togolaise ma sincère Gratitude et Reconnaissance pour tout le soutien matériel et moral qu’ils n’ont cessé de m’apporter de diverses manières depuis le 11 Août 2010.

Je vous prie humblement de trouver ici, Honorable Monsieur le Directeur, l’expression de mes cordiales salutations et mes sentiments de Respects.

K. Kofi FOLIKPO (M.A., Dipl. Inform. UNI)

Ampliation :

1-Siège du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Genève (SUISSE)

2-Département Afrique de l’Ouest du Comité International de la Croix Rouge (CICR), Genève (Suisse)

3-Organisation Internationale de lutte contre les Crimes contre l’Humanité TRIAL (« Track Impunity Always »), Genève (Suisse)

4-Amnesty International, Section Suisse, Berne (Suisse)

5-Presse Privée Togolaise et Internationale

6-Collectif des Associations en Lutte Contre l’Impunité (CACIT), Lomé (Togo).

7-Commission Nationale des droits de l’Homme (CNDH), Lomé (Togo)

8-Ligue Togolaise des Droits de l’homme (LTDH), Lomé (TOGO)

9-Ministère Togolais des Droits de l’Homme, Lomé (Togo)

 

Schéma des Détenus à la prison de Lomé

Schéma des détenus à la prison de Lomé

 

Dernière modification: 22.08.2010 à 12:14


 

Togo : ceux qui vont tomber de la falaise...

 

Trois fronts doivent être aujourd’hui ouverts, sur lesquels chaque Togolais qui se respecte doit pouvoir se situer et prendre ses armes pour donner de lui dans ce combat qui se doit aujourd’hui d’être ciblé, et non plus en éventail ; et qui nous aura coûté depuis 90 ans, depuis la réédition allemande lors de la première guerre qui a vu la France et ses pratiques criminelles poindre son nez sous le ciel togolais.
De ces trois fronts deux sont d’extrême importance et que sont la France et la traîtrise dont les figures de proue sont Gilchrist Olympio, Kokou Kofigoh, Edem Kodjo, Yawovi Agboyibo, Léopold Gnininvi. Il est conséquent que si les Togolais arrivent à résoudre les équations que posent ses deux facteurs, le troisième se résout ipso facto de lui-même.

La France :
Ce pays malgré son auto-proclamation patrie des droits de l’homme est et reste l’une des pires calamités en termes de crimes humains que le monde ait connus. Le pays des intrigues et de toutes les bassesses. Son histoire en est jonchée. La pire des guerres est celle que l’on mène sans qu’on n’en ait conscience, et parce qu’elle a des allures de tout sauf d’une guerre.
La France sous son habit de défenderesse des droits de l’homme livre depuis des siècles une guerre sans merci aux peuples du monde, et surtout de l’Afrique.
 

Il est une réflexion surprenante entendue au cours d’un débat et qui aujourd’hui parait juste, et qui disait que l’erreur de la France fut d’avoir voulu mettre la main sur le Togo. Et c’est vrai cela l’a perdu hier, lui coûtant ses colonies africaines, et cela la perd aujourd’hui alors qu’elle continue de maintenir un bras de fer avec le peuple togolais. Peuple qui malgré ses airs couards comme sont amenés à le penser certains, ne renonce jamais. Le Togolais n’est certes pas belliciste mais il ne renonce jamais et de son caractère il faut retenir que tant qu’il en restera un debout le combat ne finira.
On comprend alors l’acharnement qu’avait la France à vouloir faire disparaitre et rayer cette nation de la carte en la diluant dans un partage entre le Ghana et le Bénin voisins entre 1919 et 1960. On comprend encore l’assassinat de Sylvanus Olympio par le commandant Maitrier missionné pour cela ; crime qu’endossera Eyadema toute sa vie et qui a servi à berner avec la complicité du Gilchrist Olympio et bien d’autres et à prendre en otage un peuple.
Aujourd’hui le mensonge est tombé, les masques sont bas et cela va s’empirer. Que peut encore nous inventer d’autre cette France en perdition et aux abois. Elle vient d’être mise au pilori par l’ONU et ses pairs de l’Union européenne, la pauvreté y monte de manière galopante, les crimes et délits sont au firmament tandis que l’éducation et la morale y sont en chute libre. Elle court inéluctablement vers ce mot qui sont des maux qu’elle aura elle-même inventé : le sous-développement.
 

De partout en Afrique les Africains doivent lui sonner le glas, même si on peut critiquer la manière qui consiste à se vendre à la Chine, et autres pays émergents au lieu de se retourner sur eux-mêmes et penser leur avenir. Nous ne pouvons qu’encourager cela et toutes les ruptures à l’instar de celle que vient de proclamer Ali Bongo mettant un terme au commerce exclusif avec la France que des accords d’escrocs imposaient sans contrepartie réelle au Gabon ; en espérant que ce ne sont pas que des paroles.
Les Togolais doivent aujourd’hui cibler plus que jamais cette France, et lui porter tous les coups nécessaires qui lui mettront genoux à terre. Il faut consacrer un pourcentage infime soit-il des forces togolaises à faire plier cette France. C’est un devoir, c’est même plus une question de survie.

La traîtrise :
C’est le mal absolu, la gangrène qui est responsable de notre échec. Les Togolais malgré ce but cher à tous de liberté et de fierté, est enclin à vendre son âme au diable pour quelque intérêt pécuniaire individuel. On oublie qu’ainsi on hypothèque non seulement son propre avenir mais aussi celui de ses enfants. La trahison est le fait des faibles et des médiocres, et cela s’avère dans le cas du Togo car tous ceux qui alimentent le régime RPT, tous ceux qui prêtent mains à la France et au régime qu’elle a monté pour coloniser le Togo, ce qu’elle n’a jamais pu réaliser directement par elle-même, sont des médiocres. Peut-être exhiberont tout au surplus des diplômes délivrés par les institutions de cette même France et l’Occident par extension, mais au-delà, ces gens sont incapables dans leur médiocrité de penser par eux-mêmes. L’école dont ils s’estiment le produit les a formés à obéir aux ordres et non à concevoir l’ordre.
Tout africain qui a été à l’école occidentale acquiert cette propension à se trahir lui-même et à trahir les siens. C’est un triste constat qui n’est plus à démontrer. L’appât du gain, et l’égo mal édifié aux antipodes de ce que peut être une fierté forment les l’ossature de ce mal africain.
Cette traitrise n’est pas seulement active mais aussi passive, par l’omerta, cette loi le silence que nos parents, nos grands frères ont observé, qui confortent et sert de béquille à ce phénomène.
Edem Kodjo, Kokou Kofogoh, Yawovi Agboyibo, Léopold Gnininvi, et Gilchrist Olympio, pour ne citer qu’eux sont les plaies béantes de cette traitrise. Le cas de Gilchrist étant singulier et pour cause dans la tragicomédie mise en scène depuis le 13 janvier 1963, il paraissait jusque-là le seul dont la trahison paraissait inimaginable. Et pourtant...

Tous les traitres finissent toujours par payer de leur traitrise et au Togo la règle ne fait pas exception, d’autant qu’il faut faire confiance au peuple togolais qui bien que considéré comme peu courageux par ses voisins qui confondent courage et facilité à sombrer dans la violence.

Gil Christ Olympio : Les derniers rebondissement depuis la fausse candidature avortée par une médiocre mise en scène de la chute dans une baignoire transformée en chute dans un escalier lors d’une visite à sa fille aux USA à une semaine de la clôture des candidatures à l’élection présidentielle de mars dernier auront fini de déshabiller Gilchrist Olymppio aux yeux des Togolais et des observateurs. Il reste encore de sombres révélations qui tapissent dans le ventre de ceux qui devraient parler et éclairer le peuple togolais.

Le régime RPT :
Il est temps que notre pays en finisse avec ce régime liberticide, né de l’esprit criminel de ceux-là dont l’idéologie est d’asservir le noir, et que des poltrons, et autres cancres s’évertuent à servir, conscients de leurs tares et de ce que dans des conditions normales, ils seraient les derniers de la classe.
Ce régime ne saurait résister comme dit si les Togolais arrivaient à résoudre la question épineuse de la traitrise et contribuer avec les autres pays Africains et tous ceux qui y ont intérêt à réduire l’influence nocive de la France dans le monde.

La Rédaction.
 


Sursaut-Togo exige la libération immédiate et sans conditions de K. Folikpo ainsi que celle de tous les prisonniers politiques arbitrairement incarcérés

 

Le mouvement patriotique Sursaut-Togo est informé qu’une arrestation politique vient d’être opérée à Lomé sur la personne de M. Kofi Folikpo, chercheur en linguistique et militant de la diaspora Togolaise en séjour familial au Togo.

Nous exigeons la libération immédiate et sans conditions de ce compatriote ainsi que celle de tous les prisonniers politiques arbitrairement incarcérés dans les geôles du pouvoir et dont les familles sont souvent sans nouvelles. Si le pouvoir a quelque chose à reprocher à M. Folikpo, qu’il le fasse au grand jour selon les procédures de droit normales dans un pays démocratique.

Nous demandons à tous les Togolais de l’intérieur et de la diaspora de se mobiliser afin qu’ensemble nous puissions rapidement changer les moeurs politiques d’un autre âge qui sévissent chez et qui sont celles de l’arbitraire et du non respect du citoyen.

Paris le 14 Août 2010
Pour Sursaut-Togo
Kofi Yamgnane
Président
16 août 2010

La traitrise de Gilchrist

 

 ::Koaci.com Lomé ::Andoch Noutépé Bonin (ph) vient compromettre par ses révélations l’ancien leader de l’opposition Togolaise ::

 Cinquante ans après l’accession du Togo à la souveraineté internationale sous le leadership éclairé de feu Sylvanus Olympio et vingt après une lutte cahoteuse pour la démocratisation et l’alternance politique, sous le leadership de Gilchrist Olympio, les langues se délient pour révéler la roublardise politique du fils du « Père de l’indépendance ».

Longtemps soupçonné de toujours jouer le jeu du pouvoir dans le but exclusif de maintenir son leadership égoïste, au devant de la classe opposante, l’ancien président national du plus grand parti de l’opposition est à présent ouvertement désavoué suite à son ralliement avec « armes et bagages » au système-RPT, hostile au changement et à l’alternance. Anciennement affublé de qualificatifs d’ « opposant historique » ou encore de « leader emblématique » par la presse française, le masque soigneusement entretenu par Gilchrist Olympio est à présent tombé, avec la caution qu’il apporte à un pouvoir qui bafoue les droits de l’homme et use de moyens d’Etat, pour lui permettre de s’imposer illégalement et dans l’illégitimité à la tête de l’Union des Forces de Changement ( UFC), avec l’aide de militants du RPT, convoyés par le ministre de la Sécurité de Faure Gnassingbé, pour suppléer ceux du parti, restés fidèles au Bureau national qui a porté Jean-Pierre Fabre, à sa tête à l’issue d’un congrès extraordinaire que le gouvernement s’est vainement employé à empêcher par la force.

Après les révélations de son Conseiller spécial et proche collaborateur depuis bientôt cinquante ans, Eric Amerding, qui l’ont mis à nu et apporté une clarification dans la guerre de clans que Gilchrist Olympio a imposé au sein du parti, c’est au tour d’un ancien collaborateur de Gnassingbé Eyadéma, dans les années 70 - 80, de révéler des secrets de la collusion de l’ancien président de l’UFC, avec le pouvoir-RPT. Avec des précisions déconcertantes, Andoch Noutépé Bonin, qui a démissionné de ses fonctions à la Présidence de la République pour rejoindre l’opposition depuis 1982 et écrit des livres au vitriol sur le règne du Gal. Gnasingbé Eyadéma, dénonce à présent les responsabilités de Gilchrist Olympio, dans les tentatives de renversement de la dictature au Togo.

Lors d’une conférence de presse tenue le samedi 14 août 2010 à la Maison de la Presse à Lomé, M. Bonin est revenu sur les raisons des échecs de différents coups d’Etat orchestrés contre le Gal. Gnassingbé Eyadéma ainsi que celles de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), tenue à Lomé, en juillet - Août 1991 et qui a porté Me. Joseph Koffigoh à la tête d’un gouvernement de transition qui a hérité de l’essentiel des prérogatives dont le dictateur confiné dans un rôle d’inaugurateur de chrysanthème, avait été dépouillées. « Gilchrist Olympio n’est pas un opposant et n’a jamais été de l’opposition togolaise », a lâché le conférencier.

« En 1977, le président Houphouët avait financé une action pour renverser le pouvoir de Eyadéma. Les mercenaires avaient séjourné pendant deux mois à Lomé, rencontré et déjeuné avec le Col. Assila, le Cdt. Assih et Gnassingbé Eyadéma, lui même. Tout était prêt pour renverser la dictature et libérer le peuple togolais. Mais par trois fois, Gilchrist Olympio a fait reporter le passage à l’action. Finalement, il a fait débarquer trois autres mercenaires qui ont saboté l’opération et pris 300 millions F CFA, que Eyadéma leur a fait remettre par M. Klutsè, alors ancien directeur de la BCEAO », a révélé M. Bonin à la presse. Ce dernier a d’ailleurs ajouté que l’ancien président de la Côte d’Ivoire, a fini par avouer ce soutien à l’opposition togolaise, à Feu Gnassingbé Eyadéma, à qui il a confié qu’il avait décidé de retirer son soutien à cette dernière depuis 1979, à cause de sa « lâcheté ».

L’ancien interprète de Gnassingbé Eyadéma, qui révèle avoir pris part à la conception de la tentative de renversement du 23 septembre 1986, organisée depuis le Ghana, avec le soutien d’un ancien militaire proche du président N’Krumah, affirme que le sabotage de cette opération également à été l’œuvre de Gilchrist Olympio, à travers un ancien agent de la police togolaise, qu’il a impliqué dans l’organisation à sa dernière phase. Très virulent à l’endroit de celui qui a une époque, a porté l’espoir du peuple togolais, l’ancien collaborateur de Feu Gnassingbé Eyadéma, a indiqué que certaines autres opérations de « sauvetage » étouffées dans l’œuf, ont été directement portées à la connaissance de la Présidence du Togo par M. Olympio. Il a cité notamment les anciens leaders de l’opposition Djobo Boukari et Salami, qu’il dit avoir été assassinés plus tard par Eyadéma, comme ayant participé à la préparation de ces opérations.

Pour Andoch Bonin, l’échec de la Conférence Nationale Souveraine également, vient en partie de Gilchrist Olympio, qui a contribué au choix inattendu de Me. Koffigoh, au lieu du Prof. Léopold Gnininvi, par ailleurs actuellement aussi, béquille du pouvoir de Faure Gnassingbé. Une option que M. Olympio aurait faite suite au refus du Prof. Gnininvi, d’accéder à une conditionnalité qu’il exigeait pour son soutien à sa candidature. En somme, Gilchrist Olympio pour les besoins de son leadership, a constamment saboté la lutte des Togolais. Triste confirmation d’une posture que les plus avisés de la politique togolaise ont toujours fustigé, mais que le peuple dans ses récriminations contre le système de dictature, n’a jamais pris le recul d’analyser froidement.

Selon une indiscrétion, la sortie de Andoch Nutépé Bonin n’est que la seconde d’une série qui va se poursuivre dans les jours à venir, pour exposer aux yeux des Togolais et du monde entier, la vraie histoire de la lutte pour la « libération » et les responsabilités de Gilchrist Olympio, dans les échecs répétés de l’opposition. « Le succès de la lutte passe par une clarification », a déclaré un ancien collaborateur de M. Olympio, qui se dit confiant du bon aboutissement de la lutte, avec Jean-Pierre Fabre. « Faure Gnassingbé a obtenu le ralliement de Gilchrist Olympio, mais nous, nous avons le soutien non seulement des militants de l’opposition mais également de 30 à 50% des militants du RPT, toutes couches sociales confondues », a-t-il conclu.

 

Sursaut-Togo très préoccupé par la brutale et grave détérioration du climat politique au Togo

 

Le mouvement patriotique Sursaut-Togo est très préoccupé par la brutale et grave détérioration du climat politique au Togo. Il dénonce avec force la volonté à peine voilée du gouvernement togolais d’instaurer à nouveau un parti unique dans notre pays. Devant son échec patent dans le domaine social, dans le domaine économique, dans les domaines de la santé et de l’éducation, dans la construction d’une véritable démocratie, dans le domaine de la sécurité publique... le pouvoir RPT est dans la fuite en avant. Depuis plus de 40 ans, de père en fils, ce pouvoir n’a qu’une obssession : baillonner le peuple togolais et étouffer ses cris de douleur pour mieux détourner dans le silence les richesses nationales au bénéfice d’une seule famille.

Le mouvement patriotique Sursaut-Togo note, pour le regretter, que c’est précisément ce moment que M. G. Olympio a choisi pour entrer en collaboration avec ce pouvoir pour participer à la casse nationale, renonçant ainsi au changement tant attendu par le peuple togolais.

Le mouvement patriotique Sursaut-Togo se félicite de la grande oeuvre de construction nationale que constitue le Congrès extraordinaire de l’UFC, réuni le 10 Août 2010 sous la conduite éclairée et patriotique de Jean-Pierre Fabre, son nouveau Président national. Il salue les résultats de ce congrès, appelle l’ensemble du peuple Togolais, les démocrates africains et ceux du monde entier à soutenir et à défendre ses acquis. Il met solennellement en garde le gouvernement contre toute tentative de mise au pas des partis politiques et contre toute tentative de récupération des problèmes internes éventuels de certains d’entre eux. Il demande avec insistance le rétablissement immédiat du parti O.B.U.T.S dans ses droits.

Le mouvement patriotique Sursaut-Togo veut élever ici une protestation particulière et solennelle contre le comportement d’un officier coopérant français envers un journaliste togolais. Il se pose la question de savoir s’il ne s’agit pas là d’une provocation orchestrée par le gouvernement togolais pour justifier une intervention brutale de ses milices et de la garde présidentielle dans le but de terroriser à nouveau la population et d’arrêter arbitrairement des responsables de l’UFC.

Dans cette affaire, le mouvement patriotique Sursaut-Togo demande au gouvernement français et à l’armée française de rappeler IMMEDIATEMENT le colonel Letondot et de diligenter une enquête pour déterminer les circonstances qui ont amené ce soldat à se trouver sur les lieux et au moment de la tenue d’un congrès d’un parti politique d’un pays étranger souverain.

Le mouvement patriotique Sursaut-Togo demande au peuple togolais de ne pas répondre à la provocation et de continuer à accueillir comme il sait si bien le faire tous les étrangers qui vivent chez nous dans le respect de notre mode de vie et de notre culture. Le mouvement patriotique Sursaut-Togo assure le peuple togolais du soutien du peuple de France dans sa lutte pour sa totale émancipation. Il appelle tous les mouvements des droits de l’homme, tous les partis politiques démocratiques et tous les démocrates du monde entier à soutenir le peuple togolais dans son combat pour la dignité.

Paris le 13 Août 2010

Pour SURSAUT TOGO

Le Président


 
CONGRES UFC 2010 -
Publication du 11-08-2010

Résolution N°3 relative au réaménagement des organes de l'UFC

 
UNION DES FORCES DE CHANGEMENT (UFC)
59, Rue Koudadzé, Lomnava BP 62168 Lomé, Togo
http//www.ufctogo.com
Tél/Fax 221 33 32


Congrès extraordinaire de l’Union des Forces de Changement

Lomé, le 10 Août 2010

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Résolution N° 03/CE-UFC/2010
relative au réaménagement des organes de l’UFC

Le Congrès extraordinaire de l’Union des Forces de Changement (UFC), réuni à Lomé, le 10 Août 2010,

Considérant que malgré l’opposition du Bureau National, organe de décision, malgré les objections des responsables fédéraux, des sections Jeunesse et Dames ainsi que celles des militants du parti et des populations, M. Gilchrist Olympio a persisté et a signé le 26 Mai 2010, un ‘’accord’’ avec le RPT qui lui octroie sept portefeuilles ministériels dans le gouvernement actuel ;

Considérant que cet ‘’accord’’, qui n’a reçu aucune caution du Bureau National et qui ne répond ni aux attentes des populations togolaises ni aux intérêts du parti, ne saurait engager l’Union des Forces de Changement ;

Considérant qu’en signant un tel accord, M. Gilchrist Olympio a failli à ses devoirs, foulé au pied la discipline, les règles et les procédures de prise de décision du parti, ruiné les efforts de tant d’années de lutte et de sacrifices consentis par le peuple togolais pour s’affranchir de la dictature ;

Faisant sienne la décision pertinente en date du 28 Mai 2010 du Bureau National d’exclure temporairement de l’UFC pour fautes lourdes, avec effet immédiat, M. Gilchrist Olympio et tous ceux qui prennent part à l’aventure du RPT contre les aspirations des populations togolaises et les intérêts du parti ;

Considérant le rapport moral approuvé au titre de la résolution n° 02 du présent congrès extraordinaire, rapport moral dans lequel le Bureau National recommande au Congrès de réaménager la composition des organes de l’UFC, après une évaluation sans complaisance des activités des responsables du parti au regard des résolutions pertinentes du 2ème congrès ordinaire des 18 et 19 Juillet 2008 ;

Faisant sienne la déclaration des Présidents et Secrétaires Fédéraux, lors de leur réunion avec les responsables du Bureau National, le jeudi 05 Août 2010, au siège du parti, déclaration dans laquelle les Présidents et Secrétaires Fédéraux recommandent au présent Congrès d’adopter la composition réaménagée des organes du parti telle que proposée par le Bureau National ;

Considérant les listes mises aux voix pour le réaménagement de la composition du Bureau National et du Comité des Sages ;

Décide d’approuver le réaménagement du Bureau National de l’Union des Forces de Changement comme suit :

Bureau National

 Président National : M. Jean-Pierre Fabre
 1er Vice-Président : M. Patrick Lawson
 2ème Vice-Président : Mme. Isabelle Améganvi
 3ème Vice-Président : M. Emmanuel Kakou
 4ème Vice-Président : M. El Hadj Seidi Mourtala
 5ème Vice-Président : M. Bemba Nabouréma

 Secrétaire Général : M. Jean-Claude D. Codjo
 1er Secrétaire Général-Adjoint : M. Essem Eusèbe Améléwonou
 2ème Secrétaire Général-Adjoint : M. André Johnson
 3ème Secrétaire Général-Adjoint : Mme Marthe Béléyi

 Trésorier Général : M. Octave Anthony
 1er Trésorier Général-Adjoint : M. Katèvi Lokossou
 2ème Trésorier Général-Adjoint : Mme Antoinette Nahm-Tchougli

Conseillers Spéciaux :
1. M. Eric Armerding
2. Me. Latévi Georges Lawson
3. M. Ruben Doe Bruce
4. M. André Kuévi

Conseillers
1. M. Crosby Quist
2. M. Alexandre Amorin
3. M. Martin Glikpo
4. Mme Lakouélé Togoto Agbodjan
5. Mme Gertrude Attivi
6. M. Têvi Nathaniel Lawson
7. M. Safiou Assoumaïla
8. M. Clémentin Ségla
9. M. Elias Messan Tohonou
10. M. Ossobé Yakpo
11. M. Bédiakou Nayo


12. M. André Kondimane
13. M. Tédiahou Abassem
14. M. Félix Pitho
15. Mme Clémence Johnson
16. Mme Dovi Amégan
17. M. Israël Bamock
18. M. Alphonse Akladé
19. M. Roger Diégo Bokossa
20. M. Pascal Sogadji
21. M. Paul Akodégnon
22. M. Mocktar Alassani Kéléwou

Secrétaires Nationaux (SN) :
1. Affaires Politiques : M. Edem Atantsi
2. Affaires Economiques et Financières : M. Kwami Manti
3. Coopération, Relations Extérieures et Diaspora : M. Marcus Codjo
4. Agric. Elev., Pêche, Forêt et Chasse : M. Madjri Sanvee
5. Equipement et Transport : M. Bimon Body
6. Commerce, Artisanat, et Tourisme : M. Fortuné Hounou
7. Ind., Mines, Energie et Ress. Hydr. et Télécom. : M. Georges Sanvee
8. Emploi et Fonction Publique : M. Differnand Dossou
9. Education, Enseignement Supérieur, Formation
Professionnelle et Recherche : M. Olivier Kpadénou
10. Justice, Droits de l’Homme et Action Humanitaire : M. Blaise Lawson
11. Santé, Protection Sociale et Famille : Mme Maïmounatou Moussa
12. Aménagement du Territoire,
Développement et Ecologie : M. Calixte Lakoussan
13. Urbanisme, Logement et Assainissement : M. Kwami Gomado
14. Communication : M. Eric Dupuy
15. Jeunesse, Culture, Sports et Loisirs : M. Raymond Houndjo

Présidents de Commissions Permanentes :
1) Sécurité et Activités des Jeunes : M. Komna Nayo
2) Implantation, Missions auprès des Fédérations : M. Jean-Baptiste Dagbovie
3) Elections et Campagne Electorale : M. Patrick Jondoh
4) Budget et Recherche de Financement : M. Solo Akakpo
5) Organisation Matérielle : M. Robert Olympio
6) Affaires Syndicales et Corporatives : M. Jean-Jacques Têko
7) Vie Associative et Groupes Folkloriques : M. Kokou Agbigbi
8) Formation Politique et Civique : M. Charles Alissoutin

Délégations nationales auprès du Bureau National :
Déléguée nationale de la DFC : Mme Mana Sokpoli
Délégué national de la JFC : M. Jean Eklou



Délégation parlementaire auprès du Bureau National :
1. M. Ahli Komla Bruce
2. M. Victor Yao Kétoglo
3. M. Louis Ségla

Représentant des Présidents de Commissions Parlementaires :
1. M. Thomas Atakpamey

Secrétariat Administratif :
2. M. Raph Atoukouvi


Décide d’approuver le réaménagement du Comité des Sages de l’Union des Forces de Changement comme suit :

Comité des Sages

1. Mme Dopévi Haden (dite Atakpaméto) Présidente
2. M. Godwin Adjalogo Tété Membre
3. M. Aladji Mama Taïrou Membre
4. Mme Lakouélé Togoto Agbodjan Membre
5. M. Martin Glikpo Membre
6. M. Clémentin Ségla Membre
7. M. Moumouni Kadiri Membre

Adresse ses vives félicitations aux membres nouvellement élus ou reconduits dans les organes du parti et les invite à redoubler d’ardeur et à travailler avec rigueur et persévérance pour assurer, dans l’unité et la cohésion du parti, l’alternance politique et le changement ;


Fait à Lomé, le 10 Août 2010

Le Congrès,
 

 

CONGRES UFC 10 AOUT 2010 - Annonce du 06-08-2010

Déclaration des Présidents et Secrétaires des fédérations de l’UFC      

 
U N I O N D E S F O R C E S D E C H A N G E M E N T (U F C)
59, Rue Koudadzé, Lomnava - BP 62168 Lomé Togo
http//www.ufctogo.com
Tél. (228) 221 33 32 / 338 01 85

Déclaration des Présidents et Secrétaires des fédérations de l’UFC

Les présidents et secrétaires des fédérations de l’Union des Forces de Changement (UFC), réunis à Lomé le jeudi 5 août 2010 au siège du parti :

Après avoir passé en revue avec les responsables du Bureau National la situation qui prévaut au sein du parti, l’Union des Forces du Changement ;

Prenant la juste mesure des conséquences désastreuses pour notre pays et pour le parti, des initiatives solitaires prises par M. Gilchrist Olympio envers et contre les positions exprimées par le Bureau National et la grande majorité des militants de l’UFC ;

Déplorent les agissements de M. Gilchrist Olympio depuis son accident qui a conduit le Bureau National à désigner en urgence un autre candidat pour assurer la participation effective de l’UFC à l’élection présidentielle du 4 mars 2010 ;

Réaffirment leur adhésion totale aux orientations politiques du parti maintes fois exprimées par le Bureau National, notamment celle de ne pas prendre part au gouvernement actuel ;

Approuvent pleinement les mesures conservatoires prises le 28 mai 2010 par le Bureau National à l’encontre de M. Gilchrist Olympio et de tous ceux qui prennent part à l’aventure du RPT contre les aspirations des populations togolaises et contre les intérêts du parti ;

Soutiennent l’initiative du Bureau National de convoquer conformément aux textes fondamentaux de l’UFC, un congrès extraordinaire le mardi 10 août 2010 pour réaménager les organes et réviser les statuts du parti en vue d’assurer son fonctionnement harmonieux et de consolider sa cohésion et son unité ;

Recommandant à ce congrès extraordinaire d’adopter les statuts du parti tels que révisés par le Bureau National conform ément à la résolution n° 004 du 2eme Congrès ordinaire des 18 et 19 juillet 2008, relative à l’adoption des statuts et du règlement intérieur de l’UFC ;

Recommandent également à ce Congrès extraordinaire d’adopter la composition réaménagée des organes du parti telle que proposée par le Bureau National ;

Se désolidarisent de toute velléité de convocation d’un Congrès au nom de l’UFC à l’initiative de M. Gilchrist Olympio et de tous ceux qui sont actuellement l’objet de sanctions disciplinaires ;

Félicitent le Bureau National pour sa vigilance et son esprit d’ouverture qui ont permis une gestion sereine des affaires du parti au cours de cette période sensible et la mise ne œuvre effective d’une stratégie de rassemblement des forces de changement, avec la mobilisation sans précédant aussi bien au Togo qu’au sein de la diaspora togolaise, notamment à travers le Front Républicain pour l’alternance et le Changement (FRAC) ;

Soutiennent les manifestations organisées à Lomé par l’UFC et le FRAC pour revendiquer la vérité des urnes et demandent au Bureau National de tout mettre en œuvre pour étendre ces manifestations dans toutes les préfectures ;

Encouragent le Bureau National à pour suivre les efforts entrepris, notamment avec le Comité des Sages, pour restaurer la pleine adhésion de tous aux grandes orientations politiques et aux règles de fonctionnement du parti.

Fait à Lomé le 05 Août 2010
Ont signé :
1- Komlan Abalo Président Fédération du Kloto
2- DJOSSOU Komla
3- GNAGBLODJRO K. Joseph President Fédération HAHO
4- Etc……

Source: www.fabre-togo.com
 
 

 

Obama invite les jeunes Africains à la responsabilité

 

Alors que les pays d’Afrique commémorent en ordre dispersé les indépendances, le président américain a reçu à la Maison-Blanche plus d’une centaine de jeunes représentant l’avenir du continent

Barack Obama a marqué à sa manière le cinquantenaire des indépendances africaines. Mardi 3 août, dans un salon de la Maison-Blanche, le président des États-Unis a dialogué avec 115 jeunes venus de 46 pays du continent noir (voir la vidéo de cet échange). Rappelant à trois reprises son ascendance africaine, par son père kényan, il les a appelés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

 

 

 

 

« L’avenir est ce que vous en ferez, a-t-il assuré. Et si vous continuez à rêver, à travailler, à apprendre, et que vous n’abandonnez pas, je suis sûr que vos pays s’en trouveront améliorés, ainsi que tout le continent et le monde entier. »

L’initiative de Barack Obama apporte une touche particulière aux célébrations qui commémorent cette année les indépendances acquises par 17 pays africains en 1960. En Afrique même, le Sénégal, le Togo et le Cameroun ont déjà marqué l’événement, de façon séparée, au printemps. À Madagascar, la fête, en juin, a été gâchée par l’impasse politique qui divise le pays. La République démocratique du Congo, en revanche, a pu se féliciter de la présence du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki moon, et du roi Albert II de Belgique, l’ancienne puissance coloniale, le 29 juin.

Entre extravagance et sobriété

Au Bénin, dimanche 1er août, plus de 3 500 personnes et dix chefs d’État africains ont participé aux festivités dans la capitale, Porto-Novo. Neuf pays africains, ainsi que la France, y ont participé à un défilé militaire. Le Niger, lui, a célébré mardi 3 août le cinquantenaire par une prise d’armes et une cérémonie de plantation d’arbres, une sobriété choisie en raison de la grave crise alimentaire qui frappe le pays. Des difficultés économiques et politiques ont également conduit le Tchad et la République centrafricaine à repousser de plusieurs mois les célébrations.

La Côte d’Ivoire, en revanche, tient son rendez-vous. Le président Laurent Gbagbo clôturera jeudi 5 août un colloque d’historiens à Yamoussoukro et une prise d’armes est prévue samedi 7 août, après un spectacle chorégraphique vendredi 6 août à Abidjan.

Ancienne puissance coloniale dominante en Afrique de l’Ouest et en Afrique équatoriale, la France avait quant à elle offert aux troupes de 14 pays de participer au défilé du 14 Juillet, à Paris - seule la Côte d’Ivoire a manqué à l’appel.

« Une Afrique en mouvement »

En recevant mardi 3 août des jeunes Africains, hommes et femmes, déjà fortement engagés dans la société civile, l’action humanitaire ou dans le monde économique, Barack Obama a clairement voulu se démarquer de ces célébrations officielles qui font la part belle aux dirigeants en place et soutenir « la vision d’une Afrique en mouvement ».

Le président américain aime ce type de rencontres. À Istanbul, au Caire, mais aussi à Strasbourg, en avril 2009, il s’était déjà adressé directement à des auditoires composés de jeunes, notamment des étudiants. Les États-Unis accueillent par ailleurs chaque année des centaines de « jeunes leaders » venus de dizaines de pays, dans le cadre d’une diplomatie d’influence bien éprouvée. La rencontre du mardi 3 août n’en était pas moins exceptionnelle par sa tenue à la Maison-Blanche même et par l’échange direct qui s’est noué entre le président et ses visiteurs.

Conversation avec le président

Debout au milieu du salon, entouré de ses hôtes, Barack Obama a conversé pendant une heure, répondant à sept questions - dont la première posée en français par une jeune Malienne, et la troisième en portugais par une Mozambicaine.

Fidèle aux grandes lignes de la diplomatie américaine, il a appuyé l’idée d’un développement fondé sur le commerce et la libéralisation des investissements, ce qui suppose la transparence et la lutte contre la corruption, donc une société civile solide, la liberté de la presse, la démocratie, le refus de la guerre.

Il a rappelé les engagements massifs de son pays dans la lutte contre le sida et l’importance de l’éducation. Il a insisté sur le rôle des femmes. Et, affichant une liberté de ton peut-être plus difficile à assumer par les représentants des anciennes puissances coloniales, il s’est permis quelques phrases bien senties sur les dirigeants actuels. Les pays africains, « amis loyaux » des Etats-Unis

« Si vous y réfléchissez, dans les années 1960, lorsque vos grands-parents, arrière-grands-parents, se battaient pour l’indépendance, les premiers dirigeants disaient tous qu’ils étaient pour la démocratie, a-t-il commenté. Et ce qui s’est produit, c’est que lorsque vous avez été au pouvoir pendant un certain temps, vous vous dites : “J’ai été un si bon dirigeant que, pour le bien du peuple, je dois rester en place.” Et c’est comme cela que l’on commence à changer les lois, à intimider et à emprisonner des opposants. Et bientôt, des jeunes gens comme vous, pleins d’avenir et de promesses, sont devenus ce qu’ils avaient combattu. » « Ce que tout le monde doit comprendre, a-t-il ajouté en citant Gandhi, c’est que l’“on doit soi-même être le changement que l’on recherche”. »

Vis-à-vis d’un continent dont les ressources naturelles sont convoitées et qui est l’objet de stratégies d’influence concurrentes de la part notamment de la Chine et des Européens, Barack Obama a affirmé que c’est en Afrique que les États-Unis trouvent certains de leurs « amis les plus loyaux », auprès desquels ils bénéficient d’une très bonne image.

Avant de conclure : « Quand vous retournerez chez vous et que vous discuterez avec vos amis, dites que le principal message du président c’est : nous vous encourageons au succès et nous voulons y travailler avec vous, mais, au final, le succès est entre vos mains. »

Jean-Christophe PLOQUIN
la-croix.com
 

Interdiction musclée d’un meeting du FRAC à Kpalimé

 
Posté le 02.08.2010
 

Le Frac a du rebrousser chemin à Kpalimé, un comité d'accueil les y attendait, ici à l'entrée de la ville (ph Laurent Despas)

Ambiance particulièrement tendue dans la ville de Kpalimé et ses alentours ce jour. « Un déploiement massif d’éléments des forces de sécurité était visible dans la ville tôt dans la matinée», rapporte un habitant de Kpalimé. Dans cette ville située à un peu plus de 100km, au nord- ouest de Lomé, Faure Gnassingbé est venu selon les résultats officiels de l’élection présidentielle, deuxième et quasiment au coude à coude avec Jean-Pierre Fabre, candidat de l’Ufc et soutenu par le Frac.

Ce samedi 1er Août, le Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac), qui a annoncé l’intensification des manifestations de contestations de la réélection frauduleuse de Faure Gnassingbé, a décidé d’y tenir un meeting d’informations. Ce meeting comme les manifestations précédentes annoncées dans les villes de l’intérieur du pays, a été interdite par le Ministre de l’administration du territoire, Pascal Bodjona. Ce dernier a fondé cette interdiction sur un risque de confrontation entre militants des deux clans qui s’opposent au sein de l’Ufc.

Mais Jean-Pierre Fabre et les autres leaders du Frac ont rejeté cet argument et décidé de maintenir la manifestation. « On ne peut pas accepter cela. On laisse les ministres proches de Gilchrist Olympio, tenir des meetings même en semaine et on nous interdit les week -end de nous réunir », a déploré l’un d’eux. Alors tôt le matin, des éléments des forces de sécurité étaient déployés aux carrefours de la ville. Ces derniers disposés également autour du stade de la ville, où était prévu le meeting, ont saisi le matériel qui servait à ériger un aspartam sous lequel devrait s’installer les responsables du Frac.

Vers 12 heures, un cordon massif de près d’une centaine d’éléments a arrêté le convoi des responsables du Frac, à environ 20 km de Kpalimé. C’est au lieu dit, Notsemonou, à l’entrée de la préfecture d’Agou et peu peuplé. Les échanges ont été particulièrement vifs. « Ils affichaient un comportement grossier et se permettaient de tutoyer les honorables députés », a expliqué le chargé de communication de l’Ufc, Eric Dupuy. Ils auraient même à un moment menacé « de nous rentrer dedans », nous a-t-il confié.

Depuis la proclamation des résultats officiels de la dernière présidentielle, des habitants de Kpalimé ont exprimé leur rejet des chiffres. « Dans mon bureau de vote, à la fin du dépouillement, Jean-Pierre Fabre avait obtenu 283 voix contre 84 pour Faure Gnassingbé. Mais plus tard, les résultats affichés à la Mairie donnait 54 voix à Jean-Pierre Fabre », nous a confié un inspecteur de l’enseignement secondaire. C’est dire combien les populations de Kpalimé, attendaient l’occasion pour exprimer leur désaccord avec les résultats tels que proclamés par la Cour constitutionnelle, à l’issue de l’élection du 04 mars 2010.

Kpalimé avait l’air d’une ville sous état de siège ce dimanche. « Ils ont débarqué de Atakpamé avec des camions de transport des troupes et ont envahi la ville, menaçant les populations », nous a dit un confrère d’une station de radio privée dans la localité. « Les gendarmes ont arrêté 11 personnes, mais les ont libéré toutes aux environ de 18 heures, suite à notre intervention », nous a confirmé l’honorable Ségla, député de l’Ufc , originaire de la ville.

Source : http://www.koaci.com/index.php?k=main&koaci=actualite_info&numero_article=5791

 

Lu pour vous : Mémorandum sur les dysfonctionnements liés à la candidature de l’UFC à la l’élection présidentielle du 04 mars 2010.

1) 1er janvier 2010 Coup de fil d’Eric Armerding demandant de rencontrer Jean-Pierre Fabre et Patrick Lawson à Accra.

2). 02 janvier 2010 Réception d’une lettre d’Eric Armerding annonçant l’accident de Gilchrist Olympio.

3). 05 janvier 2010 Rretour de Georges Lawson (de Paris) à la demande de Jean-Pierre Fabre.

4). 08 janvier 2010 Déplacement de Patrick Lawson, Jean-Pierre Fabre et de Georges Lawson à l’Hôtel Lorney Lodge à Keta : rencontre avec Eric Armerding et décision de préparer le dossier de Gilchrist Olympio tout en respectant strictement la recommandation des Amis de Gilchrist Olympio de garder confidentielle l’information sur son état de santé.

5). 11 janvier 2010  : Instruction de Gilchrist Olympio de rendre publique sa situation par une lettre à la CENI et au gouvernement.

6). 13 janvier 2010 Convocation du Bureau national au sujet de la situation de Gilchrist Olympio et désignation de Jean-Pierre Fabre comme candidat.
-  Lettre du Bureau national à la CENI avec copie au PM demandant des dérogations pour constitution et le dépôt du dossier de candidature de Gilchrist Olympio.

7). 15 janvier 2010
-  Visite de Jean-Claude Homawoo au PR, au PM, au Ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales, au ministère de la justice et au Président de la Cour Constitutionnelle.
-  Paiement du cautionnement de Gilchrist olympio au Trésor Public sans aucune contribution de sa part.
-  Réception de la réponse de la Céni rejetant la dérogation en faveur de Gilchrist Olympio.
-  Communication à Gilchrist Olympio de la réponse défavorable de la Ceni.
-  Rejet par la CENI de la candidature de Gilchrist Olympio, après deux tentatives.
-  Dépôt du dossier de candidature de Jean-Pierre Fabre (à 22H16 minutes)

8). 16 janvier 2010 :
-  Publication par Gilchrist Olympio d’une « Lettre à tous les Togolais » revendiquant sa désignation par le Congrès des 18 et 19 juillet 2008, comme candidat de l’UFC.
-  Annulation par Gilchrist Olympio de la mission projetée à Ouagadougou pour défendre sa candidature.

9). Janvier 2010 : Envoi par Etienne Locoh-Donou, gendre de Gilchrist Olympio, d’un document intitulé : « DECLARATION OFFICIELLE CONSEIL EXECUTIF NATIONAL » Gilchrist Olympio demande à Patrick Lawson, Georges Lawson et Jean-Pierre Fabre de signer et de rendre public un document par lequel le Bureau national annonce qu’il a entamé auprès des autorités compétentes, les démarches nécessaires à l’obtention d’une dérogation pour l’acceptation de sa candidature à la place de celle de Jean-Pierre Fabre.

10). 23 janvier Dépôt (hors délai) d’un autre dossier de candidature de Gilchrist Olympio à la CENI par Jean-Luc Homawoo, en qualité de « mandataire » de Gilchrist Olympio.

11). 29 janvier Déplacement du Bureau national pour rencontrer Gilchrist Olympio à Accra.
-  Proposition par Gilchrist Olympio de la signature d’un accord entre Jean-Pierre Fabre et lui ;
-  Une fois le projet d’accord rédigé, Gilchrist Olympio demande de le soumettre à l’appréciation d’un groupe dirigé par Jean-Claude Homawoo qui le rejette en proposant un autre texte dans lequel il est demandé à Jean-Pierre Fabre de demander pardon et de faire allégeance à Gilchrist Olympio, étant entendu que les termes de l’allégeance devront être discutés avec les « deux courants du parti ».
-  Selon Gilchrist Olympio, au cours de cette rencontre, Jean-Pierre Fabre n’a été désigné que par quelques copains dont le nombre varie entre 6 et 13 personnes alors que lui a été désigné par 900 mille personnes.

12). 30 janvier Gilchrist Olympio envoie Etienne Locoh-Donou pour rencontrer Dahuku Péré, Kofi Yamgnane, Yawovi Agboyibo, Kodjo Agbéyomé. Le message de Gilchrist Olympio serait, selon Kofi Yamgnane et Dahuku Péré : « Je me rends compte au soir de ma vie que j’ai été arrogant avec vous.... »

13). 24 février Publication par Gilchrist Olympio de sa « lettre ouverte au peuple togolais » faisant l’éloge des candidats concurrents du candidat de l’UFC, en saluant notamment :
-  La maturité pratique de Me Yawovi Agboyibo, le président d’honneur du CAR, à qui l’histoire démocratique du Togo doit beaucoup
-  Agbéyomé Kodjo de l’OBUTS, dont la candidature énergique rénovatrice a apporté des idées neuves et claires au collectif de l’opposition ;
-  L’action de Dahuku Péré de l’Alliance, pour sa sincérité dans la préparation d’un consensus pour l’Union
-  L’action fédératrice et le rôle positif qu’a joué Kofi Yamgnane, depuis son entrée sur la scène politique togolaise ;
-  La démarche de la CDPA et de sa candidate Brigitte Adjamagbo-Johnson ainsi que les candidats des autres partis qui se sont dits prêts à s’unir autour d’un pôle fédérateur.

14). Février 2010 Mission à Paris (Création du FRAC)
-  Rencontre Jean-Pierre Fabre, Gilchrist Olympio et Agboyibo au domicile de Gilchrist Olympio. Gilchrist Olympio demande à jean-Pierre Fabre d’aller demander au Bureau national la possibilité de soutenir la candidature de Me Agboyibo.
-  Jean-Pierre Fabre répond en présence de Me Agboyibo qu’au soir d’une réunion où il vient d’être désigné comme candidat unique de l’opposition, le candidat de l’UFC ne saurait porter un tel message au Bureau national de l’UFC.
-  Face à ce refus de Jean-Pierre Fabre, Gilchrist Olympio se propose de saisir lui-même le Bureau national par écrit.
-  Gilchrist Olympio de renchérir que c’est Blaise Compaoré qui aurait dû servir de facilitateur pour la désignation du candidat unique de l’opposition.

15). 04 Mars 2010 Jour du scrutin Déclaration de Gilchrist Olympio « certains veulent le changement, d’autres pas. L’essentiel c’est que le Togo avance... »

16). 16 mars 2010 Lettre de Gilchrist Olympio convoquant « un Comité politique spécial », notamment pour « renforcement du Secrétaire général » du Parti.

17). Avril 2010 Gilchrist Olympio assisté entre autres de Eliott Ohin qu’il a fait venir de Lomé, rencontre une délégation du RPT, composée de MM Bodjona et Barqué, pour discuter notamment, de la participation de l’UFC au gouvernement.

18). 27 avril 2010 Message du 27 avril dans lequel Gilchrist Olympio considère les manifestations du FRAC comme un pari irresponsable qui expose les jeunes à la violence et fait au RPT un appel du pied pour entrer au gouvernement.

A suivre !

www.mo5togo.com


 

Halte aux dérives liberticides !

 

D E C L A R A T I O N
Halte aux dérives liberticides !
 

Le dimanche 1er Août 2010, un important dispositif des forces de sécurité dépêché par MM. Pascal Bodjona et Atcha Titikpina a empêché le convoi de l’UFC et du FRAC de se rendre à Kpalimé, pour animer un meeting d’information et de sensibilisation des militants. Cette violation flagrante de la loi fondamentale de notre pays s’est déroulée à Notsé-Monou, localité située à 20 kilomètres de Kpalimé. Plusieurs interpellations ont eu lieu à Kpalimé et ses environs avec saisie des matériels du meeting.

Après les nombreuses entraves et perturbations des activités des partis politiques au cours de la campagne de l’élection présidentielle du 04 Mars 2010, la période post électorale de contestations que vit notre pays depuis la proclamation des résultats fantaisistes, est caractérisée par la volonté du pouvoir RPT de faire disparaître les partis politiques de l’opposition, de la scène politique togolaise.

L’artisan de cette lamentable opération est M. Pascal Bodjona dont le seul objectif est de restaurer le régime du parti unique qui a plongé le Togo des décennies durant, dans le chaos et la misère.

Ainsi, au lieu de prendre la juste mesure de l’aggravation de la crise politique togolaise consécutive à un scrutin frauduleux, M. Pascal Bodjona opte pour des manœuvres politiciennes parmi lesquelles, le débauchage de M. Gilchrist Olympio, la dissolution de partis politiques légalement constitués et une ingérence intempestive et inacceptable dans les affaires internes de l’Union des Forces de Changement (UFC).

Devant l’échec évident de l’attelage RPT-Gilchrist Olympio mis en place pour tromper les populations togolaises et la communauté internationale, M. Pascal Bodjona et M. Atcha Titikpina, réfractaires à tout changement démocratique, font déferler sur notre pays une vague de terreur faite de répression aveugle, d’arrestations arbitraires, d’assassinats et de violations des droits et libertés des citoyens.

L’UFC dénonce les tentatives de déstabilisation des partis de l’opposition auxquelles se livre M. Pascal Bodjona qui, pour couvrir ses forfaits, recourt à une justice instrumentalisée, dans des procès iniques contre les partis politiques, leurs dirigeants ainsi que les militants.

L’UFC tient pour seul responsable de l’impasse politique actuelle M. Pascal Bodjona qui met en péril la paix civile et la cohésion sociale dans le pays tout en ruinant les chances de sortie de crise. En effet, alors que se mettent progressivement en place les ingrédients d’un mécontentement généralisé, signes avant-coureurs d’une explosion sociale aux conséquences imprévisibles, Pascal Bodjona choisit la fuite en avant en utilisant à sa guise M. Gilchrist Olympio pour régler des comptes et servir une cause perdue.

Devant ce drame qui se joue une fois encore au Togo, il y a lieu de s’interroger sur l’indifférence et le mutisme de la communauté internationale. Il est temps que cessent les actes antidémocratiques et liberticides du gouvernement !

L’Union des Forces de Changement lance un appel solennel à toutes les forces démocratiques et à toutes les bonnes volontés, pour qu’elles se mobilisent en vue de s’investir résolument dans la recherche d’une solution juste et durable à la crise togolaise. Fait à Lomé, le 02 Août 2010 Pour le Bureau National, Le Vice-Président

Patrick Lawson
 


 
18° MANIFESTATION DU FRAC - 25-07-2010

Les manifestants du FRAC commémorent Tavio Amorin

 
23 Juillet 1992-23juillet 2010, 18 ans que Tavio Ayao Amorin, le jeune leader de la lutte pour la démocratie au Togo a été assassiné. La 18ieme manifestation du FRAC du samedi 24 juillet 2010 a été consacrée à la commémoration du crime odieux de Tavio Amorin.

Les manifestants de la 18eme marche du FRAC ont rendu hommage à la mémoire des martyrs togolais qui ont donné leur vie pour la libéralisation du pays, avec une attention toute particulière à Tavio Amorin, leader du Parti Socialiste Panafricain (PSP) et membre du Haut Conseil de la République. Une messe a été célébrée en l’Eglise Saint-Augustin d’Amoutivé, dans la matinée, en la mémoire de ces illustres disparus. Claude Améganvi, Secrétaire du Parti des Travailleurs a retracé le parcours de Tavio Amorin , ce combattant de la liberté. On se souvient que son meurtrier Kossi Karéwé, n’a jamais été inquiété, bien que sa carte de police et son arme de service aient été retrouvées sur les lieux du crime. Il invite les Togolais à rester mobilisés et a déclaré que « l’opposition va changer de stratégie à partir du mois d’août ».
Dans son intervention, Jean-Pierre Fabre fait le bilan des exactions du pouvoir Gnassingbé et des assassinats politiques qui sont toujours impunis.

Le leader du FRAC a annoncé que les mobilisations vont s’étendre à l’intérieur du pays. «Après le meeting de samedi prochain, nous animerons un meeting à Kpalimé, à Atakpamé et après, nous nous lancerons vers les autres villes de l’intérieur du pays (…) nous n’acceptons plus que les mouvements de contestation soient confinés à Lomé par la seule volonté des autorités togolaises, en violation de nos lois ». Faisant le point sur ses voyages à l’étranger, ses contacts et les missions exploratoires de Patrick Lawson, vice-président de l’UFC, il fait part de la compréhension de ses interlocuteurs et précise que la communauté internationale est consciente de ce qui se passe actuellement au Togo. Il dénonce sans ambages, les diverses manœuvres des Amis de Gilchrist Olympio « qui pensent qu’ils peuvent avec l’aide du RPT organiser un faux congrès pour s’arroger le leadership de l’UFC, je veux leur dire qu’ils se trompent (…) nous nous opposerons avec force, avec la contribution de la population togolaise».

Cela fait donc bientôt 5 mois que le Frac a engagé la contestation du simulacre d’élection du 4 mars 2010. Dans cette perspective, Claude Améganvi a appelé les manifestants à ne pas être décontenancés « si Tavio Amorin était encore en vie, je suis convaincu qu’il serait parmi nous et donc, nous qui sommes là, devons continuer la lutte ». Sanvee Clifford, un proche collaborateur de Kofi Yamgnane a aussi appelé à la résistance. Agbéyomé Kodjo, le président du Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU) a dénoncé la gabegie (réjouissances, voyages, etc…) de Faure Gnassingbé alors que le peuple souffre et vit dans la pauvreté. Au sujet du procès en appel de sa formation politique, OBUTS, il a annoncé la venue imminente de Pierre-Mario Stasi, avocat au barreau de Paris, et El-Hadj Diouf, bâtonnier de Dakar.

La mobilisation de la 18ème manifestation du FRAC a été dense et émouvante. Après celle du samedi 31 juillet à Lomé, le rendez-vous est pris pour une marche de protestation à Atakpamé ou Kpalimé, le dimanche 1er août 2010.
Source; www.fabre-togo.com

19 juillet 2010

Dix-septième marche de protestation du FRAC : Jean-Pierre Fabre : « Nous sommes déterminés à conduire la lutte. Et s’il y en a qui savent tirer, eh bien qu’ils tirent ! Rien ne nous arrivera »

 

La mobilisation samedi dernier lors de la dix-septième marche de protestation du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement a dépassé les attentes. Difficile donc d’évaluer le nombre de personnes qui a fait le déplacement de Bè Kondjindji ce samedi 17 juillet pour réclamer la victoire de Jean-Pierre Fabre. Les spécialistes de ce genre d’exercice parlent de plus d’une centaine de milliers de manifestants. Si certains estiment que ce sont les vacances scolaires qui sont à la base de cette affluence monstre, d’autres estiment que c’est plutôt l’effet escompté de la visite de Fabre aux sinistrés d’Adakpamé. Mais toujours est-il que la dix-septième marche a battu le record d’affluence. Les responsables étaient également au grand complet excepté Koffi Yamgnane actuellement en France et qui s’est fait représenter par Clifford Sanvi de Sursaut-Togo.

On pouvait donc noter la présence de Me Abi Tchesa du PSR, Aimé Tchaboré Gogué de ADDI, Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson de l’UFC sans oublier Agbéyomé Kodjo.

Si Me Abi Tchessa, le premier à intervenir au cours de ce meeting trouve qu’il il n’est pas normal que les troupes togolaises aillent défiler sur les Champs Elysées ou que Faure et son gouvernement se réjouissent aux Evala, quand des Togolais sont sinistrés, le Prof. Aimé Tchaboré Gogué de ADDI a quant à lui abordé l’épineux problèmes de RéDéMaRe qui fait grincer les dents, au cours de ce meeting. « J’ai été surpris par le ministre de la Justice, Kokou Tozoun, intervenir à la télé vendredi dernier et déclarer que ceux qui ont investi dans RéDéMaRe aiment le gain facile. C’est incroyable, mais il faut qu’il sache que le gouvernement a la responsabilité de contrôler les activités des organisations, de surcroît financières à qui il délivre des autorisations d’installation. Le ministre des Finances devrait contrôler RéDéMaRe et il ne l’a pas fait. C’est de sa faute et nous allons nous mobiliser pour apporter tout notre soutien à ceux qui ont épargné leurs maigres ressources à RéDéMaRe.

Le gouvernement doit payer tous ceux qui auront perdu leurs placements à RéDéMaRe », a affirmé M. Gogué. Clifford Sanvi, membre de Sursaut-Togo a, pour sa part délivré un message de Kofi Yamgnane réaffirmant son engagement aux côtés du FRAC. Il a également annoncé le retour imminent du président de sursaut -Togo aux côtés des manifestants.

Jean-Pierre Fabre qui a clôturé le meeting du samedi 17 juillet est revenu sur les motifs du combat qu’il s’est engagé à mener. « Il faut montrer à ces gens que nous sommes des êtres humains. On a laissé trop longtemps l’inacceptable se produire dans ce pays depuis plus de quarante ans. Et c’est parce que nous avons laissé Eyadema bafouer notre dignité que ses fils aussi le font allègrement en nous laissant dans la misère crasseuse », a-t-il déclaré sous les applaudissements des milliers de manifestants.

Il a ensuite rassuré qu’ils mèneront la lutte jusqu’à la victoire finale. « Nous leaders du FRAC sommes déterminés à conduire la lutte. Et s’il y en a parmi eux qui savent tirer, eh bien qu’ils tirent ! Rien ne nous arrivera par la force de Dieu », a-t-il conclu.

O.G.


Dernière mise à jour: 17/07/2010 - 18:40:49
 
actu-match | Mercredi 14 Juillet 2010
Jean-Christophe Ruffin, les déceptions de M. l'ambassadeur
 
 
 
Paru dans Match
Après avoir quitté Dakar et le Quai d’Orsay, l’académicien dégaine son épée contre le ministre des Affaires étrangères.
Patrick Forestier - Paris Match
 
Paris Match. Pourquoi êtes-vous en colère depuis que vous n’êtes plus ambassadeur au Sénégal ?
Jean-Christophe Rufin. Nous avons laissé passer une chance historique dans nos relations avec l’Afrique. Nicolas Sarkozy en 2007 avait annoncé une rupture avec le passé. J’y ai cru. En désignant Bernard Kouchner comme ministre des Affaires étrangères, il donnait un signal très fort. A cause de cela, je me suis engagé dans cette aventure. Trois ans plus tard, j’ai l’impression que nous sommes revenus à la case départ.
Pourquoi cette déception ?
Parce que, sur le terrain, le changement est possible et je pense l’avoir prouvé. Je me suis battu pour être indé­pendant, ne pas faire de compromis avec le pouvoir en place au Sénégal et renouveler l’image de la France, en ­particulier auprès des intellectuels. Mais un ambassadeur ne peut rien faire s’il n’est pas pleinement soutenu.
Vous portez des attaques radicales contre la politique du Quai d’Orsay...
J’ai la liberté de dire tout haut ce que beaucoup savent et pensent tout bas. Le ministère des Affaires étrangères est une administration qui souffre. Elle a subi, ces dernières années, de grandes réductions d’effectifs et de moyens. Mais surtout, faute d’un leadership politique fort, le Quai a connu une forte marginalisation. Il pèse de moins en moins sur les décisions importantes et c’est particulièrement vrai pour la politique africaine.
En fait, vos attaques ne sont-elles pas portées contre Bernard Kouchner, votre ancien ministre et ami ?
Ma réaction procède d’un espoir déçu. Il n’y a aucune agressivité dans mes propos, mais seulement l’expression d’une désillusion.
Que peut-il faire s’il n’a pas les moyens de sa politique ?
Reconnaissons que sa tâche n’a pas été facile, dans le sillage d’un président très investi en politique internationale. Pourtant, je vois la cause de son échec ailleurs : dans les relations difficiles qu’il a entretenues avec ses services. Peut-être parce qu’il a gardé le souvenir des années où il était secrétaire d’Etat à l’Humanitaire et où le Quai n’a pas été ­tendre avec lui, Kouchner s’est toujours méfié des diplomates, se sentant ­menacé sans cesse par la trahison. Il a réformé la maison en voulant la reconstruire à son image, en en faisant une sorte de super-ONG. Il faut une reprise en main très sérieuse.
Ne pensez-vous pas perdre un ami en attaquant Bernard Kouchner ?
Il a reconnu que nous avions bien travaillé ensemble. La tâche qu’il m’a confiée était lourde. Je l’ai accomplie avec loyauté. Cela dit, je ne suis pas un homme de cour. L’amitié, c’est pouvoir se parler franchement sans se fâcher.
« Kouchner veut faire du Quai d’Orsay une super-ONG »
Ne voulez-vous pas être calife à la place du calife au cours du prochain remaniement ministériel ?
Si j’avais cette ambition, j’aurais mis en valeur mon bilan et j’aurais dit à chacun ce qu’il voulait entendre... Je ne cherche pas des places mais des défis à relever. Je suis reconnaissant à Bernard Kouchner de m’avoir donné l’occasion de diriger une de nos plus grandes ambassades. En tant que romancier, cette expérience m’a permis de bénéficier d’un nouveau “balcon sur le monde”, d’où j’ai trouvé l’inspiration pour “Katiba”, mon dernier roman. Mais je n’ai pas souhaité prendre la direction de la nouvelle agence culturelle qui m’a été proposée.
Rufin ambassadeur, c’est terminé ?
J’ai repris ma totale liberté le 30 juin 2010. Mon goût de l’engagement et ma passion pour l’Afrique et le développement sont intacts. Nous verrons bien...
Etes-vous en contact avec Sarkozy ?
Je ne l’ai pas revu depuis ma présentation en tant que nouvel académicien. Mais je lui ai écrit un mot, en lui ­disant que j’avais été honoré de servir la France. Il ne m’a pas encore répondu.
Avez-vous évoqué les visites du fils du président sénégalais Wade à l’Elysée, qui vous déplaisaient fortement lorsque vous étiez en poste à Dakar ?
Ces pratiques participent à l’affaiblissement des ambassadeurs. Les courts-circuits empêchent l’unité de l’action de l’Etat, à partir du moment où existent d’autres accès possibles au plus haut niveau.
Difficile de faire ce reproche à Kouchner qui doit préférer, comme vous, que la politique étrangère de la France se déroule au Quai d’Orsay !
La différence, c’est que moi je ne l’accepte pas, et que lui l’accepte. Point final
 
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4 Commentaires
·         Talleyrand disait qu'un diplomate ne se fache pas mais prend des notes.Curieux le comportement de JCR sur une diplomacie dont il se fait le dindon.Le Senegal de Wade a eu raison,les interets d'abord quant aux principes...de quoi.La succesion du pouvoir n'est pas l'affaire d'un ambassadeur.Prenez note Immortel....
fred - Samedi 17 Juillet 2010 - 10:52
·         C'est bien de se dire les choses. Les diplomates sont des professionnels. L'accès du Quidam aux hautes autorités les décrédibilisent et sans ça, point de politiques d'influence car les gens sentent que là n'est pas le vrai pouvoir de la France. Comme aux Préfets, rendons de vrai coudées franches à nos diplomates.
Abdoulaye - Vendredi 16 Juillet 2010 - 08:11
·         Bernard Dorin aurait applaudi.
nikos - Vendredi 16 Juillet 2010 - 04:29
·         J-C Ruffin est un des rares citoyens a avoir le courage de denoncer le regime Sarko...notre diplomacie bat de l'aile en Afrique.La celebration du 14 jul avec pour invites les 13 etats africains et le mot de trop de Sarko sur quelque remord colonial est d'une nullite.L'Afrique n'est pas convaincu par cette politique.Elle est seduite par la Chine.
marc bahon - Vendredi 16 Juillet 2010 - 04:23
 
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Jean-Christophe Rufin au "Monde" : "Le Quai d'Orsay est un ministère sinistré"
 
L'écrivain Jean-Christophe Rufin, que Nicolas Sarkozy avait nommé ambassadeur de France à Dakar (Sénégal) en août 2007, a quitté ses fonctions le 30 juin après que le président Abdoulaye Wade a demandé à la France son départ, et l'a obtenu. Quittant la diplomatie, il a retrouvé sa liberté de parole et s'exprime sur la politique africaine de la France.

Jean-Christophe Rufin au "Monde" : "Le Quai d'Orsay est un ministère sinistré"
Qui dirige aujourd'hui la politique africaine de la France ?

Ces dernières années, un mode de gouvernance particulier s'est construit : les affaires africaines les plus sensibles sont tranchées par Claude Guéant, qui est un préfet et n'a pas une connaissance particulière de l'Afrique. Dans ce domaine qu'il s'est réservé, le secrétaire général de la présidence agit d'autant plus librement qu'il n'en répond ni devant l'Assemblée ni devant le gouvernement. Il dépend du seul président de la République, dont j'ignore s'il est complètement informé des initiatives de son collaborateur.

Que s'est-il passé depuis trois ans ?

Il s'est passé que Bernard Kouchner n'a pas souhaité ou pas pu s'imposer dans ce domaine et, plus généralement, en politique étrangère. Etant donné son parcours que nous admirons tous, il est difficile de comprendre comment il peut avaliser des décisions prises par d'autres sur des bases qui ne sont pas les siennes.

D'un côté, il y a un Quai d'Orsay qui sert de vitrine à la fois "people" et morale, et, de l'autre, une realpolitik faite par-derrière et par d'autres. M. Kouchner a réorganisé le ministère des affaires étrangères à la manière d'une organisation non gouvernementale (ONG). Le Quai d'Orsay est aujourd'hui un ministère sinistré, les diplomates sont dans le désarroi le plus total, car ils ne se sentent pas défendus.

Vous mettez en cause l'influence auprès de l'Elysée de "réseaux occultes" sur la politique de la France en direction de l'Afrique. De quoi s'agit-il ?

Ces réseaux sont construits à l'inverse des réseaux Foccart qui existaient du temps du général de Gaulle et étaient censés servir les intérêts de la France. Aujourd'hui, il s'agit de réseaux de lobbying qui cherchent à faire valoir les intérêts de tel ou tel régime africain auprès des autorités françaises. Le pire est qu'ils parviennent à faire croire en haut lieu que leurs analyses sont plus désintéressées que celles fournies par les ambassadeurs, alors qu'ils sont stipendiés et ne font qu'exprimer l'opinion de leurs clients.

Philippe Bernard
Source Le Monde.fr
 
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1.Posté par Serigne M.SARR le 06/07/2010 18:18
Une seule chose est sûre, c’est que ce n’est pas de gaité de cœur que l’ancien ambassadeur de France au Sénégal va quitter notre pays. La preuve, Jean Christophe Rufin a senti le besoin de s’épancher sur les ondes d’une radio privée, ce week-end. Histoire de déverser sa bile contre Karim Wade, le chef de l’Etat et le Sénégal d’une manière générale. Une hostilité qu’il a ressassée tout au long de l’émission de radio. Karim Wade, un homme « hostile à la critique et même au dialogue », voilà comment M. Rufin a tenté de dépeindre le ministre d’Etat, en charge des Infrastructures, des Transports aériens et de la Coopération internationale. « Mes relations avec Karim Wade n’étaient pas aussi bonnes que mes relations avec son père, qui était marquées par le respect et la confiance.

Karim Wade est hostile à la critique et même au dialogue », a-t-il en effet, soutenu. Entonnant le refrain actuel de l’opposition, Jean Christophe Rufin a également accusé le chef de l’Etat de vouloir favoriser son fils, dans le cadre de la fameuse « dévolution monarchique » que Tanor, Niasse et les autres ont trouvé comme unique cheval de bataille. Un discours qui fait terriblement désordre, pour quelqu’un qui a occupé le poste d’ambassadeur de la France au Sénégal, pendant trois ans. Fût-il rappelé par son pays. Jean Christophe Rufin a tout simplement fait entorse à toute règle de la diplomatie.

Le désormais ex-ambassadeur de France au Sénégal, ne s’est pas gêné pour porter un jugement de valeur sur la candidature du chef de l’Etat pour la prochaine élection présidentielle, faisant allusion à l’âge du président de la République. Pour lui, il s’agit d’une « curiosité », inimaginable en France ou en Italie, a-t-il dit. Une ingérence en règle, que son président, lui, se serait bien gardé de faire. Faisant fi de toute obligation de réserve, eu égard aux hautes fonctions qu’il a occupées dans notre pays, le « diplomate » s’est également laissé aller à un commentaire sur la dernière mise au point du chef de l’Etat, faite à l’ambassadrice des Etats-Unis qui avait publié dans la presse sénégalaise une contribution très équivoque contre le Sénégal. Pour M. Rufin, Madame Marcia Bernicat ne « méritait pas de telles attaques ».

Mais aussi graves que puissent être les propos tenus par Jean Christophe Rufin contre le Sénégal, il importe de dire que ses dérapages s’inscrivent en droite ligne de son comportement déplorable, pendant tout le temps qu’il a été ambassadeur de France au Sénégal. Sinon comment expliquer sa position ambiguë lors des assises de l’opposition ? Une opposition avec laquelle sa proximité est un secret de polichinelle. On se le rappelle, Jean Christophe Rufin avait même trouvé des circonstances atténuantes au boycott des législatives par l’opposition, soutenant que Tanor et sa bande étaient simplement mis « hors circuit » par l’actuel pouvoir. Une même opposition à laquelle il aurait fait appel pour son baroud d’honneur, au moment de quitter le Sénégal.

La lettre de la honte, signée de Dansokho et adressée à Sarkozy, serait une de ses trouvailles. Pour un écrivain-diplomate, Jean Christophe Rufin aura été un vrai conspirateur et un scénariste, intriguant contre le Sénégal et son régime.

Toutes choses que l’Elysée a certainement fini par découvrir et qui lui ont valu ce retour de bâton fracassant. Méprisant. Puisque le « diplomate » n’a été informé de la fin de sa mission au Sénégal que par un simple télégramme, balancé sur son bureau au sortir d’un conseil des ministres du gouvernement français. Alors, Jean Christophe Rufin peut bien ruminer sa colère contre Karim Wade, qu’il accuse d’avoir « travaillé » auprès de Claude Guéant pour son rappel de Dakar. Mais le « diplomate » très peu chevronné ne pourra s’en prendre qu’à lui-même. Car, pendant trois ans qu’il aura été en poste au Sénégal, il n’a jamais eu le temps de porter sa veste. Celle d’un diplomate. Tout simplement.

Serigne M.SARR : Le Secrétaire Général du M.E.E.L :(Mouvement des Elèves et Etudiants Libéraux en Egypte).
E-mail:
myfellows1978@hotmail.com
 
2.Posté par SENEGALAIS le 06/07/2010 18:48
go
va regler tes problemes en france si tu oses t'opposer ou contre dire ton president
comme tu le fais avec mon president
tu reflechis par deux fois avant de parler de ton president cher monsieur vous etes viré vous etes viré c'est tout ce n'est pas la fin monde
mais laissez tranquille le president wade c'est plus fort que vous
bon retour au pays
 
3.Posté par Familles de victime du naufrage du Joola le 06/07/2010 19:40
CES FANTOMES QUI HANTENT...
DES AMBASSADEURS QUI DERANGENT...

NAUFRAGE DU JOOLA SEPTEMBRE 2002,l'Ambassadeur Jean-Didier ROISIN était en poste à Dakar au moment du drame du Naufrage du Joola.
Peu de temps après,le Président Wade a demandé au Président Chirac le retrait de M. ROISIN. M. Chirac a nommé M.PARANT (proche de Chirac).Le Président Sarkozy nommera M. RUFFIN (ami de Kouchner).

Une épine entre la France et le Sénégal :
Naufrage du Joola survenu le 26/09/2002 a fait près de 2000 victimes (13 nationalités) mortes dans d'atroces souffrances. Un drame méprisé et bafoué mais les familles de victimes déterminées.....
Des intérêts économiques et politiques(françafrique) entravent la vérité et la justice..et bafouent les droits de l'homme.
trop de zones d'ombres autour de ce drame.

Pour en savoir plus :
TEMOIGNAGES QUI ACCUSENT LE POUVOIR SENEGALAIS

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=977
 
4.Posté par pipo le 06/07/2010 20:22
Serigne M Sarr du MEEL: Vous etes juste un imbécile mal formé s'attaquant à un homme qui défend les principes de fonctionnement d'une République aussi ancienne que la france meme si les réseaux ont toujours éxisté et continueront de l'etre. Comment un cancre de la trempe de Karim peut dialoguer ou accepter la critique?Seul son FOU de pére en fait le Sénégalais le plus instruit et ça ne vous émeut pas? Il est juste titulaire d'un DESS partagé avec sa soeur !!!
 
5.Posté par degue degue le 06/07/2010 21:59
arretons d'etre complexé il faut pas laisser nimporte qui surtout ces etrangers nous faire la morale il faut qu'il nous respect pour eu nous ne sommes que des negros
sans aucune valeur et inferieur a eu le respect de l'homme noir se construit par lui meme
refusons qu'on nous accuse de n'importe quoi
wade a raison reglons nos probles entre nous ce n'est pas un ambassadeur qui va nous donneer des leçons ces bon
a l'etrangers nos ambassadeurs ne critiquent jamais ni la politique du pays de residence et pourtant y'a de quoi .
 
6.Posté par ASLTDB le 06/07/2010 23:08
A TOUS CEUX QUI S’HONORENT DU METIER DE JOURNALISTE.
A TOUS CEUX QUI HONORENT CE METIER, PLUS ENCORE !

Ne tombez pas dans la manipulation qui consiste à faire passer Ahmed khalifa niass pour un homme politique et à maquiller les soupçons de trafic de drogue et de blanchiment en un règlement de compte politique. D'ailleurs quand Sidy Lamine Niass s’y essaie, il fait du blanchiment de trafiquant.

On ne peut pas mettre un trafiquant de drogue dans ce lot des politiques, n’en déplaise à Sidy Lamine Niasse. De quoi d’ailleurs a peur Sidy Lamine niass au point de monter au créneau et de vouloir masquer son frère et son complice en homme politique ?

La drogue tue et surtout des enfants et des jeunes en pleine force de l'âge. Les ONG et autres associations investissent des millions et beaucoup de temps et d'engagement humain pour lutter contre les méfaits de la drogue. Allez au centre de reclassement de Pikine, construit par la coopération française, et vous aurez une autre vue sur les trafiquants. Et le pire c'est que tout le monde le sait. On n’a pas attendu la police ou la centif.

Ce serait dommage pour tous ceux qui se battent contre ce fléau si cette affaire de blanchiment, avec les preuves accablantes données par les journaux et la centif, devait être banalisée par la presse. Vraiment les journalistes doivent savoir que les parents des jeunes victimes des trafiquants de drogue et du blanchiment, les associations de lutte contre cette machine à tuer les jeunes, comptent tous sur la presse pour ne pas laisser cette affaire enterrée.

Association Sénégalaise de Lutte contre le Trafic de Drogue et le Blanchiment.
 
7.Posté par moussa le 07/07/2010 09:35
bravo Mr ruffin d avoir mis les batons dans les couilles de cette pourriture de vieillard................le peuple te venere.........d etre le porte voix des demunis........meme loin du pays ta juste lutte contuniera davantage..........
 
 
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Les propos discourtois d’un diplomate en fin de carrière
Sortie de scène ratée pour Jean Christophe Rufin


Au moment de quitter le Sénégal, le désormais ex-ambassadeur de France au Sénégal n’a pu s’empêcher de cracher son amertume. Jean Christophe Rufin, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est persuadé que derrière son départ se cache une main « maléfique » qui a fini par avoir raison de lui. Sur les ondes d’une radio privée, ce week-end, ses accusations étaient à peine voilées contre le ministre d’Etat, Karim Wade. Ses attaques sont également dirigées contre le chef de l’Etat. Des propos discourtois, qui confirment tout le mal qu’on a pu penser de ce « diplomate » très spécial


Les propos discourtois d’un diplomate en fin de carrière

Une seule chose est sûre, c’est que ce n’est pas de gaité de cœur que l’ancien ambassadeur de France au Sénégal va quitter notre pays. La preuve, Jean Christophe Rufin a senti le besoin de s’épancher sur les ondes d’une radio privée, ce week-end. Histoire de déverser sa bile contre Karim Wade, le chef de l’Etat et le Sénégal d’une manière générale. Une hostilité qu’il a ressassée tout au long de l’émission de radio. Karim Wade, un homme « hostile à la critique et même au dialogue », voilà comment M. Rufin a tenté de dépeindre le ministre d’Etat, en charge des Infrastructures, des Transports aériens et de la Coopération internationale. « Mes relations avec Karim Wade n’étaient pas aussi bonnes que mes relations avec son père, qui était marquées par le respect et la confiance.

Karim Wade est hostile à la critique et même au dialogue », a-t-il en effet, soutenu. Entonnant le refrain actuel de l’opposition, Jean Christophe Rufin a également accusé le chef de l’Etat de vouloir favoriser son fils, dans le cadre de la fameuse « dévolution monarchique » que Tanor, Niasse et les autres ont trouvé comme unique cheval de bataille. Un discours qui fait terriblement désordre, pour quelqu’un qui a occupé le poste d’ambassadeur de la France au Sénégal, pendant trois ans. Fût-il rappelé par son pays. Jean Christophe Rufin a tout simplement fait entorse à toute règle de la diplomatie.

Le désormais ex-ambassadeur de France au Sénégal, ne s’est pas gêné pour porter un jugement de valeur sur la candidature du chef de l’Etat pour la prochaine élection présidentielle, faisant allusion à l’âge du président de la République. Pour lui, il s’agit d’une « curiosité », inimaginable en France ou en Italie, a-t-il dit. Une ingérence en règle, que son président, lui, se serait bien gardé de faire. Faisant fi de toute obligation de réserve, eu égard aux hautes fonctions qu’il a occupées dans notre pays, le « diplomate » s’est également laissé aller à un commentaire sur la dernière mise au point du chef de l’Etat, faite à l’ambassadrice des Etats-Unis qui avait publié dans la presse sénégalaise une contribution très équivoque contre le Sénégal. Pour M. Rufin, Madame Marcia Bernicat ne « méritait pas de telles attaques ».

Mais aussi graves que puissent être les propos tenus par Jean Christophe Rufin contre le Sénégal, il importe de dire que ses dérapages s’inscrivent en droite ligne de son comportement déplorable, pendant tout le temps qu’il a été ambassadeur de France au Sénégal. Sinon comment expliquer sa position ambiguë lors des assises de l’opposition ? Une opposition avec laquelle sa proximité est un secret de polichinelle. On se le rappelle, Jean Christophe Rufin avait même trouvé des circonstances atténuantes au boycott des législatives par l’opposition, soutenant que Tanor et sa bande étaient simplement mis « hors circuit » par l’actuel pouvoir. Une même opposition à laquelle il aurait fait appel pour son baroud d’honneur, au moment de quitter le Sénégal.

La lettre de la honte, signée de Dansokho et adressée à Sarkozy, serait une de ses trouvailles. Pour un écrivain-diplomate, Jean Christophe Rufin aura été un vrai conspirateur et un scénariste, intriguant contre le Sénégal et son régime.

Toutes choses que l’Elysée a certainement fini par découvrir et qui lui ont valu ce retour de bâton fracassant. Méprisant. Puisque le « diplomate » n’a été informé de la fin de sa mission au Sénégal que par un simple télégramme, balancé sur son bureau au sortir d’un conseil des ministres du gouvernement français. Alors, Jean Christophe Rufin peut bien ruminer sa colère contre Karim Wade, qu’il accuse d’avoir « travaillé » auprès de Claude Guéant pour son rappel de Dakar. Mais le « diplomate » très peu chevronné ne pourra s’en prendre qu’à lui-même. Car, pendant trois ans qu’il aura été en poste au Sénégal, il n’a jamais eu le temps de porter sa veste. Celle d’un diplomate. Tout simplement.

Bassirou Seck
 
Lundi 5 Juillet 2010
© lemessagersn. info
 
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Fin de bail pour Jean-Christophe Rufin à Dakar
Par Vincent Hugeux, publié le 10/06/2010 à 13:35
 Fin de bail pour Jean-Christophe Rufin à Dakar
 
Ambassadeur de France à Dakar depuis 2007, l'écrivain diplomate Jean-Christophe Rufin sera bientôt remplacé par Nicolas Normand, très apprécié par le président sénégalais Wade.  
C. Hélie/Gallimard
Nicolas Normand succédera en juillet à l'écrivain-diplomate au poste d'ambassadeur de France au Sénégal. Conformément au voeu du président Abdoulaye Wade.
 
Exit Jean-Christophe Rufin. Ambassadeur de France à Dakar (Sénégal) depuis juin 2007, l'écrivain sera remplacé prochainement par Nicolas Normand, jusqu'alors en poste à Brazzaville.  
La décision, officialisée mercredi 9 juin en Conseil des ministres, mais qui ne figure pas dans le compte-rendu dudit Conseil, a été signifiée dans l'après-midi à l'intéressé par un télégramme diplomatique émanant de la direction des ressources humaines du Quai d'Orsay.  
Wade vote Normand!
A ce stade, aucune autre affectation ne lui a été proposée. Une certitude: le romancier, membre de l'Académie Française et lauréat du Prix Goncourt, quittera quoiqu'il arrive ses fonctions le 30 juin au plus tard.  
Cette décision tend à confirmer la persistance de l'influence des vétérans de la Françafrique, à commencer par celle de l'avocat Robert Bourgi. Le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui avait jadis exigé et obtenu la tête de Jean-Didier Roisin, aujourd'hui en poste à Libreville (Gabon), ne faisait pas mystère de son souhait de voir Nicolas Normand officier sur ses terres.  
"Un chef d'Etat subsaharien peut le cas échéant obtenir le départ d'un ambassadeur, nous avait confié voilà peu un éminent 'Africain' du Quai, dans les coulisses du sommet Afrique-France de Nice. Mais de là à désigner son successeur, il y a une marge." Marge pour le moins étroite à l'évidence.  
 
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Monde 07/07/2010 à 00h00
Le Quai d’Orsay visé par le peu diplomate Rufin
Par CHRISTOPHE AYAD
 
Il faut toujours se méfier des pièces rapportées. Lorsqu’elles quittent la famille, elles perdent tout devoir de réserve. C’est ce qui vient de se passer avec Jean-Christophe Rufin, écrivain et ambassadeur sortant de la France au Sénégal, dont les fonctions ont pris fin le 30 juin après trois années passées à Dakar. Sur France Inter et dans le Monde, le jeune (58 ans) membre de l’Académie française se livre à une violente critique de l’impuissance du ministère des Affaires étrangères et de la politique africaine sous Sarkozy.
Pourquoi Jean-Christophe Rufin est-il en colère ?
Rufin était sur le départ, mais il semble que le président sénégalais, Abdoulaye Wade, ait obtenu sa tête et surtout, qu’il ait été amené à valider le choix de son successeur. Wade ne supportait pas les critiques de Rufin concernant sa mauvaise gestion du pays et sa volonté d’installer son fils Karim au pouvoir. Piqué au vif d’avoir été ainsi désavoué, Rufin, qui a toujours été un franc-tireur dans l’humanitaire comme dans la diplomatie, se lâche.
Quels sont ses reproches ?
L’ancien ambassadeur dit tout haut ce que beaucoup de diplomates pensent tout bas. A savoir que le Quai d’Orsay sous Bernard Kouchner est devenu une agence de communication, voire une ONG, et que la politique africaine de la France est pilotée depuis l’Elysée par Claude Guéant, via des intermédiaires louches. Il a particulièrement dans le collimateur l’avocat franco-sénégalais Robert Bourgi, missi dominici de Guéant en Afrique, et de plusieurs chefs d’Etat africains auprès de l’Elysée. Bourgi s’était vanté publiquement d’avoir obtenu la tête de Jean-Marie Bockel, le prédécesseur d’Alain Joyandet à la Coopération, à la demande d’Omar Bongo.
Rufin a-t-il raison ?
Le déclin du Quai d’Orsay a débuté avant. Mais Sarkozy et Kouchner l’ont accéléré en regroupant le pouvoir à l’Elysée et en taillant dans les budgets. La traditionnelle lutte d’influence entre le Quai et l’Elysée s’est déplacée à l’intérieur du palais présidentiel entre le secrétaire général (Guéant) et la cellule diplomatique dirigée par Jean-David Levitte. Pour ne plus les gêner, Bruno Joubert, l’homme de la rupture avec le passé souhaitée initialement par Sarkozy, a été nommé au Maroc il y a un an. Là où Rufin se trompe, c’est lorsqu’il explique que «le Quai d’Orsay ne pèse plus rien dans les affaires africaines». Guéant et son envoyé spécial Bourgi sont influents dans les pays et les dossiers où les relations interpersonnelles prédominent. Mais «dès que l’on touche à des conflits complexes impliquant une multitude d’interlocuteurs, comme le Soudan ou les Grands Lacs, ils sont largués», fait remarquer un observateur.
 
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Monde 11/06/2010 à 17h15
Sénégal: le président Wade a-t-il eu la tête de l'ambassadeur Rufin?
Jean-Christophe Rufin, en juin 2008.
Jean-Christophe Rufin, en juin 2008. (REUTERS)
 
Du pur langage diplomatique. «Non, elle (la famille Wade, ndlr) n’a pas obtenu ma tête... J’ai toujours eu le soutien du président Sarkozy.» L'écrivain et diplomate Jean-Christophe Rufin a annoncé mercredi qu'il quitterait, à la fin du mois, son poste d'ambassadeur de France au Sénégal où il a vécu, depuis trois ans, des périodes de tension avec le président Aboulaye Wade qui souhaitait son départ.
Dans une interview diffusée vendredi par Radio France internationale (RFI), Jean-Christophe Rufin a déclaré: «C’est vrai que la tendance dans ce pays, en tout cas en ce moment et avec ce régime, est sans doute de s’en prendre aux ambassadeurs quand les choses ne vont pas. On l’a vu encore récemment avec l’ambassadeur des Etats-Unis.» Fin mai, le président Wade avait vertement tancé la diplomate américaine qui venait de publier un texte intitulé «Sénégal et corruption».
Jean-Christophe Rufin a toutefois reconnu avoir parfois eu des «échanges vifs» avec le président sénégalais. «Nous avons eu des périodes de tension extrême au moment des assises nationales (de l'opposition, en 2008). (...) Des démarches ont été faites pour "demander ma tête", comme on dit, mais j’ai toujours eu le soutien du président Nicolas Sarkozy», a affirmé l'ambassadeur à RFI.
Dans le même temps, le diplomate a fait part de son «admiration pour l’homme politique qu’est Abdoulaye Wade». «C'est un homme qui, je crois, au terme de ses deux mandats, va laisser un bilan important, aura changé la face de ce pays, aura changé notamment la capitale, aura changé beaucoup de choses», a-t-il assuré, alors que le président, âgé de 84 ans, entend briguer un troisième mandat en 2012. En revanche, Rufin n'a pas voulu s'exprimer au sujet du fils du président, Karim Wade, ministre d'Etat jouant un rôle croissant auprès de son père.
(Source AFP)
 
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Monde 06/07/2010 à 18h43
La charge de Rufin contre un Quai d'Orsay «complètement marginalisé et sinistré»
Par LIBÉRATION.FR
http://q.liberation.fr/photo/id/168352/r/03/02/w/459/m/1278950883
(REUTERS/Johannes Eisele)
 
On les disait amis, ils semblent désormais sérieusement brouillés. L'écrivain Jean-Christophe Rufin, ex-ambassadeur de la France au Sénégal, se livre à une charge sévère contre Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères. Décrivant dans un entretien au «Monde» un Quai d'Orsay «complètement marginalisé et sinistré», des diplomates dans le «désarroi le plus total», Rufin regrette que le co-fondateur de Médecins sans frontières se laisse dicter sa politique africaine par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et des «réseaux de lobbying».
Le fond de l'affaire n'est pas nouveau. L'impuissance de l'ancien french doctor aux Affaires étrangères a déjà été décrite, notamment par Libération. Kouchner lui-même a reconnu qu'il devait s'accommoder d'influences parfois contraires. Mais Jean-Christophe Rufin, nommé à Dakar en 2007 par Nicolas Sarkozy, et débarqué fin juin sur insistance du président Abdoulaye Wade, détaille par le menu cette diplomatie si paradoxale: «D'un côté, il y a un Quai d'Orsay qui sert de vitrine à la fois "people" et morale, et, de l'autre, une realpolitik faite par derrière et par d'autres.»
Kouchner devrait «savoir partir»
Invité de RTL ce matin, l'auteur de «Katiba»a évoqué «une politique africaine indiscutablement en crise». Selon lui, «le Quai d'Orsay ne pèse plus rien dans les affaires africaines». Celles-ci sont gérées par Claude Guéant. «Très influent», l'ancien préfet «agit d'autant plus librement qu'il n'en répond ni devant l'Assemblée ni devant le gouvernement». «Il dépend du seul président de la République, dont j'ignore s'il est complètement informé des initiatives de son collaborateur», s'inquiète Rufin.
L'ancien président d'Action contre la faim s'en prend aussi aux «intermédiaires officieux qui ont été remis en selle depuis trois ans». «Les réseaux se sont reconstitués», explique-t-il à RTL, «on a quelque chose de très opaque». «Absolument pas représentatifs de l'intérêt général», ces lobbyistes «sont payés» pour faire valoir leur point de vue. Construits «à l'inverse des réseaux Foccart», ces «visiteurs du soir» font inévitablement penser à l'avocat Robert Bourgi, conseiller de plusieurs chefs d'Etat africains.
Et Rufin, qui craint que la France ne perde une «chance historique» de rompre avec la Françafrique - engagement de Nicolas Sarkozy en 2007 -, d'enfoncer le clou: «Obligé d'avaliser beaucoup de décisions (...) à contrecœur», Kouchner devrait «savoir partir».
«On n'est jamais trahi que par les siens»
Le ministre a d'abord répondu par l'ironie aux critiques de l'ancien ambassadeur, jugeant que ce dernier «boudait» et qu'il avait su «s'alimenter à la bonne source» pour écrire son dernier livre. Puis, interrogé à l'Assemblée nationale ce mardi, il s'est fait plus offensif: «J'espère - on n'est jamais trahi que par les siens - que cet homme ne s'étouffera pas de haine.»
«Nous sommes fiers de la politique qui a été menée, aussi bien pour la Guinée qui vient de voter pour la première fois depuis 59 ans, pour le Rwanda (avec lequel la France a repris depuis six mois des relations diplomatiques)», a rétorqué le ministre. «Nous sommes fiers de ce que nous avons fait après les coups d'Etat en Mauritanie, au Niger, ou à Madagascar», a-t-il ajouté.
Mais les temps sont décidément compliqués pour Bernard Kouchner, puisque deux de ses prédécesseurs, Hubert Védrine et Alain Juppé, viennent de publier dans «Le Monde» une tribune dénonçant «l'affaiblissement sans précédent (des) réseaux diplomatiques et culturels de la France».
 
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04 Juillet 2010 Par OUMAR NDIAYE
On comprend mieux maintenant pourquoi Jean-Christophe Rufin, ancien ambassadeur de France au Sénégal, a été appelé à d'autres fonctions. La famille Wade aura tout fait pour voir partir le gênant M. Rufin. Ce serait lors d'en entretien avec Claude Guéant que le conseiller de Sarkozy a appris à Karim Wade la fin des fonctions de Jean-Christophe Rufin. Le fils de Wade s'est par la suite empressé de divulguer une nouvelle qui n'était pas encore officialisée.
On se doutait donc que la liberté et la franchise de ton de ce brillant intellectuel dérangeait au plus haut point la famille régnante au Sénégal mais on en est convaincu après avoir écouté l'interview accordée par Monsieur l'ex-ambassadeur à une radio locale sénegalaise ce dimanche 4 juillet.
Morceaux choisis :
« Mes relations avec Karim Wade n’étaient pas aussi bonnes que mes relations avec son père, qui était marquées par le respect et la confiance. Karim Wade est hostile à la critique et même au dialogue »,
« La France ne doit pas s’ingérer dans les affaires politiques sénégalaises. Je crois que cette position est celle du président Sarkozy »
 Commentant la volonté plus ou moins innavouée du Vieux Wade de se faire succèder par son fils Karim, Ruffin déclare sans détours « Je ne pense pas que ce soit si simple. Il (A. Wade) ne peut pas user de moyens illégaux pour se faire succéder par son fils. Karim Wade a le droit de se présenter aux élections mais, il ne doit pas bénéficier d’un appui de son père. Tous les candidats doivent être sur le même pied »
 Rufin reproche également à Karim Wade de ne pas savoir tenir sa langue et de divulguer des conversations privées « C’est ce que Me Wade reprochait à Mme Bernicat que Karim Wade fait »
C'est peu dire....
 
Oumar NDIAYE
 
 
 
 

Togo: Jean-Pierre Fabre réconforte les sinistrés des inondations

 Jeudi 15 juillet 2010, Jean-Pierre Fabre, accompagné du Professeur Aimé Gogué, a rendu visite aux sinistrés des inondations d’Adakpamé et des environs de Lomé. Il a entendu les appels au secours et les cris de détresse des habitants victimes des pluies d’diluviennes.

Les familles d’Adakpamé vivent actuellement dans des conditions matérielles et d’hygiènes déplorables, se déplaçant dans certains endroits du quartier avec de l’eau jusqu’aux genoux. Elles ont été agréablement surprises de la visite de leur « président » Jean-Pierre Fabre qui leur a fait part de sa compassion ; il n’est pas venu les mains vides, il a fait don aux sinistrés de cartons d’huile, de sacs de riz, de pagnes, de moustiquaires, de bouteilles d’eau de javel, etc …Bref de quoi améliorer leur condition de vie précaire dans un premier temps.

Pour Akossiwano, revendeuse de condiments, c’est un signe fort d’un responsable politique proche des personnes de condition modeste. « Il a compris que ce n’est pas seulement en période électorale qu’il faut se rendre auprès des populations ». Une autre revendeuse, toute joyeuse, lance « Ehhh ! Je n’en reviens pas ! C’est notre Président ! ». Emotion, satisfaction, c’est ce qu’on pouvait lire sur le visage des habitants sortis massivement accueillir la délégation conduite par Jean-Pierre Fabre et les responsables du Frac, avec en renfort la section des dames de l’UFC.

Cette visite inopinée a ameuté tout le quartier, certains sympathisants arborant leurs t-shirts jaunes à l’effigie de l’UFC comme au temps fort de la campagne présidentielle. « Je suis très contente du geste de notre président », a lancé une jeune fille qui sautait de joie malgré les flaques d’eau. Jean-Pierre et sa délégation ont pataugé dans l’eau pour se rendre dans les maisons inondées où flottent toutes sortes de détritus. Les conditions d’hygiènes sont véritablement moyenâgeuses. « Les populations d’Adakpamé ont marre d’être dans la mare », on lit ce message chaque samedi sur les banderoles que brandissent les femmes du quartier pour exprimer leur soutien à Jean-Pierre Fabre et au FRAC lors des manifestations hebdomadaires.

Ce n’est pas la première fois que Jean-Pierre Fabre vient réconforter les laissés pour compte. Au mois de juin, il avait initié une série de visites aux différents marchés de Lomé pour soutenir les revendeuses menacées et intimidées par les agents du pouvoir RPT, car elles maintiennent leur engagement au côté de Fabre et sont les plus déterminées dans les manifestations du FRAC.

www.fabre-togo.com

 

 
SARKO ET LES CO DÉPENDANTS

 Dans nos lointaines rues cabossées et sauvages

 

Qui de tant de vies innocentes ravagent
 
 

 

Les rapaces du continent raffolent de sang
En tout lieu, sans peine et en tous sens
Emportant nos braves bonnes gens
Et nos hommes libres et intelligents.
En quoi sommes-nous donc indépendants
Si personne n'a de souci pour nos libertés
Ni de respect pour nos terres et notre dignité?

 

L'Afrique! La voici encore humiliée!
Exhibée en objet de vente aux enchères
Sous l'Arc de néo tutorat et du pervers.
Ils veulent l'achever après l'avoir pillée!
Les voilà, ces faux indigents chez Sarko
Pour étaler des clowneries de vrais négros

 

Pour l'Afrique des manitous et des sarcophages
Le 14 Juillet gaulois est un prometteur présage
Eux qui n'ont point de vision pour leurs peuples
Qu'il est bien triste, le cinquantenaire des couillons
Célébré avec faste parmi de curieux troufions.

 

Les pays d'Afrique n'ont plus d'hymnes
Que ceux ravalés par de singuliers rythmes
Le rythme lugubre imposé par les gourous,
Ces cyniques corbeaux en quête de rites fous.
Les Co dépendants ont un point commun:
Leurs intérêts protégés par Nico, le sale tribun.
Ainsi va l'Afrique sous le joug du néo colonisateur
Déambulant sous les yeux d'hébétés observateurs!
Ils sont l'une des pires hontes du 21ème siècle.

 

L'Afrique restera debout. L'Afrique des Samory!
Elle redécouvrira ses jours de gloire sans les Sarkozy.

 


Allemagne, le 14 juillet 2010
Ali Akondoh

 
 

La grève générale a tenu ses promesses et signe la mort des syndicats
Mathias Hlomador, Ephrem Tsikplonou, Akouété Béliki, aux côtés du pouvoir

 

Le vendredi 2 juillet était censé être une journée sans activités. Il devrait se tenir sur toute l’étendue du territoire togolais, à l’appel de l’Intersyndicale des travailleurs du Togo, une grève générale des travailleurs tant du secteur public que privé, pour protester contre la hausse inopinée des prix des produits pétroliers. Tout était fin prêt pour que ce mouvement de débrayage soit effectif. Mais la grève a été décommandée au dernier moment par les leaders syndicaux, à la surprise générale. Retour sur cette volte-face de l’Intersyndicale qui continue d’écœurer et sur l’accord qui a prévalu à cette annulation.

Une diminution de 20 F, les leaders syndicaux emballés
C’est un pseudo accord intervenu dans la matinée de jeudi  entre les leaders syndicaux et le gouvernement qui a prévalu à l’annulation du mouvement. «Les prix en vigueur depuis le 19 juin 2010 sont diminués de 20 Fcfa sur tous les produits à compter du 2 juillet 2010 au plus tard». Voilà la grande décision de ce compromis qui a emballé l’inénarrable Mathias Hlomador - l’homme est très connu pour ses revirements de positions- et sa bande. Cette volte-face est restée au travers de la gorge des bases syndicales, des travailleurs et de l’opinion en général, au regard de la plate-forme revendicative préalable soumise.

Le bon sens n’arrive pas à comprendre qu’une diminution de vingt (20) FCfa puisse avoir raison de la détermination affichée par les leaders de la Confédération générale des cadres du Togo (CGCT), de la Confédération nationale des travailleurs du Togo (CNTT), de la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT) et autres. Puisqu’au préalable ils demandaient que l’augmentation décidée le vendredi 18 juin dernier soit purement et simplement rapportée, et que donc les anciens prix pratiqués avant cette date restent en vigueur. C’était une position partagée par les consommateurs qui ont manifesté le mardi 22 juin leur désapprobation de cette mesure cynique prise au moment même où les populations avaient les pieds dans l’eau. Mais il a juste fallu que les gouvernants consentent une diminution de 20 FCfa sur les soixante-quinze (75) FCfa de hausse décidée le vendredi 18 juin pour que les leaders syndicaux désarment. Et apparemment ils sont comblés. L’Istt «complètement satisfaite», s’est-on emporté jeudi sur la mère des télés dans l’édition du journal de la mi-journée. Incroyable!

Jouer sur la lassitude des consommateurs
«Une commission spéciale des prix des produits pétroliers comportant les représentants des organisations syndicales des travailleurs et du Conseil national du patronat sera mise en place dans les dix prochains jours. Elle aura pour attribution de proposer les réajustements automatiques des prix conformément au cours du baril et aux fluctuations du dollar afin que les prix à la pompe reflètent la vérité des prix. Une formation sera administrée aux membres de ladite commission dans les jours qui suivent sa mise en place. Les nouveaux prix qui seront incessamment communiqués sont provisoires et seront réajustés par la commission spéciale des prix dès qu’elle commencera ses travaux et ce, conformément au principe énoncé plus haut», indique par ailleurs le fameux accord. Assez suffisant pour conclure que par ces dispositions, le gouvernement vient de fermer la porte à toute négociation visant à rapporter les prix. Et visiblement les gouvernants veulent jouer sur le temps, histoire d’amortir progressivement la colère des consommateurs. La fameuse «commission spéciale des prix des produits pétroliers» ne sera mise en place que dans un délai de dix (10) jours, et en plus ses membres devront subir une formation appropriée avant d’être opérationnels. On pourra mettre par exemple un, deux ou trois mois pour ce faire, et ainsi le tour serait joué.

Au secours des gouvernants
Même si dans l’accord il est stipulé que les nouveaux prix qui seront incessamment communiqués sont provisoires, il faut être dupe pour penser que le gouvernement va consentir ultérieurement une autre diminution, même de 5 Fcfa.  C’est ici qu’il faut concevoir le rôle joué par Mathias Hlomador, Akouété Béliki, Ephrem Tsikplonou et autres comme un grand service rendu au pouvoir en place. Ils ont stratégiquement récupéré la « mutinerie sociale » qui a éclaté le mardi 22 juin, jouant aux porte-parole des consommateurs, pour ensuite noyer la grogne. Le quarteron de  leaders a participé ainsi à aider les gouvernants, qui avaient du mal à contenir la grogne sociale malgré les déploiements des forces de l’ordre le mardi 22 juin et les menaces sur les partisans de la grève, à faire consommer aux populations la hausse des prix des produits pétroliers. Une caution manifeste de l’arnaque officielle des consommateurs.  Voilà qui donne raison à ceux qui pensent que ces hommes sont souvent agis à coups d’espèces…et prennent fait et cause pour le pouvoir, chiant carrément sur le sort de leurs mandants.

La mort des syndicats au Togo
Il faut avouer qu’avec ce dernier épisode, ces leaders syndicaux traditionnels ont joué leur crédibilité pour de bon. Très peu de consommateurs ont applaudi cette baisse de 20 F Cfa arrachée. «On s’en fout d’une baisse, même de 74 F. Que les produits pétroliers soient tout simplement ramenés aux anciens prix, le reste c’est du dilatoire!», a pesté un compatriote. «Mathias Hlomador et ses comparses croient sûrement avoir rendu un grand service à la population, mais que représente une diminution de 20 F sur les 75 F augmentés?...Qu’ils aillent au diable!», s’est emporté un autre. Preuve de cette désapprobation générale, la grève a été suivie vendredi.

Le mouvement a été grandement observé dans le secteur privé. Même les travailleurs du public auraient pu débrayer s’ils n’avaient pas été menacés. La veille, des notes ont circulé dans les services, sommant les employés de ne pas respecter le mouvement, au risque de perdre leur boulot. Et vendredi, jour de grève même, des contrôles inopinés ont été effectués dans les services publics, les employés devant remplir à longueur de journée des fiches de présence. «On nous faisait émarger à tout bout de champ, ce qu’on ne fait pas d’habitude», témoigne un fonctionnaire d’Etat. Mais bien que l’ISTT ait décommandé la grève, elle a été suivie dans l’ensemble. Même le très officiel site de la «désinformation» a avoué. «Un vendredi comme un samedi», titre-t-il, faisant allusion au trafic fluide constaté ce vendredi 2 juillet, qui est souvent l’apanage du samedi, jour non ouvrable. «En dépit de la levée du mot d’ordre de grève lancé par les syndicats, de nombreux habitants ne se sont pas rendus au travail», concède-t-il, avant de relativiser, «faute de transports en commun. Peu de taxis et de taxis-motos circulaient dans la matinée…Certains commerçants ont préféré laisser leur rideau de fer baissé par crainte de troubles», le tout après avoir assené au tout début un grand «Pas de  grève générale vendredi à Lomé».

Tout cela prouve le peu de crédit qu’ont aujourd’hui les leaders syndicaux aux yeux des populations. C’est certainement la fin de la génération Mathias Hlomador, Akouété Béliki, Ephrem Tsikplonou et consorts. Leurs bases respectives fulminent de colère, et ce ne serait pas étonnant que dans les prochains jours, des assemblées générales extraordinaires soient convoquées pour démettre ces leaders syndicaux qui visiblement, ne sont plus en phase avec leurs syndiqués et oublient leur sort. Ces leaders pendant tout leur mandat restent aphones et indifférents au sort des travailleurs, et lorsqu’ils sont obligés de sortir de leur léthargie, c’est pour les enfoncer davantage et aider les gouvernants à se sortir d’embarras, bien sûr moyennant…

Tino Kossi, collaborateur www.etiame.com


 
 

Kofi Yamgnane: J'exige la libération de mes collaborateurs

 

Deux de mes proches collaborateurs, Innocent  Kokou ASSIMA et Narcisse Dosseh AZANLEKO, ont été enlevés dans la nuit du 1er au 2 juillet 2010 par les forces de sécurité de Faure Gnassingbé.

On est sans nouvelles d’eux depuis cette date. On ne sait pas les raisons de cet enlèvement ni le lieu où ils se trouvent. Il s'agit donc d'un enlèvement comme en ont l'habitude la dictature togolaise, son gouvernement et ses milices.

L’ensemble des membres de Sursaut Togo et moi-même exigeons la libération immédiate de nos deux compatriotes ainsi que celle des membres de l’UFC, l’OBUTS, MCA… arrêtés dans les mêmes conditions.

Nous soutenons de tout cœur les familles dans cette terrible épreuve.

Ces manœuvres d’intimidation n’arrêteront pas la détermination du peuple togolais à se libérer.

Kofi Yamgnane
Président de Sursaut

www.kofi2010.com

 

 
[7/10/2010] Marche du FRAC ce samedi: Les AGO distribuent l’argent dans les fédérations, Selon Isabelle Ameganvi

La forte pluie qui s’est abattue ce matin sur Lomé la capitale est peut-être à l’origine de la mobilisation quelque peu moyenne de la marche hebdomadaire du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC), ce samedi. Les sympathisants du FRAC se sont quand même déplacés pour une marche qui a commencé vers onze heures et a pris fin avec le meeting aux environs de quinze heures dix.

 


 Les principaux leaders du FRAC (Yamgnane et Abi Tchessa absents) et de l’UFC étaient présents. On note également la présence de l’inévitable leader populiste d’OBUTS, Agbéyomé Kodjo dont les interventions acides à l’égard du pouvoir de Faure Gnassingbé sont toujours appréciées des manifestants.

L’actualité nationale a été au menu de la marche de ce samedi. Mme Dopé Atakpameto Haden, de la section Dame de l’UFC, arme fatale du parti, est allée de sa petite phrase assassine sur Gilchrist Olympio, sans jamais prononcer son nom : «détournez vous d’eux, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Cette femme, 81 prunes, vieille militante du CUT et de l’UFC, et membre du comité des sages de l’UFC, est la première à désavouer Gilchrist Olympio dans sa démarche de collaboration avec le RPT.

Me Isabelle Ameganvi, vice-présidente de l’UFC, exclue du bureau recomposé par Gilchrist Olympio, n’a pas manqué l’occasion de sortir l’artillerie lourde contre les Amis de Gilchrist Olympio (AGO). « Nous avons bâti ce parti avec notre sang et nos larmes ; nous n’allons pas permettre à quelques aventuriers de détruire cette œuvre importante qui appartient à toute la nation », a-t-elle commencé. « Ce qui tue ce pays, ce sont nos mensonges, nos dissimulations. C’est le manque de courage de dire la vérité à nos dirigeants, et c’est pour cela que nos dirigeants dévoyés sèment la haine, la souffrance et la désolation dans le pays », a-t-elle déclaré à l’adresse des collaborateurs de « la vingt-cinquième heure » de Gilchrist Olympio.

Et enfin, elle déballe ce que les dirigeants de l’UFC n’osent pas mettre sur la place publique. « Je vous dis qu’ils ne pourront pas détruire ce parti parce que Dieu ne le veut pas. Ils sont là à distribuer de l’argent dans les préfectures et les villages, ils sont à stipendier les militants UFC dans les fédérations avec l’espoir qu’ils pourront remporter le congrès extraordinaire. Malgré tout ceci, ils n’ont pas pu organiser leur congrès du 4 juillet malgré tout le tapage médiatique qu’ils faisaient », a affirmé la vice-présidente de l’UFC, député de Kloto.

Le plus surprenant est à venir : «ils veulent aller dissoudre le parti au tribunal et ils n’ont trouvé aucun avocat pour plaider leur dossier parce qu’aucun avocat malgré la grisaille quotidienne ne veut défendre une cause aussi indéfendable. Et pourtant, il y a deux avocats qui sont ses conseillers. Pourquoi ne vont-ils pas plaider eux-mêmes ce fichu dossier ? », a-t-elle demandé; avant de pointer presque du doigt celui dont-il s’agit : « Je voudrais surtout parler de l’avocat, celui au teint noir foncé qui travaille pour lui », a indiqué Me Ameganvi pour désigner l’un des deux conseillers de M. Olympio, Me Jean-Claude Homawoo (teint noir) et Me Djovi Gally (teint clair). Des allusions appréciées par la foule.

Ce fut ensuite le tour de Jean-Pierre Fabre de venir clore le meeting. Le président élu, selon le FRAC, n’a pas manqué de demander aux Togolais plus de détermination et de courage. « C’est dans la souffrance que nous allons forger notre liberté », a-t-il affirmé, donnant par là pour la première fois, l’un des paradigmes idéologiques qui sous-tendent sa démarche pour prendre le pouvoir par la rue.

Au cinquantième anniversaire de l’indépendance, il n’a pas manqué de comparer les dirigeants actuels, prévaricateurs des ressources du pays à ceux de la génération de Sylvanus Olympio, celle des bâtisseurs.

«A son retour d’un voyage officiel, le président Sylvanus Olympio remet toujours le reste de sa dotation de voyage au trésor public. Il rendait compte chaque mois du travail qu’il faisait et de l’avancée générale de sa politique. C’était un bâtisseur qui travaillait sans être payé et qui voulait attirer l’attention de son peuple sur le développement et le progrès. A contrario, on a ici un chef de l’Etat indifférent au sort de son peuple. Un dirigeant épicurien qui ne pense qu’à voyager. Cette semaine, il était allé en Italie, puis en Libye, et aujourd’hui il se trouve en Afrique du Sud pour suivre la finale de la coupe du monde, alors qu’il n’y est même pas invité contrairement aux dires ! Pourquoi ne peut-il pas dire qu’il ne peut pas venir parce que son peuple est dans la misère, parce que les inondations ont mis les gens à la rue ? », s’est-il interrogé devant une foule désapprouvant totalement les fréquents voyages présidentiels. Rappelons que le FRAC a reçu préalablement le soutien de l’artiste de la chanson Ras Ly.

Le FRAC marche depuis mars. Les marches et les meetings sont quelquefois plus ou moins redondants, mais le cœur du peuple est avec ces dirigeants-là. Car, comme le dit si bien Agbéyomé Kodjo, « venez, car les gens du RPT ne doivent pas savoir le jour où nous allons déclencher notre plan et ce jour n’est pas loin».

Les jours de Faure Gnassingbé sont-ils comptés ?
 

 

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Jugement de dissolution d’OBUTS du 25 juin 2010 : vices de procédure et immixtion de l’exécutif dans le judiciaire

 

Analyse CVU du 15 juillet 2010

I - ANALYSE JURIDIQUE

Par sa décision N° 1639/200 du 25 juin 2010, le Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé a rendu un jugement à tout le moins contestable, par référence aux principes élémentaires qui régissent les lois et règlements de la République Togolaise. La décision judiciaire prononçant la dissolution de la formation politique OBUTS interpelle ainsi tous les juristes.

Le CVU se donne d’analyser sur la forme et le fond cette décision judiciaire, et propose à l’opinion publique nationale et internationale, une lecture scrupuleuse dudit jugement. Pour mémoire, suite à la décision motivée d’OBUTS de décliner l’offre d’entrée au Gouvernement de Large Ouverture et de Grandes Compétences présentée par le Premier Ministre HOUNGBO, le sieur VIDADA, ancien membre et exclu de la formation politique OBUTS ainsi que dame CODJIE, ex Vice-présidente, démissionnaire de la formation politique OBUTS intentent une action en dissolution de la formation politique OBUTS car exposent-ils, la création de la formation politique OBUTS serait entachée d’irrégularités. Accessoirement, ils entendent faire interdire au sieur KODJO Gabriel Messan Agbéyomé - Président national - ou à toute autre personne, d’utiliser le sigle, le logo et les emblèmes du parti politique OBUTS. En outre, ils demandent au Tribunal de désigner telle organisation de défense des droits de l’enfant qu’il lui plaira aux fins de recevoir les actifs éventuels du parti dissous. Enfin, ils sollicitent du Tribunal qu’il ordonne l’exécution provisoire du jugement à intervenir sur minute, nonobstant toutes voies de recours et sans caution.

Pour accéder aux prétentions de la partie demanderesse (M. VIDADA et Mme CODJIE), le Tribunal s’est appuyé sur une construction juridique tendancieuse, qu’il est utile de démontrer, de dénoncer et de condamner au nom de l’indépendance de la justice et du principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs.

Le juge a rejeté point par point les conclusions pourtant fort édifiantes du conseil de la formation politique OBUTS.

1- EN LA FORME

1.1- SUR LE MOYEN DU DÉFAUT DE QUALITÉ

OBUTS soulève l’exception d’irrecevabilité tirée du défaut de qualité à agir de la partie demanderesse. Il est établi que le sieur VIDADA a été régulièrement exclu de la formation politique OBUTS, n’en est plus membre ni n’en détient mandat et la signification de la décision d’exclusion lui a été régulièrement notifiée le 17 Mai 2010 ; et il n’a pas interjeté appel comme le prévoient les statuts de la formation politique OBUTS. S’agissant de Madame CODJIE elle a, de sa propre initiative présentée le 18 Mai 2010 sa démission au bureau du parti qui l’a acceptée.

En conséquence, les demandeurs ayant l’un et autre strictement perdu la qualité de membres de la formation politique OBUTS, ils ne sauraient valablement se prévaloir d’une quelconque prérogative tirée d’une appartenance à la formation politique OBUTS, lesquelles prérogatives se trouvent juridiquement et administrativement éteintes du fait pour l’un d’une exclusion et pour l’autre d’une démission.

Il s’ensuit que depuis le 19 Mai 2010 l’un et l’autre n’ont aucune qualité ni intérêt pour agir en justice et prétendre à la dissolution de la formation politique OBUTS, dès lors qu’étant dorénavant dépourvus de tout lien organique avec la formation politique OBUTS, n’en étant plus membres, ni titulaires de pouvoir, ni de droit, ni d’habilitation ; ils ne peuvent en aucune sorte, se prévaloir de la qualité respective dont l’un et l’autre se trouvent dénués.

Il y a lieu de retenir qu’aux termes de l’ordonnance de référé du 04 juin 2010, Monsieur le Président du Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé, reconnaît que les requérants le sieur VIDADA et dame CODJIE (sic) « se seraient improprement désignés comme occupant des fonctions au sein de la requise » sans en tirer les conséquences qui en découlent, à savoir, en toute cohérence, constater le défaut de qualité et déclarer irrecevable leur requête.

Pour mémoire, le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) a saisi le juge des référés en 2002 aux fins d’entendre interdire à M. Dahuku PERE, alors dissident avec Agbéyomé KODJO en exil, d’utiliser le nom du RPT ou de se réclamer du courant des Rénovateurs du parti au motif qu’il a été exclu. Quelle troublante décision avec la même justice en 2010 concernant la qualité des requérants sieur VIDADA et dame CODJIE dans le procès en dissolution d’OBUTS !

1.2- SUR LE MOYEN DU DÉFAUT INTÉRÊT

Ainsi que l’édicte le principe « pas d’intérêt pas d’action », il est constant que le défaut d’intérêt est une cause d’irrecevabilité de toute demande, et ce, sans examen au fond. La recevabilité d’une action en justice est essentiellement subordonnée, du point de vue de la personne du demandeur, à deux conditions : l’intérêt et la qualité. Conformément aux dispositions du code de procédure civile, celles-ci sont exigées de toute personne qui agit, que celle-ci se présente comme demandeur, comme défendeur ou comme intervenant.

Toute personne engagée, à un titre quelconque, dans une instance, agit et doit, de ce fait, se soumettre aux conditions générales d’ouverture des actions prévues par le code de procédure civile.

Ainsi, il est donc impératif d’avoir qualité, pour avoir le droit de solliciter du juge l’examen de sa prétention. Or, il apparaît que ni M. VIDADA ni Mme CODJIE ne peuvent et n’ont pu au cours des débats judiciaires exciper un intérêt légalement fondé. Il est vraisemblable que l’action en dissolution introductive de l’instance, étrangement déclarée recevable par le Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé, est en tous points de droit, significativement entachée d’un défaut d’intérêt. Pour rejeter l’exception d’irrecevabilité soulevée par les Conseils de la formation politique OBUTS, le Tribunal a cru pouvoir forger une conviction hasardeuse qui prend appui sur une lecture erronée des dispositions de l’article 22 de la loi N° 91-04 du 11 Avril 1991, portant Charte des partis politiques au Togo.

Conformément aux dispositions de la loi précitée portant - Charte des partis politiques -, l’article 22 réserve exclusivement l’exercice de l’action en dissolution au ministère public « En d’autres termes à Monsieur le Procureur de la République ou toute partie intéressée ». Or, il n’aura échappé à quiconque que ni M. VIDADA ni Mme CODJIE ne peuvent prétendre exercer la fonction de Magistrat placé à la tête du ministère public près le Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé !

Pas plus que ni M. VIDADA ni Mme CODJIE ne peuvent être tenus pour partie intéressée ni revendiquer un tel statut en ce que ayant été pour l’un régulièrement exclu de la formation politique OBUTS et pour l’autre démissionnaire de son propre chef de la formation politique OBUTS. Il convient d’appréhender l’expression toute partie intéressée au sens de l’assertion que le législateur a donné à cette expression, c’est à dire toute personne qui a un intérêt à la dissolution d’une formation politique.

Dès lors, toute partie intéressée qui introduirait en justice, une action en dissolution d’une formation politique doit y avoir un intérêt. Lequel intérêt ainsi énoncé doit obligatoirement découler des causes mêmes, qui sont de nature à provoquer la demande de dissolution d’une formation politique ; lesdites causes étant énumérées à l’article 22 de la loi portant - Charte des partis politiques -, or toutes les causes invoquées par M. VIDADA ni Mme CODJIE au soutien de leur action ne figurent pas au nombre de celles spécifiquement prévues par le législateur. À l’évidence, ni M. VIDADA ni Mme CODJIE n’ont rigoureusement plus aucun intérêt ni ne peuvent prétendre être partie intéressée ; ils ne sauraient en conséquence s’immiscer ni de près ni de loin dans la vie de leur ancienne formation politique.

Quiconque comprendra qu’en définitive, ni M. VIDADA ni Mme CODJIE n’ont, n’avaient subséquemment ni droit, ni intérêt, ni qualité, pour agir en une demande de dissolution de la formation politique OBUTS !

Par bonne administration de la justice et par application des dispositions légales qui régissent la matière, l’action introduite par M. VIDADA et Mme CODJIE aurait dû incontestablement être déclarée irrecevable pour défaut de qualité à agir.

Du reste, en pareille situation, l’article 29 du code de procédure civile dispose : « ... constitue une fin de non-recevoir tout moyen qui tend à faire déclarer l’adversaire irrecevable en sa demande, sans examen du fond, pour défaut de droit d’agir, tel le défaut de qualité... »

En écartant l’exception d’irrecevabilité soulevée à bon droit par les Conseils de la formation politique OBUTS, le Tribunal n’a pas dit le droit et rend une décision dépourvue de base légale. Le jugement de l’action en dissolution n’aurait jamais dû être rendu. L’action est entachée de plusieurs vices de procédure et enfreint les principes juridiques les plus élémentaires dont la règle de l’autorité de la chose jugée.

1.3- DE AUTORITÉ DE LA CHOSE JUGÉE.

L’article 133 du code de procédure civile définit les contours de l’autorité de la chose jugée. Conformément aux dispositions dudit article, l’autorité de la chose jugée pour être opposable suppose que la même demande entre les mêmes parties, agissant en les mêmes qualités, portant sur les mêmes objets, soutenue par la même cause soit à nouveau portée devant une juridiction. Or, le Tribunal reconnaît explicitement que « s’il est vrai que l’arrêt précité [la décision de la Cour Constitutionnelle du 1er Février 2010] a dans son dispositif déclaré le parti légalement constitué, il n’en demeure pas moins que pour apprécier la portée de cette disposition, il convient de tenir compte des motifs qui en sont le soutien nécessaire ».

L’affaire est d’une simplicité limpide ! La formation politique OBUTS à l’issue de son congrès d’investiture a décidé de présenter la candidature de son Président national à l’élection présidentielle du 4 mars 2010. La candidature du Président national de la formation politique OBUTS, Monsieur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO fut contestée par le Ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, en charge des partis politiques au motif d’irrégularités relevées lors de la création de la formation politique OBUTS ; lesquelles au demeurant ne furent pas signalées à la formation politique OBUTS, par le Ministère de l’Administration territoriale. La Cour Constitutionnelle fut saisie et trancha sans équivoque la question relative à la régularité de la création de la formation politique OBUTS, affirmant : (sic) « ... le Ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales qui aurait dû, après le délai de quinze (15) jours, délivrer un récépissé au parti OBUTS ne l’a pas fait malgré les multiples correspondances de rappel ... le manque de récépissé résulte d’un dysfonctionnement des services publics dont la responsabilité incombe à l’administration, que le parti OBUTS ne saurait en être pénalisé... ». Le raisonnement est clair et accessible à la compréhension de tous !

Ainsi, par sa décision No E-003/10 du 1er février 2010 la Cour Constitutionnelle a reconnu et considéré que la formation politique OBUTS est légalement constituée en vertu de l’article 14 alinéa 4 de la loi portant- Charte des partis politiques -, et qu’OBUTS est réputé régulièrement créé ; aussi a-t-elle validé la candidature de son Président national.

L’argument tiré des irrégularités dont seraient viciées certaines pièces constitutives de la formation politique OBUTS et régulièrement déposées au Ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales fut vidé de toute substance par la Cour Constitutionnelle, et cet argument devient en fait et en droit inopérant.

Mieux, s’agissant de toutes décisions rendues par la Cour constitutionnelle, l’article 106 de la Constitution de la République du Togo dispose expressément :

« Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elle s’imposent au pouvoir public et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles ». Il paraît donc inaccoutumé que le juge de la juridiction saisie n’ait pas relevé d’office l’autorité de la chose jugée et déclarée l’action de M. VIDADA et Mme CODJIE irrecevable.

En décidant d’éluder les motivations essentielles de la Cour Constitutionnelle, à savoir la déclaration d’OBUTS, formation politique légalement constituée et en fondant son raisonnement sur l’appréciation de la seule validité de la candidature d’OBUTS, le juge tente d’opérer un renversement du raisonnement de la Cour Constitutionnelle.

L’autorité de la chose jugée est attachée à tout acte juridictionnel, quelle que soit la juridiction dont il émane ; en outre, toutes les énonciations d’un jugement, en l’espèce d’un acte portant décision de la Cour Constitutionnelle ont autorité de la chose jugée.

On ne peut en l’espèce opérer un distinguo entre « les motifs qui en sont le soutien nécessaire [de la décision de la Cour Constitutionnelle] des motifs portant uniquement sur la validité de la candidature du candidat désigné d’OBUTS à l’élection présidentielle.

Ceci, parce qu’il est constant que l’accessoire suit le principal. On ne saurait dès lors déclarer valable la candidature de Monsieur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, Président national désigné par la formation politique OBUTS pour concourir à l’élection présidentielle, sans implicitement reconnaître la légalité de la formation politique OBUTS qui le porte et au nom de laquelle il a mené campagne électorale ! Le lecteur observera que l’appréciation de Monsieur le Président du Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé tendant à faire croire à l’opinion publique que la Haute juridiction s’est prononcée uniquement sur la régularité du dossier de candidature à l’élection présidentielle du 4 Mars 2010 et non pas sur la régularité des pièces sur la base desquelles le parti fut créé, est pour le moins incongrue.

En conséquence, la décision N°003/10 du 1er février 2010 prononcée par la Cour Constitutionnelle a précisément acquis l’autorité de la chose jugée. C’est donc à tort que le Juge de Première Instance a écarté la fin de non-recevoir fondée sur ce moyen.

2- DE LA DEMANDE AU FOND

2.1- INTERPRÉTATION ABUSIVE DE LA CHARTE DES PARTIS POLITIQUES

Pour prononcer la dissolution de la formation politique OBUTS, le Tribunal se réfère aux dispositions de l’article 11 de la loi portant Charte des partis politiques. Conformément aux dites dispositions, les fondateurs d’un parti politique doivent être au minimum trente (30) provenant des ⅔ au moins des préfectures. S’agissant des dispositions de l’article 11 précité, les exigences que recèle cet article sont obligatoires à la création du parti. Une fois le parti légalement créé, déclaré, et reconnu comme étant légalement constitué, il ne saurait être dissous sur la base des dispositions qui ne régissent que sa création, constitution et reconnaissance légale.

Par ailleurs, le Ministère de l’Administration territoriale, par le biais d’une intervention forcée a commis une forfaiture en essayant de faire croire au juge que la formation politique OBUTS a violé les dispositions l’article 8 de la charte des partis politiques qui interdit l’appartenance de citoyen à plus d’un parti politique à la fois. Or, par courrier en date du 15 Septembre 2008, adressé au même Ministre de l’Administration territoriale, dont OBUTS conserve toujours copie, le parti Alliance, a confirmé la démission de 17 de ses membres fondateurs ayant migré vers OBUTS.

En somme, le juge a occulté les dispositions de l’article 14 de la charte des partis politiques qui fixe un délai de 15 jours au Ministère de l’Administration territoriale pour l’étude du dossier de création de parti politique. Une fois le délai de 15 jours écoulé, le parti est réputé légalement constitué d’après le même texte. Il faut dès lors en déduire que le contrôle de la régularité des pièces exigées par la loi se fait a priori et non a posteriori. Cette observation apporte un éclairage fondamental. La loi elle-même est explicite.

Nous ne sommes pas seuls à relever cette incohérence puisque dans une analyse des éléments de ce dossier, des consultants juridiques indépendants arrivent aux mêmes conclusions. [1]

« Concernant l’article 14 de la même loi, son libellé est explicite : « ... la déclaration donne lieu à décharge, au moment où elle est reçue. Le ministre de l’intérieur dispose d’un délai de quinze (15) jours pour vérifier la conformité et l’authenticité des pièces prévues à l’article 13... »

« Si la déclaration est régulière, il en est délivré un récépissé mentionnant la dénomination et le siège du parti, les nom, prénoms, profession et adresse des dirigeants. »

« Au cas où le ministre de l’intérieur estime que la déclaration n’est pas conforme, il en avise le parti politique dans le délai prévu à l’alinéa 2 du présent article par décision dûment motivée à peine de nullité. Le parti politique peut dans les (30) jours suivants la notification réparer l’irrégularité ou saisir la juridiction administrative dans un délai de quinze (15) jours, à défaut de réponse du Ministre de l’Intérieur dans le délai de 15 jours la déclaration est considérée comme régulière » « Le dernier alinéa de cette disposition recèle une signification précise : la loi du 12 avril 1991 portant charte des partis organise un réel contrôle a priori. Il se déduit de cette constatation que le juge ne saurait, sans violer la lettre et la volonté du législateur, en disposer autrement. En d’autres termes, un contrôle a posteriori fût-il en référé, s’inscrit dès lors hors du champ de la loi. » Il est clair que le jugement querellé n’a aucun fondement légal !

2.2- LA RÉCUSATION D’ACTES AUTHENTIQUES ÉTABLIS PAR UN OFFICIER MINISTÉRIEL

Le Tribunal qualifie de complaisants les attestations et certificats de résidence produits par des membres fondateurs alors que ceux-ci furent dressés par notaire (dont les actes sont réputés authentiques), sans pour autant demander à Monsieur le Procureur de la République de déclencher l’action publique aux fins de connaître de l’infraction constatée.

Au surplus en invoquant les dispositions de l’article 22 de la charte des partis politiques qui fixe les causes de dissolution : « Tout parti politique créé sur la base de pièces non authentiques encourt la dissolution », le juge fait une application erronée des dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

S’agissant de l’authenticité des attestations et certificats de résidence mises en doute par le Tribunal, il y a là comme une divagation de la part du Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé. En effet, il est constant que les actes dressés par notaire sont réputés authentiques jusqu’à preuve du contraire. Pour contester les actes notariés la seule voie légale reste une procédure d’inscription de faux en écritures. En disconvenant de toute crédibilité liée aux attestations et certificats de résidence de quelques membres fondateurs de la formation politique OBUTS et en formant de façon cumulative le motif tendant à dissolution du parti sur le fondement des articles 11 et 22 de la loi portant- Charte des partis politiques -, le Président du Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé démontre à suffisance la partialité et le manque d’intégrité qui anima les débats judiciaires qu’il présida et qui ont abouti à la décision de dissolution de la formation politique OBUTS.

C’est donc à tort que le Tribunal a prononcé la dissolution de la formation politique OBUTS sur la base d’un raisonnement dicté par l’immixtion du pouvoir exécutif dans les débats judiciaires.

2.4- SUR LE SORT DES BIENS D’OBUTS

Le Tribunal dans sa décision a cru bon puiser inspiration dans les statuts constitutifs de la formation politique OBUTS pour régler le sort réservé aux actifs éventuels du parti. Étrangement, ces dispositions statutaires ont été soigneusement éludées dans le raisonnement du juge de Première Instance. « Attendu que les statuts du parti prévoient qu’en cas de dissolution, l’actif sera dévolu à des organisations des droits de l’enfant ». Ainsi, un notaire est commis pour recueillir l’actif éventuel de OBUTS au profit de l’ONG « SOS Village d’Enfants ». Il y a lieu de s’interroger sur l’intérêt subit du juge pour les statuts du parti alors que ceux-ci n’ont jamais été invoqués dans le corps du raisonnement du Tribunal.

En effet les dispositions statutaires sont la loi des partis conformément au texte de l’article 1134 du code civil applicable au Togo. Celui-ci dispose : « les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites ». Il appert donc que le juge, encore faut-il que l’action soit recevable, aurait dû s’inspirer du texte des statuts pour statuer. En fondant la dévolution de l’actif éventuel d’OBUTS à l’ONG « SOS Village d’Enfants » sur les dispositions statutaires, le juge fait une lecture sélective des lois, des règlements et des dispositions statutaires pour accomplir une tâche qui ne correspond en rien à la justice qui doit être rendue au nom de tout le Peuple togolais et non au profit de quelque intérêt partisan.

II - COMMENTAIRE

Après avoir analysé du point de vue du droit le jugement prononcé à l’encontre d’OBUTS, le constat qui vient immédiatement à l’esprit est celui d’un procès politique, une cabale organisée pour faire taire une voix considérée gênante. C’est une entrave à la liberté d’expression, à la culture démocratique et un pied de nez au programme de modernisation de la justice financée par les partenaires en développement. De ce fait, le Peuple togolais ne peut que constater le manque de volonté et d’éthique dans la gestion du pays.

De tels agissements ne peuvent qu’être reprouvés par la majorité des togolais qui aspirent à une société fondée sur le droit, la confiance en la justice et l’équité à l’heure de la modernisation de la justice financée par les partenaires en développement.

1- L’IMMIXTION DE EXÉCUTIF DANS LE JUDICIAIRE

Dans cette affaire, l’immixtion de l’exécutif dans le judiciaire paraît aujourd’hui avérée ; à preuve, le Président du Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé aurait fait aveu de partialité et d’absence d’intégrité, à l’issue de l’audience judiciaire du 25 juin 2010, en présence de journalistes des organes de presse suivants : Le Destin ; La Tribune d’Afrique ; Afrique Émergence ; X Solaire. Nous citons (sic) : « Cette affaire est politique, ma décision est donc politique » fin de citation. Il s’est donc bien agi d’une simulation de justice ; l’aveu du Président du Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé est prodigieux !

De cet aveu, et au regard des vices de forme et des interprétations abusives de la Charte des partis politiques, la formation politique OBUTS devra impérativement être rétablie dans tous ses droits.

Par ailleurs, des sources concordantes rapportent que Mme CODJIE aurait fait aveu que l’Etat leur a commis un avocat pour défendre leur action en justice contre OBUTS.

Ces révélations viennent corroborer la thèse d’un procès politique contre une formation politique légalement constituée qui assume avec responsabilité son rôle premier de défense des intérêts de toutes les filles et de tous les fils du Togo tout entier. Au regard de ce qui précède, la Cour d’Appel de Lomé devra tirer toutes les conséquences !

2- DE LA RÉÉCRITURE SUBTILE DU DROIT A LA DÉFIANCE DES NATIONS UNIES

De tout ce qui précède, il apparaît clairement à travers la décision du 25 juin 2010 du Tribunal de Première Instance de Première classe de Lomé portant dissolution du parti politique OBUTS que le Président du Tribunal, le Juge Pawélé SOGOYOU et ses commanditaires ont délibérément choisi de faire valoir une interprétation biaisée et dangereuse du droit. Il s’agit ni plus ni moins d’une réécriture subtile du droit contrairement aux prescriptions du législateur. Ce qui constitue une atteinte grave aussi bien à l’institution judiciaire qu’à la Constitution de la République du Togo (article 113 et suivants) qui énonce clairement que la justice doit être capable de protéger le justiciable.

En procédant ainsi, Faure GNASSINGBE, vient d’infliger un cinglant camouflet aux Nations Unies à travers le PNUD, principal partenaire du Programme National de Modernisation de la Justice actuellement arrivé dans son ultime phase. Ce déni de droit signe jusqu’à preuve du contraire le cuisant échec de la réforme de la justice au Togo, et constitue sans nul doute une preuve irréfutable de plus qu’il prévaut bien sur la Terre de nos Aïeux une dictature surannée.

Il appartient donc à la Communauté internationale, et particulièrement aux Nations unies de prendre la mesure de la gravité de la situation du droit au Togo pour tirer toutes les conséquences qui s’imposent dans l’intérêt supérieur du Peuple togolais !

Seule la Résistance citoyenne, et seulement elle permettra à toutes les filles et à tous les fils du Togo tout entier de faire triompher leurs légitimes aspirations de liberté d’expression politique, de dignité et de justice sociale !

Vive la République, et que Dieu bénisse le Togo !

Paris, le 15 juillet 2010.
Sylvestre APEDO
Juriste, politologue
Trésorerie Internationale Provisoire
 

NB: Voilà pourquoi le peuple Togolais se bat. Continuons à soutenir Jean Pierre FABRE, notre Président élu depuis le 04 mars 2010 derniere pour plus de justice sur la terre de nos aïeux. 

www.fabre-togo.com

En Afrique, après les coups d'Etat militaires depuis les indépendances, 50 ans déjà, arrivent maintenant le temps des coups d'Etat constitutionnels, institutionnels et électoraux avec toujours la complicité de la françafrique pour les 50 prochaines années si nous laissons faire. Soyons nombreux à toute occasion pour dire "ESSOU NENE".

Après la Chine, l'Inde et le Brésil,
L’Afrique attire la Russie [1]



A force d’aller draguer les investisseurs étrangers sans avoir préparé localement l’environnement des affaires, ni protéger les investisseurs et entrepreneurs locaux africains, les dirigeants africains sont en train de construire les bases d’une Afrique qui risque de se faire sans les Africains d’ici 50 ans. Dans cette perspective, il faut constater que les gouvernants africains ont tendance à s'inscrire plus dans la gouvernance du "futur" sous forme d'annonces et de promesses que dans la gouvernance de la prévisibilité et la planification du futur à partir de richesses partagées.

1. La Russie redécouvre une Afrique économique

Avec une Afrique qui pourra atteindre 15 % des réserves de pétrole en 2020 et une croissance économique de l’Afrique autour de 4,5 % en 2010 et 5,2 % en 2011 (respectivement 4,4 % et 5 % pour l'Afrique subsaharienne [2]), l'appétit des dirigeants africains du secteur public prenant la forme d'interventionnisme intempestif pourrait limiter la montée en phase des relations directes entre la Russie et l'Afrique grâce à l'audace d'un secteur privé éthique.
La grande chance de la Russie est qu'elle n'a jamais vraiment eu d’ambitions coloniales en Afrique. Elle a choisi à plusieurs reprises de soutenir les mouvements de libération sans succès…Malheureusement, la Russie n'a pas vraiment tiré avantage de cet engagement. Les dividendes de cette stratégie pourraient pourtant apparaître dans le cadre de la nouvelle initiative de la Russie vers l'Afrique.
La Russie connaît une forte croissance du Produit intérieur brut (PIB) avec 8,1 % entre 2006-2007 et 8,4 % pour le PIB par habitant [3]. Malgré la crise financière de 2008-2009 et des réserves de près de 500 milliards de dollars des Etats-Unis ($US), les dirigeants russes et plus particulièrement Wladimir Putin estiment que leur pays pourrait devenir la septième puissance économique du monde d’ici 2020. Dans le cadre de cette diversité, la Russie redécouvre une Afrique d'un point de vue économique, mais il ne s'agit aucunement de philanthropie, encore moins de faveurs lorsque des parlementaires russes rencontrent ceux d'Afrique. Le niveau de faible représentativité des femmes tant du côté des Russes que des Africains doit être déploré.
L'initiative russe du 15-16 juin 2010 de faire rencontrer des parlementaires entre la Russie et l'Afrique demeure une approche plutôt singulière. Il importe néanmoins de redonner la place qu'il se doit à la réunion entre parlementaires russo-africains, représentants en principe des peuples. Quelques membres d'un secteur privé sélectionné ont aussi été invités pour promouvoir des formes inhabituelles de coopération future entre la Russie et l’Afrique. Faut-il rappeler que le commerce de la Russie avec l’Afrique ne dépasse pas 2% du commerce extérieur russe et reste concentré sur le secteur militaire, ceci avec quelques pays amis de longue date. La Russie n’est pas membre de l’OMC et à ce titre ne commerce que de manière très sélective avec le reste du monde, moins de 0,1 % du commerce mondial avec l’ensemble de l’Afrique subsaharienne en 2007. Comment faire progresser ces chiffres peu glorieux malgré le dynamisme des dirigeants africains ? Un challenge que les acteurs africains peuvent relever si l'Etat africain se contente de faire de la régulation dans la transparence.

2. Russie-Afrique : " Alliance africaine" pour redéfinir de nouveaux horizons

En deux jours (15-16 juin 2010) à Moscou, plus de 39 pays africains ont honoré de leur présence Boris Gryzlov, le Président de la Chambre basse du Parlement fédéral russe (Douma d'État de la Fédération de Russie [4]). Cette réunion entre parlementaires africains et russes a eu lieu dans le cadre du cinquantenaire des indépendances africaines et marque le début d’une nouvelle ère entre la Russie et l’Afrique [5]. L’accent a été mis sur le "Partenariat Non Commercial" intitulé "l’Alliance Africaine" et a bénéficié du soutien des membres du Conseil de la Fédération, du Ministère des Affaires étrangères et de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Russie. En parallèle se tenait un forum d'affaires entre la Russie et l’Afrique qui s’est donné comme ambition de redéfinir les nouveaux "horizons de la coopération". Le message lu du Président Medvedev est marqué par une certaine originalité consistant à trouver des "nouvelles directions de la coopération" par le "renforcement des liens bilatéraux et multilatéraux, l'approfondissement du dialogue politique, l'élargissement des contacts interparlementaires et humanitaires", et d’approfondir les intérêts communs par "partenariat commercial et économique". L’accent a été mis sur les approches pragmatiques avec les milieux d’affaires russes.
Cela a trouvé un écho favorable auprès de l’Honorable doyen du parlementarisme africain, Mr. Philemon Adjibolo, Vice-président de l'Assemblée nationale du Cameroun [6]. Outre le rappel sur l’annulation réelle des dettes des pays africains envers la Russie, c’est l’augmentation régulière mais modeste de l’apport financier russe dans le cadre bilatéral qui témoigne du véritable engagement russe. Plus de 300 participants (parlementaires et représentants du secteur privé, de l’Administration centrale et décentralisée) ont pu comprendre que l’Afrique n’est pas arrivée unifiée à ce rendez-vous. Il est question d’ailleurs que la prochaine réunion se tienne à Adis Abéba au siège de l’Union africaine, une façon de rappeler que toute coopération avec l’Afrique passe par les politiques. Mais avec les résultats bien maigres du partenariat d’Etat à Etat et avec l’approche plus agile des entrepreneurs russes d’aller faire leur "marché" en Afrique sans nécessairement en référer à l’Etat, il y a comme un début de quiproquo sur les formes de coopération qui vont émerger dans le futur entre la Fédération russe et l’Afrique. Si l’Afrique avait été une fédération, un des objectifs de l'Union africaine, peut-être que sur le plan institutionnel le poids des parlementaires africains serait bien plus considérable qu’il ne l’est actuellement. Il y a lieu de réinventer la réalité de la représentativité des parlementaires africains pour réellement fonder cette nouvelle approche initiée par les Parlementaires russes.
Toutefois, il ne faut absolument pas s’éloigner de la réalité des affaires sur le terrain. De nombreux dirigeants africains présents à cette rencontre russo-africaine à Moscou n’ont rien trouvé de plus original que d'afficher officiellement leur unité, une volonté réelle d'aller vers des approches "gagnant-gagnant" et enfin le besoin d’être traité d’égal à égal. Pourtant, ces mêmes dirigeants publics africains sont les premiers à ne pas s’organiser dans les faits pour aller à des rencontres inter-états ou inter-régions de manière cohérente avec des positions et propositions prêtes pour les négociations. La vérité "vraie" est que trop de dirigeants africains ne considèrent pas l’importance des conseils d’expertises indépendantes échappant à leur cercles de clientélisme et de servitude et souvent de médiocrité tolérée. Ce qui fait que dès lors qu'il existe des propositions offertes au niveau des partenariats compétitifs, l'Afrique a tendance à faire "perdre du temps" au partenaire d'en face. Les représentants de l'Etat ou des institutions régionales et africaines, du fait d'un égo démesuré, finissent par "repousser" à plus tard des négociations qui pourraient avoir lieu immédiatement si les dossiers étaient préparés sur des bases de compétence technique et d'indépendance et non sur des bases politiques.
3. Vendre l’Afrique par tranches ?
A ce rythme, il ne faut pas s’étonner des maigres résultats économiques et sociaux du cinquantenaire des indépendances en Afrique même si certains dirigeants ne voient même pas pourquoi l’Afrique doit changer de stratégie pour les 50 années à venir. Il sera de plus en plus difficile de vendre l’Afrique. Certains choisissent de la vendre par tranches, dans le cadre feutré et non-transparent des "relations d’affaires". Deux Afriques vont se télescoper : l’Afrique des affaires sans éthique et sans transparence qui se fait aux dépens des populations africaines et l’Afrique de dirigeants soucieux de la dignité des Africains, dignité qui passe par la création d’emplois décents et un pouvoir d’achat fondé sur les accumulations intelligentes de richesses distribuées. Ce solidarisme contractuel[7] émergent pourrait peut-être servir de paradigme à ce nouveau type de partenariat initié par les parlementaires de la Fédération de Russie.
L'Afrique non émergente se caractérise par :
  • l’absence de plans stratégiques opérationnels ou leur non-respect ;
  • l’utilisation des facilités du code d’investissement pour attirer les investisseurs sans se préoccuper de protéger le pouvoir d’achat des citoyens africains ;
  • la course vers le bas consistant à mépriser les populations en considérant les ressources humaines africaines comme un coût d’opportunité négligeable puisque la plupart des pays, sauf peut-être l’Afrique du Sud et les pays d’Afrique du Nord, n’estiment pas nécessaire de garantir leur protection ;
  • l'affaiblissement du rôle des contre-pouvoirs et plus particulièrement les syndicats.
Tout ceci réduit les chances d’augmenter les recettes fiscales à partir des revenus des ménages africains, ce qui suppose que la stratégie économique a pour objectif de créer une classe moyenne en Afrique. C’est ce qu’ont compris les grands pays émergents comme la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud qui tentent, parfois en s’alliant entre eux ou alors avec les multinationales des pays industrialisés, d’accéder à une parcelle des richesses du territoire africain. Les dirigeants africains qui choisissent de vendre l'Afrique, en parcelles ou pas, ignorent souvent que la seule et vraie priorité pour acquérir une indépendance économique consiste à promouvoir au maximum le développement des capacités productives, fondement de la création de richesse pérenne.
 L’Afrique des bureaucrates tend à préparer son "hara-kiri" des années 2050 et au-delà en :
  • oubliant les mesures d’accompagnement pour le secteur privé local et le remboursement intégral de la dette intérieure ;
  • feignant d'associer le secteur privé actif de production dans les négociations avec le monde extérieur ;
  • menant des négociations sans intégration de clauses de sauvegarde pour assurer le transfert et la diffusion de la technologie, du savoir-faire et de l’innovation.
En effet, de nombreux contrats sont signés dans la non-transparence la plus totale avec des contrats "doubles" où la part revenant à l’Etat est réduite à la portion la plus congrue alors que celle revenant aux dirigeants de l’Etat est inversement proportionnelle, rendant l’Etat africain le meilleur retour sur investissement pour les agents privés qui y détiennent une parcelle de pouvoir. Il ne s’agit plus de parler de corruption et de corrupteurs. Il est plus de question d’une stratégie de mépris des populations africaines, ce qui pose tout le problème de la représentation et de la représentativité des élites gouvernementales en Afrique.
Il est alors facile de comprendre pourquoi la démocratie de façade, cette forme palliative de la démocratie fondée sur la fraude et le refus de l’organisation d’une société de confiance, tend à neutraliser les avancées de la démocratie effective en Afrique. Plus grave, ces nouveaux comportements de nouveaux riches se conjuguent aussi au niveau de la clientèle qui forme le réseau appuyant ces nouvelles élites africaines, versées disent ceux-ci dans le "business" et ayant choisi comme nouveau Dieu l’argent, même s’il faut vendre son frère, sa sœur, sa mère et sa grand-mère quand il ne s’agit pas de trahir tout un peuple tout en jouant au populisme africain. Le populisme d'affaires est une technique politique très prisée lorsqu’elle est accompagnée d’une distribution aléatoire d’argent, de biens et de services variés "rigidisant" et neutralisant les quelques tentatives d’organisation de la transparence dans les rapports entre les dirigeants et la société civile africaine.
Il est en effet difficile pour quelques citoyens pauvres dans une zone rurale de s’opposer à un afflux de nourriture gratuite accompagné par une défiscalisation sur plusieurs années, le tout fondé sur un système de promotion personnelle, de la famille, de l’ethnie. Ce jeu complexe et contradictoire favorise la délation, le clientélisme, le rejet de la concurrence avec comme corollaire, la distribution clientéliste inhibant tout esprit de création de la richesse.
C’est dans ce contexte que les dirigeants de l’Union africaine vont continuer à sombrer dans l’amnésie dès lors qu’il s’agit d’éthique, de transparence, de vérité tout en continuant à promouvoir des concepts comme la paix. Ce n’est pas avec de tels concepts que la démocratisation de l’Union africaine sera à l’ordre du jour. S’il est vrai que la plupart des dirigeants ne semblent pas préoccupés par de telles considérations, il est tout aussi vrai que le niveau de considération et de sérieux qu'accordent les grandes puissances du monde et de plus en plus les pays émergents aux organisations régionales africaines est proportionnellement égal au faible niveau de considération que les Africains accordent eux-mêmes à organiser leur propre crédibilité collective. Ce n’est donc pas étonnant que ni le Président américain Barack Obama, ni la Secrétaire d’Etat Hilary Clinton n’ont daigné rencontrer sérieusement la délégation de l’Union africaine lors d’une rencontre dite "bilatérale" entre les Etats-Unis et l’Afrique[8] qui aurait dû donner lieu à un nouveau départ en avril 2010 [9].
En réalité, ce qui se passe en douce avec la complicité de certains dirigeants africains, c’est la vente de l’Afrique en petites tranches comme du "saucisson". Après avoir tenté de vendre directement des espaces miniers, agricoles y compris l’halieutique, la grande mode aujourd’hui est une déformation du partenariat public-privé. Il s'agit d'une grande méconnaissance de l'analyse et le partage des risques entre l'Etat et le secteur privé. De trop nombreux dirigeants africains continuent de croire que l’Etat peut transférer tout le risque d'un projet sur le secteur privé tout en continuant à pratiquer, par abus de droit, l’interventionnisme intempestif dans les transactions. Les investisseurs et entrepreneurs naïfs pourront à la rigueur se faire avoir la première fois, mais pas la seconde. La réputation du pays part alors en lambeaux, comme le Togo est en train de l'expérimenter depuis que la démocratie palliative fait office de solution politique dans ce pays.
En réalité, ces approches de l'Etat conduisent à une réduction substantielle de la rentabilité des projets tout en créant un environnement d’instabilité non propice au développement des petites et moyennes entreprises notamment dans le secteur manufacturier. La vente par petites tranches du continent repose au plan juridique sur des contrats d'arrangements concessionnels. Certains choisissent de mettre à disposition 1000 km de route ou de rails en concession pour 50 ans renouvelable en pensant que l’investisseur viendra automatiquement engloutir ses fonds sans faire payer ces mêmes dirigeants pour l’absence de prévisibilité de l’environnement des affaires laquelle vient se rajouter au profit rapatrié. A ce jeu, les grands perdants demeurent les populations africaines. Le partenariat proposé par la Fédération de Russie basé sur l'introduction des représentants du peuple que sont les parlementaires mérite qu'une attention particulière lui soit consacrée. Malheureusement, ce nouveau mode de coopération risque de ne pas tenir face à l'approche africaine laquelle consiste, sous prétexte de coordination, à imposer la hiérarchisation et le centralisme non démocratique consistant à tout négocier d'abord au niveau de l'Union africaine alors que celle-ci n'est pas l'émanation du peuple africain.

4. Afrique renaissance : l'Afrique pourrait ne plus appartenir aux Africains en 2050

L’investisseur avisé accepte le principe des contrats d'arrangements concessionnels, mais il entre dans un processus de négociation systématique de toutes les clauses au point que lorsque la transaction est effectivement signée, la plus grande partie, ceci en toute non transparence, des risques et des garanties sont "retransférés" à l'Etat avec, en plus, le coût social que constitue les salariés souvent licenciés ou payés au salaire plancher ou les coûts "partis" que constituent les profits systématiquement transférés et réinvestis en dehors du pays d’accueil. Avec de telles pratiques, 2050 ne sera pas le tournant vers la renaissance de l’Afrique, mais bien le virage vers l’Afrique sans les Africains. En effet, la plupart des structures productives africaines auront été cédées d’ici là, les profits ne seront pas pour le Peuple africain. Ce ne sont pas les quelques agents sous-traitants africains des intérêts étrangers qui changeront la donne surtout quant ils affichent avec orgueil le choix d'agents zélés de la postcolonie.
Aussi, le prochain cinquantenaire pourrait étrangement ne pas éloigner l'Afrique de la postcolonie mais de la structurer pour vivre une colonisation effectuée par des "agents africains" de la postcolonie. Sous-estimer cette approche stratégique choisie inconsciemment par de nombreux dirigeants africains au pouvoir fonde le type de relations que l'Afrique va entretenir avec les économies émergentes telles que la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du sud. Mais la relation avec la Russie risque de ne pas être très différente sauf que la Russie pourrait alors laisser cette relation s'opérer par son secteur privé dont les règles de "business" ne sont pas connues comme étant proches de l'éthique. L’absence de transparence, de vérité des urnes et de vérité des comptes devrait contribuer à faire des Africains un peuple servile, à moins qu’une réaction fondée sur la déconstruction-reconstruction du mode de création de la richesse et de sa distribution en Afrique n'émerge grâce à des Africains conscients et sans doute aussi plus éthiques quant à la défense des intérêts des populations africaines.
La plupart des pays émergents l’ont compris. Tout en jouant la carte du "gagnant-gagnant" avec des dirigeants africains faciles à berner dès que leur compte ou celui de leur clientèle est rempli dans les banques offshore, les pays émergents, ou plutôt les intérêts privés qui travaillent sous leur protection, sont en train d’œuvrer concrètement vers la mise en place d’infrastructures en Afrique tout en tentant de contrôler tout le processus de transaction, considéré comme une taxe sur la circulation de biens, des personnes et des services dès lors que cet espace échappera au service public. Paradoxalement, aucun ne s’intéresse véritablement au développement des capacités productives ni à l’industrialisation. Si la Chine tente maintenant d'intégrer l'industrialisation dans son programme, c’est pour déverser en Afrique les usines se trouvant au plus bas de la chaîne de construction de la valeur ajoutée quant celles-ci ne sont pas polluantes, dévoreuses d’énergie, dangereuses au plan humain avec une nuisance pour le personnel (bruit, pénibilité, abrutissant dans les tâches, etc.). Si c'est cette industrialisation sans conditions et sans discernement que veulent attirer les dirigeants africains sous prétexte qu'il suffit "d'occuper la main d'œuvre oisive", alors il y a lieu d’insister que les populations africaines fassent jouer leur droit à la démocratie effective et choisissent mieux leurs représentants malgré les conditions d’insécurité, de fraude et de travestissement des résultats qui entourent la plupart des élections démocratiques en Afrique.
C’est donc à la lumière de ces pratiques de l’ombre d’un nombre important de dirigeants africains maquillées sous des formes de populisme, de dons, de facilités et de clientélisme que se construit l’Afrique de 2050 et au-delà. A force pour l’Afrique de donner une priorité à son ventre au point d’avoir contribué à l’émergence d’une nouvelle science typiquement africaine "la ventrologie"[10], la vision stratégique consistant à privilégier le ventre et le bas-ventre aux dépens de l’indépendance et la souveraineté dans les décennies à venir pourrait conduire paradoxalement l'Afrique vers des ensembles non-homogènes où d'un côté, l'on est dans des Républiques de la contre-vérité des urnes et des comptes avec des partenariats niant les intérêts collectifs et de l'autre côté, des Républiques de la vérité des urnes et de comptes avec des formes de solidarisme contractuel où les intérêts collectifs ne seront pas éliminés au profit des intérêts particuliers, notamment étrangers. Le drame est que ce jeu, qui aboutit à la servilité, à la vénalité et au simulacre des individus, est devenu la règle asociale de la gouvernance en postcolonie.
Cette pratique séculaire africaine en postcolonie [11] a eu pour conséquence :
  • d’uniformiser la gouvernance à vue,
  • d'organiser la servilité, la médiocrité et le simulacre justifiés par des récompenses tel le maintien au pouvoir ;
  • de détruire les approches de la planification stratégique, et
  • de faire perdre le respect et le positionnement des dirigeants africains.
S’ils continuent à croire que les quelques investisseurs souvent attirés par les gains faciles et rapides quant il ne s’agit pas de véritables "truands" dans l’armement et la drogue, le proxénétisme, le gangstérisme monétaire ou encore dans l’intermédiation des flux migratoires, autres formes de ségrégation que d'aucuns continuent d'appeler "immigration choisie", alors oui, les dirigeants africains font preuve d’une naïveté collective suicidaire. L’Afrique n’appartiendra plus aux Africains en 2050. La Russie est en consciente et a choisi comme axe de coopération le lien entre parlementaires. Encore faut-il que les Africains qui dirigent le comprennent, à moins de "gâter la sauce" en imposant la structure pyramidale et bureaucratique faussement cachée derrière le "parler d'une seule voix".

5. La Russie : l’investissement sélectif avec les Etats solvables

La Fédération de la Russie reconnaît qu’elle a commis une grave faute stratégique en considérant que l’Afrique est à l’image de ses dirigeants et de son administration bureaucratique très sensible à la corruption. Cette erreur stratégique se décline en trois types de perceptions.
La Russie avait opté pour l’influence dogmatique de la conception du monde manichéen d'alors opposant capitalisme et socialisme. La Russie tente d'ailleurs de reprendre pied auprès de quelques adeptes africains déçus comme dans les pays suivants : Angola, Mali, Ethiopie ou encore Mozambique sans oublier le Bénin avant son changement à 180 degrés. Avec la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin, tout le monde a compris que la bataille dogmatique des idées et des conceptions de la société était puérile quant à la contribution au bien-être concret des populations. Une partie des compétences russes ne trouvant plus de salaires décents en Russie, s’est privatisée et s’est exportée, ce qui explique le développement rapide des capacités nucléaires iraniennes par exemple. Il se trouve que la Russie va "dégraisser" fortement dans les chemins de fer et dans la construction d'infrastructure en général en Russie. Il faut donc s'attendre à ce que l'essentiel des propositions russes aille dans le sens d'une délocalisation de son personnel disponible dans ces secteurs vers l'Afrique. Les secteurs comme l'énergie, l'infrastructure (rail, aéroport, port, pont, routes), les ressources minérales, l'exploitation agricole, l'éduction et le transfert de savoir et de technologie et le tourisme sont particulièrement prisés.
Dans les faits, la guerre que se livrent des forces représentants des groupes d’intérêts privés, soutenus parfois par des Etats, a contribué à fonder en Afrique trois grandes formes de gouvernance qui empruntent peu à l’afrocentricité, à savoir se refonder à partir des valeurs africaines d’avant la colonisation. Il s’agit principalement :
  • d’une gouvernance de l’Etat aligné sur des formes mal-digérées du néo-libéralisme promouvant un monde de libre-échange dans lequel le protectionnisme des industries naissantes, de l'agriculture et les secteurs stratégiques ne sont autorisés que pour les pays industrialisés ;
     
  • d’une gouvernance de l’Etat empruntant à des formes nouvelles de clientélisme lié au fondamentalisme religieux principalement pour des objectifs d’accès à de l’argent frais avec comme contrepartie une gestion opportuniste dans les relations d’Etat à Etat ;
     
  • d’une gouvernance de l’Etat hérité d’un centralisme non démocratique dans lequel les formes palliatives de la démocratie de représentation sont promues tout en favorisant dans la non-transparence la plus totale, la gestion privée des affaires de l’Etat pour le compte des élites au pouvoir, non sans soutien, conseil, voire contrôle de groupes d’intérêts privés ou publics étrangers utilisant alors les dirigeants africains comme des sous-traitants, avec ou sans diplômes et parfois avec de "vrais faux" diplômes.
La société du simulacre ne peut conduire à la renaissance d'une société de confiance dans un monde multipolaire. Il ne faut pourtant pas oublier l'objectif poursuivi aussi par la Russie.

6. Relever l’honneur de la Russie : et celui de l'Afrique ?

Il suffit alors de rappeler un extrait du discours d’investiture au Kremlin le 7 mai 2008 du Président russe, Dimitri Medvedev qui n'a qu'une stratégie : l’innovation tout azimuts et affirme : "Nous construirons des entreprises avancées, moderniserons l’industrie et l’agriculture, créerons de fortes motivations pour les investissements privés et, plus généralement, veillerons à ce que la Russie se hisse durablement parmi les leaders du développement technologique et intellectuel.".
Il n’est donc pas question de s’afficher avec des Etats corrompus ou basés sur l’absence de vérité des urnes qui pourraient contribuer à gêner cette stratégie de développement des capacités productives, de l’emploi et du retour de l’honneur de la Russie. Aussi, les gouvernements africains qui continuent à s’organiser dans une postcolonie qui ne dit pas son nom ont peu de chances de voir la Russie s’impliquer au plan stratégique.
Les dirigeants russes choisissent les pays les plus proches d’eux en termes de sérieux ou compréhension dans la façon de faire des affaires avec les Russes. Mais le critère incontournable repose sur la solvabilité du client, qu’il soit un Etat ou alors des groupes d’intérêts privés (parfois liés à l’Etat) qui s’engagent à respecter leurs engagements sur le long terme ou alors à les négocier au fur et à mesure avec la partie russe sans interventionnisme d’autres puissances. Bref, la Russie n’aime pas les opportunistes en affaires dès lors qu’un engagement mutuel a été établi.
En réalité, le véritable moteur du dynamisme russe demeure le besoin de relever l'honneur de la Russie, suite à l'abandon de l'approche dogmatique d'un socialisme d'Etat sans démocratie qui a choisi la promotion des armements et de la sécurité aux dépens du développement économique et la promotion du pouvoir d'achat. Avec un retour à 180 degrés vers le développement économique qui ne peut se faire sans une meilleure distribution du pouvoir d'achat, les intérêts stratégiques russes semblent croiser ceux de l'Afrique, encore faut-il bien choisir le dirigeant africain qui se préoccupe de l'amélioration du pouvoir d'achat de ses concitoyens.

7. Investissement en capital risque de plus en plus prisé

Plusieurs fonds d’investissement sur l’Afrique ont eu des performances largement au-dessus du coût d’opportunité du capital tant dans le pays d’accueil que le pays fournisseur de fonds. Le chiffre de 25 % en termes de retour sur investissement a souvent été promu mais ne constitue pas la réalité partout. Aussi, l’investissement étranger direct (IED) et l’investissement en portefeuille (IP) ont attiré en priorité les investisseurs de pays comme la Chine, les Etats-Unis, les pays arabes et la Russie. Les Africains n’ont pas été absents avec l’Afrique du Sud, le Nigeria et les pays du Maghreb. Aussi entre 1995 et 2007, les flux privés de ressources en principe non génératrices d'endettement vers l'Afrique subsaharienne tels que l'investissement étranger direct sont passés de 4,5 à 28,7 milliards de $US alors que ceux de l'investissement en portefeuille sont passés de 2,9 à 13,4 milliards de $US . Le secteur privé n'attend plus l'Etat pour investir en Afrique.
La réalité en Afrique est que les principaux codes d’investissement, miniers ou de protection de la propriété et de l'investisseur promeuvent fortement le rapatriement des dividendes sans véritable transfert de savoir-faire ou de technologie. Cela laisse peu de place à des investissements au niveau local notamment dans les capacités productives et encore moins dans le soutien au pouvoir d’achat et parfois au travail décent. Ce qui fait qu’il est parfois plus intéressant d’investir dans des zones où l’Etat est inexistant, affaibli… des zones hors-la-loi où le retour sur investissement est immédiat, généralement sur le dos du social, de la paix civile ou encore de la structuration d’une organisation sociale cohérente. Malheureusement, c'est dans ces zones "hors-la-loi" que le cynisme du "business" prend toute sa dimension abjecte au plan social, non sans la participation active des élites et "roitelets" non démocratiques africains. De nombreux investissements ou arrangements d’affaires sortant parfois du cadre légal et rayonnant par leur opacité se font en Afrique.
Le critère de liberté dans les affaires proposé par Heritage Foundation (voir tableau 1).a permis de classer 183 pays selon le niveau de liberté ou de facilité pour faire du commerce, des affaires, des investissements et la prévisibilité de la fiscalité, du financement et de la monnaie et des conditions de travail. A ce titre, il importe de rappeler que les douze (12) économies en tête dans le monde ne sont pas nécessairement celles que l'on cite régulièrement en Europe. Le centre du monde s'est déplacé vers l'Est.
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                        Tableau 1 - Classement des pays selon
                        l'indice de la liberté économique 2010, Heritage Foundation
                        Douze (12) Economies classées en tête en 2009 avec le score en 2009 et progression (+) ou en régression (-) par rapport à 2008
                         
                        Douze (12) Economies africaines classées en tête en 2009 avec le score en 2009 et progression (+) ou en régression (-) par rapport à 2008
                        Douze (12) Economies africaines classées en queue de peloton en 2009 avec le score en 2009 et progression (+) ou en régression (-) par rapport à 2008
                        1.     Hong Kong, 89,7 (-0,3)
                         
                        ·       Maurice, 76,3 (+2)
                        ·       Tchad, 47,5 (0,0)
                        2.     Singapour, 86,1 (-1)
                         
                        ·       Madagascar, 63,2 (+1)
                        ·       Burundi, 47,5 (-1,3)
                        3.     Australie, 82.6 (0,0)
                         
                        ·       Afrique du Sud, 62,8 (-1)
                        ·       Togo, 47,1 (-1,6)
                        4.     Nouvelle-Zélande, 82.1 (+0,1)
                         
                        ·       Ouganda, 62,2 (-1,3)
                        ·       Libéria, 46,2 (-1,9)
                        5.     Irlande,  81,3 (-0,9)
                         
                        ·       Namibie, 62,2 (-0,2)
                        ·       Comores, 44,9 (+1,6)
                        6.     Suisse, 81,1 (+1,7)
                         
                        ·       Cap Vert, 61,8 (+0,5)
                        ·       Guinée Bissau, 43,6 (-1,8)
                        7.     Canada, 80.4 (-0,1)
                         
                        ·       Ghana, 60,2 (+2,1)
                        ·       Congo, 43,2 (-2,2)
                        8.     Etats-Unis, 78,0 (-2,7)
                         
                        ·       Burkina Faso, 59,4 (-0,1)
                        ·       Congo Démocratique, 41,4 (-1,4)
                        9.     Danemark, 77,9 (-1,7)
                         
                        ·       Maroc, 59,2 (+1,5)
                        ·       Libye, 40,2 (3,3)
                        10.  Chili, 77,2 (-1.1)
                         
                        ·       Rwanda, 59,1 (+4,9)
                        ·       Erythrée, 35,3 (-3,2)
                        11.  Royaume Uni, 76,5 (-2,5)
                         
                        ·       Egypte, 59 (+1)
                        ·       Zimbabwe, 21,4 (-1,3)
                        12.  Maurice, 76,3  (+2)
                         
                        ·       Tunisie, 58,9 (+0,9)
                        ·       Soudan, nd (nd)
                        * nd = non disponible
                        Source : Heritage Foundation, The 2010 Index of Economic Freedom: The Link between Economic Opportunity and Prosperity, voir
                        < http://heritage.org/index/>.
                         
Zone de Texte:  
                        Tableau 1 - Classement des pays selon
                        l'indice de la liberté économique 2010, Heritage Foundation
                        Douze (12) Economies classées en tête en 2009 avec le score en 2009 et progression (+) ou en régression (-) par rapport à 2008
                         
                        Douze (12) Economies africaines classées en tête en 2009 avec le score en 2009 et progression (+) ou en régression (-) par rapport à 2008
                        Douze (12) Economies africaines classées en queue de peloton en 2009 avec le score en 2009 et progression (+) ou en régression (-) par rapport à 2008
                        1.     Hong Kong, 89,7 (-0,3)
                         
                        1.     Maurice, 76,3 (+2)
                        1.     Tchad, 47,5 (0,0)
                        2.     Singapour, 86,1 (-1)
                         
                        2.     Madagascar, 63,2 (+1)
                        3.     Burundi, 47,5 (-1,3)
                        4.     Australie, 82.6 (0,0)
                         
                        3.     Afrique du Sud, 62,8 (-1)
                        5.     Togo, 47,1 (-1,6)
                        6.     Nouvelle-Zélande, 82.1 (+0,1)
                         
                        4.     Ouganda, 62,2 (-1,3)
                        7.     Libéria, 46,2 (-1,9)
                        8.     Irlande,  81,3 (-0,9)
                         
                        5.     Namibie, 62,2 (-0,2)
                        9.     Comores, 44,9 (+1,6)
                        10.  Suisse, 81,1 (+1,7)
                         
                        6.     Cap Vert, 61,8 (+0,5)
                        11.  Guinée Bissau, 43,6 (-1,8)
                        12.  Canada, 80.4 (-0,1)
                         
                        7.     Ghana, 60,2 (+2,1)
                        13.  Congo, 43,2 (-2,2)
                        14.  Etats-Unis, 78,0 (-2,7)
                         
                        8.     Burkina Faso, 59,4 (-0,1)
                        15.  Congo Démocratique, 41,4 (-1,4)
                        16.  Danemark, 77,9 (-1,7)
                         
                        9.     Maroc, 59,2 (+1,5)
                        17.  Libye, 40,2 (3,3)
                        18.  Chili, 77,2 (-1.1)
                         
                        10.  Rwanda, 59,1 (+4,9)
                        19.  Erythrée, 35,3 (-3,2)
                        20.  Royaume Uni, 76,5 (-2,5)
                         
                        11.  Egypte, 59 (+1)
                        21.  Zimbabwe, 21,4 (-1,3)
                        22.  Maurice, 76,3  (+2)
                         
                        12.  Tunisie, 58,9 (+0,9)
                        23.  Soudan, nd (nd)
                        * nd = non disponible
                        Source : Heritage Foundation, The 2010 Index of Economic Freedom: The Link between Economic Opportunity and Prosperity, voir
                        < http://heritage.org/index/>.
                         
Tableau 1 - Classement des pays selon
l'indice de la liberté économique 2010, Heritage Foundation
 
Douze (12) Economies africaines classées en tête en 2009 avec le score en 2009 et progression (+) ou en régression (-) par rapport à 2008
Douze (12) Economies africaines classées en queue de peloton en 2009 avec le score en 2009 et progression (+) ou en régression (-) par rapport à 2008
1.     Hong Kong, 89,7 (-0,3)
 
1.     Maurice, 76,3 (+2)
1.     Tchad, 47,5 (0,0)
2.     Singapour, 86,1 (-1)
 
2.     Madagascar, 63,2 (+1)
2.     Burundi, 47,5 (-1,3)
3.     Australie, 82.6 (0,0)
 
3.     Afrique du Sud, 62,8 (-1)
3.     Togo, 47,1 (-1,6)
4.     Nouvelle-Zélande, 82.1 (+0,1)
 
4.     Ouganda, 62,2 (-1,3)
4.     Libéria, 46,2 (-1,9)
5.     Irlande,  81,3 (-0,9)
 
5.     Namibie, 62,2 (-0,2)
5.     Comores, 44,9 (+1,6)
6.     Suisse, 81,1 (+1,7)
 
6.     Cap Vert, 61,8 (+0,5)
6.     Guinée Bissau, 43,6 (-1,8)
7.     Canada, 80.4 (-0,1)
 
7.     Ghana, 60,2 (+2,1)
7.     Congo, 43,2 (-2,2)
8.     Etats-Unis, 78,0 (-2,7)
 
8.     Burkina Faso, 59,4 (-0,1)
8.     Congo Démocratique, 41,4 (-1,4)
9.     Danemark, 77,9 (-1,7)
 
9.     Maroc, 59,2 (+1,5)
9.     Libye, 40,2 (3,3)
10. Chili, 77,2 (-1.1)
 
10. Rwanda, 59,1 (+4,9)
10. Erythrée, 35,3 (-3,2)
 
11. Egypte, 59 (+1)
11. Zimbabwe, 21,4 (-1,3)
12. Maurice, 76,3  (+2)
 
12. Tunisie, 58,9 (+0,9)
12. Soudan, nd (nd)
* nd = non disponible
Source : Heritage Foundation, The 2010 Index of Economic Freedom: The Link between Economic Opportunity and Prosperity, voir < http://heritage.org/index/>.
 
Au niveau africain, les douze économies en tête semblent révéler que ce ne sont pas nécessairement les pays où l'on retrouve la liberté économique que l'on retrouve les croissances économiques les plus élevées et stables. Le Rwanda semble témoigner par l'amélioration exceptionnelle de l'environnement des affaires que la liberté économique ne rime pas toujours avec la liberté démocratique. Enfin, paradoxalement, parmi les 12 économies africaines en queue de classement, l'absence de liberté économique n'exclue nullement l'arrivée des investisseurs surtout lorsque l'ensemble des transactions n’est pas nécessairement répertorié, et donc pas ou mal pris en compte par l'indice de la liberté économique de la Fondation Heritage. Pourtant, les opportunités d'affaires deviennent plus rapidement des réalités en termes de croissance économique profitant à l'ensemble de la collectivité lorsque l'amélioration de l'environnement des affaires progresse.

8. Solutions, opportunités et notations

La solution passe par l’amélioration de l’environnement des affaires et plus particulièrement la protection des entreprises et un système judiciaire et légal prévisible et fiable. Les pays suivants semblent relever le défi puisque c’est justement dans ces pays que l’on retrouve les principaux investissements privés : Afrique du sud, Algérie, Botswana, Egypte, Libye, Maurice, Maroc, et Tunisie. La Russie s'est plus spécialisée dans les mines, le transport, les infrastructures et s'attache pour le moment plus aux pays suivants : Ethiopie, Libye, Soudan, Mozambique mais des négociations sont fort avancées dans de nombreux autres pays qui n'entretenaient pas de relations particulières avec la Russie.
Il semble malgré tout qu’il faille souvent constater l'absence de grands principes, tels que : la stabilité politique, l’Etat de droit, l’environnement prévisible des affaires, les droits de la propriété, l’investissement public d’accompagnement notamment dans l’infrastructure, l’investissement dans l’éducation et la santé et la sécurité sociale, là où l’investissement a lieu. La gestion dans les pays émergents africains ne répond plus toujours aux règles de l'orthodoxie économique et de management classiques.
Aussi de nombreux investissements se font dans des pays aussi divers que la Chine, la Russie, l’Algérie, ou la Libye où l’Etat de droit, l’environnement prévisible des affaires, les droits de la propriété sont largement défaillants. Mais il s’agit de pays solvables avec une "corruption contenue". D’autres pays où la corruption est un sport national et où règne l’impunité comme l’Angola, le Nigeria et le Togo lesquels, sur papier, présentent souvent de meilleurs classements, attirent justement parce que les négociations se font dans la non-transparence et que les index sur le niveau de la liberté proposée par des structures comme "Heritage Foundation" [13] sont simplement apocryphes pour les pays africains et loin de la réalité du terrain. Il suffit de rappeler le recul noté par cette institution pour les deux pays africains considérés comme des "perdants" sur 183 pays en termes d'amélioration de la "liberté économique" à savoir la Libye (régression de -3,3 en 2010) et la Guinée Equatoriale (régression de -2,7 en 2010), ce qui n'a justement pas empêché une partie importante de l'investissement privé de s'y investir, et plus particulièrement l'investissement russe. Toutefois, la perception et l’image qui sont présentées par les médias et les agences de notation ou d’analyse du pays sont aussi importantes que le niveau d’investissement consenti par les investisseurs africains et locaux.
D'après les critères promus, l'on retrouve en priorité la stabilité politique, la stabilité économique, la transparence, un niveau contenu de corruption, l'environnement prévisible des affaires, l'existence d'un marché local/régional et le niveau faible des coûts salariaux [14]. Pourtant, les investissements se font alors que ces conditions ne sont pas favorables ou pas remplies du tout.
Dans le cadre de la nouvelle initiative africaine russe "alliance africaine", il y a lieu de noter que les interventions et investissements russes, privés ou publics répondent aux critères suivants :
  • Le retour direct sur investissement et la profitabilité ;
  • La solvabilité de l’Etat ;
  • Le sérieux dans le respect des engagements.
Néanmoins, il ne faut pas croire que l'Afrique soit un paradis des affaires. Les contraintes de l'environnement des affaires peuvent parfois peser plus lourd dans la perception de l'opportunité de faire de l'argent ou des affaires comme dans la décision d'investir en Afrique tant pour l'investisseur en général que pour l'investisseur russe. Il suffit de comparer le nombre de procédures nécessaires pour transférer une entreprise dans un pays africain avec le nombre de jours nécessaires (voir le tableau 2). La performance de l'Autriche, de la Chine, des Etats-Unis ou du Ghana sont à donner en exemple. A contrario d'après la Banque mondiale, le Togo avec 295 jours devrait peut-être s'interroger sur les efforts consentis par le Bénin ou le Ghana pour créer un environnement d'affaires favorable. Avec de tels délais, on ne peut plus parler de bureaucratie mais bien de dysfonctionnements institutionnalisés. Les investisseurs russes ne devraient pas se tromper lors de leur décision d'investissement même si les facilités de la zone franche togolaise pourraient contrebalancer ces contraintes à l'investissement.
Tableau 2 - Environnement des affaires : Enregistrement de la propriété : Temps nécessaire pour transférer/acquérir la propriété d'une entité/entreprise
 
Pays
Nombre de procédures
Temps nécessaires par jour,
Données de juin 2008
Afrique subsaharienne
7
97
Afrique du Sud
6
24
Bénin
4
120
Cameroun
5
93
Ghana
5
34
Rwanda
4
315
Sénégal
6
124
Togo
5
295
 
 
 
Pays industrialisés
5
47
Autriche
3
32
Etats-Unis
4
12
France
9
113
Russie (Fédération de)
6
52
Chine
4
29
Source : World Bank, World Development Indicators 2009, Washington, p. 278.
On s'aperçoit qu'avec six procédures en moyenne pour transférer la propriété d'une entreprise en Afrique du Sud ou au Sénégal en juin 2008, il faut d'un côté 24 jours en Afrique du Sud et 124 jours au Sénégal.

9. Le business russe : priorité aux économies émergentes africaines

En réalité dans un environnement imprévisible et une concurrence acharnée avec la présence de la Chine, le Brésil, le Qatar et maintenant la Russie dans des secteurs de l'infrastructure pour ne prendre que cet exemple, le critère d’appartenance politique ne joue plus depuis la fin de la guerre froide. La Russie choisit malgré tout d'aller vers les domaines de prédilection les moins risqués prenant la forme d’investissement en portefeuille (capital risque, souvent en cofinancement) avec comme objectif plus de diversifier son portefeuille que d’aller vers une stratégie agressive de conquête de l’Afrique.
L’Afrique attire désormais les fonds de capital-investissement dédiés aux marchés émergents (7%) au même titre que l’Amérique latine (8%) avec plus de 10 % pour la Russie. L'Asie du sud-est caracole en tête avec 58% d’investissement en portefeuille. Ce type d'investissement qui peut aller jusqu'au partenariat 50/50 favorise les sous-traitants des entreprises russes car contrairement à ce qu'à fait l'Europe occidentale au cours du cinquantenaire passé, les Russes n'ont pas de problèmes avec la diffusion de la connaissance sous la forme d’innovations et de transferts de technologies. Ils sont en train d'ailleurs de réfléchir à proposer de nouvelles et peut-être nombreuses facilités d'accès au financement, voire la création de banques afin de faciliter l'accès au crédit et soutenir les réseaux de distribution. Il y a là malgré tout une stratégie positive dont l'Afrique pourrait sortir grandie en termes de développement si le problème n'est pas l'éternel sens de l'égo des certains dirigeants publics qui estiment leur présence indispensable non pas pour réguler la transaction mais pour devenir un véritable problème dans la transaction. D'après une étude de Cap Afrique, "les Russes se concentrent sur des secteurs où le risque est minimal (télécoms, services financiers, distribution) et sur des entreprises performantes plutôt grandes en termes de taille pour l’Afrique avec un niveau moyen d’investissement autour de 5,6 millions de dollars" [15].
Faut-il en déduire que cela va ouvrir des impasses pour la promotion des petites et moyennes entreprises (PME) et industries (PMI) africaines ? Certainement. Au plan financier, il est plus facile de gérer une prise de participation de plus de 5 millions de $UE. Les prises de participation inférieures à 2 millions de dollars qui sont le lot de la plupart des PME/PMI africaines sont perçues comme beaucoup trop risquées. La solution passe par des mesures d’accompagnement et des subventions de la part des institutions d’appui ou des Etats. Mais alors, on retombe souvent dans les formes larvées de dépendance, de corruption sans oublier les préceptes de l'organisation mondiale du commerce (OMC) et les institutions financières de développement de Washington qui n'ont pas encore cédé un pouce sur la mauvaise stratégie du tout libre échange proposé, voire imposé à l'Afrique surtout lorsque les pays industrialisés n'ont pas suivi cette trajectoire pour devenir riches. Il y a au fond un vrai besoin de soutien à la création d’entreprise afin de renforcer des PME/PMI existantes. Peut-être que l'Union africaine prendra en compte au moins ce point et proposera un dossier de soutien des capacités productives des PME et PMI africaines aux Russes lors de leur prochaine rencontre.

10. Conclusion : émergence africaine passe par l'intelligence stratégique

Si la Russie a souffert de l'effondrement de l'Union soviétique en termes d'image, en quelques années, la politique de Wladimir Poutine et son successeur Dimitri Medvedev a permis de redresser au plan mondial cette image au point que la Russie a retrouvé sa dignité. L'humiliation subie par l'Afrique pendant plusieurs centaines d'années où tout a été fait pour empêcher les dirigeants africains de prendre conscience que la création de richesse ne se fait que par le développement des capacités productives pourra prendre fin avec des partenariats fondés sur le développement de projets d'intérêts général proposés par les parlementaires africains et acceptés par les parlementaires russes. L'Afrique ne doit pas manquer cette occasion et doit faire preuve d'intelligence stratégique. Il y a un retard à rattraper. Le retour de la Russie en Afrique ne doit pas faire oublier que des Africains, des étudiants noirs se sont faits massacrés, assassinés uniquement du fait de leur faciès comme au demeurant certaines nationalités non-Russes blancs. Ce racisme n'honore pas les autorités russes surtout lorsque cela s'accompagne d'une impunité incompréhensible, voire tolérée. Le respect mutuel, le bénéfice mutuel dépourvu du dogme idéologique ne peuvent devenir réalité que si les Africains sont aussi traités comme des humains lors de leur séjour ou établissement en Russie, même si l'éducation reste gratuite ou abordable en termes de coût.
Il n'y a pas besoin d'envoyer des espions en Afrique pour recueillir de l'information et des données relatives à l'environnement des affaires. La Russie ne faisant pas confiance aux données offertes par les institutions occidentales se propose de collecter ses propres informations à partir de sources fiables en ouvrant une antenne régionale de l'organisation non gouvernementale, porte drapeau de la nouvelle initiative africaine de la Russie dite "Alliance africaine" à Adis Abéba en Ethiopie depuis mai 2010 [16]. Il faut souhaiter bon vent à cette nouvelle approche fondée sur les propositions de parlementaires à moins que tout ceci finisse par se gripper dans les méandres des approches bureaucratiques africaines où les choix démocratiques au service des populations africaines ne constituent pas nécessairement la principale priorité.
Malgré les formes démocratiques non-orthodoxes russes, la Russie possède des ressources comme le pétrole et le gaz et maîtrise les projets énergétiques. Si seulement les dirigeants pouvaient enfin s'accorder sur quelques projets identifiés par le NEPAD (Nouveau Partenariat économique pour le développement de l'Afrique) dans le secteur énergétique et dans l'infrastructure comme le rail pour réduire les délestages intempestifs encore trop réguliers en Afrique ou les coûts de déplacement encore exorbitants notamment pour les biens et les personnes. Ce nouveau rôle de la Russie devrait contribuer à rééquilibrer les choix asymétriques pour la Chine. La Russie a fait un choix stratégique : travailler avec l'Afrique de l'après postcolonie. Est-ce que l'Afrique a fait son choix ? Les dirigeants doivent devenir proactifs au lieu de continuer à faire de la gouvernance de réactivité avec des résultats bien mitigés en référence aux 50 ans passés depuis les indépendances.

1er juillet 2010
Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Ph D, MBA
Economiste
Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence "Afrology"

© www.amaizo.info et www.afrology.com
Internet: www.afrology.com

 
 
Les coups d'Etat en Afrique:

17 mai 1997, Laurent Désiré KABILAs'empare du pouvoir à Kinshasa. Le chef des rebelles Laurent-Désiré Kabila s'empare de Kinshasa (capitale du Zaïre), chasse le dictateur Mobutu Sese Seko et s'autoproclame chef de l'Etat. Il rebaptisera le Zaïre "République démocratique du Congo" et mettra en place un régime autoritaire. L'année suivante, la guerre civile ravagera le pays. En 2001, Kabila sera assassiné et son fils, Joseph Kabila, deviendra président.

Année Pays Auteur Cible Notes
1952 Égypte Gamal Abdel Nasser Farouk Ier Le 23 juillet, le Mouvement des officiers libres mené par Nasser destitue le roi Farouk Ier et nomme le général Mohammed Naguib à la Présidence du Conseil de la Révolution. Le nouveau régime contrôle les moyens d’information et les principaux services publics, épure l’administration et abolit la constitution de 1923.
1958 Soudan Ibrahim Abboud Abdullah Khalil Le 17 novembre, les militaires dissolvent le Parlement et suppriment l’alternance des partis à la présidence du Conseil. Le régime se maintient jusqu’en 1964.
1963 Togo Emmanuel Bodjollé Sylvanus Olympio  
1965 Algérie Houari Boumédiène Ahmed Ben Bella  
1965 Zaïre Mobutu Sese Seko Joseph Kasa-Vubu  
1966 Burundi Michel Micombero Ntare V  
1966 Centrafrique Jean Bédel Bokassa David Dacko  
1966 Nigeria Johnson Aguiyi-Ironsi Nnamdi Azikiwe  
1966 Nigeria Yakubu Gowon Johnson Aguiyi-Ironsi  
1966 Ouganda Milton Obote Edward Mutesa  
1967 Congo Marien Ngouabi Debat Massamba  
1968 Mali Moussa Traoré Modibo Keïta  
1969 Libye Mouammar Kadhafi Idris Ier  
1969 Soudan Gaafar Nimeiry Ismail al-Azhari  
1971 Ouganda Idi Amin Dada Milton Obote  
1972 Maroc Mohamed Oufkir Hassan II Le coup d'État des aviateurs est un putsch raté qui a eu lieu le 16 août 1972 au Maroc contre le roi Hassan II, et mené par des aviateurs des Forces aériennes royales sous le commandement du général Mohamed Oufkir et le lieutenant-colonel Mohamed Amekrane. Ce coup d'État est le premier de son genre dans l'histoire militaire par sa particularité « air-air ». En effet, on avait utilisé des avions de chasse Northrop F-5 Freedom Fighter pour faire tomber l'avion royal de son retour de la France.
1974 Éthiopie Derg Hailé Sélassié Ier  
1974 Éthiopie Mengistu Haile Mariam Aman Andom  
1974 Niger Seyni Kountché Hamani Diori  
1975 Comores Saïd Mohamed Jaffar Ahmed Abdallah  
1975 Nigeria Murtala Mohammed Yakubu Gowon  
1975 Tchad Noël Milarew Odingar François Tombalbaye  
1976 Burundi Jean-Baptiste Bagaza Michel Micombero  
1976 Comores Ali Soilih Saïd Mohamed Jaffar  
1977 Congo Joachim Yhombi-Opango Marien Ngouabi  
1977 Éthiopie Mengistu Haile Mariam Tafari Benti  
1978 Comores Said Atthoumani Ali Soilih  
1979 Congo Denis Sassou-Nguesso Joachim Yhombi-Opango  
1978 Mauritanie Mustafa Ould Salek Moktar Ould Daddah  
1979 Centrafrique David Dacko Bokassa Ier  
1979 Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo Francisco Macías Nguema  
1979 Tchad Goukouni Oueddei Félix Malloum  
1979 Ouganda Yusufu Lule Idi Amin Dada  
1980 Burkina Faso Saye Zerbo Sangoulé Lamizana  
1980 Guinée-Bissau João Bernardo Vieira Luis de Almeida Cabral  
1980 Libéria William Richard Tolbert Samuel Doe  
1981 Centrafrique André Kolingba David Dacko  
1982 Burkina Faso Jean-Baptiste Ouédraogo Saye Zerbo  
1982 Tchad Hissène Habré Goukouni Oueddei  
1983 Burkina Faso Thomas Sankara Jean-Baptiste Ouédraogo  
1983 Nigeria Muhammadu Buhari Alhaji Shehu Shagari  
1984 Guinée Lansana Conté Louis Lansana Beavogui  
1984 Mauritanie Maaouiya Ould Taya Mohamed Khouna Ould Haidalla  
1985 Ouganda Basilio Olara Okello Milton Obote  
1985 Soudan Swar al-Dahab Gaafar Nimeiry  
1986 Soudan Ahmed al-Mirghani Swar al-Dahab  
1987 Burkina Faso Blaise Compaoré Thomas Sankara  
1987 Burundi Pierre Buyoya Jean-Baptiste Bagaza  
1987 Tunisie Zine El-Abidine Ben Ali Habib Bourguiba  
1989 Soudan Omar el-Béchir Ahmed al-Mirghani  
1990 Libéria Prince Johnson Samuel Doe  
1991 Mali Amadou Toumani Touré Moussa Traoré  
1995 Comores Ayouba Combo Said Mohamed Djohar  
1996 Burundi Pierre Buyoya Sylvestre Ntibantunganya  
1996 Niger Ibrahim Baré Maïnassara Mahamane Ousmane  
1999 Comores Azali Assoumani Tadjidine Ben Said Massounde  
1999 Côte d'Ivoire Robert Guéï Henri Konan Bédié  
1999 Guinée-Bissau Ansumane Mané João Bernardo Vieira  
1999 Niger Daouda Malam Wanké Ibrahim Baré Maïnassara  
2003 Centrafrique François Bozizé Ange-Félix Patassé  
2003 Guinée-Bissau Verissimo Correia Seabra Kumba Yala  
2005 Mauritanie Ely Ould Mohamed Vall Maaouiya Ould Taya  
2008 Mauritanie Mohamed Ould Abdel Aziz Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi  
2008 Guinée Moussa Dadis Camara Gouvernement Après la mort du Président Lansana Conté le 22 décembre 2008, Moussa Dadis Camara annonce la suspension de la Constitution et de toutes les institutions républicaines ainsi que la dissolution du gouvernement. Le 24 décembre, il s'auto-proclame président de la République de Guinée.
2009 Madagascar Andry Rajoelina Marc Ravalomanana Source: [Wikipédia]

NB: En Afrique, après les coups d'Etat militaires depuis les indépendances, 50 ans déjà, arrivent maintenant le temps des coups d'Etat constitutionnels, institutionnels et électoraux avec toujours la complicité de la françafrique pour les 50 prochaines années si nous laissons faire. Soyons nombreux à toute occasion pour dire "ESSOU NENE".

Soutenons les combats des peuples africains pour la libération de l'Afrique, pour le Togo, c'est le Front républicain pour l'alternance et le changement (FRAC).
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ASSASSINATS DE LEADERS POLITIQUES AFRICAINS PAR LA FRANCAFRIQUE AVEC LA COMPLICITE DES REGIMES MILITAIRES DICTATORIAUX
 
L'expression « Françafrique » désigne les réseaux d'influence français en Afrique, qui sont une composante des relations diplomatiques entre la France et ses anciennes colonies africaines. Elle recoupe largement l'espace de la francophonie. L'expression semble avoir été employée pour la première fois, en 1955, par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, pour définir les bonnes relations avec la puissance colonisatrice française dont il était député, tout en militant pour l'indépendance de son pays.[réf. nécessaire]
La Françafrique implique des détournements de fonds, le soutien de dictateurs, des assassinats politiques qui ne sont pas dévoilés au public français. La France a ainsi soutenu ceux qui ont commis le génocide au Rwanda[1]. Ce système permet un accès direct aux ressources en Afrique par les multinationales françaises[2]. Le terme Françafrique a été popularisé par le livre Françafrique, qui dénonce le néocolonialisme français (source : wikipédia)[
Voici quelques assassinats, tristes dates marquantes:
 
03.09.1958:Assassinat du leader politique camerounais Ruben Um Nyobé au Cameroun
1959: Barthélémy Boganda
1960: Félix Moumié
1961: Patrice Lumumba
1961 : le 02.10.1961, assassinat du leader indépendantiste camerounais Félix Moumié à Genève.
1963: Sylvanius Olympio (Togo)
1965 : le 29.10.1965, enlèvement à Paris et assassinat de Mehdi Ben Barka, principal leader de l'opposition politique (UFMP) au roi du Maroc Hassan II
1966 : Tafawa Balewa (Nigeria)
1966 : Johnson Aguiyi-Ironsi (Nigeria)
1969 : Abdirashid Shermak (Somalie)
1973 : le 26.08.1973, assassinat à Paris du leader tchadien Outel
1974 : Aman Andou (Ethiopie)
1975 : Hailé Sélassié (Ethiopie)
1975 : François Tombalbaye (Tchad)
1976 : Colonel Dinka (Nigeria)
1976 : Murtala R. Mohammed (Nigeria)
1977 : Ali Sohili (Comores)
1977 : Tefere Banté (Ethiopie)
1977 : Mariem NGouabi (Congo Brazzavile)
1977 : Modibo Kéita
1979 : Macias NGuema (Guinée Equatoriale)
1979 : Frederick Williams Kwasi Akuffo (Ghana)
1979 : Ignatus Kutu-Achealmpong (Ghana)
1979 : Akwasi Amankwaa Afrifa (Ghana)
1980 : William Richard Tolbert (Libéria)
1981 : Anouar El Sadate (Egypte)
1984 : Samora Moise Machel (Mozambique)
1987 : Thomas Sankara (Burkina Faso)
1988 : le 29.03.1988, assassinat à Paris de Dulcie September, représentante en chef de l'ANC en France.
1989 : le 26.11.1989, assassinat du président des Comores Ahmed Abdallah
1963 : le 13.01.1963, assassinat du premier président élu du Togo : Sylvanus Olympio
1989 : Samuel Doe (Liberia)
1992 : Mohamed Boudiaf (Algérie)
1993 : Melchior Ndadaye (Burundi)
1994 : Juvenal Habriarimana (Rwanda)
1994 : Cyprien Ntaryamira (Burundi)
1999 : Baré Mainassara Ibrahim (Niger)
2001 : Laurent Désiré Kabila (RDCongo)
2009 : Joao Bernardo Vieira
2009: Joachin Atsutchè Agbobli (Togo)
 
Essou néné!

Libération des prisonniers politiques : pratiques non-républicaines du pouvoir togolais

 

COMMUNIQUE du 7 juillet 2010

Le Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU) se félicite de la libération sans condition le 4 juillet 2010 d’Aimé APEDO, membre actif du parti OBUTS (Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire), arrêté arbitrairement le 2 juillet 2010 par les éléments du Colonel Massina de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR).

Le CVU se réjouit de la mobilisation et de l’action collective menée par les médias de même que tous les mouvements citoyens et les associations des droits humains au Togo comme à l’extérieur du Togo ; qui ont désormais compris que ce sont les actions conjuguées et coordonnées qui obligent les forces de la répression et de l’obscurantisme à cesser leurs actions de kidnapping de civils togolais au point de prendre en otage tout un pays. Jusqu’ici la Communauté internationale se contentait de « laisser passer » ces procédés arbitraires, sans doute en raison de l’appréciation inconsciente et erronée, d’une différence de valeur entre un citoyen africain et un citoyen d’origine différente. Mais le Monde change et les opinions publiques aussi !

Le CVU remercie vivement toutes les organisations et structures d’information qui se sont mobilisées spontanément pour dénoncer le kidnapping d’Aimé APEDO.

La libération d’Aimé APEDO doit être saluée comme un début de reconnaissance par la Communauté internationale de l’égalité entre les être humains qu’ils soient au Togo ou ailleurs dans le monde. La libération d’Aimé APEDO ne doit pas masquer le fait que le Pouvoir togolais retient toujours arbitrairement, dans sa prison-goulag du nord du Togo, le « Guantanamo togolais de Kara », des prisonniers politiques, uniquement parce qu’ils ont choisi, comme Patrice Lumumba ou Nelson Mandela, de ne pas céder aux intimidations consistant à « demander pardon pour ce qu’ils n’ont pas fait », ni de se soumettre à l’humiliation en abandonnant leurs principes démocratiques consistant à exprimer leur choix pour la liberté, la vérité des urnes et des comptes.

Le CVU demande donc à tous ceux qui ont contribué à la libération sans condition d’Aimé APEDO, de continuer à influencer, partout où c’est possible, le pouvoir arbitraire togolais pour obtenir la libération des citoyens qui ont osé défendre la démocratie et refusé l’impunité au Togo. Ces prisonniers souffrent parce qu’ils exigent la refondation d’un Togo démocratique, et aucun humaniste voire démocrate togolais ne peut fermer les yeux sur cette forfaiture.

Le CVU demande que les parties du Pouvoir togolais et de l’armée togolaise qui ont pris conscience qu’être Républicain, c’est défendre la vérité des urnes et la vérité des comptes, doivent aussi aller plus loin et contribuer d’abord à sortir de la prison-goulag du nord du Togo tous les citoyens, sans exception, qui luttent pour la liberté et la démocratie ; et réfléchir à leur responsabilité sur l’avenir démocratique du Togo et le bien-être des populations togolaises.

Il est essentiel de faire largement connaitre les méthodes d’intimidation et de harcèlement du pouvoir politique, pour mieux organiser des contre-pouvoirs institutionnels et faire vivre la démocratie au Togo.

A partir des témoignages variés reçus par le CVU, il a été possible de mieux comprendre le processus opérationnel d’intimidation utilisé au Togo. Les pratiques standardisées du Pouvoir non républicain sont appliquées selon un processus hors-la-loi en 10 points :

1. Enlèvement et séquestration de citoyens libres au Togo ;

2. Accusations sans preuves ;

3. Impossibilité pour les personnes enlevées de bénéficier de l’appui d’un défenseur et de conseils juridiques ;

4. Torture odieuse sur les personnes et humiliations diverses ;

5. Création à partir de l’imaginaire de fausses accusations et de faux témoignages ;

6. Intimation de la personne d’accepter les accusations pour obtenir la libération ;

7. Interdiction à la personne de parler et d’informer sur les pratiques du Pouvoir et ses agents non républicains ;

8. Disparation ou alors libération sous condition de silence ;

9. Silence des familles togolaises contribuant à perpétuer ce système ;

10. Harcèlement direct ou indirect des familles pour promouvoir la loi du silence autour de l’affaire, et la culture morbide du pacifisme plaintif. ` C’est exactement de cette manière et selon ces principes que vient de se dérouler la « capture » arbitraire d’Aimé APEDO et des nombreux prisonniers encore retenus dans les geôles togolaises.

Le CVU demande à tous les parents et amis de personnes kidnappées voire libérées après kidnapping, du seul fait de leur lutte citoyenne pour l’avènement de la démocratie et de la transparence au Togo, de se manifester pour que les exactions puissent faire l’objet d’une large diffusion publique ; et surtout parvenir aux associations nationales et internationales soutenant les droits humains et la liberté d’aller et de venir librement au Togo, de même que les chancelleries occidentales. Les familles concernées doivent se rapprocher des conseils juridiques et des avocats républicains qui refusent l’impunité et œuvrent pour la vérité et la justice au Togo.

Les tortures n’ont plus de droit de cité au Togo et ceux qui les pratiquent doivent être identifiés et traduits devant les tribunaux nationaux, régionaux ou internationaux dont l’efficacité est avérée.

Au nom de l’exigence du changement de comportement du Pouvoir à l‘égard de ceux qui ne pensent pas comme lui, et afin de mettre fin à des pratiques anticonstitutionnelles, le CVU demande la libération immédiate et sans conditions des citoyens togolais suivants, pour présomption d’innocence et emprisonnement sans jugement. .

1. ABI Atti (Chef d’Escadron)
2. ABOBI, Séssé Akakpo
3. ADAM Tchara (Adjudant Chef)
4. ADJINON, Lambert (Capitaine)
5. AGNAM Mazabalo Sergent
6. AMAH, Olivier Poko (Commandant)
7. ASSETINA Toukoussala (Adjudant Chef Major)
8. ASSIME, Kokou
9. ATTISSO, Fulbert
10. AWADE Jean
11. AZANLEKO, Narcisse
12. BALI, Ageignidou Sergent
13. BITIE Laré (Sergent)
14. DONTEMA Casimir (Capitaine)
15. EFOUE Sassou (Lieutenant de Gendarmerie)
16. GNASSINGBE Bagoubadi (Capitaine)
17. GNASSINGBE, Esso
18. GNASSINGBE, Essolizam
19. GNASSINGBE, Julien
20. GNASSINGBE, Kpatcha
21. KAPITAN Gaétan
22. KAMOUKI, Menveidom
23. KAROUE, Pyabalou P.
24. KEBERA, Kossi
25. KOUMA Toweli
26. KAO Atcholi (Elève)
27. LARE, Bitié Sergent
28. Mandabouwè, Baouna Sergeant
29. MANZOLOUWE, Kao
30. MENSAH, Koko Guillaume
31. MEVEIDOM Kamouki
32. NAYO, Eyademé A. (Officer de Police)
33. N’MOLAU (Officier Supérieur)
34. PADARO, Palabamzeinani
35. PAPALI, Abalo (Sergent)
36. SAIBOU Moussa
37. SEIDOU, Ougbakiti (Adjudant Chef)
38. SIZING, Essodouzou
39. SOLEWOSSI, Eric
40. TOYI Kplanté
41. TCHARA, Atam Medè-Atcholo
42. TCHEOU, Jaurès
43. TCHINGUILOU Sondou (Directeur Financier)
 

Ainsi que tous les anonymes victimes des récurrentes rafles nocturnes actuelles dans le seul but d’intimider le Peuple togolais, et stopper la Résistance citoyenne.

Nos pensées et nos prières doivent accompagner les compatriotes suivants ainsi que pour ceux dont les noms ne nous sont pas parvenus. La solidarité est le seul levier par lequel nous bougerons les pierres à bâtir d’un Togo Libre, Démocratique et Prospère !

Que Dieu nous aide à faire la lumière entre les Togolais républicains et les Togolais non-républicains, afin d’installer les vertus de la transparence, de la liberté d’expression et d’action républicaine au Togo pour pouvoir enfin œuvrer ensemble, de nouveau, au sein d’une société de confiance et apaisée !

Togo debout, luttons sans défaillance pour la fin de la torture et des intimidations arbitraires !

Le 7 juillet 2010.

Agbéyomé KODJO Coordinateur National Provisoire

Dr Yves Ekoué Amaïzo Coordinateur International Provisoire

Les liaisons mafieuses de la Françafrique : L’exemple togolais

Le Togo a beaucoup moins de richesses naturelles et il est dix fois moins peuplé que le Zaïre. Mais le général Gnassingbe Eyadéma, qui depuis les indépendances a eu un parcours assez proche de celui du maréchal Mobutu, ne cesse de se comporter en émule admiratif de la " gestion " économique et politique de ce dernier. Le détournement de la rente (ici, essentiellement les phosphates et l’APD française) et la tenue militaro-milicienne du pays ont beaucoup de points communs avec le Zaïre (63). C’est pourquoi, malgré quelques fâcheries superficielles, le Togo est un enfant chéri de la Françafrique.

PILLAGE

L’Office Togolais des Phosphates (OTP) produit et commercialise cette richesse la plus monnayable du Togo. En 1987, un cabinet anglais a été payé 4,5 millions de $ pour rendre plus " transparente " sa gestion financière, en tissant autour de lui une toile d’araignée d’une vingtaine de sociétés-écrans, domiciliées à Jersey, au Panama, au Libéria, en Suisse... (64).

Les finances de l’Etat, les entreprises publiques et un certain type de secteur privé dit " moderne " (où s’illustra Georges Kentzler) sont presque exclusivement entre les mains du clan présidentiel, centré sur le village d’origine, Pya, et l’ethnie Kabye. On ne s’étonnera pas dans ces conditions que les finances publiques, pillées par action ou par omission, soient dans un état systématiquement désastreux. Elles sont heureusement gratifiées d’une dose forte et régulière d’APD (1/7 du PIB en 1992), de la part de donateurs, français ou étrangers, émerveillés par la qualité de la gouvernance locale. Quant aux grands projets, tels la Cimenterie de l’Ouest africain (Cimao) ou la " raffinerie " nationale, ils n’ont jamais marché. La Cimao est la plus magistrale " ardoise " de la Caisse française de développement (65). Où sont les milliards envolés ?

Le mécanisme est rodé, explique un Togolais :

" [Il suffit de venir] chanter les éloges médiatisés des bourreaux de l’Afrique, en les présentant comme des messies incontournables pour le salut de nos Etats sinistrés par les méfaits de la kleptocratie, du tribalisme et du fascisme tropical grand-guignolesque. 24 heures ou 48 heures passées en qualité d’hôte de marque à côté d’un dictateur civil ou d’un sergent-président rapportent gros, très gros : une valise bourrée de CFA, en coupures de 10 000, des diamants, de l’or ou quelques cargos de phosphate, de manganèse ou de bauxite (66)".

Effectivement, Lomé est une étape très prisée des dirigeants politiques français en période pré-électorale. Et, on va le voir, le général Eyadéma finit toujours par bénéficier à leurs yeux d’une exceptionnelle indulgence - éventuellement contre l’avis du monde entier.

Résultat : un pays que l’on représentait, de par ses ressources physiques et humaines, comme la " Suisse de l’Afrique ", se retrouve classé au même indice de développement humain que le Bangladesh ou le Cambodge...

MAFIA

Venu au pouvoir en deux étapes (l’assassinat du Président Sylvanus Olympio le 13 janvier 1963, puis le coup d’Etat de 1967), le sous-officier de l’armée française Gnassingbe Eyadéma exerce sur le Togo, depuis une trentaine d’années, une dictature brutale et sans nuances. La liste des massacres et assassinats est interminable. La gestion de la " réserve naturelle ", décrétée par le Président dans le nord du pays, est inouïe : les habitants alentour sont littéralement sacrifiés aux divagations des animaux (67) :

" Le Togo dispose d’une armée de 13 000 hommes [1 soldat pour 300 habitants], dont 80% des effectifs viennent de la région du chef de l’Etat. Au niveau du commandement, 99% sont entre les mains de ses cousins, de son fils, bref, des membres directs de la famille. C’est cette armée qui constitue la garde prétorienne du général Eyadéma et qui, en toute impunité, au nom d’une certaine sûreté de l’Etat, au nom de la raison d’Etat, élimine les gens, assassine, vole, viole, commet toutes sortes d’exactions (68)".

La conclusion d’un récent éditorial de l’hebdomadaire togolais La Tribune des démocrates (Togo, un Etat terroriste) (69) résume bien cette gangstérisation du pays, à la zaïroise :

" Au Togo, on ne tue pas parce que vous êtes démocrates : on vous tue pour une critique ; on vous tue parce que le poste que vous occupez, on veut l’offrir à un frère de tribu ; on vous tue parce que vous êtes dans un service ou une banque que l’on veut tribaliser ; on vous tue pour votre culture, pour votre intelligence ; on vous tue par pure bêtise ; on vous tue pour ressusciter un passé crapuleux abhorré ; on vous tue pace que vous réclamez le droit et la justice ; on vous tue parce qu’on s’estime plus togolais que vous ; on vous tue quand vous dites que le Togo n’est ni une propriété privée ni une réserve ; on vous tue parce que vous dites que le tableau noir qu’on proclame blanc est bel et bien noir... ".

Exagération d’opposants ? Jean-François Bayart n’est pas moins sévère quand il dit que le soutien français à ce type de régimes criminels aboutit " à coup sûr à la "haïtisation" du Togo et de tous les pays africains dont les dirigeants autoritaires en mal de restauration n’hésitent pas à "macoutiser" leur pouvoir (70)". Et il montre comment le général Eyadéma applique à la perfection le schéma de multipartisme encaserné exposé par Achille Mbembe (chapitre 1) :

" Dès l’été 1991, il était clair que le dictateur togolais, acculé à des concessions par l’ampleur de la mobilisation populaire, menacé d’être chassé par la grande porte, entendait rentrer par n’importe quelle fenêtre dans la plénitude de ses pouvoirs. Il inspira des mutineries dans l’armée, des opérations de représailles contre la population, des assassinats ou des tentatives d’assassinat d’opposants, et même des complots prétendument organisés depuis le Ghana voisin [...]. Le dictateur togolais est parvenu à se faire "réélire" le 25 août sans trop s’embarrasser d’un minimum de bienséance. Son rival le plus dangereux, Gilchrist Olympio - le propre fils de l’ancien président Olympio, que M. Eyadéma avait abattu en 1963 lors de son premier coup d’Etat - a été empêché de participer à la consultation sous le prétexte - parmi d’autres - que son dossier médical de candidat avait été établi à Paris. L’argument ne manque pas de cynisme quand on sait que Gilchrist Olympio a, en effet, été soigné au Val-de-Grâce à la suite d’un attentat perpétré en 1992 dans le fief du général Eyadéma et, selon plusieurs témoignages dignes de foi, par le fils de celui-ci ! (71)".

Voici un autre exemple de ce jeu sophistiqué, doublé d’une impudence mafieuse, auquel Mobutu est passé maître et où le général Eyadéma excelle (72) : après lui, le lieutenant-colonel Yoma Djoua était jusqu’à cet automne le personnage principal de l’armée togolaise. Il cumulait six commandements officiels, dont celui des commandos de la Garde Présidentielle, et celui, officieux, du réseau de terrorisme d’Etat - des escadrons de la mort dénommés Brigades Rouges ou Pigeons. Un témoignage accablant, recueilli au Ghana, ayant dénoncé le plus récent de ses forfaits (l’assassinat de Laurent Agbemavor), Eyadéma fait arrêter Djoua fin octobre - sous la pression internationale, mais aussi parce que sa capacité de nuire devenait inquiétante. Djoua menace alors, semble-t-il, de tout déballer s’il est jugé. Qu’à cela ne tienne, Eyadéma concocte une " amnistie générale ", que l’on vendra à l’extérieur comme destinée aux opposants emprisonnés...

LIAISONS

Le cynisme brutal de Gnassingbe Eyadéma exerce un magnétisme extraordinaire. Tous les réseaux français convergent pour soutenir le dictateur togolais. Pour Jean-François Bayart, " le vrai banc d’essai de la politique africaine de la France, c’est l’affaire togolaise [l’élection présidentielle], et le bilan est accablant ". Malgré les manipulations et massacres du tyran, " son ami, Jean-Christophe Mitterrand, [...] a plaidé sa cause sans relâche [...]. A l’approche des législatives, Charles Pasqua et Valéry d’Estaing ont apporté à M. Eyadéma un soutien chaleureux qui n’a pu que l’encourager dans sa stratégie de reconquête (73)".

Francis Viotay, de la Ligue togolaise des droits de l’Homme, ajoute : " Pendant que le ministre de la Coopération Marcel Debarge était ému de ce qui s’était passé en janvier 1993, lors de son passage à Lomé (74), des officiels français, appuyés par des conseils privés (Maîtres Vergès et Debbasch), étaient dans les coulisses en train de monter les stratégies de la restauration d’Eyadéma. Cela se passait à la face du monde : la diplomatie française, l’opinion internationale, tout le monde assistait hébété à cette course pour la reprise violente du pouvoir (75)".

Jean-Christophe Mitterrand fut d’abord correspondant de l’AFP à Lomé. Il y a noué des relations très familières avec le général et ses proches. Il peut également compter sur Georges Kentzler. Jean-Pierre Fleury a, quant à lui, noué pour Adefi de fructueux contrats forfaitaires de communication avec le régime (76).

Charles Pasquaest un soutien indéfectible de Gnassingbe Eyadéma. Il n’a pas hésité à lui rendre visite au temps de l’interruption officielle de la coopération franco-togolaise. Il faut dire que c’était peu avant la campagne des élections législatives, en France. A Pya, le village natal du général, où il est élevé à la dignité de grand officier de l’ordre du Mono, Charles Pasqua expliquait le 21 décembre 1992 que " c’est une chance pour le Togo d’avoir eu à sa tête le général Eyadéma. Si la situation ne s’est pas davantage dégradée jusqu’alors, c’est en grande partie dû à ses qualités d’homme d’Etat et à sa sagesse (77)". Inversement, chaque fois que le général vient à Paris (il a une propriété à Boulogne, Hauts-de-Seine), c’est Charles Pasqua qu’il honore d’abord de sa visite.

La remise de l’ordre du Mono par le chef de clan togolais apparaît comme la reconnaissance d’une initiation à la Françafrique. Après Charles Pasqua, Jacques Vergès l’a reçu en 1993, en compagnie du colonel Grandmangin, conseiller militaire à l’ambassade de France. En 1994, cela a été le tour du ministre de la Coopération, le balladurien Michel Roussin. Il ne venait pas les mains vides, mais avec 108 millions d’aides budgétaires (ces fameuses aides hors-projets dont Edouard Balladur a dénoncé l’évaporation) et 400 millions d’annulations de dettes. " L’objectif est clair : donner des liquidités à l’Etat togolais pour réduire les déficits publics et cautionner la dette extérieure togolaise (aux alentours de 2 milliards de dollars) vis-à-vis de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (78)". Bref, boucher les trous que, par d’autres canaux, on a contribué à creuser.

Le successeur de Michel Roussin, Bernard Debré (autre balladurien), estime, pensant au Togo, qu’il faut " sécuriser les présidents qui, à leur rythme, avancent sur cette voie " (la démocratisation), qui " égale toujours fragilisation ". " Je connais le président Eyadéma depuis près de trente ans (79)". En visite dès le 11 décembre à Lomé (à peine un mois après sa nomination), il tire prétexte de l’amnistie conçue pour l’officier terroriste Djoua pour réclamer de l’Union Européenne, très réticente, la reprise de sa coopération avec le Togo...

Valéry Giscard d’Estaing appréciait beaucoup les chasses dans la réserve animalière présidentielle du nord-Togo. Son ancien collaborateur, le doyen d’Aix-en-Provence Charles Debbasch, était omniprésent au Togo avant d’être emprisonné dans l’affaire du détournement des tableaux du peintre Vasarely. Conseiller constitutionnel du général Eyadéma, c’est lui qui inventa les astuces juridiques permettant d’écarter ses rivaux et de corriger d’éventuels excès démocratiques. Avec Jacques Vergès, il a commis un publi-reportage héroïque sur le dictateur togolais, en forme de supplément à Jeune Afrique (80). Tous deux ont ensuite créé, avec Jean-Michel Pradalier, Max Jaladeet une volée de " spécialistes ", un " Observatoire International de la Démocratie ", fort utile pour légitimer des élections douteuses - il n’en manquera pas, si se généralise le modèle de " multipartisme administratif " d’Achille Mbembe. Lors des élections législatives d’août 1993, la Commission électorale nationale a récusé l’" arbitrage " de cet Observatoire. Cela n’a pas empêché Me Debbasch de plaider à la télévision togolaise la cause du général Eyadéma.

Eyadéma et Mobutu ont encore une ressemblance : ils sont tous deux conseillés par le général Jeannou Lacaze, ex-numéro 1 de l’armée française. Le 28 septembre 1992, deux députés européens présentent à l’assemblée paritaire ACP/CEE un projet de résolution condamnant les violations des droits de l’homme au Togo. Au bureau des ACP, le texte est soumis à Madeleine Aduayom qui, en tant que membre de l’organe législatif de la transition togolaise, représente le Togo à l’assemblée ACP/CEE. Elle veut agréer ce texte, lorsque surgit le général Jeannou Lacaze (également député européen). Il lui demande de retirer le projet, en précisant : " Ordre du général Eyadéma ! ". Comme elle refusait d’obtempérer, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire à Bruxelles transmit aux députés initiateurs du projet des menaces envers cette élue togolaise (81).

" C’est un Français qui dirige l’école militaire de Pya, qui recrute et forme, en majorité, des éléments issus de l’ethnie présidentielle Kabye (82)". La tristement célèbre unité Pigeons (voir plus haut) a été formée en 1988 par une mission spéciale de la coopération militaire française (83) - le futur DAMI, qui s’est " illustré " au Rwanda.

" L’armée de 13 000 hommes [...], sur laquelle s’appuie le régime pour entretenir la terreur et éradiquer toute forme d’opposition a été formée, aidée par la France qui a fourni du matériel et une soixantaine d’instructeurs et de conseillers militaires (84)".

Vos soutiens moral et financier sur : www.fabre-togo.com
 

15e manifestation du FRAC : Jean-Pierre Fabre appelle à la conjonction des mouvements sociaux

 

 

 

Le samedi 3 juillet, au lendemain d’une grève générale des travailleurs contre la hausse des prix et comme tous les samedis depuis les élections frauduleuses de mars 2010, les grandes artères de Lomé ne désemplissent pas des manifestants. Les Togolais sont encore nombreux à apporter leur soutien à Jean-Pierre Fabre, le leader de l’UFC et du FRAC et réclament la légitime victoire. Ce dernier appelle à une conjonction des mouvements sociaux et politiques pour faire fléchir le gouvernement RPT-AGO.

 

Lors du meeting de samedi 3 juillet à la plage de Lomé, Jean-Pierre Fabre a appelé les acteurs des mouvements sociaux qui secouent le pays depuis quelques jours, à rejoindre le FRAC. Pour lui, la baisse de 20 francs sur les prix des produits pétroliers est une insulte pour les Togolais qui subissent les méfaits de la gouvernance calamiteuse de Faure Gnassingbé et ses alliés. Le mouvement social étant une conséquence de la crise politique, il a invité le peuple à œuvrer pour que « les deux mouvements s’alimentent et s’acheminent de manière harmonieuse pour une fin satisfaisante ». Les forces vives du pays doivent s’unir pour mettre fin au système qui ruine les espoirs du Togo.

« Ce n’est pas de la récupération politique. Mais tant que ce système sera là, les travailleurs n’auront pas gain de cause », a précisé Jean-Pierre Fabre dans son intervention soulignant que « le cynisme que cultive Faure Gnassingbé est pire que celui de son père ». Faut-il le rappeler, dans le budget de finances de l’état gestion 2010, il a été accordé une coquette somme de 6 milliards de francs Cfa à Faure Gnassingbé, pour son confort personnel (entretien de sa résidence présidentielle, etc...) et 5 milliards de francs Cfa au compte de la modernisation des régies financières de l’Etat. Aucun compte n’a jamais été rendu sur ces fonds qui sont prélevés chaque année sur le dos du contribuable togolais.

C’est donc clair que pour Fabre, les mouvements sociaux et les mouvements politiques doivent se rejoindre. Même son de cloche chez Patrick Lawson qui, dans son intervention, a relevé que le Togo est assis sur une poudrière qui peut exploser à tout moment. Il a expliqué que le gouvernement RPT-AGO craint que les deux mouvements se rejoignent, de peur de créer une véritable explosion dans le pays. Il reste toujours convaincu que « la lutte populaire est invincible ». A la tribune, Agbéyomé Kodjo, vêtu de jaune à l’image de l’UFC, a déclaré que « par l’augmentation des prix des produits pétroliers, le gouvernement a montré ses limites ». Dans son intervention, il a indiqué que la légère révision à la baisse des prix est nulle. « Ils (RPT-AGO ndlr) vont très bientôt quitter le fauteuil présidentiel d’eux-mêmes », a déclaré l’ancien premier ministre.

Depuis quelques jours, le gouvernement RPT-AGO est secoué par des contestations de tous bords, dont la pression politique avec la revendication des personnels de santé, les protestations des étudiants à l’Université de Lomé, la grève des transporteurs, la colère des consommateurs. La contestation touche tous les secteurs sociaux.

Source : www.fabre-togo.com
 

Deux opposants de sursaut Togo enlevés à Lomé

 

De source proche de leurs parents, deux collaborateurs du président de l’Association Sursaut-Togo, Kofi Yamgnane, ont été enlevés au domicile de l’ancien secrétaire d’Etat français, tôt dans la matinée de samedi vers 3 heures. Répondant respectivement aux noms de Assimé Kokou et de Azaléko Narcisse, ces deux personnes ont été enlevées par des inconnus au domicile de M. Yamgnane à Lomé. Les motifs ai si que la destination des deux militants de Sursaut-Togo, restent inconnus des parents, au moment où nous mettons sous presse.

Recalé dans la course à la présidentielle du 04 mars 2010, Kofi Yamgnane a récemment annoncé la transformation de son association en parti politique, pour mieux poursuivre sa lutte politique au Togo. Actuellement membre du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), Kofi Yamgnane s’est retiré depuis un moment en France, d’où il mène des actions diplomatiques ensemble avec l’ancien ministre de la sécurité de Gnassingbé Eyadéma, le Commandant François Boko.

Source : Koaci.com, lomé
 
Tous ensemble, soyons nombreux à dire stop à l'élan funeste du RPT à Paris le samedi 10 juillet 2010 prochain à la manifestation . Trop, c'est trop.... Essou néné!

Alerte : M. APEDO Aimé enlevé ce vendredi matin, 02 juillet 2010 par un groupe d’éléments armés, sans aucun doute du RPT

  M. APEDO Aimé, un des éléments de sécurité d’Agbéyomé KODJO, a été enlevé tôt ce matin par un groupe d’éléments armés et conduit vers une destination inconnue.

Nous ne devons aucunement laisser aux oubliettes chaque fille ou chaque fils du Togo qui tombe dans les mains de la maléfique pieuvre. Notre devoir est d’être solidaire jusqu’à la Victoire de la Vérité, de la Liberté, de la Justice et de la Dignité sur la Terre de nos Aïeux.

Togo debout, luttons ensemble sans défaillance !

Zoom sur la création et la dissolution d'un parti  politique au Togo
Vendredi, 06.18.2010, 07:28am (GMT)

Le 27 Avril 1958, le Togo est devenu indépendance et le 27 Avril 1960 la République du Togo est née. Le peuple Togolais affirmait ainsi au monde son attachement aux idéaux de liberté et de justice.
En Cinq décennies de souveraineté, quatre Républiques se sont succédées sous trois régimes politiques.
Le jeu politique a été caractérisé par l'existence soit du parti unique de fait, soit du parti unique de droit ou l'absence de toute activité politique avec de graves violations des droits et libertés fondamentaux de l'Homme.  
Devant cette situation de blocage, le peuple à travers les associations, les organisations syndicales et la presse indépendante, a entrepris une lutte courageuse pour l'avènement de la démocratie. Il a consenti de grands sacrifices et payé un lourd tribut pour l'aboutissement heureux de cette lutte, et l'édification d'un Etat de droit dans une société de démocratie pluraliste.
Le 12 Avril 1991 constitue le couronnement de la résistance de notre peuple contre la volonté de l'asservir, un peuple déterminé plus que jamais à Bâtir un Etat de droit et de démocratie pluraliste garantissant le libre choix des dirigeants et le plein épanouissement des droits individuels et collectifs et où seront bannies l'intolérance et la violence politique.
Les soucis suivants ont animé le peuple dans sa lutte contre la dictature:
  • l'égale participation des citoyens à la vie politique par des moyens pacifiques et le regroupement autour d'un programme politique dans les organisations politiques de leur choix;
  • la sauvegarde et la consolidation de son indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale;
  • le libre jeu pacifique des partis politiques à concourir au suffrage universel, le rejet de toute forme de violence, de régionalisme, de racisme et de toute forme d'intolérance; 
Le peuple Togolais réaffirme son adhésion à la déclaration universelle des Droits de l'homme du 10 décembre 1948 et aux textes subséquents.
Il énonce les principes de formation, de fonctionnement et de financement des partis politiques à travers une loi appelée charte des partis qui constitue un cadre moral et juridique pour les partis politiques au Togo (loi N 91-04 du 11 Avril 1991).
Signalons que dans cette charte, les partis politiques ont l’obligation de remplir une mission d'intérêt général, en concourant par les moyens pacifiques et démocratiques à la formation de la volonté politique, ainsi qu'à l'éducation civique des citoyens et des dirigeants ayant naturellement vocation à assumer des responsabilités publiques.
Il est à noter que, les partis politiques sont des organisations de citoyens réunis par une communauté d'idées et de sentiments, prenant la forme d'un projet de société, pour la réalisation duquel ils participent à la vie politique par des voies démocratiques. Ils ont vocation à mobiliser et éduquer leurs adhérents, à participer à la formation de l'opinion, à concourir à l'expression du suffrage, à l'exercice du pouvoir et à encadrer des élus.
C’est pourquoi au lendemain de la décision du Président du Tribunal de Lomé d’interdire provisoirement le parti politique OBUTS, dirigé par Mensan Agbeyomé Kodjo, nous avons jugé utile de tourner nos projecteurs sur les dispositions relatives à la création et à la dissolution d’un parti politique au Togo.
A- LES DISPOSITIONS RELATIVES A LA CREATION DES PARTIS POLITIQUES AU TOGO
(Titre II de la charte des partis politiques au Togo, Articles 10 à 17)
 
Art. 10 – Nul ne peut être fondateur d’un parti politique s’il ne remplit les conditions ci-après :
-être âgé de 25 ans au moins ;
-avoir la nationalité togolaise d’origine ou acquise depuis au moins 10 ans ;
-jouir de ses droits civils et politiques ;
-être domicilié au Togo.
 
Art. 11 – Les fondateurs d’un parti politique doivent être au minimum au nombre de 30 provenant des 2/3 au moins des préfectures.
Est considéré comme provenant d’une préfecture, le citoyen qui en est originaire ou qui y réside depuis plus de cinq (5) ans.
Art. 12 – La création de tout parti politique est constatée par :
L’adoption des statuts rédigés sur papier libre et contenant entre autre indications : la dénomination du parti politique, ses objectifs, son siège, ses organes, les dispositions concernant ses sources, la dévolution de ses biens en cas de dissolution volontaire ou judiciaire ;
L’élection des dirigeants.
 
La réunion constitutive fait l’objet d’un procès-verbal comportant entre autres éléments, les noms, prénoms, profession et adresse des dirigeants. Il est annexé à ce procès-verbal, la liste des fondateurs avec mention de leur nom, prénom, date et lieu de naissance, profession et domicile.
Art.13 - Tout parti politique doit faire l’objet d’une déclaration au ministère de l’intérieur.
       Le dossier doit comporter :
une déclaration écrite signée, timbrée et présentée par l’un des dirigeants. Elle doit préciser la dénomination du parti politique et l’adresse complète de son siège ;
Quatre exemplaires des statuts ;
Quatre exemplaire du procès-verbal de la réunion constitutive du parti politique, avec en annexe la liste des dirigeants ;
les copies certifiées conformes des certificats de naissance et  de nationalité des fondateurs ;
les attestations d’origine ou de résidence des fondateurs ;
les extraits des casiers judiciaires datant de moins de trois mois des dirigeants.
 
L’attestation d’origine ou de résidence des fondateurs prévue à l’avant dernier alinéa précédent est délivrée par le préfet ou le maire compétent. Elle peut être également délivrée par le greffier en chef du tribunal territorialement compétent ou par un notaire sur déclaration de trois témoins.
Art.14 – La déclaration donne lieu à décharge, au moment où elle est reçue. Le ministre de l’intérieur dispose d’un délai de quinze (15) jours pour vérifier la conformité et l’authenticité des pièces prévues à l’article 13 ci-dessus.
Si la déclaration est régulière, il en est délivré un récépissé mentionnant la dénomination et le siège du parti, les noms, prénoms, profession et adresse des dirigeants.
 Au cas ou le ministre de l’intérieur estime que la déclaration n’est pas conforme, il en avise le parti politique dans le délai prévu à l’alinéa 2 du présent article par décision dûment motivée à peine de nullité. Le parti politique peut dans les trente (30) jours suivant la notification réparer l’irrégularité ou saisir la juridiction administrative dans un délai de quinze (15) jours.
A défaut de réponse du ministre de l’intérieur dans le délai de quinze (15) jours, la déclaration est considérée comme irrégulière.
 Art.15 – le parti politique muni du récépissé ou de la décharge en tenant lieu ou encore de la déclaration de justice, rend publique son existence au journal officiel et dans un organe de presse du Togo. L’avis de publication doit préciser la date de création du parti, sa dénomination, l’adresse de son siège, les noms, prénoms, profession ou adresse de ses dirigeants.
Art.16 – Le parti politique acquiert la personnalité morale à compter de la date de sa déclaration au ministère de l’intérieur. Toutefois, il ne pourra exercer d’activités politiques qu’à compter de la date de publication au journal officiel ou dans un organe de presse du Togo.
Art. 17 – Toute modification apportée aux statuts d’un parti politique ou tout changement survenu dans sa direction doit dans les trente (30) jours suivants, faire l’objet d’une déclaration au ministère de l’intérieur, dans les formes et conditions prévues à l’article 14.
 
B-LES DISPOSITIONS CONCERNANT LA DISSOLUTION D’UN PARTI POLITIQUE AU TOGO
(Titre IV de la charte des partis politiques au Togo, Articles 22 à 27)
 
ART. 22 – Tout parti politique dont les principes de base, le programme ou les activités sont contraires aux dispositions de la constitution, de la présente charte ou à d’autres textes en vigueur, peut être dissous par le tribunal du lieu de son siège à la requête du ministère public ou de toute partie intéressée.
Le tribunal doit se prononcer sur la demande au plus tard dans un délai d’un mois à compter de sa saisie.
 En cas de recours, la juridiction supérieure statue dans le même délai.
Les dispositions prévues au présent article sont applicables aux partis politiques créés sur la base de pièces non authentiques.
ART. 23 – Le tribunal saisi peut, par voie de référé, interdire provisoirement le parti politique concerné et ordonner la fermeture de ses locaux au cas où l’exercice de ses activités au cours de la procédure serait de nature à engendrer des troubles. Ces mesures ne peuvent excéder une durée de trente (30) jours.
Le parti politique peut recourir aux juridictions supérieures ; celles-ci doivent statuer dans un délai de huit (8) jours à compter du dépôt de la requête.
Au cas où dans ledit délai, la juridiction saisie ne se sera pas prononcée sur le recours, l’interdiction provisoire deviendra caduque.
ART. 24 – Lorsqu’une activité d’un parti dégénère en trouble à l’ordre public, le ministère de l’intérieur peut en ordonner l’interruption.
La décision prise est notifiée sans délai aux représentants du parti.
Le juge des référés doit statuer sans délai.
Le parti peut saisir le juge des référés en vue de la levée de la mesure prise.
A défaut de la notification ci-dessus ou faute par le juge des référés de statuer, la mesure prise devient caduque.
ART.25 – Quiconque dirige ou administre un parti politique en violation des dispositions de la présente charte, encourt une peine de 3 à 12 mois d’emprisonnement et une amende de 100.000 à 500.000 FCFA ou d’une de ces deux peines seulement.
Les mêmes peines sont applicables à toute personne qui dirige ou administre un parti politique dissous ou interdit provisoirement.
En cas de récidive, le minimum de la peine prévue ci-dessus sera porté au double.
ART.26 – Sera puni conformément aux lois en vigueur, tout dirigeant de parti politique qui par ses déclarations publiques, écrits ou démarches, incite à la violence, au racisme, à la xénophobie ou à l’intolérance religieuse.
A défaut de dispositions pénales réprimant de tels faits, le dirigeant sera puni des peines prévues à l’article 25 de la présente charte.
ART.27 – Tout dirigeant de parti politique qui, par un procédé quelconque, incite ou invite les Forces Armées ou les Forces de l’Ordre à s’emparer du pouvoir d’Etat, encourt la peine de deux (2) ans à cinq (5) ans d’emprisonnement et une amende de 500.000 à 5.000.000 de francs CFA. 
 
Chers lecteurs, voilà les dispositions relatives à la création et à la dissolution d’un parti politique au Togo. Maintenant, allons à la découverte des différentes formes de dissolutions que l’on retrouve dans la loi de 1901, relative à la création des associations.
Les différentes formes de dissolution 
La dissolution volontaire
L'association peut être librement dissoute par la seule volonté des membres et pour n'importe quel motif. Dès lors, on prononce la dissolution en Assemblée Générale ordinaire. À ce propos, il faut prévoir dans les statuts les conditions de quorum et de majorité requise, pour prononcer la dissolution. Si rien n'est précisé dans les statuts, le consentement de tous les membres sera requis pour dissoudre l'association. La loi de 1901 ne prévoit pas l'obligation de déclarer la dissolution, cependant l'administration encourage cela.
La dissolution statutaire
Ce type de dissolution a lieu lorsque le but de l'association est atteint ou lorsque l'association a été fondée pour une durée limitée. Une clause de prorogation peut faire reculer la dissolution de l'association. Cette clause peut avoir été prévue dans les statuts dès la constitution de l'association, ou peut être ajoutée avant l'arrivée du terme. Le procès-verbal de prorogation devra alors être adressé aux autorités et publié au journal officiel.
La dissolution judiciaire
Il y a dissolution judiciaire, lorsque l'association ne répond pas à toutes les conditions prévues par la loi ou lorsque l'objet de l'association est illicite ou contraire aux bonnes mœurs.
Dès lors, la dissolution est prononcée par le tribunal de grande instance du ressort du siège social de l'association. Avant la dissolution, le juge peut demander au préalable à l'association de régulariser son statut. L'action en dissolution judiciaire peut-être diligentée par tout intéressé. Toutefois, il faut justifier d'un intérêt légitime matériel ou moral. Le Ministère public qui assure la défense de l'intérêt général peut aussi exercer l'action en dissolution. Le tribunal a la possibilité d'ordonner par provision la fermeture des locaux et l'interdiction de toutes réunions.
La dissolution administrative
Il s'agit d'un cas de dissolution restreinte ne pouvant intervenir qu'en vertu de dispositions législatives expresses (ainsi, le gouvernement ne dispose pas d'un pouvoir général pour dissoudre les associations). Dès lors, la dissolution est prononcée par une autorité administrative ayant au préalable prévenu l'association. Ainsi, elle a un effet immédiat, toutefois susceptible de recours. L'association pourra présenter ses observations et ce, afin de respecter le principe du contradictoire.
Lorsque l'Administration envisage de prendre un décret de dissolution, elle doit respecter le principe du contradictoire. Ainsi, l'association pourra présenter préalablement ses observations écrites avant toutes décisions de dissolution. Toutefois le respect du contradictoire peut-être écarté dans des cas exceptionnels tels que l'urgence, les nécessités d'ordre public ou la conduite des relations internationales. L'association pourra alors former un recours gracieux afin de demander à l'Administration de revenir sur sa décision, en lui présentant des éléments de fait et de droit à l'appui de son recours.
Le recours n'est pas suspensif, c'est-à-dire qu'il ne fait pas obstacle au caractère exécutoire de la décision. Toutefois, on peut demander le référé-suspension, c'est-à-dire la suspension de la décision pendant le procès. Ainsi pour en bénéficier, il faudra déposer la requête au fond en même temps que la requête du référé. Ce type de requête est assez rare et le juge dispose d'un pouvoir discrétionnaire à son attribution.
Chers concitoyens, puisque c’est la décision du Président du Tribunal de Lomé d’interdire provisoirement le parti politique OBUTS qui nous a poussé à écrire cet article, voyons ce que les statuts de l’OBUTS disent à propos de la dissolution du parti.
Dans les statuts de l’OBUTS, il n’y a pas de closes explicites pour la dissolution du parti. Seul l’article 21 point 4 dit ceci: « En cas de dissolution, l’actif de OBUTS est dévolu à des Organisations de Défense des Droits de l’Enfant. » Mais, avant d’arriver à la dissolution, l’article 20, fait cas de la conciliation en cas de litige.
ARTICLE 20- LA CONCILIATION
 

20.1 La Commission de conciliation est une commission composée de 6 membres, élus par le Comité directeur qui suit le Congrès, au scrutin majoritaire à deux tours. Leur mandat est de trois ans.
En cas de litige, le Président du Parti saisit, autant que de besoin, la Commission de conciliation. Elle a pour rôle de recueillir les explications des parties et d’aboutir à une conciliation. A défaut, elle doit rendre un avis motivé au Bureau National pour que celui-ci prenne les décisions appropriées. Un appel peut être interjeté devant le Comité Directeur. Il ne suspend pas la décision.
20.2 En cas de non-respect de la part d’un adhérent de ses engagements pris envers OBUTS, la Commission de Conciliation est saisie pour en délibérer.
20.3 Toute contestation pour être valable doit être adressée au Président du parti qui la transmet à la Commission de conciliation pour examen et instruction.
 20.4 Sur rapport de la Commission de Conciliation, le Bureau National est la seule instance qui peut prononcer les sanctions suivantes : avertissement, mise en congé temporaire, exclusion. Il peut également dissoudre le bureau fédéral préfectoral. Le Président du Parti doit, dans ce cas, convoquer dans les trois mois une réunion du Bureau National pour trancher.
 La décision du Bureau National est prise à la majorité absolue. Elle doit être motivée. Elle est susceptible d’appel devant le Comité Directeur. Cet appel n’est pas suspensif.
20.5 Tout membre exclu d’OBUTS, peut introduire une demande de réintégration en attendant au minimum une année. Le Bureau National doit approuver la réintégration après avis de la fédération concernée.
La réintégration n’est pas systématique.
 

Nous osons croire que, cet éclairage permettra aux uns et autres de demander la sagesse divine afin de trouver une solution acceptable à cette crise que traverse le parti.
Dossier élaboré par
ProsperAHIAFOR,                                                                                                                                         
Directeur de publication de l’hebdomadaire « TOP INFOS »                                                          
 Et Président du Mouvement Mahatma Gandhi, Section -Togo.


 
MESSAGE DE SOUTIEN AU PEUPLE TOGOLAIS
 
Hommage au peuple Togolais qui après avoir enduré depuis plus de 43 ans la traîtrise,la cupidté et la dictature des "Eyadéma" et des partisans du parti-Etat RPT, reste dignement debout dans la lutte pour sa libération.
Hommage aux dirigeants du FRAC qui soutiennent courageusement le peuple Togolais dans son désir d'en finir avec le monstrueux parti-Etat RPT.
Hommage au Président élu,Jean Pierre FABRE pour sa détermination. Soyons nombreux à le soutenir.
La lutte actuelle doit continuer et nous devons dorénavant refuser le dicta du RPT. Faure est illégitime depuis 2005 et ses gouvernements successifs aussi. Ils ne savent que défendre des intérêts étrangers et privés au détriment de ceux du peuple Togolais. Les partisans et traîtres du RPT sont la honte du Togo, la honte des peuples Africains, la honte l'homme noir.
Il est temps d'étendre le mouvement dans tout le pays car les Togolais le souhaitent. La lutte doit continuer et aller jusqu'au bout par respect pour la mémoire de tous nos martyrs, par respect pour nos compatriotes expatriés de force, par respect pour toutes les victimes du régimes RPT...
C'est maintenant ou jamais: le changement avec le FRAC!
Vivie notre Président, Jean Pierre FABRE.
Vive le Togo libre, démocraique et prospère.
 
Mr KEZIRE Tassindja sur Facebook
Vos dons sur: www.fabre-togo.com


 

Grève générale largement suivie ce matin à Lomé

 
Posté par 02.07.2010
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La nationale N°2, Lomé- Aného qui mène à la capitale du Bénin, Cotonou était déserte ce matin. Point de taxi, ni de bus de transport en commun qui habituellement opèrent sur ce tronçon, qui dessert les quartiers s très populeux de la banlieue est de la capitale, Lomé. Seuls des voitures immatriculées au Bénin et des personnelles étaient visibles dans la circulation. Magasin et diverses boutiques sont restés fermées.

Les stations d’essence le long de cette voie, sont soit fermées sans de clients. Seuls des éléments des forces de sécurité, déployés en masse pour assurer la sécurité des stations, sont visibles. Constat davantage très frappant au niveau du Port autonome de Lomé. Ce haut lieu de commerce et de petits et divers métiers, est désert. Les parkings de vente de véhicules d’occasion ont leurs rideaux de fer tirés, les transporteurs ont garé leur camion.

Le long de la route, des passagers attendent désespérément des occasions pour se rendre en ville, pour diverses raisons, dont celle de service pour certains. « Je suis ici depuis 6h30. Ma voiture est en panne et je ne trouve pas un pour me rendre au service », nous a confié un cadre du ministère des finances. D’autres longent carrément à pied la route, donnant du paysage, l’image d’un pays fuyant une guerre ou une catastrophe naturelle. Certains portant des bagages sur la tête ou tenant des sacs volumineux.

Le spectacle quoi que moins frappant, est le même au centre ville. Au quartier chaud de Bè, le marché est resté fermé. Des jeunes et forces de sécurité sont face à face, au carrefour du marché, aux environs de 8 heurs. Certaines voitures personnelles et taxi –moto, circulent. Ici aussi, une grande majorité se déplace à pied le long du boulevard. Magasins, boutiques et autres centre commerciaux sont restés fermés, y compris le bureau de poste, une unité du secteur public.

Au quartier administratif, l’’ambiance est inhabituelle et morose. Visiblement, la plupart des cadres étaient à leur poste. Mais la circulation est relativement déserte ici, également. Les éléments des forces de sécurité sont pour leur part, visible aux points névralgiques de la capitale. Les vendeurs de journaux sont absents aux points de vente. La plupart des stations radios privées assurent un programme minimum. L’une d’elle, « Légende F.M », diffuse par moment, une interview du Secrétaire général de l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) Agouta Aladjou, confirmant la tenue de la grève et les menaces dont ils feraient l’objet de la part de certains ministres.

Hier, sur les plateaux de la télévision publique, 4 ministres du gouvernement ainsi que les responsables de l’Intersyndicale des Travailleurs du Togo (ISTT), ont amplement expliqué les raisons de la levée de la grève. Ils ont annoncé la mise en place d’un Comité chargé de suivre le processus vérité des prix, désormais mis en place pour régulièrement ajuster les prix. Mais ils ont ce matin subi un cinglant camouflet de la part des Togolais. Le mot d’ordre de grève a également été suivi dans les villes de l’intérieur du pays. Une expression de l’illégitimité au sommet de l’Etat, qui appelle à un dialogue sincère entre l’opposition représentative, Frac et le pouvoir.
Au moment où nous envoyons ce texte en ligne, on signale des échauffourées entre jeunes et forces de sécurité, dans certains quartiers. Nous ferons le point de la situation dans la journée.
 

Source:http://www.koaci.com


 

La vérité des urnes et la vérité des comptes : Faure Gnassingbé et Agbéyomé Kodjo face aux faits

 

TOGO : ANALYSE du 1er juillet 2010

La vérité des urnes et la vérité des comptes : Faure Gnassingbé et Agbéyomé Kodjo face aux faits

Le Pouvoir togolais usurpé depuis le 4 mars 2010, tente de plagier vilement l’approche adoptée par le Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU), en oubliant les règles d’éthique, de déontologie, de respect mutuel et de démocratie qui fondent la qualité des travaux du CVU. L’exercice n’est guère aisé comme l’illustre la piètre sortie médiatique diffamatoire du doublon supposé du CVU.

1. CVAK : une version ségrégationniste du CVU

L’irruption brutale du « Collectif pour la Vérité » dirigé contre Agbéyomé KODJO (CVAK) qui apparaît sur le site officiel du Gouvernement togolais crée un dangereux parallèle qui rappelle les débuts de la chasse aux sorcières contre les Juifs de l’Allemagne Nazie. La pâle copie que constitue le CVAK tente de refaire au Togo les approches de l’Ivoirité qui ont conduit la Côte d’Ivoire à une guerre fratricide qui a mis la démocratie entre parenthèses dans ce pays pour de longues années. Au Togo, il est question de faire disparaître la Démocratie en supprimant l’un après l’autre les partis politiques d’opposition pour les remplacer par des partis politiques satellites du RPT ou des associations de complaisance.

Le CVU est un mouvement citoyen autofinancé et indépendant qui n’a pas besoin de recevoir d’ordres de groupes occultes ou de pouvoirs non démocratiques. Si tout le travail de l’ensemble des conseils de Faure Gnassingbé consiste à s’occuper du parti OBUTS et de la personne d’Agbéyomé KODJO, devenu aujourd’hui la personne à attaquer dans le Togo composé de plus de 7 millions d’habitants ; c’est qu’il y a bien quelque chose qui dérange le pouvoir. Comme il n’y a que la Vérité des Urnes et des Comptes qui dérangent, il faut à tout prix éviter que le Peuple togolais ne s’intéresse de trop près à la gestion des comptes et du maigre bénéfice qu’a tiré le pays de ses richesses naturelles depuis plus de quatre décennies.

Une telle entreprise est une gageure, et la réussir ne relèverait que de l’imposture politique grevée de déficit de moralité publique. En cela, le CVAK n’est qu’une version ségrégationniste et vile du CVU.

2. La boîte de Pandore du massacre de Fréau Jardin

Les langues commencent par se délier et les investigations menées à ce jour pour la manifestation de la vérité aboutissent à des révélations accablantes pour l’un des piliers du pouvoir usurpé de Lomé. Les éléments nouveaux dans ce dossier indiquent que le massacre de Fréau Jardin qui fut l’œuvre de certains éléments des forces de l’ordre et de sécurité, a bénéficié de la collaboration active des responsables de la branche civile HACAME, Haut Conseil des Associations et Mouvements Estudiantins, dont Pascal BODJONA et un officier supérieur réputé pour sa brutalité. Ce qui rappelle le scénario des massacres d’avril 2005 où des civils sous la conduite de Kpatcha GNASSINGBE ont allègrement massacré plusieurs centaines de nos compatriotes pour permettre à Faure GNASSINGBE de réaliser son premier holdup électoral.

Comme l’attestent les résultats de l’enquête effectuée à l’époque par les services du Ministère de l’intérieur, les armes utilisées par les assassins ne figuraient pas sur la liste de celles attribuées aux agents de la police nationale.

Comme en avril 2005, les éléments des forces de sécurité impliquées dans cette tragédie ont bénéficié du soutien actif de la partie non républicaine de l’armée avec son appui logistique.

D’après des informations concordantes émanant de sources sûres, les instigateurs de cette macabre opération sont le Colonel DJOUA, le lieutenant-colonel Ernest GNASSINGBE, l’agent de police ALAZAR de la fameuse « brigade rouge » ainsi que l’officier supérieur mentionné plus haut et bien connu pour les "rackets sur la population".

En attendant que toute la lumière soit faite par la Commission Vérité Justice Réconciliation si les moyens lui en sont donnés, (mieux vaudrait une commission d’enquête internationale indépendante), le CVU estime que les faits sont suffisamment graves pour que Pascal BODJONA s’explique sur ses responsabilités dans la mort de citoyens togolais innocents. Il pourrait être suspendu de ses fonctions de Ministre afin de lui permettre d’assurer sa défense sans l’immunité que lui confère son siège au Gouvernement. Faure GNASSINGBE devrait alors faire un parallèle sur la technique juridique qui a permis d’évincer son frère Kpatcha GNASSINGBE, pour l’appliquer sur ceux de ses ministres qui bénéficient de l’impunité à moins que les principaux concernés ne se décident à tirer les conclusions qui s’imposent.

Le CVU recommande au CVAK d’intensifier ses actions pour faire triompher très rapidement la vérité dans ce dossier complexe de Fréau Jardin qui semble lui tenir à cœur uniquement lorsqu’il s’agit de ne pas mettre en avant les responsabilités du pouvoir en place. Le CVU salue le courage du CVAK d’ouvrir enfin la boîte de Pandore qui permettrait certainement au Peuple togolais de d’assister à la fin de l’impunité au Togo, pardonner éventuellement et faire le deuil de cette douloureuse tragédie nationale !

3. Zémidjans (taxi-moto) contre Gouvernance de l’arbitraire

Le Pouvoir de Faure Gnassingbé, et ses conseillers sont réellement en panne d’idées et fondent l’action politique sur la gouvernance de l’arbitraire, comme en témoigne l’augmentation du prix du pétrole sans fournir le pouvoir d’achat nécessaire au Peuple togolais. Les « Zémidjans de la vérité des urnes » l’ont bien compris en identifiant les personnes qui peuvent offrir des alternances crédibles au Togo, ceci dans le cadre d’un travail d’unité retrouvée de l’ensemble de l’opposition qui n’a pas trahi. Aussi, en créant le CVAK, le Pouvoir de Faure Gnassingbé désorienté, ferme la porte à toutes négociations transparentes pour se consacrer à son sport favori : la discrimination, l’attaque personnelle et la diffamation. Il affiche ainsi son mépris à la jeunesse togolaise abandonnée à elle-même au point que nombreux sont les jeunes qui se replient sur le pénible et périlleux métier de taxi-moto. Il ne reste manifestement aux Zémidjans qu’à exiger la vérité des comptes qui elle-même procède de la vérité des urnes. Les « Zémidjans de la Vérité des Urnes » (ZVU) sont invités à défendre leur dignité et à soutenir inlassablement les personnalités comme Agbéyomé KODJO ou Jean Pierre FABRE, mais aussi l’action citoyenne de toutes organisations de défense des droits humains, économiques et sociaux, ainsi que tout humaniste togolais contre la gouvernance de l’arbitraire.

4. Anti-constitutionnalité de la dictature juridique

Il aurait suffit de confier à des experts indépendants togolais la charge de vérifier le contenu de la vérité des urnes pour s’apercevoir que le Togo n’a pas de Président depuis le 4 mars 2010. C’est bien la conséquence de l’impossibilité pour le Pouvoir, la Cour constitutionnelle, et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) d’apporter la preuve de la correspondance entre les bulletins électoraux et les souches. Lorsque le CVU a proposé en toute indépendance une sortie de crise avec les 22 propositions, le Pouvoir est devenu sourd mais pas muet. Comme à son habitude, le Pouvoir a choisi de neutraliser et de démobiliser les forces de l’alternance qui offrent l’espérance au Togo en phagocytant la tête des partis d’opposition ou en cherchant à infiltrer les partis pour enfin les démanteler par le biais d’une pseudo-justice qui légalise la dictature avec des procédures juridiques palliatives.

Si certains chefs de parti se sont laissé séduire par la force de l’argent ou des postes ministériels, d’autres ont choisi de rester auprès du Peuple togolais et de porter haut, l’esprit de la liberté et de la démocratie. Le Peuple qui n’est pas sourd, ni muet, a tout vu et a choisi. C’est ce choix que le pouvoir de Faure GNASSINGBE veut éradiquer en tentant par la dictature juridique de fermer le parti OBUTS en attendant de le faire pour le parti de l’UFC (Union des Forces du Changement) au cas où ce parti ne se neutralise pas lui-même de l’intérieur. En dissolvant sur des bases fallacieuses le parti OBUTS pourtant reconnu légalement par la Cour Constitutionnelle, Faure GNASSINGBE confirme à ceux qui en doutent encore son mépris avéré d’un véritable Etat de droit, et en conséquence de la Constitution de la République choisie par le Peuple togolais. S’il n’y avait pas collusion entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire au Togo, il n’y aurait aucune difficulté pour démontrer dans la transparence l’anti-constitutionnalité des formes postcoloniales de la gestion par la force : la dictature juridique.

C’est bien la libre-détermination du Peuple togolais pour la liberté et la démocratie que le Pouvoir RPT veut récupérer en tentant maladroitement et vainement de faire croire qu’après plus de 40 ans de gouvernance de la contre-vérité des urnes et des comptes, il est encore possible de créer en son sein un collectif pour la vérité en plagiant mal et sans éthique l’initiative citoyenne du CVU.

Mais, de quelle vérité parle-t-on ? La vérité de la ségrégation comme le croyaient les tenants blancs de l’Apartheid de l’Afrique du Sud ? La vérité autoproclamée fondée sur la dictature juridique sans droit de réponse ? La vérité de la contre-vérité ? Vraisemblablement, c’est le troisième point qui se rapproche le mieux des pratiques et comportements anticonstitutionnels et arbitraires du Pouvoir de Faure GNASSINGBE !

5. Contre-vérités et refondation d’une société de confiance

Mais le problème est que la vérité de la contre-vérité, c’est du PUR MENSONGE fondé sur des pratiques dolosives et abusives. Le Peuple togolais souhaite-t-il alors, construire l’avenir du Togo sur la Vérité de la contre-vérité et une gouvernance fondée sur l’arbitraire et de l’abus du droit ? La réponse se trouve tous les samedis dans les rues et sur la plage de Lomé lors des marches de protestation contre la vérité usurpée des urnes. La réponse se trouve tous les mercredis lors des veillées de prière où les militants de la liberté exhortent Dieu de délivrer le Peuple togolais. La réponse se trouve dans les marches du samedi qui outre la contestation des élections du 4 mars 2010 fédèrent le Peuple togolais derrière des dirigeants politiques représentatifs. Elle se décline aussi en décompte lugubre par le nombre de nos martyrs à l’instar des 3 dernières victimes du 22 juin 2010. Elle se trouve par ailleurs dans la grève générale de 48 heures qui est prévu pour démarrer le 2 juillet sur toute l’étendue du territoire national si certains chefs syndicalistes ne choisissent pas entre l’argent et la défense des intérêts légitimes du Peuple togolais sous le couvert d’un consensus décidé sur le dos des populations. Cette réponse, c’est également les manifestations spontanées de la jeunesse togolaise dont les boucliers de Zémidjans pour refonder et protéger la démocratie togolaise. Au-delà des boucliers humains, il y a les boucliers spirituels qui ne cessent de prier pour ceux qui sont loin de saisir la portée et les conséquences de ce qu’ils font tant contre le Peuple togolais que contre l’avenir de leur propre avenir et celui de leurs enfants.

La résistance marathon doit continuer car le Peuple togolais doit constamment garder à l’esprit qu’il n’y a pas de Président élu et légitime au Togo depuis les élections du 4 mars 2010 du fait de la décision de la cour constitutionnelle d’avaliser des résultats électoraux dictés sans apporter la preuve de la concordance des souches et des bulletins de vote sortis des urnes. Le Togo de demain ne peut qu’être une société reposant sur la confiance entre les populations. La diversité des ethnies et des langues doit être considérée comme une richesse et un puissant facteur d’unité. Aussi, la contre-vérité ne peut en aucun cas fonder une société de confiance au Togo.

Les incantations d’aujourd’hui contre le seul Président de OBUTS semble absoudre tous les responsables du RPT et le pouvoir politique togolais depuis plusieurs décennies. Des procès et des audits n’ont rien trouvé à reprocher au Président OBUTS mais l’impunité et le blocage des audits n’ont pas permis d’offrir au Peuple togolais la réalité du partage des responsabilités que l’on retrouve essentiellement dans les cercles du pouvoir togolais.

Vouloir réconcilier toutes les filles et tous les fils du Togo sans distinction d’ethnies, c’est avant tout se défaire de la contre-vérité pour promouvoir la Vérité et l’Ethique, seuls gages d’une société de confiance et de partage !

6. Economie : impossible transfert de richesse au Togo Sur le plan économique, il est difficile de croire que plusieurs années après la fin de l’embargo de l’Union Européenne et des institutions financières, le Pouvoir togolais puisse laisser croire qu’une seule personne puisse influencer les pays industrialisés pour suspendre leur coopération avec le Togo. On se demande d’ailleurs pourquoi, là aussi, il n’est pas confié à des experts indépendants de la Diaspora, un audit indépendant des comptes de la République togolaise en recommandant fortement au Gouvernement de publier en toute transparence sur son site, les comptes officiels de la Nation sans les falsifier et en permettant aux experts d’aller vérifier la réalité des données mises à leur disposition. Pourquoi une partie des recettes de la douane du Port, des Phosphates n’est pas transférée directement aux responsables des hôpitaux et centres de santé, sur l’ensemble du territoire togolais au lieu d’aller directement vers des lieux dont la traçabilité reste difficile à établir alors que la destination est connue ?

Si tout le Togo souffre aujourd’hui uniquement par la faute d’un groupe de personnes qui considèrent le Togo comme un Etat patrimonial, c’est que la solution que constitue la démocratie véritable a été rejetée comme solution. Le pouvoir togolais a préféré la démocratie palliative, celle qui permet de se donner une bonne image à l’extérieur tout en « bernant » les pays occidentaux qui n’ont plus les moyens d’imposer une démocratie qu’ils considèrent pourtant comme une conditionnalité incontournable dès lors qu’il s’agit de défendre leurs propres intérêts aux dépens de ceux du Peuple togolais. Cependant, cette démocratie ne peut être falsifiée comme l’a été l’élection présidentielle du 4 mars 2010. Mais il est vrai que le Togo souffre à cause d’un groupe de personnes ignorant comment créer de la richesse sur la Terre de nos Aïeux, et en assurer le partage parmi l’ensemble de la population sous forme d’emplois décents assurant un pouvoir d’achat raisonnable.

Le Gouvernement togolais a-t-il oublié que le Port autonome de Lomé a été redynamisé par Agbéyomé KODJO, et qu’il lui avait été délivré à chaque exercice comptable « un quitus de bonne gestion » ? Il est d’ailleurs établi que les nombreux audits réalisés après le passage d’Agbéyomé KODJO au Port de Lomé n’ont rien trouvé de compromettant, et que le personnel de cette institution et la communauté portuaire internationale, ont été marqués par le professionnalisme et la qualité de ses arbitrages qui ont fait progresser le Port Autonome de Lomé tant en recettes qu’en modernisation. Comment expliquer qu’après le départ d’Agbéyomé KODJO, il soit devenu difficile sinon impossible d’obtenir les données effectives sur les recettes et dépenses du Port autonome de Lomé, et les affectations au profit du Peuple togolais. L’impasse sur les audits dans cette institution après le départ d’Agbéyomé KODJO en dit long sur la posture inconfortable de Faure GNASSINGBE dans l’épineuse question de la gestion du Port autonome de Lomé, et plus généralement de la bonne gouvernance au Togo.

7. Silence ou prison : la gouvernance de Faure GNASSINGBE

En oubliant de relâcher les prisonniers politiques et les patriotes en lutte pour la démocratie, en emprisonnant le 22 juin plus trente jeunes qui voulaient simplement crier l’impossibilité pour les togolais de supporter une énième augmentation du prix de l’essence, le régime de Faure GNASSINGBE est en train de relancer les vieilles méthodes de gouvernance de l’arbitraire au Togo. En matière de droits humains, le Pouvoir actuel brille par une violation massive des libertés publiques, reléguant ainsi le Togo au rang des dictatures au monde, la servitude avant tout. Aujourd’hui, tout se joue dans la perception du Pouvoir togolais qui préfère prévenir en tentant le phagocytage par l’intégration au Gouvernement ou alors en choisissant la méthode forte consistant à mettre sous silence (la dissolution de OBUTS) ou en prison les voix de la liberté, de la démocratie, les voix de la vérité des urnes et des comptes. Des mandats internationaux pourraient être lancés contre les membres d’OBUTS ou du FRAC. Mais la communauté internationale commence à se rendre compte d’où viennent le mensonge et la forfaiture, et d’où part la vérité des urnes et des comptes. Il n’est d’ailleurs pas impossible

8. La gouvernance de la déstabilisation

Le pouvoir de Faure Gnassingbé constate que les affirmations sans preuves ne sont plus acceptées comme vérité d’évidence par les Pays occidentaux partenaires en développement du Togo, sans une confirmation par les mouvements citoyens. Face à ce changement des pratiques internationales, le Pouvoir togolais n’existant que grâce au soutien d’une nébuleuse de forces antidémocratiques, se replie sur une gouvernance de déstabilisation, qui met en avant l’esprit de nuisance et des pratiques irrégulières et dolosives. Le Peuple togolais est loin d’être dupe !

Que Dieu nous aide à faire la lumière entre la vérité des urnes et des comptes, et la contre-vérité des urnes et des comptes afin de permettre au Peuple togolais de retrouver un pouvoir d’achat, une liberté, une démocratie et une dignité légitimes !

Togo debout, luttons sans défaillance pour la Vérité et que vive la République !

Le 1er juillet 2010
Dr Yves Ekoué Amaïzo
Coordinateur International Provisoire Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU).


 

Togo : La grève du 02 juillet officiellement lancée

 
Posté le 30.06.2010
 

Les dirigeants de l’intersyndical des travailleurs du Togo ( ISTT) et ceux de l’Association togolaise des consommateurs (ATC), ont officiellement lancé le mot d’ordre de grève pour le vendredi 02 juillet 2010, ce matin. C’est lors d’un point de presse, qu’ils ont animé au siège de la Confédération nationale des travailleurs du Togo (CNTT). « L’ISTT et l’ATC appellent les travailleurs du secteur public et privé ainsi que la population consommatrice, à respecter le mot d’ordre de grève de 24 heures lancé pour le vendredi, 02 juillet 2010, sur toute l’étendue du territoire national », précise un communiqué remis à la presse.

« Travailleurs et populations sont priés de rester chez eux à la maison », insiste le communiqué avant de poursuivre, les mouvements de rues sont interdits ce jour de grève afin d’éviter toute interprétation ou récupération politique à notre action qui n’est qu’un mouvement social pour dire « non à la vie chère, non aux disparités au Togo ».

Le comité qui redoute une récupération politique dans ce contexte de contestations de la réélection de Faure Gnassingbé, recommande aux professionnels des secteurs de la Santé, de l’Eau et du Transport aérien, de prendre les dispositions pour assurer le service minimum.

Ce mot d’ordre de grève lancé par l’ISTT qui regroupe quatre centrales syndicales et l’ATC, fait suite à la hausse des prix des produits pétroliers, annoncée le vendredi 18 juin 2010. Les Travailleurs et populations exigent l’annulation pure et simple de la décision d’augmentation des prix. Des rencontres entre membres du gouvernement et syndicats, pour trouver un terrain d’entente, ont échoué.

Déjà le mardi 21 juin, un mouvement insurrectionnel déclenché pour dénoncer la hausse astronomique des prix des produits pétroliers, a provoqué des altercations entre manifestants et forces de sécurité et militaires. De sources concordantes annoncent à la suite de ces échauffourées, trois morts dont deux par balles réelles, de nombreux blessés, dont certains également par balles, et environ une quarantaine d’interpellations. Des organisations nationales de défense des droits de l’homme ainsi que des partis d’opposition, ont dénoncé les violences ainsi que l’utilisation des militaires et miliciens, dans les opérations du maintien d’ordre.

Les augmentations des prix intervenues varient entre 75 et 80 francs. Le Togo est zen proie à une crise socio-politique, symptomatique d’un déficit de légitimité au sommet de l’Etat. Visiblement, les conditions dans lesquelles l’entrée au gouvernement de certains proches de Gilchrist Olympio, est intervenue sans l’accord du bureau national de l’Union des forces de changement (UFC), ainsi que la décision de dissolution du parti de l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo, OBUTS, ont contribué à exacerber la tension dans le pays.

Source : http://www.koaci.com/index.php?k=main&koaci=actualie_info&numero_article=5523
 

Dernière modification: 30.06.2010 à 18:12


 
 

 

Conférence-débat PS sur la situation au Togo : Intervention de Kofi Yamgnane

 

Conférence-débat du Parti socialiste (Fédération PS du nord) sur la situation au Togo

FEDERATION PS DU NORD

à Lille le 25 juin 2010

Chers camarades,

Je vous fais parvenir le présent document concernant la situation économique, politique et sociale du Togo. Le document est composé de neuf chapitres pouvant se lire indépendamment les uns des autres. Il décrit la situation réelle et les conditions dans lesquelles vivent les Togolais.

A la lecture de ce document, on peut se poser la question de savoir si le Togo a jamais accédé à l’indépendance, question valable du reste pour la plupart des pays du sud du Sahara.

Certes, la France-Afrique traditionnelle, celle inventée par la droite de De Gaulle et entretenue par ses suivants jusqu’à N. Sarkozy, a vécu. Mais aujourd’hui le pouvoir français, à cause de sa désinvolture et de son mépris illustrés dans le discours de Dakar (26 juillet 2007), n’a plus de politique africaine. Le pouvoir français se contente désormais de protéger les intérêts de quelques amis du Président, installés en Afrique pour mener des affaires plus ou moins avouables.

Ce document a pour ambition de donner à mon Parti une contribution qui doit lui permettre d’annoncerpour l’élection présidentielle de 2012, la vraie rupture que les Africains attendent, puis de la mettre en œuvre au lendemain de notre victoire. Nos centaines de milliers de compatriotes électeurs issus du continent y seront très sensibles...

En réalité, ce qui est décrit ici vaut pour l’ensemble des pays d’Afrique du Sud du Sahara et pourra donc utilement nous servir à définir une politique africaine globale. Les peuples africains n’ont pas besoin d’aide extérieure pour se développer. Il n’est pas concevable de vivre sur le continent le plus riche de la planète en étant les peuples les plus pauvres. Les Africains ont besoin de partenaires respectueux de leur identité. La démocratie africaine est à inventer par les Africains eux-mêmes : tout juste ont-ils besoin de s’inspirer des expériences vécues ailleurs. Il en va de même pour le développement qui ne peut pas se concevoir comme unique.

Voilà ce à quoi nous devons réfléchir au sein du PS, collectivement, pour contribuer à mettre fin au scandale africain fait de pauvreté, de maladies, de tyrannies, d’émigration...

UN MOT SUR LE TOGO

Le Togo est une bande de terre de 55 000km2, située sur la côte du Golfe de Guinée, limitée au Nord par le Burkina Faso, le Bénin à l’Est et le Ghana à l’Ouest. Le pays compte environ 6 millions d’habitants, répartis en 37 ethnies.

Colonie allemande entre 1884 et 1914, le Togo passe sous tutelle française sous le contrôle de la SDN en 1914. Il accède à l’indépendance le 27 avril 1960 sous la conduite de Sylvanus Olympio, son premier Président qui sera assassiné le 13 janvier 1963 par une demi-douzaine de sergents fraîchement libérés par l’armée française après la guerre d’Algérie.

Le pays tombe alors sous une dictature sanglante sous la férule de Gnassingbé Eyadema jusqu’à sa mort le 5 février 2005, date à laquelle l’armée confie le pouvoir à un des nombreux fils du défunt président.

Le système mis en place depuis 1967 continue de fonctionner à plein régime : il est fait d’un dosage machiavélique de violence politique, d’absence totale de démocratie, d’impunité, de corruption et de pillage systématique des biens publics.

Même le discours de La Baule, prononcé en 1990 par François Mitterrand et réclamant la démocratie pour les peuples africains n’a aucun effet ici. Les élections ne sont qu’un simulacre par lequel tout participant n’apporte que sa part de légitimation au pouvoir.

Découragés et affamés, les Togolais ne pensent plus qu’à leur survie.

Les partis politiques d’opposition autorisés depuis 1991, sont constamment humiliés et discrédités. De guerre las, beaucoup ont fini par accepter de collaborer avec le pouvoir. Le dernier exemple est celui de M. Gilchrist Olympio, “champion de l’opposition historique” . . .

Le scrutin de 2010 pour l’élection présidentielle n’a pas dérogé à la règle : fraudes massives, bourrage des urnes, menaces, ... devant le regard ébahi des observateurs européens.

Pour la première fois sérieusement remise en cause à l’intérieur par des manifestations hebdomadaires géantes, “boudée” et isolée à l’extérieur grâce

à notre entregent diplomatique, la dictature togolaise est en butte à de réelles difficultés. Elle n’a jamais été aussi fragile et elle le montre par sa fébrilité. Ce n’est pas le moment de relâcher notre pression. C’est le moment que j’ai choisi pour lancer un parti, le SURSAUT, avec l’objectif de rassembler l’opposition sur les valeurs républicaines.

Pour le faire, j’ai besoin de l’aide de tous les démocrates du monde au premier rang desquels je place naturellement le parti où j’ai toujours milité, le PS de France.

Kofi YAMGNANE

Fait à Paris, le 25 juin 2010

www.kofi2010.com

 

Montgomery Village ce 25 Mai 2010

 

AFRIQUE-EUROPE : VETO FRANÇAIS A L’UNION

EUROPEENNE (UE) CONTRE TOUTE DEMOCRATISATION DES

INSTITUTIONS TOGOLAISES

UN PROGRAMME DE BLOCUS CONTINENTAL (AFRIQUE) ET

UN ACTE SANS PRECEDENT DANS LES RELATIONS

INTERNATIONALES

-

1ière Partie -

Le Gouvernement français vient de faire usage de son véto pour bloquer toute

démocratisation des institutions au TOGO. Un tel acte sans précédent dans les relations

internationales, loin d’être perçu comme isolé, procède en fait de la mise en exécution

d’un Programme de Blocus Continental -Afrique- avec l’accord tacite et/ou le silence

complice de l’Europe. Pour une telle assertion, il faut des faits pour l’étayer et/ou une

démonstration, nous dira-t-on, qui ne souffre d’aucune zone d’ombre et nous sommes

prêts à nous y engager, quitte à nous défendre si besoin, devant toutes les juridictions

compétentes en la matière sur notre terre des hommes.

Nous allons donc ici présenter le contenu du programme, la stratégie codifiée et son

exécution par le jeu de l’intimidation, des menaces, de la manipulation, en un mot la

destruction du continent par extinction des républiques africaines. Eh bien, comme tout

programme, le succès sera à la mesure des inconnus et de leur gestion. Nous avons

indiqué dans un document précédent “France-Nice ou l’Idéal de Liberté et de Démocratie

Guillotiné”, qu’en vertu de l’autorisation et/ou recommandation de devoir que l’Afrique

et les peuples africains donnent et/ou exigent collectivement et individuellement de

chacun de ses fils et filles, nous allons recourir à la -Saisine de la Cour Pénale

Internationale de La Haye-. Il sera question pour nous de -Déposer une plainte contre la

France pour la continuation de son soutien à la dictature en Afrique en ce 21ième siècle –

Déposer également une plainte contre l’Europe et l’Occident pour complicité-. L’ossature

de notre plainte est simple, à savoir : 1) La France a soutenu activement et continue de

soutenir la dictature en Afrique et ce sur plusieurs décennies de la période postcoloniale ;

2) Un tel soutien qui s’est intensifié et /ou culminé durant la période de la guerre froide a

eu pour conséquences irréfutables: des guerres civiles et des génocides

demeure de tous les pays de l’Europe et de l’Occident le seul à maintenir de façon active

une telle trajectoire et le Cas du TOGO est l’une des plus dangereuses illustrations avec

le silence complice de l’Europe et de l’Occident d’une manière générale. Les points 1 et 2

s’appliquant également à l’Occident de la période de la guerre froide et les faits

juridiques pour soutenir la plainte africaine existent dans tous les pays africains. Qu’à

cela ne tienne, la plainte africaine servira de cadre juridique qui permettra aux peuples

africains d’apporter les preuves de destruction de toutes sortes du fait dictatorial. Le

Général De Gaulle durant la seconde guerre mondiale parlait de “Paris martyrisé”. Eh

bien, de par ces plaintes devant la plus haute Cour mondiale, les peuples africains

; 3) La France

2

 

pourront apporter la preuve d’une “Afrique martyrisée” du fait de la création et du

soutien du mal dictatorial par l’Occident et singulièrement par la France.

Les peuples africains ne combattent point la France du peuple mais la France des

gouvernants. Certes, notre attachement à la France telle qu’elle devrait être, à son peuple,

à une grande culture, à un grand homme d’Etat, le Chef de la France libre et bien sûr la

peur du prix de lèse-majesté à payer par quelque Africain qui osera s’attaquer à la

désastreuse politique africaine de la France est plus que terrifiant. Eh oui, le moment est

venu, au regard de toutes ces considérations, de nous demander si notre vie d’aujourd’hui

dépourvue de dignité du fait de la dictature doit être l’élément déterminant de notre

analyse face aux perspectives dramatiques extrêmes dont notre inaction condamnent les

générations futures. Nous sommes en ce moment des “peuples appauvrissables,

assassinables, corruptibles et endettables à merci” mais dans les 50 ans à venir, le

nouveau programme vise à transformer l’Afrique et ces générations à venir “en peuples

taillables et corvéables à merci”. En termes clairs, c’est faire faire à l’Afrique une marche

arrière dans le temps, un continent où les peuples devront vivre en dehors du temps où ils

viennent au monde, le monde du Créateur commun à tous les hommes. Pour les auteurs

d’un tel programme, l’exécution se fera par diktat, ce qui nous a amené à parler d’acte

sans précédent dans les relations internationales.

Dans “France-Nice ou l’Idéal de Liberté et de Démocratie Guillotiné” nous avons eu

recours aux “trois Printemps européens de la période de la guerre froide” pour nous

convaincre de l’inéluctable victoire de l’Idéal de Liberté et de Démocratie sur

l’oppression et la destruction. Le tout étant la détermination et la foi des peuples dans cet

idéal divin. Les peuples de la Pologne, de la Hongrie et de la Tchécoslovaquie d’alors le

savaient, autant qu’ils ne se faisaient pas d’illusions sur les sacrifices à consentir.

Le Printemps le plus mémorable qui secoua le bloc socialiste, (les pays dits situés

derrière le “Rideau de fer”) est connu sous les vocables de “Printemps de Prague” –

Tchécoslovaquie d’alors. Le Président Mikhail Gorbatchev se servira du Printemps de

Prague comme modèle pour lancer sa politique de Perestroïka et de Glasnost, politique

qui conduira au démantèlement de l’URSS. Nous avons vécu à Prague et avons grande

conscience de ce que le rejet du diktat peut coûter à ceux qui se battent pour la liberté’ Et

pour cause, l’acte de résistance le plus spectaculaire de la seconde guerre mondiale se

produisit dans ce pays, acte consécutif à l’assassinat du Gouverneur nazi durant

l’occupation. En représailles, l’armée nazie recourra aux massacres systématiques des

habitants (hommes, femmes et enfants) de deux villages – Lidice et Lezaki – dont les

deux combattants de la liberté sont supposés être originaires. Et pourtant, la

Tchécoslovaquie d’alors, la République Tchèque d’aujourd’hui, pays de bien longue

tradition universitaire, pour être la terre natale de la première université de l’Europe

Centrale - après Bologne et Paris à l’Ouest, (pour paradoxal que cela puisse paraître, la

France de la seconde université du monde et de Montesquieu dénie aux peuples

africains, la démocratie et l’Etat de droit), ne s’est jamais laissé aller au désespoir suite au

drame de Lidice et de Lezaki jusqu’à la victoire. Ce pays dont la capitale, Prague, est

appelée le coeur de l’Europe, a poursuivi avec courage son chemin vers la liberté en

passant par le Printemps de Prague, la Charte 77 pour arriver à la Révolution de velours

et la liberté. Eh bien, notre vie estudiantine autant que notre spécialisation nous ont appris

 

3

 

à rejeter le diktat et ce quelque soit le prix à payer. De retour dans notre pays, le TOGO,

après une décennie de vie professionnelle et plus tard, nous le disons avec toute

l’humilité requise, nous eûmes la chance de passer pratiquement le même temps dans la

première institution de financement du développement du continent. Pour qui connaît le

pacifique peuple togolais, pacifisme qui frôle la résignation et/ou la soumission absolue,

les années 90 avec l’explosion du bloc des Pays de l’Est et le vent de démocratisation qui

secoua les pays sous le joug dictatorial dont singulièrement l’Afrique, ce peuple se révéla

très différent de l’idée que beaucoup d’avertis se faisaient des Togolais. Nous vivions

alors à l’extérieur du pays mais avions vécu comme si nous y résidions le rejet absolu de

la dictature au prix d’énormes sacrifices par ce peuple qui criait haut et fort sa soif de la

démocratisation des institutions républicaines. C’est avec cette même ardeur que le

peuple togolais rejette et continuera de rejeter à jamais le diktat français avec l’aval de

l’Europe par son silence et de l’Occident d’une manière générale pour sa complicité.

C’est en communion avec leurs frères et soeurs du TOGO que les peuples africains

rejettent tout diktat d’où qu’il vienne. La détermination du peuple togolais déjà dans les

années 90 n’a fait que renforcer nos profondes convictions de liberté et notre foi dans

l’Etat de droit, et bien évidemment notre foi dans l’espérance du Créateur. En droit, diton,

nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes. Eh oui, hélas, il y en a qui sur la

base d’un chimérique pouvoir ou puissance, enfreigne tant les lois humaines que divines

et réclament de s’en prévaloir. Ils font mauvaise route et se rendront vite compte qu’ils ne

peuvent point s’en prévaloir.

 

Confronter le diktat français avec l’aval de l’Europe et/ou de l’Occident pour leur

silence complice et coupable

 

La confrontation que le diktat français impose à l’Afrique et son rejet sera fonction de la

détermination des peuples africains à dire non à l’extinction des Républiques africaines

issues des indépendances autant qu’à conjurer le sort de “ peuples taillables et corvéables

à merci” des générations futures. Dans cette lutte pour la liberté, la démocratie et l’Etat

de droit par les peuples africains et au moment où s’ouvre devant l’Afrique, ce second

demi-siècle postcolonial après celui sanctionné par la convocation à Nice (France) des

dictateurs africains par le Président Sarkozi, il nous apparaît indéniablement important et

vital non seulement de dénoncer le diktat français qui revêt la forme d’un programme

mais de le confronter. Certes tous ceux (fils et filles d’Afrique) qui s’élèveront contre un

tel programme (diktat) devraient s’attendre aux représailles et/ou conséquences pouvant,

il faut l’admettre, écourter leur séjour terrestre (coûter la vie). Voici en termes simple le

sort qui est ou sera réservé à ces dignes enfants d’Afrique :

-S’ils résident en Europe (et d’une façon générale en Occident, à l’exception de quelques

pays dont les scandinaves) ils auront à leur trousse les services secrets et/ou

d’espionnage, des services d’intelligence de crimes et de destructions et risquent une

liquidation physique ou un enlèvement dont la finalité est de les remettre aux dictateurs

africains pour se voir torturer et liquider sans laisser de trace.

-Si les gouvernements européens et occidentaux concernés craignent qu’un revirement de

la situation suite à de tels actes contraires aux règles démocratiques et condamnables par

le droit internationale peuvent leur porter préjudices tant au niveau de la communauté

internationale qu’au plan national (par leurs propres peuples), ils recourront à la méthode

 

4

 

qui consiste à priver “de pain et de toit” de tels combattants de la liberté. En d’autres

termes, tout accès à un travail (boulot) et ce quelque soit la qualification du combattant de

la liberté, lui sera fermé (Karl Marx fut l’illustration d’une telle méthode).

Bien, pour ce qui nous concerne, il est plus que clair que ce ne sont point les

intimidations et autres menaces à peine voilées qui nous détourneront de notre

détermination, de nos convictions et de notre foi. Le peuple togolais vient d’élire un

nouveau Président en la personne de Son Excellence Monsieur Jean-Pierre Fabre et les

peuples africains s’alliant à leurs frères et soeurs du TOGO exigent de la France et de

l’UE le respect de la volonté populaire exprimée par les urnes. Ainsi, réaffirmée la

volonté du peuple, le devoir nous impose donc de prendre toutes les mesures pour défaire

le diktat français et il sera défait.

-A l’intérieur des pays dictatoriaux africains dont le TOGO fait figure de pionnier, les

méthodes de répressions sont connues : disparitions et arrestations arbitraires suivies de

tortures et de toutes sortes de violation des droits de l’homme que seuls la loi de la jungle

et le programme de blocus continental français de l’Afrique garantissent. Le droit

international, quant à lui, autant que toutes les conventions y afférentes répriment et

sanctionnent de tels actes criminels et pénaux.

Nous n’avons pas eu besoin ici “d’un tableau d’analyses stratégiques” que d’aucuns

nomment ”de décodage stratégique” pour énoncer ses grandes lignes de la stratégie des

pays occidentaux dont la France est le porte flambeau pour ce qui est de l’Afrique pour

une raison simple. La stratégie de l’Occident est basée ou construite autour d’un mot:

“Domination” utilisant des “valeurs extrêmes” que celles-ci soient qualifiées de hautes ou

fixes valeurs et autres sur lesquelles nous passons. Etant entendu que nous sommes

conscients des valeurs qui nous seront appliquées à ce stade de la lutte pour nous réduire

au silence et nous ne serons pas seuls, suite aux actions que nous allons entreprendre,

nous allons produire un “S.O.S d’un Combattant de la liberté” appuyé d’un succinct CV

(Curriculum Vitae) /Résumé, afin que si nous ne sommes pas liquidés d’ici-là, nous ne

nous retrouvions “sans pain, ni toit”. Une telle parade, somme toute tactique et humaine,

est insignifiante au regard de notre foi, car “A brebis tondu, Dieu mesure le vent” Ceci

professé et admis, nous sommes loin, bien loin d’un génie tel Karl Marx et vivons dans

un siècle très différent du sien et pouvons compter donc sur tous les démocrates du

monde, des institutions de défense des droits de l’homme et autres institutions

indépendantes pour nous aider à continuer la lutte de notre modeste manière pour la

liberté et la démocratie au côté des peuples africains. Il ne nous fait aucun doute qu’à

“vaincre sans péril, on triomphe sans gloire” et les peuples togolais et africains vaincront

et triompheront dans la gloire de l’Idéal divin de liberté et de démocratie contre tout

diktat et blocus continental de l’Afrique.

 

Nous situer par rapport au diktat et blocus continental de l’Afrique par la France

face au silence et /ou l’aval complice et coupable de l’UE et de l’Occident

 

La vie de tout un chacun de nous a été ou sera mise à épreuve face à l’Appel sacré de la

défense de l’intérêt national et continental et ceci est d’autant plus vrai pour tout enfant

d’Afrique. Hier, Conseiller d’Administrateur et Administrateur Suppléant Temporaire à

la Banque Africaine de Développement (BAD), ce qui nous donnait le droit de vote

 

5

 

toutefois que l’Administrateur était hors du Siège, nous avons été témoin et vécut la dure

épreuve que la défense des intérêts de l’Afrique constituait pour tout Africain qui

voudrait emprunter une telle route. Eh, oui, les rapports de force étaient tels que le péril

était évident et dissuasif. Nous en avons fait la douloureuse expérience personnellement

et les circonstances actuelles de l’évolution dictatoriale du continent suite au diktat et au

programme de blocus continental de l’Afrique, nous imposent d’en dire quelques mots,

hélas à contre coeur. C’est donc moins pour parler d’un parcours professionnel que de la

défense des intérêts de l’Afrique, lesquels sont en totale harmonie et symbiose avec ceux

des Etats respectifs qu’elle porte en son sein comme nous l’avons indiqué dans l’un de

nos documents précédents - “Afrique - Les intérêts des nations et des peuples africains –

Conscience et Défense”. Ceci admis et pour revenir dans notre chapitre, nous voulons

faire observer qu’entre 1991-92, la nécessité d’une restructuration de la Banque (BAD) se

faisait sentir et elle devint imminente en 1993. Aussi. Le Président de l’Institution confiat-

il à notre Administrateur la bien éprouvante tâche pour présider et/ou diriger les

discussions budgétaires 94 qui devra inclure l’effet de la restructuration de la Banque.

L’Administrateur, ce fils du Maghreb est connu pour sa rigueur technocratique et son

profond sens du travail bien fait. Ce n’est pas un hasard si au pool des secrétaires du

Conseil d’Administration (CA), il est surnommé “perfectionniste”. Nous en savons

quelque chose et c’est une chance de se mettre au service de notre continent au côté d’un

tel haut fonctionnaire auprès de qui vous pouvez vous améliorer. En fait, une année après

notre arrivée dans notre circonscription au Conseil (CA), il eut à présider de telles

discussions qui constituent des moments intenses dans la gestion de la Banque mais cette

fois-ci, il s’agit d’une Institution –BAD- en crise et la grande tension dont le Conseil

(CA) était le théâtre l’en témoignait amplement. Il faudrait écrire un livre pour en relater

la signification aux peuples africains qui au bout du compte sont les propriétaires de la

BAD. Depuis la première crise qui secoua la BAD lors de l’ouverture du capital aux

Non-Régionaux (les pays européens et/ou occidentaux plus certains pays d’Asie et

d’Amérique Latine), il était clair que les pays africains qui tenaient à préserver le

caractère africain de la BAD (par méfiance envers les anciennes puissances coloniales)

sont ceux du Maghreb et/ou du Grand Maghreb et du Makhrech et bien évidemment un

seul pays anglophone ouest-africain. Au niveau de notre circonscription au Conseil (CA),

au terme des premières discussions budgétaires auxquelles nous eûmes à prendre part à

ses côtés pendant pratiquement un semestre, l’Administrateur nous fit rapidement

confiance, il le confia à certains directeurs qui s’en firent l’écho. Alors que nous n’étions

qu’un Assistant, il nous donna plus de responsabilités. Aussi, bien souvent participonsnous

seul aux réunions sur l’examen des documents de politique et autres rapports à

soumettre au Conseil (CA). Nos prises de positions avaient commencé à soulever des

tollés et nous avons décidé de le discuter avec un Directeur, (le premier cadre africain

recruté à la Banque) pour bénéficier de son point de vue. Cet aîné nous fit comprendre

que “nous devions nous attendre à recevoir ces coups parce que nous disions tout haut ce

que beaucoup pensent mais disent tout bas” Il ajouta : “Ce n’est pas ce que tu dis qui est

mauvais, mais les intérêts des tenants du statu quo auxquels tu t’attaques qui est le

problème et ceux-ci s’élèveront naturellement contre toi”. Nous avons appris la leçon. La

restructuration de la Banque l’illustrera fortement. Un jour, alors que la restructuration de

la Banque enflammait le Conseil (CA), en qualité d’Administrateur Suppléant

Temporaire, nous avons pris un certains nombre de positions sur ce dossier que nous

 

6

 

connaissions bien pour y avoir travaillé dessus farouchement au côté de l’Administrateur

comme c’est le cas depuis un peu plus de cinq (5) ans. Nous sommes sortis tard du

Conseil (CA) et nous dûmes quitter la Banque pour notre déjeuner. Mais, à notre retour

un jeune clerc (originaire du pays Siège qui nous aimait bien) qui travaillait dans la

section/division chargée des affaires courantes des Administrateurs, se précipita vers

nous et nous dit: “Chef, qu’avez-vous encore dit au Conseil, toute la Banque (les

fonctionnaires) crient votre nom. Ils disent que c’est ce –petit togolais- qui avance telle

ou telle idée”. Nous lui avons dit que ce n’est pas grave car l’intérêt de la Banque (BAD)

passe avant ceux des fonctionnaires que nous sommes et ce quelque soient nos

dévouements et mérites personnels. Nous tînmes les mêmes propos à certains de nos

frères togolais et africains qui gentiment et fraternellement nous ont approchés. Il était

évident pour nous que la BAD appartenait avant tout aux peuples africains et toutes

mesures visant à renforcer sa performance, la qualité de son portefeuille, enfin sa vie

passait avant nos intérêts spécifiques personnels. Par ailleurs, puisqu’il faut un livre pour

parler de toutes les institutions africaines (continentales et régionales) et de ce qu’elles

représentent par rapport à l’amélioration et /ou à la dégradation des conditions de vie des

peuples africains, disons qu’à cette époque, nous avons vu des Gouverneurs africains

(Ministres des Finances et leurs collègues de la Planification de l’Economie ) en action

contre leur Banque (BAD) sous le coup de la manipulation et autres fausses promesses de

l’Occident. Rien d’étonnant, ils répondaient dans leur majorité écrasante des dictateurs

qui nous gouvernent, singulièrement les francophones. C’est normal, ces dictateurs

répondent eux-mêmes de leurs fabricateurs et protecteurs à Paris et dans certains pays de

l’Occident. Il faut souligner heureusement que tous les pays de l’Occident ne sont pas

partie prenante du drame qui se joue en Afrique et l’un d’entre eux eut le courage de le

dire à u Administrateur africain, à savoir : “Tout ce qui se passe aujourd’hui à la Banque

(BAD), est programmé en Occident depuis plus de vingt ans”. A bon entendeur, demimot

ou salut, dit-on.

Hier, au TOGO avant notre départ à la BAD, nous étions Chef de Division (Finances

Publiques –puis des Relations Financières Extérieures), une Division qui deviendra

centrale au sein de la Direction et du Ministère dans le cadre du suivi du Programme de

Stabilisation Financière avec le FMI. Comme le Ministre aimait à le

dire affectueusement: “ Ils nous mettaient dans leurs valises” pour les discussions à

Washington, DC – Siège des Institutions de Breton Wood (FMI et BIRD -Banque

Mondiale). En fait, nous précédions de quelques jours les Ministres au FMI aux fins

d’harmonisation des chiffres du Tableau des Opérations Financières Consolidées (TOF)

avec les fonctionnaires de cette Organisation chargée de la régulation de l’Economie

mondiale. Le Ministre décida, quelques deux ou trois ans avant notre départ à la BAD de

nous faire participer aux réunions du Club de Paris sur le rééchelonnement de la dette.

Avant notre départ à Paris dans le cadre de la première réunion du Club de Paris à

laquelle nous allions participer, nous étions au Cabinet pour présenter au Responsable

technique du Ministère, l’état d’avancement des tableaux et documents financiers que

nous devons amener avec nous pour la réunion. Au terme de la présentation et juste au

moment où nous allions quitter le bureau, celui-ci nous demanda:“ Il paraît qu’au tout

début de votre troisième année à la Direction de l’Economie, la Banque Mondiale aurait

voulu vous recruter dans le cadre de son programme de jeunes professionnels. Il y ajouta

 

7

 

un certain nombre de problèmes politiques indirects et directs nous concernant” Nous

l’écoutâmes sans dire un mot, puis il termina par cette interrogation: “A la lumière de ce

que je venais d’apprendre d’un Ministre, je me suis demandé comment se fait-il, qu’en

dépit de tout ceci, vous continuez de travailler avec tant d’ardeur et de diligence par-delà

des heures requises officiellement, des samedis et dimanches toutefois que c’est

nécessaire”. Tout surpris par sa question, nous avons tout juste souri, car il ne nous a

jamais effleuré l’idée d’une relation entre le comportement de personnes contactées qui

ont décidé de bloquer et/ou de ne pas nous aider dans l’avancement de notre carrière

professionnelle et le devoir que nous avons de servir du mieux que nous le pouvons notre

pays. En fait, nous avons eu la chance de travailler au côté de Ministres, comme nous

l’avons déjà indiqué par ailleurs, de hautes compétences éprouvées et de grandes

capacités et qualités intellectuelles et professionnelles tout comme au sein de notre

Division, nous avons eu des cadres supérieurs dont le dévouement et l’abnégation n’ont

d’égal que l’admiration et le respect que leur sens de travail de qualité nous a toujours

imposé. Ces derniers (cadres supérieurs dans la Division) connaissent une évolution

professionnelle positive méritée et nous ne pouvons que nous en réjouir. Par ailleurs,

humainement et personnellement, nous reconnaissons que nous avons commis bien de

fautes, d’erreurs et de péchés et devons en appeler à la miséricorde du Créateur pour qu’Il

nous pardonne, si bien que notre attitude dans la défense de intérêts de notre pays

(TOGO) et de notre continent (AFRIQUE) ne sont point basés et ne le seront jamais sur

tels ou tels problèmes ou différends personnels et/ou individuels avec les autres. Un

philosophe allemand disait: “L’homme ne peut vivre sans nuire”. Si tant est que nous

sommes nuisibles les uns aux autres sur un plan individuel, nuire à l’Idéal de liberté et

aux aspirations à la démocratie de tout une nation, des peuples d’un continent revient à

ajouter à nos péchés individuels, un autre péché d’une tout autre dimension: “le péché

social” comme le disait à juste titre ce prêtre africain. Ceci étant, à supposer, pour ce qui

nous concerne, que tous les combattants togolais de la liberté nous détestent, eh bien, cela

ne nous empêchera pas de nous battre à leurs côtés, de les soutenir et de donner notre vie

pour la cause qu’ils défendent, car cette cause sacrée va au-delà de notre modeste et

anonyme personne. Il s’agit d’une cause pour les générations futures. Ce qui est vrai pour

les combattants de la liberté au TOGO est aussi vrai pour tous les combattants africains

de la liberté, de la démocratie et de l’Etat de droit. Voici le sens de notre lutte et voila

pourquoi nous ne comprenons et nous comprendront jamais ceux qui placent les

différends personnels et/ou individuels au-dessus de leur lutte pour l’Idéal divin de

liberté, de paix et de démocratie. Certes, comme l’écrivait ce prêtre africain, nous nous

attendons à entendre même parmi ceux qui nous aiment bien nous dire: “Ne t’aventure

point sur ce terrain dangereux, car ils vont te détruire. Tous ceux qui ont voulu prendre

position contre ces dictateurs et ceux qui les protègent ont été liquidés, tués. Ils ont de

grands moyens et ce n’est point la peine de prendre de tels risques. Préserve ta vie car

c’est une lutte perdue d’avance”. Ceci nous amène à annoncer la seconde partie de notre

écrit qui s’articulera autour des idées forces suivantes.

 

8

 

2 ème PARTIE

 

Ses Grandes lignes et idées forces

 

AFRIQUE-EUROPE : VETO FRANÇAIS A l’UNION EUROPEENNE (UE) CONTRE TOUTE

DEMOCRATISATION DES INSTITUTIONS TOGOLAISES

UN PROGRAMME DE BLOCUS CONTINENTAL (AFRIQUE) ET UN ACTE SANS

PRECEDENT DANS LES RELATIONS INTERNATIONALES

 

François-Xavier Verschave écrivait ce qui suit : “La Françafrique, c’est comme un

iceberg, vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France, meilleure

amie de l’Afrique, patrie des droits de l’homme…etc. Et puis ensuite, vous avez 90% de

la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de la domination française en

Afrique avec des alliés africains”

Avant de présenter les grandes lignes et idées forces que comporteront la 2

ce document :

DEMOCRATISATION DES INSTITUTIONS TOGOLAISES

UN PROGRAMME DE BLOCUS CONTINENTAL (AFRIQUE) ET UN ACTE SANS PRECEDENT DANS LES RELATIONS

INTERNATIONALES

disons que nous avons bonne conscience des risques que nous prenons. Le fait de savoir

que la vie nous sera ôtée d’une manière ou d’une autre ne peut que nous inciter à

continuer notre lutte. Comme nous l’avons dit en d’autres circonstances, quelle est la

valeur d’une vie humaine sans défense d’une bonne cause. A quoi nous servira-t-il de

protéger notre vie, si de par une telle protection ou préservation de notre vie, nous

condamnons des générations futures à la servitude, à devenir “des peuples taillables et

corvéables à merci”. Nous avons d’ailleurs depuis bien longtemps, commencé le compte

à rebours de notre vie, à savoir que nos jours peuvent prendre fin dans l’intervalle de

toutes les 24 (vingt quatre) heures.

Nous allons débuter la 2

Du Gaullisme Pompidolien au Bonapartisme Sarkozien - Dans ce chapitre, nous

reviendrons sur le Programme de déstabilisation de l’Afrique durant la guerre froide avec

le rôle de la France en Afrique. L’impact d’un tel Programme et la gestion des inconnus

dont il a été parsemé par l’Occident. Nous évoquerons l’état actuel de l’Afrique au terme

des 50 années d’indépendance au regard d’un tel Programme. Il nous faut ici convaincre

par la force de notre argumentation et non par une argumentation de force, en nous basant

sur des faits réels et non sur des déclarations politiques.

ième Partie deAFRIQUE-EUROPE : VETO FRANÇAIS A l’UNION EUROPEENNE (UE) CONTRE TOUTE”, dont la publication suivra de quelques semaines la 1ière Partie, nousième Partie à travers l’intitulé du premier chapitre: - La France -

Programme et/ou diktat des 50 années à venir

 

Il sera important de parler de l’actuelle stratégie et de tous ceux qui l’ont conçue. Ses

forces et ses faiblesses autant que des inconnus. Le succès de tout combat réside dans la

maîtrise des grandes lignes de la stratégie de l’adversaire avec à l’avantage des peuples

africains le fait que toute stratégie occidentale est basée sur le mot: “Domination” Ce qui

manque à une telle stratégie, c’est la détermination des peuples à se libérer qui a fait

triompher tous les Printemps avec le temps.

 

9

 

Nous devons donc rappeler à l’Europe qu’il y a un peu plus d’un demi-siècle, tout à

commencer avec leur silence : les Sudètes en Tchécoslovaquie d’alors, l’Anschluss ou

l’annexion de l’Autriche, l’occupation de la Pologne où la France tout en déclarant la

guerre à l’Allemagne nazie rangera son armée derrière la ligne Maginot, les soldats

français s’adonneront au volley balle, ce qui est connu dans les relations internationales

comme “la drôle de guerre” et puis viendra la Blitzkrieg (la guerre éclaire) et

l’occupation de la France (en 24 heures) avec Vichy. Le Premier Ministre anglais

Winston Churchill résumera cette période en disant de l’Europe: “Nous avons voulu la

paix dans le déshonneur sans pour autant éviter la guerre”, une guerre qui coûtera très

chère non seulement à l’Europe mais à toute l’humanité. Nous disons à l’Europe de ne

pas observer le même silence face au diktat français et/ou au Programme de déni de

liberté, de démocratie et d’Etat de droit aux peuples africains (comme le Cas du TOGO

en est une illustration parfaitement éloquente) avec les mêmes conséquences un jour pour

la race humaine. N’oublions pas que les peuples qui n’ont pas de bombes, ni de grandes

armées, ont avec eux le Créateur de ce monde qui est Liberté et Paix. Par ailleurs, si la

capacité d’imposer un diktat aux autres pays et à leurs peuples de par la force de ses

armées et une soi-disant avancée économique et technologique, avec le silence coupable

et complice des pays dits démocratiques, suffisait pour réduire à néant l’Idéal de liberté et

de démocratie, que ne célébrera -t -on pas en Europe et partout en Occident la

Proclamation de la Journée Européenne et Occidentale du Fascisme et du Nazisme ?

Pourquoi l’Europe et l’Occident n’imposerait-ils pas une telle Proclamation aux Nations-

Unies comme Journée Mondiale du Fascisme et du Nazisme ?

Certes, nous serons détruits, nous serons traités de tous les noms et accusés de tous les

maux et tra

ils savent mieux que quiconque qu’il ne s’agit pas de nous. Nous savons aussi que dans

le cadre de ce nouveau Programme certains pays d’Europe et /ou d’Occident se

serviront d’hommes politiques de déshonneur comme instruments contre leurs

peuples, les peuples africains. L’Europe et l’Occident ne peuvent pas continuer

d’exiger la liberté et la démocratie dans certaines parties du monde tout en continuant

d’imposer aux peuples africains un diktat, un déni de liberté et de démocratie.

Peuples africains, démocrates de tous les pays du monde, ne cédez point à l’émotion

lorsque des coups sont portés contre tout combattant de la liberté. Il faut s’y attendre.

Toutes les forces qui veulent étouffer l’expression libre d’un combattant de la liberté,

le liquider physiquement, se battent contre les intérêts de l’Afrique et bien sûr contre

l’Idéal de liberté et de paix. Nous vous disons Adieu si nous devons perdre notre vie

d’ici-là. Sinon, dans quelques semaines nous serons heureux de vous faire parvenir la

2

Nous vous remercions et vous prions de continuer la lutte pour éviter que des

générations futures africaines ne deviennent “corvéables et des taillables à merci”

înés dans la boue. Mais les peuples togolais et africains ne sont pas dupes,ième Partie.

Mamavi Sylvain Attiglah


23 juin 2010

Les militants de l’UFC ont désavoué publiquement Gilchrist Olympio, contesté la victoire de Faure et réaffirmé leur soutien à Fabre

 Pour la treizième fois, plusieurs milliers de Togolais ont battu les pavés pour exprimer leur mécontentement. Mais cette dernière manifestation était particulière en ce sens qu’elle ne s’est pas seulement limitée à la contestation du pouvoir de Faure Gnassingbé et de revendication de la victoire de Jean-Pierre Fabre. Les militants de l’Union des Forces de Changement ont saisi l’occasion pour désavouer publiquement les manœuvres de l’ancien président national du parti, Gilchrist Olympio qui « tente de déstabiliser » le parti. Ils ont par la même occasion réaffirmé leur soutien à Jean-Pierre Fabre, candidat du parti aux élections du 04 mars dernier.

 Aussi cette treizième marche de contestation a-t-elle connu la participation de plusieurs groupes de femmes issue de différentes couches sociales de notre pays. Ainsi, on pouvait noter la présence des femmes de marché de Nukafu, d’Abattoir (Grand marché), de Hanoukopé, d’Attikpodji, de Bè et bien d’autres. A l’unanimité, les responsables de tous ces groupes de femmes ont condamné la position actuelle de Gilchrist Olympio lors de leur passage au podium. La responsable des femmes vendeuses de poisson s’est dite surprise de l’attitude de Gilchrist Olympio dont le refus de la victoire en 1998 avait coûté la vie à son mari. Toutes ses lamentations de la population au sujet du changement de veste de l’ancien président national de l’UFC, ont obligé Jean-Pierre Fabre à aborder le sujet concernant la crise au sein de leur parti au cours de ce meeting.

Pour lui, il est tout a fait « impensable que l’Etat de droit et l’idéal de démocratie pour lesquels nous luttons, que ces principes soient bafoués par des gens qui ont milité dans nos rangs. Un seul homme ne peut jamais dissoudre le bureau d’un parti et en recomposer ce bureau. Un bureau est élu par un congrès et ne sort pas de la tête d’un seul individu. Ce qui se passe à l’UFC est grave, certes, mais très minime. Et la plupart des militants, le comprennent très bien. Puisque, tous sont ici, y compris presque la totalité des députés. Nous n’avons pas fondé l’UFC pour être des clowns du RPT. » D’autres sujets notamment le procès d’OBUTS, la hausse des prix des produits pétroliers ont également été abordés. Tous les principaux leaders du FRAC à l’exception de Koffi Yamgnane actuellement en France, étaient présents à la manifestation de samedi.

Réactions des responsables du FRAC lors du meeting :

Agbéyomé Kodjo, président de OBUTS

J’ai seulement à vous dire quelque chose. D’abord je vous remercie pour vos prières et détermination pour la cause de OBUTS. Tout ceci fera reculer nos ennemis parce que vous savez tous que les gens du RPT ont peur de la bougie. Pour continuer, je vous réitère que notre victoire est proche. Je connais bien les gens du RPT, quand vous les voyez poser des actes désobligeants, et que à l’étranger on sait qu’il n’a pas gagné, bientôt le FRAC va reprendre sa victoire. Si notre frère est lui-même conscient, qu’il rende les tabliers. Aujourd’hui nous représentons la lumière et eux les ténèbres. Vous êtes la lumière, la victoire est à vous et ne vous découragez pas. Ils ont augmenté le prix du carburant et dans les jours à venir les prix des denrées aussi augmenteront si nous nous taisons. Nous devons leur opposer une vraie résistance. Tout le monde doit y prendre part. S’ils sont conscients qu’ils laissent la victoire d’autrui. Mardi, il y a encore quelque chose mais moi je n’ai peur de personne.

Professeur Tchaboré Gogué, président ADDI

Je vous remercie d’être aussi nombreux ce matin. Vous savez que parmi vous, nous avons certainement des gens du RPT, de l’armée et de la police. Nous leur montrons que nous sommes sages et que nous sommes ici pour défendre tous les Togolais. Nous voulons que Jean-Pierre Fabre prenne le pouvoir pour plusieurs raisons. D’abord parce que qu’il a gagné. Deuxième chose, c’est parce que nous savons de quoi il est capable. Ils ont encore augmenté le prix du carburant. Qu’ils nous disent combien ils ont bénéficié au cours de la première augmentation. Vous savez le FER qui est subventionné par l’Etat, tout l’argent du FER a disparu. Nous ne pouvons pas tous cotiser et que seuls quelques individus en profitent. Nous devons tous lutter pour que les gens qui nous volent quittent le pouvoir. La dilapidation des fonds, ça suffit. Il faut que Jean-Pierre Fabre vienne au pouvoir pour que cela change.

Mme Sokpoli, présidente section dame UFC

Je remercie tout le monde spécialement les femmes qui viennent en groupe de tous les quartiers. Les femmes occupent une place importante dans la société et donc dans la lutte que nous menons. La fois dernière, nous avons reçu un courrier nous indiquant qu’on a élu un nouveau bureau pour l’UFC. Quelques noms figuraient dans ledit bureau sans la section dame. Pourtant, nous les femmes occupons une partie majeure dans l’UFC. Donc je voudrais vous dire de ne pas considérer ce bureau. Nous avons voté pour Jean-Pierre Fabre et nous allons attendre la formation de son bureau en accord avec les autres membres car une seule hirondelle ne fait pas le printemps.

Patrick Lawson, 1er vice-président de l’UFC

J’ai trois choses à vous dire. Premièrement, Dieu a donné au Togo le phosphate. Nous l’avons utilisé sauvagement. Nos champs de café, cacao sont détruits. Deuxièmement lorsque les prix du pétrole flambent ailleurs, ceux du Togo restent intacts. C’est dû à la péréquation. Arrivée un temps, les gouvernants et les responsables des stations d’essence ont dilapidé cette péréquation.

Troisièmement, nos marches de tous les samedis et nos prières de tous les mercredis gênent énormément nos ennemis. Ceux qui nous ont quitté pour rejoindre leur camp le regrettent et nous demandent parfois de leur ouvrir un peu le portail en vue de leur retour. Nous voulons vous dire que le bureau qu’on vient d’élire est un non évènement. Bientôt nous allons parcourir tout le Togo pour aller expliquer la situation à nos militants histoire de leur dire que nous suivons les textes de notre parti.

Jean-Pierre Fabre Secrétaire général de UFC, président du FRAC

Je remercie toutes les femmes et les encourage en leur disant que leurs efforts porteront bientôt les fruits. Nous voulons remplacer le RPT pour apporter le changement, pour que tous les Togolais soient libres et vivent aisément avant leur mort. C’est ce que nous voulons et c’est aussi notre objectif. Ce qui se passe au sein de l’UFC est très infime sinon vous ne verrez jamais à nos meetings presque tous les responsables du parti qui se sont sacrifiés pour l’image qu’a l’UFC aujourd’hui. Tout ce remue-ménage provient, je vous l’ai dit, de l’incapacité de notre leader à se présenter comme candidat à l’élection. Nous nous sommes tus sur beaucoup de choses qui nous faisaient mal parce que nous poursuivons un objectif, cela ne fera pas de nous des éternels imbéciles. L’UFC n’est pas créée pour que le leader nous dirige comme le RPT dirige le pays. Au cas échéant, nous préférerions faire partie du RPT. Le bureau national vient du congrès et non de l’esprit d’une seule personne.

Nous ne sommes pas dans l’UFC pour nous comporter comme des imbéciles et des ignorants. Dans peu de temps, nous allons préparer le congrès et si quelqu’un ne se reproche de rien qu’il vienne au congrès et nous verrons. Après ce congrès, celui qui va diriger le parti, nous le verrons. Nous avons créé le parti pour chasser le RPT qui n’aime pas l’alternance, la démocratie et vole les élections.

Nous n’avons pas créé l’UFC pour aller faire les clowns dans le gouvernement du RPT. Si une personne se voit incapable de suivre l’objectif du parti et veut le changer, qu’elle sache que le parti dit non. Si la personne se sent fatiguée, qu’elle aille se reposer.

Nous, nous allons poursuivre l’objectif de l’UFC afin d’apporter le changement et l’alternance dans ce pays. Nous n’avons plus de temps à perdre pour ces petits détails. Après notre congrès, vous serez tous au courant de la nouvelle ligne à suivre.

Olivier GKAKPE



Gouvernance en Afrique : Aucun lauréat du Prix de l’excellence en 2010.

 

 Le Comité d’attribution du Prix de la Fondation Mo Ibrahim s’est réuni, le lundi 14 juin dernier pour désigner le Lauréat du Prix Mo Ibrahim 2010, ce prix qui a vocation de recompenser les anciens dirigeants africains pour l’intégrité de leur gouvernance et surtout pour leur respect de la constitution de leur pays et des droits des citoyens. Après avoir délibéré, le Comité n’a pu désigner de vainqueur. L’an dernier déjà, il n’y avait pas eu de prix, malgré que le comité ait eu à prendre en compte plusieurs « prétendants », mais sans pouvoir déterminer de Lauréat en dépit d’ un examen approfondi.

Le Prix Ibrahim reconnaît et récompense l’excellence en matière de leadership politique en Afrique. Il est attribué à un ancien chef d’État élu démocratiquement et dont le mandat s’est déroulé dans les échéances définies par la constitution nationale et s’est achevé sans heurts.

Ce Prix d’une valeur de 5 millions de dollars est versé au lauréat sur une période de 10 ans, puis de 200 000 dollars qui lui sont versés chaque année jusqu’à la fin de sa vie. La Fondation examine également l’attribution d’une dotation supplémentaire de 200 000 dollars par an sur une période de 10 ans, destinée à des activités d’intérêt public et des œuvres caritatives soutenues par le Lauréat. Le premier à avoir remporté le Prix, en 2007, est Joaquim Chissano, ancien Président du Mozambique, suivi en 2008 de Festus Mogae, ancien Président du Bostwana.Depuis lors, plus de candidat méritant.

On peut même craindre, dans les années à venir, une pénurie totale de candidatures à ce prix prestigieux. Ceci, dans la mesure où tous les chefs d’Etat du continent ou presque sont défaillants en matière de gouvernance et, un grand nombre d’entre eux ne cherchent qu’à modifier leur constitution pour s’éterniser au pouvoir.

C’est probablement dans la perspective de cette raréfaction de candidats remplissant les conditions requises pour être élus du Prix Mo Ibrahim que la Fondation a décidé de lancer prochainement des Bourses d’Etude Ibrahim. Un programme sélectif visant à découvrir et préparer la prochaine génération de dirigeants africains d’exception, en leur assurant des opportunités de tutorat dans les grandes organisations internationales. Le programme sera chargé d’attirer chaque année un certain nombre de professionnels très qualifiés et talentueux au service d’éminentes institutions, dont l’objectif est d’améliorer les perspectives économiques et sociales des Africains.

« Notre mission, qui consiste à encourager un leadership africain de qualité, est plus importante que jamais. La bonne gouvernance est essentielle pour que les Africains bénéficient de la forte croissance économique que beaucoup prédisent pour le continent. Il existe de nombreuses solutions pour encourager la bonne gouvernance. Le Prix est l’une de ces solutions, la Bourse d’étude en sera une autre », fait on savoir à la Fondation Mo Ibrahim.

Il faut noter que le Comité d’attribution du Prix est présidé par l’ancien Secrétaire général des Nations Unies et Lauréat du Prix Nobel de la Paix, Kofi Annan. Il est composé de Martti Ahtisaari, ancien Président de Finlande et Lauréat du Prix Nobel de la paix ; Aïcha Bah Diallo, ancienne ministre de l’Éducation de Guinée et Directrice de l’Éducation de base à l’UNESCO ; Mohamed ElBaradei, ancien Directeur général de l’Agence Internationale pour l’Énergie Atomique et Lauréat du Prix Nobel de la Paix ; Graça Machel, Chancelier de l’université de la ville du Cap et ancienne ministre de l’Éducation et de la Culture du Mozambique ; Mary Robinson, ancienne Présidente d’Irlande et ancienne Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme (elle est également membre du Conseil d’administration de la Fondation) ; Salim Ahmed Salim, ancien Secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine et ancien Premier ministre de Tanzanie (il est également membre du Conseil d’administration de la Fondation)

Compte-rendu de Kodjo Epou
Londres

Douzième marche de protestation du FRAC : Jean-Pierre Fabre annonce le congrès devant renouveler le Bureau national de l’UFC pour fin Juillet

 

Le congrès extraordinaire de l’Union des Forces de Changement qui prononcera l’exclusion définitive de Gilchrist Olympio et ses amis aura lieu fin juillet. L’information a été donnée par Jean-Pierre Fabre lors du grand meeting qui a succédée la gigantesque marche organisée samedi par le Front Républicain pour l’Alternance et Changement (FRAC) à travers les rues de Lomé.

«  C’est vrai qu’il se passe des choses à l’UFC mais ce sont de petites choses que nous avons fini par arranger. Nous avons envoyé des militants en mission dans les fédérations pour donner des explications sur la situation dans le bureau et ils ont été compris. Il y a eu tellement de mensonges et d’inventions de toutes sortes que nous avons été obligés de faire cela. En dernière analyse, il y aura un congrès extraordinaire d’ici fin juillet pour régler définitivement la question  », a déclaré en substance le candidat du FRAC à l’élection présidentielle du 04 mars 2010. En réalité, les sources proches du bureau national du plus grand parti de l’opposition indiquent que l’exclusion de Gilchrist Olympio et ses amis et le renouvellement du bureau national du parti seront l’essentiel des tâches qui seront accomplies au cours de ce congrès.

Pour ce qui est de la grande manifestation de samedi, la nouveauté est la participation des femmes du marché de Hanoukopé qui ont réaffirmé leur soutien à Fabre et au FRAC. Elles se sont plaintes des problèmes d’inondations récurrents à Lomé, les multiples taxes dans les marchés, l’affaiblissement de l’autorité des parents suite à la vie chère, le chômage de leurs enfants.

Plusieurs responsables de l’opposition dont Agbéyomé Kodjo et Aimé Gogué étaient présents au rendez-vous du samedi 12 juin 2010 qui a mobilisé près de cent mille Togolais.

Les réactions au cours de ce meeting

Abi Tchessa (SG PSR)

Il n’y a que la persévérance. Vous savez que la victoire est du côté du peuple. Mais un peuple doit être combattant. Un peuple ne peut jamais être assouvi, la dictature, ce sont les temps révolus. Il faut que le régime le comprenne. Vous savez, la lutte est longue, le chemin est long. Mobilisons-nous toujours et vous verrez vous-mêmes. Cette année, dès qu’ils ont vu votre mobilisation, ils ont voulu démobiliser le groupe en appelant certains. Ça fait leur problème.

Nous autres, nous sommes là. Puisque nous continuons notre mobilisation, ils ont voulu dissoudre OBUTS parce que ce parti est du FRAC. Je veux dire à notre frère Agbéyomé que tout ce qui est fait est nul et non avenu. Ils le font pour nous démobiliser mais ils ne peuvent pas démobiliser le peuple togolais. Nous irons jusqu’au bout. Le président élu c’est Jean-Pierre Fabre. Nous n’allons jamais, jamais accepter les présidents imposés puisque cette manière de faire est finie. Mobilisons-nous, le chemin est long, la lutte est longue mais au finish c’est la victoire, la prospérité, le développement, la liberté, le progrès, le Togo nouveau, une nouvelle société. C’est le vœu de nous tous ».

Jean-Pierre Fabre (SG UFC, président FRAC)

« Je salue tout le monde. Mes frères ont souhaité que nous fassions nos marches très tôt compte tenu de la coupe du monde. Mais, moi je dis une seule chose. Ce que nous subissons, la coupe du monde passera, mais si nous ne prenions garde, nous resterons dans nos souffrances. Je remercie toutes les femmes qui se sont impliquées dans cette lutte. Vous le savez vous-mêmes que la manière dont les choses se déroulent, nous n’avons plus de longues marches à faire. Je voudrais aussi saluer nos amis qui sont victimes des inondations dans les villes de Lomé et de l’intérieur. Nous prions Dieu pour qu’il leur vienne en aide. C’est pour trouver des solutions à tous ces problèmes que nous voulons récupérer le pouvoir des mains de ceux-là afin qu’au moment des pluies, elles ne détruisent pas les biens et les maisons des Togolais. Les petits problèmes qui minent l’UFC ont déjà presque trouvé des solutions parce que nous avons envoyé nos délégations vers nos militants dans toutes les préfectures afin qu’elles leur expliquent la situation. Nous avons fait cela parce qu’il y a trop de mensonges dans cette histoire et je l’ai dit : la vérité l’emportera toujours sur le mensonge. Ayez un peu de patience, nous allons bientôt régler définitivement ces problèmes. J’étais de retour le jeudi nuit dernier. Ce qui s’était passé de l’aéroport jusqu’à ma maison était surprenant et fantastique. Nous ne sommes pas le RPT qui dit souvent que la mise en place est terminée à 20 heures..

Nos frères sont massivement sortis de leur propre gré pour m’accueillir. A mon retour, j’entends les gens dire qu’en Europe, mes hôtes ne voulaient pas me recevoir. Si les yeux de nos ennemis me suivent partout où je vais, c’est qu’ils sont gênés par nos manifestations. S’ils sont des gens réfléchis, ils doivent savoir au moins qu’avant de voyager, l’on doit caler très bien ses rendez-vous. Qui court après l’esprit attrape la sottise, dit-on souvent. La lutte que nous menons au Togo, il faut que de temps en temps, nous les responsables, allions l’expliquer aux Européens, parce que le pouvoir en place envoie trop de mensonges à l’étranger. Je suis parti leur expliquer notre lutte et ils l’ont comprise. Nous ne sommes rien sans vous. Je continue par le dire, le Bureau National de l’UFC n’a pas envoyé de ministre au gouvernement. En fin juillet, nous irons, au congrès et tout finira »

O.G.


 
UFC : Le délai de Gilchrist prend fin aujourd’hui    
Écrit par Sepe DZAKE   
Lundi, 14 Juin 2010 15:23
C’est aujourd’hui 14 juin que prend fin le délai donné à Jean-Pierre Fabre par l’ex-président national de l’Union des forces de changement (UFC) exclu, pour le réintégrer au sein du parti, sous peine de le traduire devant les tribunaux. Lire plutôt: porter le conflit sur le contrôle du parti devant les tribunaux togolais.

Jean-Pierre Fabre ne va pas déférer à l’ultimatum de son ex-président. Lors du meeting de samedi dernier à la plage, le chef de fait de l’UFC et principal artisan avec le Bureau national de l’exclusion de Gilchrist Olympio, a laissé entendre que seul le congrès extraordinaire du parti, probablement en juin, pourra résoudre la question. D’après les statuts de l’UFC, il s’agit d’une exclusion temporaire ; le bureau national laisse le choix à un conseil des sages d’étudier le problème et le Congrès extraordinaire devra trancher définitivement.  Une mission du parti à l’intérieur du pays a informé les fédérations en ce sens et tout le monde s’apprête à aller au congrès.

Mais les choses peuvent se compliquer et il est fort possible que la justice togolaise soit invitée dans le conflit comme Gilchrist Olympio le laisse entendre. Le problème n’est pas vu de cette façon dans le camp des AGO. Pour Gilchrist Olympio, il lui appartient de convoquer l’Assemblée générale extraordinaire « à temps opportun ».

Or à l’état actuel des choses, «la majorité des fédérations lui échappent totalement», a confié à MO5 un leader de l’UFC.  Un congrès extraordinaire ne serait donc pas opportun. D’où l’idée de  Gilchrist Olympio d’aller au tribunal pour régler définitivement la question.

Les AGO et Gilchrist Olymio sont exclus de l'UFC depuis leur entrée au gouvernement Houngbo II, "contre l'avis du Bureau national".

www.mo5togo.com


 

Togo : tous mobilisés le 15 juin à 8 h 00 pour défendre la liberté d’expression politique

 

COMMUNIQUE DU 13 juin 2010

Le mardi 15 juin 2010, le Tribunal de Première Instance de Lomé est appelé à se prononcer sur l’éventuelle dissolution à titre définitif du Parti Politique ORGANISATION POUR BATIR DANS L’UNION UN TOGO SOLIDAIRE (OBUTS). Pour la première fois dans l’histoire politique récente du Togo, la justice pourrait être amenée à prononcer la plus grave décision qui serait attentatoire à la liberté d’expression politique. Il s’agirait purement et simplement d’une décision inique sans fondement juridique. Nulle part au monde l’exclusion, la démission ou le décès d’un membre fondateur n’a mis fin et ne saurait mettre fin à l’existence d’un parti politique. Autrement c’est l’expression par excellence de l’arbitraire et de l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir existant !

Si contre le simple bons sens, le Tribunal en arrivait à la pire extrémité en prononçant la dissolution d’OBUTS, il s’agirait d’une manoeuvre politicienne de plus, pour faire taire la voix de tous les démocrates qui au Togo, ont décidé d’exiger la vérité des urnes, au nom de l’un des principes élémentaires et fondamentaux de toute démocratie moderne : la liberté d’expression politique. Les nombreux messages publics de soutien venant du Togo et de la diaspora, de la part des Partis politiques et associations de la société civile, donne la mesure de la prise de conscience générale sur la gravité d’une telle décision, et sur l’hypothèque qu’elle ferait peser sur l’avenir du processus démocratique à construire au Togo.

Au nom de tous les soutiens qui se sont exprimés, le CVU appelle à la mobilisation générale de toutes les filles et de tous les fils du Togo où qu’ils se trouvent. Il exhorte vivement l’ensemble des démocrates du Togo à se rendre massivement devant le Tribunal de Première Instance de Lomé le mardi 15 juin à 08 heures, dans le plus grand calme et avec détermination, pour exiger qu’OBUTS soit rétabli dans tous ses droits. Il exhorte aussi tous les démocrates de la Diaspora à manifester leur soutien, le même jour d’une manière visible par tout moyen à leur convenance, pour montrer à l’opinion internationale la duplicité du régime de Faure GNASSINGBE et l’absence de séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire au Togo. En avant la Résistance citoyenne, et que Dieu bénisse le Togo !

RENDEZ-VOUS le 15 JUIN 2010 A 8 h 00 DEVANT LE TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE LOME

Le Coordinateur International Provisoire du CVU,

Dr Yves Ekoué AMAÏZO
 

 
 
[6/12/2010] À la marche du FRAC ce samedi : le congrès extraordinaire de l’UFC avant fin Juillet, selon JP Fabre

Chaque jour qui passe, voit des ralliements à Jean-Pierre Fabre. La section Dame de l’UFC, cheville ouvrière de la mobilisation populaire chez les femmes, vient de mettre dans l’escarcelle de Jean-Pierre Fabre, secrétaire national du parti, les femmes du marché d’Ahanoukopé. Cette association des femmes d’Ahanoukopé était tout à l’heure à la marche et a fait une intervention au meeting de la plage pour donner les raisons de leur adhésion à la politique du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC).

 


 Les femmes se sont plaintes des problèmes d’inondation récurrents à Lomé, les multiples taxes dans les marchés, l’affaiblissement de l’autorité des parents suite à la vie chère, le chômage de leurs enfants.
Parmi les leaders présents se trouvaient Agbéyomé et Aimé GOGUE. Jean-Pierre est comme d’ordinaire, le dernier intervenant. De retour d’Europe pour aller rencontrer les dirigeants européens, son intervention tant attendue a laissé quelque peu la foule sur sa faim. Par circonspection diplomatique, «le président élu» selon le FRAC, n’a voulu rien révélé de ses contacts. Néanmoins, il a lancé quelques piques à destination des médias qui avaient annoncé que sa tournée européenne n’a abouti à rien.

« J’étais encore dans l’avion quand certains médias racontent déjà que je n’ai pas été reçu ! Comment cela pourrait-il être possible. Sommes- nous assez bêtes au FRAC pour ne pas prendre rendez-vous avec des dirigeants avant d’aller leur rendre visite ? Qui court après l’esprit, attrape la sottise, dit le proverbe. Ils se croient plus intelligents et racontent des âneries. J’ai été reçu à tous mes rendez-vous car ma visite a été préparée », a dit en substance Jean-Pierre Fabre. « Je vous le dis encore une fois, restez mobiliser car l’heure du changement est très proche. Il ne s’agit pas d’une question d’année, ce n’est qu’une question de jours », a précisé le président élu selon le FRAC.

Jean-Pierre Fabre est revenu quelque peu sur la situation de l’UFC. « C’est vrai qu’il se passe des choses à l’UFC mais ce sont de petites choses que nous avons fini par arranger. Nous avons envoyé des militants en mission dans les fédérations pour donner des explications sur la situation dans le bureau et ils ont été compris. Il y a eu tellement de mensonges et d’inventions de toutes sortes que nous avons été obligés de faire cela. En dernière analyse, il y aura un congrès extraordinaire d’ici fin juillet pour régler définitivement la question », a ajouté Jean-Pierre Fabre.

Sur le conflit de l’UFC, Jean-Pierre Fabre a tenu surtout à préciser que « ceux qui sont au gouvernement ne sont pas des ministres UFC. » « Ce n’est pas le Bureau national qui les a envoyés là-bas », a-t-il affirmé.

Il s’est également apitoyé sur le sort des populations victimes des dernières pluies. Plusieurs quartiers de Lomé sont actuellement sous les eaux et il y a des centaines de personnes sans abri. Jean-Pierre Fabre a mis cette situation sur le compte de l’incapacité et de l’incompétence du gouvernement RPT. « Il y a des années que ça dure mais jamais ils n’ont pu trouver une solution adéquate », a-t-il dit.

JP FABRE a été précédé par Abi TCHESSA qui a exhorté la population à la persévérance.

La mobilisation fut encore très forte ce samedi.

(www.mo5-togo.com)

Visitez www.mo5-togo.com

 ::Koaci.com Lomé ::Le convoi de Jean Pierre Fabre, ce jeudi soir à Lomé (ph Aghu) ::

Le secrétaire général de l’Union des Forces de Changement ( UFC) Jean Pierre Fabre a été triomphalement accueilli hier jeudi soir à l’Aéroport de Lomé d’où il a été conduit jusque dans sa maison à Kodjoviakopé. M. Fabre revenait d’un voyage d’informations de la France, où il a rencontré de nombreuses et variées personnalités françaises et des togolais de la diaspora.

Ils étaient donc des milliers hommes, femmes et jeunes filles comme garçons à prendre d’assaut l’aéroport pour réserver un accueil chaleureux au Secrétaire Général de l’UFC. Alors que l’arrivée du vol à bord duquel il se trouvait est prévue pour 18h 45, les militants et sympathisants de l’opposant ont investi l’aéroport dès 17 h. Tout de jaune vêtus, ils attendaient impatiemment celui qu’ils surnomment désormais affectueusement Obama du Togo.

« Nous ne saurons rester en marge de cet évènement. Voilà pourquoi j’ai tenu à être là pour participer à l’accueil de notre président » nous a déclaré une militante dans le hall de l’aéroport de Lomé surchauffé. Parmi cette foule se trouvaient également la femme et la fille du secrétaire général. Quand vers les 18 h 45 le vol atterrit sur le tarmac de l’aéroport, le bruit assourdissant de l’appareil s’estompe, la fièvre qui a semblé baisser entre temps reprend de plus belle. Puis, lorsqu’après les formalités il apparait dans un costume noir, affichant un sourire d’émotion, la liesse reprend.

Pendant un bon moment, les militants et sympathisants scandent « Obama du Togo ! Obama du Togo ! Obama du Togo... ». Pendant ce temps, très réservé l’homme s’est juste contenté d’embrasser sa femme, sa fille et ensemble ils mettent le cap sur l’esplanade de l’aéroport où l’attendait son chauffeur à bord de sa voiture 4X4.

Jean Pierre Fabre que nous avons réussi à approcher avant son départ pour son domicile s’est abstenu de tout commentaire sur ce qu’il est allé véritablement faire en France. « C’est des contacts dont je ne veux pas parler. Vous savez, quand on fait de la politique, on établit des contacts qu’on tient régulièrement informés de l’évolution de la situation pour ensuite recueillir les avis et conseils. Je me suis absenté pendant 4 ou 5 jours, j’ai fait une petite tournée ; » a t-il déclaré avant de préciser que « pour la suite, je suis là je m’entretiendrai demain matin (ce vendredi matin NDLR) avec mes camarades ; je les informerai des contacts que j’ai eus et on procèdera aux analyses nécessaires. ».

Tout au long du parcours entre l’aéroport et son domicile Jean pierre Fabre, a été simplement ovationné par les populations qui ne cessaient de se joindre aux milliers de militants venus l’accueillir. Dans cet accueil et comme toujours, le rôle des taxis moto a été remarquable. Scandant le slogan « nul ne nous a payé, nous somme venus à nos propres frais, ils ont entretenu l’ambiance jusqu’au domicile de celui que les aspirants au changement, considèrent comme le président élu à l’issue de l’élection présidentielle du 04 mars.

Aux feux tricolores, ils régulent eux-mêmes la circulation et permettent à la marrée humaine d’effectuer ce trajet de plusieurs kilomètres sans difficulté. Un véritable témoignage de l’adhésion populaire au combat que mènent Jean-Pierre Fabre et ses amis au sein de l’UFC et du FRAC.

Source: www.koaci.com

 

 



 
Notre président élu
Jean-pierre FABRE revient d'une tournée éclaire
de 5 jours sur Paris...
les details de cette tournée vous seront communiqués bientôt.
Un accueil chaleureux lui a été reservé à lomé en debut de soirée.

Notre victoire ne sera pas volée
la lutte continue

restons mobilisés et très vigilants


ablodé!

 

 
 

Entretien entre Le Palmier Africain et Kofi Alouda,

Président du Bureau Provisoire du MoLiTo.

 

Quelques mois après la création du MoLiTo en France, le Président du Bureau Provisoire

Kofi Alouda nous livre ses impressions sur les récents développements de la lutte

démocratique au Togo et les objectifs poursuivis par son association. L’entretien a été

effectué avant l’officialisation de l’Accord Politique entre Gilchrist Olympio et le RPT.

 

« ....être une proie facile attise l’appétit des prédateurs. Alors, il nous appartient de nous

prémunir, d’une manière ou d’une autre, contre l’attraction dont le peuple togolais a

jusqu’ici fait l’objet .... »

 

Le Palmier Africain : Mr. Kofi Alouda, vous êtes le Président du Bureau Provisoire du

MoLiTo, une association de Togolais en France créée au lendemain des élections du 4

mars 2010. Pourquoi une telle initiative ?

 

Kofi Alouda : La raison de cette initiative est clairement lisible dans le libellé complet :

« Mouvement du 4 mars pour la Libération du Togo ». Nous considérons que ce qui s’est

passé le 4 mars au Togo enlève tout sens aux élections et constitue une tentative

d’enterrement de la démocratie au Togo, avec toutes les conséquences que cela comporte.

Pire, c’est une expérimentation de coup d’Etat électoral « lifté » (sans mort...) qui, comme

d’habitude, va être appliquée au reste de l’Afrique, du moins celle dite francophone. Le

système de la françafrique, maintenant sous la casquette de l’Europe n’arrête pas de faire des

mues et d’innover pour conserver sa mainmise sur le Togo. Moins préparé en 2005, ce

système a dû tuer au moins 500 togolais (source ONU) et poussé à l’exile des dizaines de

milliers d’autres pour se maintenir. En 2010, il fallait absolument qu’il innove pour ne pas

reproduire de manière aussi vile à la face du monde ce qu’il a fait en 2005. Surtout que les

projecteurs sur le Togo allaient être renforcés entre autre à cause de l’arrivée de Kofi

Yamgnane sur la scène politique locale. Ce système a dépassé toutes les limites au Togo. Ceci

nécessite une réponse précise et appropriée de la part du peuple et de sa diaspora. Notre lutte

doit impérativement s’adapter, en particulier à travers la manière de nous organiser.

 

Le Palmier Africain : N’est ce pas la une association de plus ? Quelle innovation apporte

le MoLito que les autres associations déjà existantes n’ont pas encore apporté ?

 

Kofi Alouda : Nous avons des centaines d’associations dans la diaspora, mais non seulement

elles sont cloisonnées, mais aussi, la plupart poursuivent des objectifs à forte tendance sociale

et humanitaire. Une part importante de membres de notre mouvement est déjà active dans des

associations de ce genre avant le MoLiTo. C’est certes louable mais dans le contexte actuel,

cela contribue plus perpétuer la situation. Il n’échappe en effet à personne que malgré nos

efforts qui ont pu aider quelques uns, la situation s’est dans l’ensemble empirée pour la

majorité. Majorité que nous ne pouvons et n’avons pas vocation à satisfaire et qui est

abandonnée par un Etat togolais lui-même inexistant. Pire, en continuant ainsi, l’esprit de

notre peuple risque de s’enliser dans la fatalité et l’assistanat. Pour ne pas continuer

indéfiniment à « semer sur de la pierre » au Togo, la diaspora a intérêt à réorienter désormais

en priorité ses efforts sur la résolution de la crise Togolaise. Le cloisonnement et

l’empiètement des actions les unes sur les autres obstruent également la lisibilité pour nos

soutiens potentiels à l’étranger. Voilà quelques ingrédients pour le moins non négligeables de

nos échecs.

En conséquence, nous disons qu’il est temps que nous arrêtions de dépenser notre énergie en

pure perte. Le MoLiTo a un but très ciblé, unique et ponctuel : la libération du Togo ; Il est

avant tout au service de toute organisation existante poursuivant ce but : relayer les

événements de sorte à éviter au mieux les doublons et amplifier chacun de ces événements ; Il

constitue une chaîne qui relie les organisations existantes, grandes ou petites à des fins de

mutualisation de leurs actions qui sont orientées vers l’objectif maître. Il peut opérer

librement en soutien au peuple et au FRAC, quelque soient les contingences politiques

auxquelles ce dernier doit faire face ; Il a latitude à faire ou préparer le terrain à toutes les

alliances et médiations nécessaires à la réussite de l’objectif, autant à l’étranger qu’au Togo

sans les entraves inhérentes aux stratégies partisanes de conquête de pouvoir propres aux

partis ou aux coalitions politiques ; il se donne ainsi la souplesse d’action partout ou le FRAC

en tant que coalition de partis ne pourra pas toujours se permettre. Il constitue un cadre lisible

de contribution de nos soutiens à l’étranger, sociétés civiles comme partis politiques, et ces

soutiens sont déjà bien présents à nos côtés.

Prenez le cas de CMAF-Togo aux USA. C’est une coalition contextuelle, orientée vers le

même but précis. Voyez ce qu’ils ont accompli. Et pourtant il y a des organisations déjà

existantes là-bas. CMAF est d’ailleurs l’une des principales organisations avec lesquelles

MoLiTo travaille en bonne intelligence toujours dans ce même esprit de mutualisation, de

lisibilité et d’efficacité. Nous avons actuellement des projets en commun.

En conclusion sur cette question, contrairement à ce que des raisonnements rapides

prétendent, le MoLiTo n’est pas une simple association de plus. Ceux qui le disent pourraient

à la limite se poser le même problème sur la création du FRAC qu’ils soutiennent comme

nous, alors qu’il y avait déjà un grand parti qu’est UFC sur toute l’étendue du territoire et

dans toutes les couches sociales.

 

Le Palmier Africain : Des indiscrétions disent que vous êtes financés par Kofi

Yamgnane dans l’intention d’avoir un mouvement de jeunes semblable au MO5

derrière lui pour mieux faire ombrage a Gilchrist Olympio. Quels sont vos rapports avec

Mr Yamgnane ?

 

Kofi Alouda : Elle est bonne celle-là ! Comme on le dit si bien en langage populaire. Croyez

vous que nous avons encore besoin de faire ombrage à Gilchrist Olympio ? N’a-t-on pas

remarqué qu’il se suffit tout seul dans cette tâche de se faire ombrage lui-même par ses

attitudes depuis 2005 ? De plus ceux qui composent notre organisation ont pour la plupart

dépassé la quarantaine, on ne peut donc pas parler de jeunes, même si nous en comptons

aussi, qui dynamisent le mouvement. Par ailleurs, pourquoi voulez vous qu’un mouvement

soit forcément financé par une personne ? Nous autres avons fort justement tiré au moins des

leçons, expérience togolaise à l’appui, des risques qu’encourt toute organisation qui ne

dépend que du financement d’une personne. A ce jour, le mouvement s’autofinance à 100%

par la contribution de ses membres. Pour ce qui est de nos rapports avec Kofi Yamgnane, ils

ne sont pas différents de ceux de la majorité des togolais qui veulent le changement et qui

apprécient sa contribution dans la redynamisation de l’opposition et plus généralement de la

politique togolaise. Ces rapports, plutôt politiques donc, datent de 2005, y compris pour ce qui

me concerne personnellement.

 

Le Palmier Africain : Est-ce que vous subissez des tentatives d’intimidation ou de

corruption de la part des activistes du RPT en France ?

 

Kofi Alouda : Le socle qui compose à l’heure actuelle ce mouvement, malgré les apparences

de nouveauté en politique, est solide. Je peux vous assurer que les militants du RPT qui nous

connaissent depuis un moment savent que toute tentative d’intimidation ou de corruption sur

ce socle tel qu’il est aujourd’hui est vouée à l’échec. Beaucoup d’entre eux ont pu

s’apercevoir que ce qui nous motive est à mille lieux des appétits matériels et que notre idéal

transcende la peur.

 

Le Palmier Africain : Ne pensez-vous pas que la création du FRAC était une tentative de

déstabilisation de l’UFC organisée par Kofi Yamgnane et François Boko afin

d’euthanasier politiquement Gilchrist Olympio ?

 

Kofi Alouda : C’est très curieux cette manière de penser. Encore une fois, Gilchrist Olympio

n’a eu besoin de personne pour se faire « euthanasier » politiquement comme vous le dites,

sauf peut être de la Françafrique et de ses bras togolais et africains que sont le RPT, Obasanjo,

etc. Malgré une certaine propension de l’humain à la « politique de l’autruche », quel togolais

conscient ne savait pas que « l’euthanasie » politique de Gilchrist Olympio avait été déjà

réglée depuis 2005 du moins pour ce qui est des dates évidentes pour tous ? Les actes qui ont

été dès lors posées par les créateurs du FRAC en 2010, à quelques jours de l’élection

n’avaient à mon sens qu’un seul but, celui de sauver l’opposition et le peuple de la

contamination du même sort qui a frappé son leader historique. Nous voyons tous d’ailleurs

que ce peuple encore debout par sa force, sa volonté intrinsèques et avec l’accompagnement

du FRAC, essaye au contraire, en particulier les femmes, de ramener son leader dans les

rangs, mais jusqu’ici en vain !

 

Le Palmier Africain : D’aucun critiquent la stratégie pacifiste du FRAC et prétendent

qu’on ne peut pas mener une révolution a bout sans disposer d’une force armée. Est-ce

que le MoLito compte aider le FRAC à remplir ce vide ?

 

Kofi Alouda : Que ce soit clair pour tous : le MoLiTo ne revendique pas la violence, bien au

contraire, notre organisation condamne avec la dernière énergie cette pratique du

RPT/Françafrique. Ceci ne nous empêche pas cependant de comprendre qu’être une proie

facile attise l’appétit des prédateurs. Alors, il nous appartient de nous prémunir, d’une

manière ou d’une autre, contre l’attraction dont le peuple togolais a jusqu’ici fait l’objet de la

part de ces derniers. Oui, le Togo peut être libéré sur une base fondamentale de lutte

pacifique. Mais tout n’a pas encore été fait en matière de voies et d’organisation pacifique. Ne

confondons pas « pacifique » avec « dépourvu d’armes de guerre ». La hardiesse et la

défiance seules ne suffisent pas, même si elles sont nécessaires. Une lutte pacifique se prépare

dans les esprits, par une organisation pointue qui ne laisse rien au hasard et avec des moyens.

 

Le Palmier Africain : Jadis, Gilchrist Olympio était qualifié de terroriste, d’inconscient,

d’apatride et de tous les mauvais noms par le RPT. Depuis un certain temps, les mêmes

personnes le qualifient de leader charismatique sur qui ils comptent pour réunifier

l’UFC. Confirmez-vous à MoLiTo que Gilchrist Olympio a fait une alliance secrète avec

Faure Gnassingbé ?

 

Kofi Alouda : La première observation est que, comme beaucoup de togolais le constatent,

Gilchrist Olympio qui est certes une personnalité charismatique, n’a en revanche pas prouvé

grand chose en tant qu’homme politique visionnaire et stratège.

Cette observation permet de faire une bonne transition vers la question posée, celle d’un deal

supposé avec Faure Gnassingbé. Pour moi, le premier problème de fond que nous togolais et

plus généralement africains avons, se trouve à ce niveau de perception des antagonismes ou

des accointances. Beaucoup de nos compatriotes sont à l’image du leader Gilchrist Olympio

en matière de vision politique. Car le problème n’est pas dans le fond, une question de clan

Gnassingbé contre clan Olympio, ou de Faure contre Gilchrist.

Il s’agit fondamentalement d’un problème de Françafrique, de néocolonialisme abject. Ce

système tentaculaire, totalitaire, mafieux et vicieux (aucun mot n’est de trop s’il vous plait...),

manipule très savamment les africains les uns contre les autres. Il se donne tous les moyens

pour retourner toutes les situations. Quand il le faut, il se donne également la liberté de

transcender nos frontières fictives dans lesquelles il nous confine pourtant, pour aller chercher

Obasanjo et Chambas par ci, Compaoré et Tandja (...) par là, sans oublier des institutions mioccultes,

mi-religieuses de par le monde. Il n’a pas d’amis, mais des collaborateurs surveillés

qui sont aussi des ennemis potentiels. Mêmes les militants du RPT comme les militaires,

gradés ou pas, ne sont ni rassurés ni épargnés par leur engagement dans le système. C’est pour

cela que tout le monde a peur de tout le monde, ne sachant d’où ça peut venir. Tout le monde

dit aussi que c’est l’armée qui a le pouvoir et Kpatcha semblait avoir l’armée pour lui, où se

trouve-t-il actuellement ?

Tout ceci n’a qu’un seul objectif, celui de servir en priorité, vaille que vaille, les intérêts

économiques et géopolitiques essentiellement extra africains. Les miettes, bien rondelettes

certes, dont bénéficient les serviteurs du système ne doivent pas altérer plus que ça notre

analyse. Il n’y a pas de « face à face Gnassingbé / Olympio » au Gabon, ni en Côtes d’Ivoire,

ni au Sénégal, ni au Cameroun, ni au Congo, ni au Tchad, etc. et pourtant ce sont des choses

très similaires qui s’y passent, même si notre pays semble en être la caricature la plus abjecte.

C’est quoi le dénominateur commun à tout ça ? Sans doute M. Gilchrist Olympio, aveuglé par

l’onction du peuple, n’a pu s’apercevoir suffisamment et à temps du vrai monde dans lequel il

vivait !? Quelle réaction peut-on alors lui imaginer lorsque la découverte des tentacules

françafricaines devient exponentielle avec l’usure du temps ? C’est pourquoi il est

fondamental pour les nouvelles générations de bien mesurer les contours des obstacles dressés

sur leur chemin de sorte à limiter le plus possible les surprises. Nous devons ouvrir plus

largement nos esprits au monde dans lequel nous vivons pour pouvoir désormais éviter les

raccourcis sans issue.

 

Le Palmier Africain : Quelle analyse faites-vous sur la stratégie et les moyens d’action

du FRAC ?

 

Kofi Alouda : La stratégie actuelle du FRAC est bonne, il lui reste à engager quelques tâches

complémentaires fondamentales en plus des marches pour lesquelles il va falloir aussi faire

plus. Mais je pense que nous devons nous rassurer, ils savent ce qu’il y a lieu de faire ; il leur

faut juste les moyens que nous diaspora avons le devoir d’assurer.

 

Le Palmier Africain : D’aucun disent que vous cherchez à faire couper les relations du

Togo avec l’Union Européenne dans vos rencontres avec les députés européens. Que

répondez-vous ?

 

Kofi Alouda : Les relations entre le Togo et l’UE, et plus généralement entre l’Afrique, en

particulier francophone et l’UE, commencent à être très sérieusement contaminées par le

même vice françafricain. De la Françafrique, nous sommes entrain de passer à l’Eurafrique, à

une telle vitesse, « à tombeau ouvert » ! Les pas de la seconde étant guidés par la première.

D’ailleurs, sans nous en apercevoir assez du sens profond, le discours de Nicolas Sarkozy à

Dakar nous proposait déjà l’Eurafrique... Nos intellectuels s’étaient alors avec brio échiné

uniquement à réfuter l’insulte de l’Homme africain qui ne serait pas entré dans l’Histoire,

mais en ignorant pratiquement les objectifs bien inquiétants pour l’avenir de l’Afrique qui

sont visés dans ce discours. Fort heureusement, nous sommes rapidement passés, sans

transition, à l’heure de vérité entre l’Afrique et l’Europe, après que cette heure ait rattrapé la

Françafrique. La longue fuite en avant dans les relations viciées à la françafricaine ne sera

plus possible avec l’Europe car le monde change beaucoup plus vite et nous africains avec,

malgré les biais de perceptions ambiantes. C’est ce que nous souhaitons faire partager aux

décideurs européens demeurés responsables pour qu’ils fassent à leur tour tache d’huile, afin

de donner rapidement une chance à un nouveau départ pour les deux continents. Dans tous les

cas, une nouvelle Afrique est en cours de renaissance, certes dans la douleur ; dans un monde

plus ouvert avec l’Asie et les Amériques, elle n’aura plus besoin de quelque autorisation que

ce soit.

 

Le Palmier Africain : Votre mot de fin

 

Kofi Alouda : Ce n’est pas encore tout à fait la fin ... de cette lutte. Mais elle est bel et bien

imminente ! Nous sommes à un tournant, celui vers la seconde et réelle indépendance, dont la

lutte a été franchement engagée depuis les années 90. La réintronisation de Faure Gnassingbé

par ses parrains de la françafrique/eurafrique avec l’aide de leurs bras locaux armés et équipés

est un non évènement. Dignité, fierté et fraternité magnifiées par notre riche diversité

culturelle, telles sont les sources inépuisables d’énergie à puiser pour la conclusion de cette

lutte sans défaillance vers la liberté.

 

Le Palmier Africain : Merci, Monsieur Kofi Alouda

 

Kofi Alouda : C’est à moi de vous remercier pour le travail soutenu d’information et pour

l’intérêt porté à notre mouvement.

Interview Réalisé par Joël Y. Agbekponou

 


"Sursaut-Togo" transformé en parti politique : Interview exclusive de Kofi Yamgnane 

L’homme politique Kofi Yamgnane a tout récemment annoncé son intention de transformer son Mouvement "Sursaut-Togo" en parti politique. Pourquoi une telle décision? L’Agence Savoir News s’est rapprochée de ce dernier pour un entretien à bâtons rompus. Lisez plutôt.

Savoir News : Les médias français ont annoncé la semaine dernière que vous transformiez votre association "Sursaut Togo" en parti politique. Pourquoi cette décision ?

Kofi Yamgnane : Simplement, parce que pour que je puisse participer aux différentes tables rondes, aux différentes négociations. Il faut que j’aie un statut de parti politique. Le fait de se transformer en parti politique doit venir renforcer les capacités de négociation du FRAC. Aujourd’hui, il y a une équation : FRAC égale quatre partis politiques plus une association. Demain, l’équation sera : FRAC égale cinq partis politiques. Nous serons donc plus forts, parce que nous aurons tous le même statut et la même capacité de négocier.

Savoir News : Pourquoi maintenant et pas au moment de la Présidentielle où vous étiez candidat sans parti politique ?

Kofi Yamgnane : Non, simplement parce que j’ai un peu plus de temps maintenant. Pendant la campagne présidentielle, j’ai regardé les textes qui régissent la création d’un parti politique au Togo. C’est très compliqué. Et donc, il me fallait trouver le temps pour le faire. C’est pour cela que j’ai attendu maintenant. Il n’y a aucune raison singulière à cela.

Savoir News : Est-ce que tous les membres de votre association consentent à faire partie d’une formation politique ?

Kofi Yamgnane : Bien sûr. Je ne l’ai pas décidé comme ça. C’est bien parce qu’ils me l’ont demandé que j’ai fait ce pas. Moi, je fonctionne en démocrate. Si les membres de l’association avaient souhaité conserver le statut d’association, c’est évident que Sursaut-Togo serait resté une association.

Savoir News : Donc, c’est essentiellement pour pouvoir prendre part aux négociations politiques que vous décidez de transformer votre association en parti politique ?

Kofi Yamgnane : C’est vraiment cela et je souhaite que chaque parti présent à l’intérieur du FRAC puisse constituer un courant de pensées qui viennent renforcer le grand axe de l’opposition que va devenir le FRAC. Le "Sursaut" va être un parti politique d’opposition, une opposition sans concession, une opposition frontale qui va être présent sur tous les sujets : en économie, en matière sociale, en matière de défense, en matière d’éducation, dans les réformes nécessaires. Pour que le pays se mette en route, le "Sursaut" sera présent sur tous les plans, c’est ça notre objectif.

Savoir News : Quels sont ceux qu’ont pourrait retrouver très prochainement à vos côtés dans votre nouveau parti politique ?

Kofi Yamgnane : Ecoutez, je suis entrain de faire le point.  Sursaut-Togo compte plus de 270.000 adhérents et tous ces gens là sont prêts à adhérer au nouveau parti que nous nous apprêtons à lancer. Ils m’ont dit qu’il était temps qu’on crée un parti politique.

Savoir News : La décision de transformer Sursaut-Togo en parti politique est-elle une simple décision ou bien vous avez déjà enclenché la procédure ?

Kofi Yamgnane : Non, c’est vraiment une annonce. La procédure n’est pas enclenchée. C’est vraiment une annonce pour habituer les gens au fait que nous allons nous transformer en parti politique. Il nous reste les démarches administratives à faire, c’est-à-dire ce qui se fait au Togo, à savoir, des membres fondateurs venant de plus de trente préfectures différentes au Togo. Nous, on les aura tous. On fera une assemblée générale constitutive et puis on déposera les statuts au ministère de l’intérieur qui nous donnera un reçu. A partir de là, on va pouvoir fonctionner.

Savoir News : Quand comptez-vous lancer ce nouveau parti politique ?

Kofi Yamgnane : Ecoutez, j’attends de voir comment va se régler notre contentieux électoral d’abord. Ensuite, on verra. On a le temps.

Savoir News : Dans deux, dans trois mois ?

Kofi Yamgnane : D’ici le mois de Juillet, je pense que ce sera fait.

Savoir News : Est-ce le nouveau parti politique va toujours s’appeler "Sursaut-Togo" ?

Kofi Yamgnane : Oui, ça va s’appeler "Sursaut". Une fois que j’aurai fait l’assemblée générale, il se peut que les membres demandent que ça change de nom. Moi je suis ouvert à tous.

Savoir News : Pourquoi le parti porterait-il toujours le nom de Sursaut ?

Kofi Yamgnane : Vous savez, nous avons créé Sursaut-Togo le 6 février 2005 au lendemain de la mort du président Eyadema. C’était un sursaut d’orgueil, un sursaut de fierté, un sursaut pour dire non, qu’on ne peut pas admettre ce qui s’est passé – que 38 ans durant, le pays a vécu, l’échine courbée, et qu’on nous ressert le fils. Ce n’est pas possible. Nous avons une dignité à sauver. Le mot dignité est dans notre hymne national. C’est pour cela qu’on l’a appelé Sursaut. Sursaut de survie, sursaut d’orgueil, sursaut de fierté, de dignité.

Savoir News : Quels seront les objectifs de votre parti ?

Kofi Yamgnane : Les objectifs sont tout à fait clairs. Nous voulons encrer – c’est un mot vague – la démocratie au Togo. En clair, nous voulons mettre au centre de nos préoccupations politiques l’homme dans son intégralité. Sa liberté d’aller et de venir, de croire et de ne pas croire, d’avoir une opinion différente de celle des autres, de travailler et de créer sa famille. Nous avons un projet de société humaniste, une société où l’essentiel est de convaincre et non pas de vaincre, c’est ça le sens de ce parti.

Savoir News : Vous êtes le porte-parole du FRAC. Est-ce que vous avez encore besoin d’un parti politique aujourd’hui ?

Kofi Yamgnane : Si je n’en avais pas eu besoin, je n’en aurais pas créé. Vous savez, il y a quatre partis politiques déjà dans le FRAC.

Savoir News : C’est une façon pour vous d’être au même pied d’égalité que les autres ?

Kofi Yamgnane : Exactement. Je ne me sens ni plus petit, ni plus grand. Je suis tout simplement différent et je veux être pareil que les autres.

Savoir News : On a remarqué que chaque fois que vous prenez une décision, c’est la presse française qui est premièrement informée. Est-ce un mépris envers la presse togolaise ?

Kofi Yamgnane : Non, c’est simplement un couac. Ce n’est pas tout à fait exact, parce que je crois que cette annonce là qui a été rédigée par mon service de presse à Paris, a été envoyée sur Internet, sur le site "kofi2010". Il se trouve que les Français vont plus souvent sur le site kofi2010 que les Togolais. Ça a été repris dans le monde entier. J’ai vu qu’en Côte d’Ivoire, au Soudan, en Afrique du Sud, au Maroc, en Algérie, ce titre a été par tout le monde. Je n’ai aucun mépris pour la presse togolaise. Au contraire. Quand j’ai voulu annoncer ma candidature, c’est exprès que je suis venu à Lomé pour l’annoncer. Je ne l’ai pas annoncée ailleurs.

Propos recueillis par Erick KAGLAN

Savoir News, une équipe jeune et dynamique

www.savoirnews.com
 

Suspension d’OBUTS, tentative de torpillage contre l’UFC, partis godillots du pouvoir en gestation,
gouvernement fantoche et sans ministère de la défense, etc.
 
Au Togo, la mutation accélérée du RPT-Françafrique
vers la Monarchie-Françafrique !
 
 
Tout d’abord, le MoLiTo condamne avec la plus extrême vigueur le dernier acte posé par le pouvoir illégitime qui, dans sa fuite en avant contre le peuple et la démocratie, vient de prononcer la suspension d’un parti d’opposition légalement constitué.
 
Il n’y a de doute pour personne, étant donné les prétextes qui ont servi, qu’il s’agit là d’une volonté manifeste de détruire un parti qui refuse toute compromission avec ce pouvoir fantoche dans sa guerre contre le peuple togolais.
 
Le MoLiTo salue la solidarité clairvoyante des dirigeants du FRAC avec le parti OBUTS. Notre souhait, dès lors, est qu’à quelque chose malheur soit bon, dans le sens de la solidification des liens de toute l’opposition combattante contre les usurpateurs du pouvoir.
 
C’est aussi l’occasion pour le MoLiTo de féliciter le bureau d’OBUTS et son président Agbéyomé Kodjo pour leur ténacité face aux manœuvres de division interne et d’affaiblissement, manifestement en intelligence avec le pouvoir renégat.
 
Au-delà des tactiques à court terme de conservation du pouvoir par les commis locaux de la françafrique,  c’est le processus de monarchisation, une nouvelle mue de cette françafrique, qui est en branle avec ce torpillage et cette mise à mort des partis refusant la collaboration.
Tout parti opposé à ce régime doit se sentir visé. Et en premier lieu l’UFC qui fait déjà héroïquement face à d’autres méthodes de sabordage, toujours avec des complicités internes à l’instar d’OBUTS.
 
Rentrent également dans cette logique monarchiste, la présidentialisation à outrance du régime sous les soins avisés du mercenaire en mission Charles Debbasch, les velléités de création de partis godillots à la solde d’un individu par une cacique du régime (Mme Awadé, apprend-on),  l’absence d’un ministère de la défense dans le pseudo - gouvernement (notez qu’il n’y en a pas au royaume du Maroc non plus… mais au moins c’est une monarchie qui dit son nom !), etc. (nous nous permettrons d’y revenir y dans un article dédié).
 
C’est pourquoi notre détermination et notre solidarité doivent en être décuplées. La cadence est fort heureusement donnée par le peuple et les coalitions politiques portant le flambeau de la lutte que sont le FRAC et l’OBUTS.
 
* * *
Paris, le 07 juin 2010.
 
Pour le Bureau provisoire du MoLiTo,
Kofi Alouda, président.
 
 

 

Isabelle Ameganvi : "L’UFC appartient à tous ses militants et non à une personne, fut-elle Président National. "

 

Entretien entre Le Palmier Africain et Isabelle Manavi Ameganvi, 3eme Vice-présidente de l’Union des Forces du Changement (UFC) et membre du FRAC. La « dame de fer » de l’UFC nous livre ses impressions sur les récents remous au sein de l’UFC

« Dans la longue lutte que nous menons depuis des décennies pour nous affranchir de la dictature du régime RPT, beaucoup de combattants, et non des moindres, ont dû jeter l’éponge. C’est leur droit. Mais de grâce, qu’ils aient la décence de ne pas entraver les actions de ceux et celles qui restent debout face à la tyrannie et surtout qu’ils ne cherchent pas à entraîner les autres dans leur naufrage »

Le Palmier Africain : Isabelle Ameganvi, vous êtes la troisième vice-présidente de l’Union des Forces du Changement (UFC). Votre parti vient d’exclure à titre provisoire son Président National Gilchrist Olympio pour avoir signé un accord de partage de pouvoir avec le RPT qui a permis l’entrée au gouvernement de certains de ses proches. Que reprochez-vous au juste à M. Olympio dans cette démarche ? L’entrée au gouvernement ou la négociation en solo ?

Isabelle Ameganvi : Les deux sont liés. Il s’agit de démarches personnelles menées en solitaire par M. Olympio en totale contradiction avec les orientations du Parti maintes fois exprimées par le National, notamment celles de ne pas participer à un tel gouvernement. M. Olympio est sanctionné pour fautes lourdes conformément aux statuts du parti, tout comme des responsables du parti l’ont été par le passé, pour les mêmes raisons.

Le Palmier Africain : D’aucuns disent que l’exclusion de Gilchrist Olympio de l’UFC est invalide parce qu’il est le fondateur du parti. Est-ce que vous convenez ?

Isabelle Ameganvi : M. Olympio n’est pas le fondateur de l’UFC. La création de l’UFC résulte de la fusion de plusieurs partis de l’opposition togolaise du début des années 90, qui ont désigné M. Olympio pour être le porte flambeau de la lutte contre la dictature instaurée au Togo.

L’UFC n’a jamais eu ni président fondateur, ni guide éclairé, ni timonier national !

L’UFC appartient à tous ses militants et non à une personne, fut-elle Président National.

L’UFC est un grand parti, un parti structuré et respectueux des règles de fonctionnement qui ont été définies librement et démocratiquement. Au sein du parti comme au plan national, pour nous, nul n’est au dessus de la loi et il ne saurait y avoir une politique de deux poids deux mesures car nous sommes fondamentalement respectueux du principe de l’égalité de tous devant la loi, même devant la loi interne du parti.

Le Palmier Africain : Gilchrist Olympio dit avoir reçu l’approbation des fédérations de l’UFC avant de mener ses négociations. N’avez-vous pas peur que Gilchrist Olympio et ses proches se retrouveront vainqueurs de ce duel ?

Isabelle Ameganvi : Ce n’est pas vrai. M. Olympio n’a pas l’aval des fédérations. Sur une quarantaine de fédérations que compte l’UFC, seules deux ou trois se sont laissées abuser par Gilchrist Olympio et ses acolytes. De plus, c’est le Bureau National et non les fédérations, qui est habilité à se prononcer sur l’opportunité d’une démarche politique de cette importance, engageant le parti.

Et puis, s’il vous faut à tout prix des statistiques, honnêtes et vérifiables, vous pouvez tout aussi bien prendre comme point de repère, le nombre de députés UFC présent à l’Assemblée Nationale ce 4 juin pour écouter la déclaration politique générale du nouveau gouvernement . Et encore, vous compterai vraiment large car s’il fallait vraiment compter les députés qui y étaient par conviction, alors, il faudrait presque diviser encore ce nombre par deux.

Le Palmier Africain : D’aucuns critiquent la stratégie de la rue pour faire plier le régime. Que fera le FRAC après les marches pacifiques pour faire triompher la victoire de Jean-Pierre Fabre ?

Isabelle Ameganvi : Il s’agit là d’une question de stratégie qui ne saurait être étalée sur la place publique.

Le Palmier Africain : Avec les remous actuels au sein de l’UFC Peut-on s’attendre a une transformation du FRAC en un parti politique plus uni pour préparer les défis à venir ?

Isabelle Ameganvi : Cette question n’est pas à l’ordre du jour. Pour l’instant le FRAC a créé une puissante dynamique de mobilisation populaire tant au Togo que dans la diaspora, pour soutenir la lutte du peuple togolais en quête de liberté, de justice et de prospérité. Cette dynamique transcende toutes les entités membres du FRAC en vue de répondre aux aspirations des populations.

Le Palmier Africain : Votre mot de fin

Isabelle Ameganvi : Dans la longue lutte que nous menons depuis des décennies pour nous affranchir de la dictature du régime RPT, beaucoup de combattants, et non des moindres, ont dû jeter l’éponge. C’est leur droit. Mais de grâce, qu’ils aient la décence de ne pas entraver les actions de ceux et celles qui restent debout face à la tyrannie et surtout qu’ils ne cherchent pas à entraîner les autres dans leur naufrage !

La mise à l’écart de Gilchrist Olympio a le mérite de clarifier aux yeux de tous, la position des uns et des autres. Le combat continue. Il est même devenu plus que jamais motivant pour tous ceux qui souhaitent l’alternance et le changement, après tant d’années de sacrifices atroces des populations togolaises.
Il faut se battre pour que soient engagées les réformes politiques. Il faut se battre pour changer de méthode de gestion des affaires de la cité.
Il faut se battre pour que nos enfants puissent vivre demain, dans un Togo libre, apaisé et démocratique.
Il faut se battre pour mettre un terme à l’impunité et aux violations des droits de l’homme.
Il faut se battre pour changer tout simplement de société.

Je lance donc un appel à tous mes compatriotes y compris ceux de la diaspora pour qu’ils rejoignent l’UFC, les organisations membres du FRAC et le Président élu Jean-Pierre Fabre, dans cette phase critique de notre lutte.

Le Palmier Africain : Merci, Madame Isabelle Ameganvi

Isabelle Ameganvi : C’est moi qui vous remercie.


 
 

4 juin - Dissolution du parti OBUTS : Agbéyomé Kodjo rebondira avec le peuple togolais

 

Au mépris des procédures et des formes juridiques alors que la séparation entre le pouvoir politique et le pouvoir juridique est défaillante au Togo, le Tribunal de Grande Instance de Lomé vient de prononcer la dissolution du Parti politique OBUTS, confirmant le caractère antidémocratique du régime de Faure Gnassingbé et de son Gouvernement Houngbo 2.

N’arrivant pas à faire taire la contestation populaire qui ne cesse de grandir au Togo, pour contester le résultat de l’élection présidentielle du 4 mars 2010, notamment depuis la publication du rapport définitif de la Mission d’Observation Électorale de l’Union Européenne, qui fait état d’un grand nombre d’irrégularités graves qui aurait dû conduire à une invalidation, le pouvoir de Faure GNASSINGBE cherche par tous les moyens de faire taire les partis politique d’opposition qui représentent les forces de l’alternance politique et promeuvent le retour de la confiance au Togo.

Il s’agit d’une régression historique sans précédent des libertés d’expression politique au Togo qui nous ramène plus de quarante ans en arrière.

Cette situation ouvre la porte a toutes les dérives possibles, si les citoyens ne peuvent plus exprimer leur contestation dans le cadre légal des partis politiques.

Nous remercions les cinq mille frères et sœurs togolais, qui sont venus soutenir Agbéyomé Kodjo pour leur spontanéité et surtout leur besoin de soutenir la vérité des urnes et la vérité des comptes. Nous appelons tous les démocrates du Togo et des pays partenaires au développement du Togo ainsi que tous les militaires républicains à nous apporter leur plus grand soutien, pour que le parti OBUTS soit à nouveau rétabli dans ses droits, et pour qu’une solution de sortie de crise soit trouvée dans les meilleurs délais.

Le Peuple togolais se voit censurer sa capacité d’autodétermination et de choix politiques.

Si Faure Gnassingbé choisit que la lutte populaire pour la vérité des urnes se poursuive sans les partis politiques crédibles de l’opposition, il sera seul responsable des conséquences des débordements éventuels qui pourraient en résulter.

Il est déjà seul responsable de ce déni de droit, de ce déni des libertés, bref d’un retour à marche forcée vers la dictature, dirigée par un parti qui n’a d’autre recours aujourd’hui que d’élargir ses bases par le clientélisme. En vous remerciant par avance Recevez nos plus cordiales salutations Les services communication CVU


Intervention prononcée après la notification du Tribunal de Lomé, par Agbéyomé KODJO Président du parti OBUTS

 

 

Chers amis démocrates du Togo,

Ce 4 juin 2010 est une journée funeste pour la démocratie et pour la liberté d’expression au Togo.

C’est un jour de deuil, pour tous ceux qui au Togo, luttent inlassablement depuis le 4 mars 2010, dans le calme mais avec détermination pour faire éclater au grand jour la Vérité des Urnes et des comptes publics.

Le Tribunal de Grande Instance de Lomé, qui a prononcé la dissolution de notre Parti OBUTS, en prenant une décision contraire à la reconnaissance prononcée par la Cour Constitutionnelle du Togo, lors du dépôt de ma candidature à l’élection Présidentielle du 4 mars 2010, vient d’apporter la preuve éclatante de l’absence totale de séparation des pouvoirs exécutifs et judiciaire au Togo.

Cette décision de justice inique est contraire au droit, dans la mesure où aucun des attendus sur lesquels est fondé le jugement n’a de valeur légale en regard des textes en vigueur et notamment de la Charte des partis politiques.

Elle illustre parfaitement le caractère éminemment politique du jugement.

Ce n’est pas le fruit du hasard, si la procédure de référé, instruite à la sauvette, et qui n’a laissé à OBUTS aucun moyen de défense véritable, intervient quelques jours après celle qui a été intentée contre l’ UFC.

En réalité, la dissolution d’ OBUTS est la réponse judiciaire de Faure GNASSINGBE et du gouvernement, à la mobilisation populaire sans précédent qui a caractérisé la marche du 29 mai, pour dire sa désapprobation à l’égard du gouvernement HOUNGBO II.

Ceux qui ont choisi de participer, de cautionner ou d’avaliser d’une manière ou d’une autre, l’avènement de ce gouvernement, portent aujourd’hui la responsabilité conjointe et solidaire, d’une atteinte sans précédent à la liberté d’expression politique dans ce pays, qui nous fait faire un recul historique de plus de quarante ans.

En réalité Faure GNASSINGBE, dont l’illégitimité éclate aujourd’hui au grand jour, et se trouve chaque jour illustrée, au gré de ses actes de gouvernance, est obligé de recourir à la justice pour tenter de faire taire la contestation populaire pour récuser les résultats du scrutin du 4 mars 2010, et faire valoir la victoire de Jean-Pierre FABRE, à laquelle OBUTS s’est associée sans réserves, et à juste titre, depuis le premier jour aux côtés de ses alliés du FRAC.

Les conclusions du rapport final de la Mission d’Observation Électorale de l’Union Européenne, ont confirmé qu’il est impossible aujourd’hui à Faure GNASSINGBE de revendiquer la moindre victoire, en regard des irrégularités graves dont le scrutin a été entaché.

Cette décision de justice est lourde de sens, car elle ouvre la voie à toutes les dérives possibles, y compris les pires.

Si l’on ajoute à la décision qui vient d’être prise, le fait que dans le gouvernement HOUNGBO II, aucun ministre de la Défense n’ait été nommé, laissant les mains entièrement libres à Faure GNASSINGBE, dans la gestion des Armées , et ceci sans contrôle possible du parlement, nous voyons bien qu’en l’espace de deux mois seulement, nous avons assisté au Togo à une régression sans précédent des libertés publiques, notamment les politiques et d’expression.

En portant les coups les plus durs qui soient, aux partis de l’opposition et aux forces qui représentent aujourd’hui l’alternance politique, par les moyens les plus vils, l‘objectif poursuivi par Faure GNASSINGBE, est de créer les conditions pour que s’installe une lassitude populaire qui lui laisserait les mains libres pendant cinq ans encore, pour continuer à piller les richesses nationales et faire souffrir des millions de togolais qui n’ont même pas de quoi assurer

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Les 2 dernières nouvelles


Le week end du 08 mai 2010 avec le FRAC - par webMaster le 08/05/2010 @ 02:44

Programme du Weekend du 8 mai 2010
L’Union des Forces de Changement (UFC), Sursaut-Togo, l’Alliance, le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), constitués en Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), remercient les populations togolaises pour leur mobilisation et les invitent à prendre part massivement aux manifestations suivantes:

Séance de prières:
- A Lomé, le Mercredi 05 mai au Temple Méthodiste Salem de Hanoukopé, à partir de 12 heures

Grandes marches de protestation contre les résultats frauduleux de l’élection présidentielle du 04 mars 2010, suivies de meetings :
- A Lomé, le Samedi 08 mai, à partir de 09 heures (itinéraire: Bè Kondjindji – Pavé NDA – Marché de Bè – Boulevard Félix Houphouët Boigny – Boulevard Circulaire (côté ouest) – Rond Point Dékon – Fontaine Lumineuse – Ave de la libération (côté sud) – Place Anani Santos (Fréau Jardin) – Ave du 24 Janvier – Bd de la Marina – Hôtel Palm Beach (Plage)).

- A Sokodé, le Dimanche 09 mai, à partir de 09 heures suivant (itinéraire: Siège UFC – Carrefour Salimdè – CEG Kouloumdè – Café Bazar – Stade Municipal – CIB Komah – Carrefour CEET – Carrefour UTB – Carrefour Affaires Sociales – Carrefour Barrière – Carrefour Ancien SGGG).

- A Bassar, le Dimanche 09 mai, à partir de 07 heures suivant (itinéraire: Carrefour Kpankissi – Djassidoumpou – Bikoundjib – Préfecture – Rue Sokodé – Bassar – Justice – Banida – Bikoutchabé – Pharmacie de l’Hôpital – Biyakpabé – Radio Dawul – EPP Aviation – Kodjoudoumpou – Kitangbaou – Wadandé – Siège de l’UFC)

Le Président élu, Jean-Pierre FABRE et les responsables du FRAC demandent aux uns et aux autres de rester résolument engagés et déterminés.

La lutte populaire est invincible

Togo debout !

Fait à Lomé, le 03 mai 2010



Pour le FRAC


Patrick LAWSON
Le Vice Président de l’UFC

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Première nouvelle - par Sabin60 le 06/12/2004 @ 04:00

Pour bientôt !

Spécial !
ABLODE pour le TOGO -  Essounene Essou !  Bidôbilè  Bidô !    Bimôbilê  Bimô !
Contact
Vanessa Worou
 

Refrain

Togo ! Prends conscience
Togo ! Travaille ! Travaille
Une goutte d’eau ne fait pas la mer
Un seul arbre ne fait pas la forêt
Tous ensemble, nos regards, droit devant
Jubilé d’or, Togo chéri

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